Serge Brindeau
Serge Brindeau
Ce calme de l'être, auquel « la parole en marchant » semble convier le poète, prolonge la question « Où va le jour ? » Verrière si le fleuve... Ici, la vitre se souvient de l'eau pour une transparence affranchie du « temps ». Le poème - Serge Brindeau le sait bien - est une forme de la patience. Patience d'une vie qui, refusant ce qui sépare, cherche à effacer les limites, présentes ou plus lointaines ; patience sans contour, pour accorder notre temps à celui de l'eau. Mais comment la parole peut-elle, dans son domaine propre, rejoindre ce qui n'aura jamais la parole ? Les chemins que trace le poème, l'espace familier les figure : chaque détour rapproche de ce qui va germer - « Une allée courbe agrandit le jardin ». Sagesse, alors ? Sagesse peut-être d'oiseleur tendant son filet d'images sur ce qui bouge... Les mailles, toutefois, ne sont pas si étroites qu'« entre les mots » ne puisse « passer un peu d'air pur ». Ne perdant pas de vue le terme du parcours, nous aurons en partage une certaine mort, « interrompue d'eau douce ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une anthologie des recueils publiés ou écrits par Serge Brindeau entre 1953 et 1985. « Copyright Electre »