Stephen Hecquet
Stephen Hecquet
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Si, dix ans plus tard, la date du 25 août 1944 divise encore à ce point mes compatriotes, si la controverse entre ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas conserve cette actualité, si j'écris ce livre et si je suis assuré de son retentissement, c'est qu'au fond de chacun de nous ce jour continue de peser du poids que pèse sur la conscience toute faute inavouée. Bordeaux 1940, Paris 1944 : entre ces deux dates, rien ne s'est passé. Ou plutôt si : une France neuve, lucide, entreprenante est née, a vécu, est morte sous le poids de l'indifférence de quarante-deux millions de Français, incapables de concevoir l'avenir de leur pays sous d'autres traits que ceux d'hier. Devant moi, passent, chargées jusqu'au toit, pétaradantes et impérieuses, ces mêmes voitures qui, en 1940, transbahutaient à travers les rues de la capitale provisoire de la France les familles et les biens de ceux qui nous sont revenus tremblants de haine, après avoir tremblé de peur. De cette vision est né ce livre. Je l'ai appelé Les Guimbardes de Bordeaux, du nom de la période la moins glorieuse - et la moins miraculeuse - de notre histoire.
Plongez dans Les garçons de Stephen Hecquet, un roman culte des années 50 où l’auteur, figure des « hussards » littéraires, explore avec ironie et profondeur les tensions sociales, l’éducation et les contradictions de son époque.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
"She swiftly fastens the cuffs around Bahram's wrists and attaches them to a loop by the edge of the bed. Bahram gasps for air as I straddle him." The main character and her boyfriend have been together for seven years when they first hear about it from their friends. The sex club. Somewhere in an industrial area in the outskirts of the city, people meet up to make their fantasies come true. And one night, the couple decide to go there. They step right into a dark and beautiful world filled with freedom, lust and submission, and they alternate between being dominant and dominated. Submission is a short story about daring to overcome boundaries together, letting go of shyness and exploring urges that have never had a chance to bloom.
Grâce à La Fontaine, chaque Français sait que le procès est un mal. Mais il pressent qu'il est une situation pire que le procès : le déni de justice. Lorsque, formellement, le juge refuse de statuer ou lorsque, matériellement, il rend une justice qui n'est qu'un simulacre, tant est palpable l'arbitraire qui l'entache, c'est non seulement la tentation de la justice privée qui menace mais plus radicalement la révolte des citoyens, comme le montre la belle nouvelle de Kleist, Michael Kolhaas, autour de laquelle Mme Lycette Corbion a construit son introduction. Aussi bien, en droit interne, la proclamation solennelle de l'article 4 du Code civil, elle-même sanctionnée pénalement, montre-t-elle que le législateur français a une conscience claire du problème. Mais qu'en est-il au plan international ? Morceau obligé des ouvrages de droit international privé, le déni de justice n'occupe au sein de ceux-ci qu'une place modeste. Et de fait, chef de compétence exceptionnel, le déni de justice a permis à la fin du xixe siècle de donner un juge aux étrangers malgré le principe d'incompétence des tribunaux français qui les frappait. Limitée, l'hypothèse est, au surplus, très datée. Aussi aurait-on pu douter qu'il y ait là matière à une thèse. La première à tenter l'expérience, Mme Lycette Corbion a apporté la démonstration du contraire. Bien loin de se laisser arrêter par l'aspect apparemment étroit d'un tel sujet, elle en a perçu toutes les potentialités. Prisme à travers lequel il est possible de reconsidérer aussi bien l'histoire de la discipline que ses fondements, le déni de justice trouve dans le droit international privé un terreau particulièrement fertile. On sait, en effet, que si les relations de plus en plus nombreuses que les hommes nouent à travers les frontières donnent naissance à une société propre, la société internationale, il n'existe pas, pour l'heure, d'autorité unique pour traiter ces relations, en sorte que c'est aux États eux-mêmes qu'il appartient de les prendre en charge. D'où des risques accrus de lacunes et de cumuls, spécialement en matière de conflit de juridictions du fait du caractère unilatéral des règles qui les régissent. Au surplus, si le droit international privé ne se désintéresse pas de la justice matérielle, il s'emploie d'abord à promouvoir une justice du droit international privé, ce qui n'est pas sans susciter des interrogations quant à la notion de justice qui est alors appelée à servir d'instrument de référence.