Les Poèmes d'une vie
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Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une anthologie des recueils publiés ou écrits par Serge Brindeau entre 1953 et 1985. « Copyright Electre »
Ces Poèmes choisis d'Henri Pouzol sont extraits d'ouvrages épuisés, publiés entre 1945 et 1981, ou sont inédits. Des thèmes essentiels s'y entrelacent : la déportation, en janvier 1943, l'enfer et l'entraide dans les camps de la mort, la libération, les comparaisons du revenant entre « hier et aujourd'hui », la réadaptation, l'amour, les amitiés, le bilan étonné des choses. Un souci farouche de stopper les injustices touchant « les pauvres au coeur d'or ». Le jazz, l'écologie avant l'heure, l'écriture. Naît alors une colère contre l'homme repu de nos cités, à côté d'une envie de « pardonner à tous ». Souvenirs d'enfance ou d'adolescence. L'harmonie du couple vieillissant. La mort de la mère, puis de la femme du poète. La solitude est une façon nouvelle d'envisager les problèmes du citoyen et de l'incroyant « à la foi informulée ». La Nature. La « nudité de l'intériorité ». Demeure « le désir dément/du passé fraternel ». Les inédits expriment « l'enfance indomptée », l'attente apaisée de l'Ailleurs, la présence de celle qui n'a vraiment pas pu disparaître, tout comme le poète continue à rencontrer ses amis abattus à Sachsenhausen-Oranienburg ou à Dachau. Rarement une oeuvre aura pu être un témoignage aussi profond et une réflexion sur l'existence, dans une écriture simple, légère et forte, souvent meurtrie par l'expérience que le rêve sans cesse questionne.
Ces « Poésies choisies » de René Ferriot, regroupant l'essentiel de six recueils ainsi que de nombreux inédits, représentent vingt-cinq ans d'écriture. Raffinée et dépourvue d'emphase, intime et retenue, chantante et secrète, cette voix avait obtenu l'approbation de Max Pol Fouchet : « Ce qui m'avait frappé, d'abord, dans Désertiques, c'est un sentiment du gouffre, pour reprendre une expression de Baudelaire, qui trouve son symbole et son image dans le désert, certes, mais plus encore, à mes yeux, dans le sentiment des passages, du « sillage » (mot fréquent chez vous) laissé par les êtres, un tragique que j'entends dans des vers comme ceux-ci : La courbe s'efface, Le moule s'effrite, La poussière aveugle le temps inerte l'absence raye le cristal de l'été. (C'est moi qui souligne). Ou mieux encore ici : J'attends la chute des branches J'écoute l'écho des paroles perdues. Votre lecteur, en vous suivant, s'il passe par l'absence et le silence, accueille comme vous le silence, voire la mort, comme des certitudes de vie, de palingénésie, de résurrection, » Do son côté, Gaston Bachelard pouvait écrire à René Ferriot : « J'ai lu vos poèmes avec un grand repos d'âme. Venant de nouveau des demeures agitées j'avais besoin de la page d'un poète. Depuis deux jours, je quitte mes devoirs d'épistolier pour infuser doucement dans votre beau livre, La Flamme et le givre. Les poèmes mettent le souffle dans la paix des syllabes. Oui, vous m'avez été un bienfait. »
On peut lire José Millas Martin sur deux plans : la protestation romantique de l'homme « traqué », abusé par une « société qui a tout prévu », même de le régler sur carte perforée ; l'exaltation du comique et de l'humour, qui crée un univers parallèle où respirer redevient possible. Méthode d'écriture : voici tantôt des télégrammes à la construction expéditive - à l'aide du magnétophone, ils ont raflé à l'homme consommateur, sur le zinc, dans la rue, les bribes de phrases qui échappent à sa misère ; tantôt des poèmes en prose plus personnalisés où mal d'enfance, lassitude innée, haine des religions et du garde à vous, illusions de l'amour croisent leurs cris profonds (ici José Millas Martin se révèle l'aîné de Venaille, Biga et autres poètes du Nouveau Réalisme, qui d'ailleurs ne l'ont peut-être jamais lu) ! tantôt une exploitation pure et simple (vraiment sans intervention de l'auteur ?) des prospectus commerciaux, des titres de la presse, des déchets des mass media, des exemples de « l'écriture de secte