Libelles
La langue et la culture empêcheraient-elles un Chinois d'adresser sa « plainte » et ses espoirs secrets, non pas à un Sage mais à un inconnu appelé en occident un psychanalyste ? Des psychanalystes parisiens « embarqués » dans une expérience de psychanalyse menée par des Chinois (à Chengdu dans le Sichuan) ont souhaité rencontrer François Jullien. Tous d'accord sur un refus de traiter la différence sur le mode de la fixation identitaire, ils ont voulu mettre à l'épreuve ce que le philosophe-sinologue met en avant, à savoir « penser d'un dehors ». Comment peut-on nommer en Chine, cet amour dit « de transfert » pour lequel tout psychanalyste se doit de rester subtilement indifférent ? Se peut-il qu'en Chine, une pratique analytique n'emprunte pas les concepts de la théorie forgés par Freud puis par Lacan ? En résumé, qu'est-ce donc qu'être psychanalyste pour un Chinois ?
1958, en pleine guerre d'Algérie. Dans une lettre ouverte à Gabriel Marcel, Pierre Boutang interroge la notion même de terreur et ses usages politiques. Un texte percutant, où philosophie et engagement se confrontent sans concession.
Découvrez Elmer Gantry, le roman culte de Sinclair Lewis, Prix Nobel 1930, où un charlatan ambitieux manipule la foi et l’hypocrisie pour conquérir l’Amérique puritaine. Une satire mordante, toujours actuelle, sur le pouvoir et la religion.
Et si la gauche française avait fermé les yeux sur les crimes du communisme ? Dans Gardez-vous à gauche, Paul Sérant interroge avec audace l’indulgence des intellectuels de gauche face aux régimes autoritaires, du stalinisme au maoïsme.
Et si Don Juan lui-même tenait son journal intime ? Journal de Don Juan de Gérard Mourgue revisite le mythe du séducteur impénitent à travers une plume ironique et poétique.
Plongez dans Les garçons de Stephen Hecquet, un roman culte des années 50 où l’auteur, figure des « hussards » littéraires, explore avec ironie et profondeur les tensions sociales, l’éducation et les contradictions de son époque.
Cet essai développe une communication présentée au colloque « Que faisons-nous du négatif ? » organisé en décembre 2002 par l'Institut de la pensée contemporaine - IPC et dirigé par François Jullien. L'auteur avait posé la question de savoir ce qu'eux, les Grecs, en avaient fait et plus précisément, après Parménide, le penseur de l'Être et celui de l'Amour, après Leucippe, le philosophe du vide (et du plein), après Empédocle, celui de la haine (et de l'amour). Les grecs nous parlent-ils encore de notre négatif ? « On ne peut analyser ce que représentent le vide et la haine, du point de vue d'une histoire du négatif, sans s'arrêter sur Parménide lui-même, non seulement parce que celui-ci livre le fond de positivité dont ces négatifs prennent le contre-pied, mais aussi parce que, en vertu d'un paradoxe qui constitue, comme le dit Ernst Cassirer, "l'une des questions les plus difficiles et les plus obscures, l'une des plus discutées de l'histoire de la philosophie grecque", Parménide fut le premier à se retourner contre lui-même en un geste suicidaire. Le poème de Parménide est en effet traversé par une dualité fondamentale .... Toute chose dans le monde résulte du mélange de deux entités originelles qui présentent toutes les caractéristiques de ce que la tradition philosophique postérieure appellera les éléments. » « C'est justement parce qu'il est que le négatif doit être aboli. Ce n'est pas tout à fait la même chose que d'affirmer avec Platon qu'il ne saurait être pensé ou inversement qu'il peut l'être. »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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