Études Psychanalytiques
Cet ouvrage s'attache à sonder l'influence de la figure paternelle défaillante sur le psychisme de jeunes femmes ou d'adolescentes. L'absence de protection par le père laisse s'infiltrer les identifications aliénantes. Le sentiment d'abandon est l'un des symptômes les plus douloureux, entraînant des pulsions suicidaires. Le secret familial exerce un clivage intense sur le psychisme du descendant. Les sujets développent toutes les formes de clivages, dues aux secrets familiaux.
Ce livre invite à une relecture des textes de Freud et de Lacan. Dans ce champ de la psychanalyse, tout comme l'amour ou la haine, la ferveur est un affect. Au siècle des troubadours, cette ferveur, dérivée du latin fervor, évoquait bouillonnement, ardeur, chaleur. En référence à la gaie science des poètes, je souhaiterais pouvoir partager, avec chaque lecteur, cette ferveur de la psychanalyse, qui, seule, lui permet de survivre.
La famille par son fonctionnement et son idéologie, peut devenir le lieu d'éclosion de hautes capacités symbolisantes, mais également le lieu de production de la folie: le délire pour lequel la famille consulte a une fonction, celle de canaliser en un seul l'égarement général et permettre ainsi à la famille d'éviter le démembrement. Ce livre relate une expérience clinique de vingt ans en cure type, mais également avec des familles, des groupes, et des couples.
L'auteur s'interroge sur le processus créateur : pourquoi et comment un créateur conçoit une oeuvre littéraire, picturale ou musicale ? Gounod, Wagner, Cézanne, Van Gogh, Egon Schiele, Camille Claudel, Virginia Woolf : autant d'exemples qui seront analysés avec méthode. La création est une voie royale qui mène à l'inconscient du créateur, véritable lieu de fantasmes. En analysant une pléiade d'auteurs dans des domaines très différents (littérature, peinture, musique, danse), l'auteur illustre les différentes fonctions de la création et montre qu'elle coexiste avec différentes formes de pathologie.
Cet ouvrage est une contribution à la question mémorielle chez des enfants et des adolescents confrontés à un génocide, et notamment à la Shoah. Comment les jeunes reçoivent-ils cette mémoire, transmise par la famille ou par l'école ? La position est différente selon que cette "Mémoire" est transmise au niveau inconscient ou acquise de façon plutôt consciente. L'auteur envisage la psychanalyse comme outil de lecture du processus génocidaire dans ses effets subjectifs sur l'enfant. Il utilise un certain nombre d'écrits de témoins et de rencontres avec d'anciens "enfants cachés".
Ce livre résume trente années de travail, dont quinze ans d'analyse, portant sur les hallucinations survenant lors de comas et dont le sujet garde, avec la mémoire, un affect décuplé et une vitalité débordante. Après l'éveil, ce trauma provoque une série de symptômes résiduels que l'auteur nomme syndrome de relance originaire.
L'auteure revisite ici la psychopathologie usuelle de manière ludique et critique. Elle se base sur l'expérience de plusieurs cures auprès d'analystes de différentes écoles psychanalytiques, qui lui a permis de brasser différents transferts et contre-transferts. Théoriser, à sa manière, sur sa propre souffrance ainsi que sur les défenses adoptées pour survivre lui a permis de « guérir » et de terminer sa psychanalyse, remplaçant cette dernière par le plaisir d'écrire.
Lorsque son inconscient pousse une femme à nier sa grossesse, ce fantasme est si puissant qu'il oblige son corps à la dissimuler. C'est que notre esprit possède deux territoires, unis mais différents : l'un est le conscient, et l'autre, celui de l'inconscient. Lorsque ces deux territoires s'entendent, leurs capacités s'additionnent pour le plus grand bien de l'individu et de l'humanité. Mais s'ils sont en conflit, c'est la chimère qu'a créée l'inconscient qui va prendre le commandement et conduire au malheur.
De multiples lieux psy (-chiatriques, -chanalytiques), on entend répéter : l'autiste est "au seuil du langage"... La certitude inquestionnée et autoconfortée de ces positions fonde un savoir et un pouvoir inédits dans l'économie biopolitique. L'auteure ne s'y oppose pas en affirmant le contraire. Mais se tenant en deçà, en faisant le pari que les enfants dits autistes sont, au même titre que tout vivant, pris dans le langage, en laissant vive la morsure de l'interrogation que seul un néologisme peut indiquer : le parlêtre.
La névrose obsessionnelle, la plus riche des névroses selon Freud, a-t-elle encore droit de cité ? Cet ouvrage propose une traversée de l'histoire de son concept afin d'en traduire toute la modernité opérante. Les liens qu'entretient cette névrose avec la temporalité, la pensée, l'écriture et la mort font d'elle un carrefour de questionnements féconds sur la notion d'identité humaine. Le décryptage du syndrome obsessionnel s'effectue à l'instar d'une lecture captivante qui rejoint en son coeur le mythe du retour vers une origine idéale et perdue.
Cet ouvrage rassemble les textes de plusieurs cliniciens qui ont participé à un colloque sur "Le temps et la symbolisation" suivi d'un autre sur "L'affect et la symbolisation" organisé par le CRPPC de l'université de Lyon 2. Toute aventure thérapeutique nécessite un travail sur la temporalité, pour pouvoir engager une transformation des affects ce qui en est une des principales finalités. Articuler groupe, affect et temps est un vaste chantier de recherche, auquel cet ouvrage apporte sa contribution.
Jonglant avec les concepts freudiens et post-freudiens (traumatisme, inquiétante étrangeté, narcissisme, réparation, etc.), dans l'intention de réhabiliter le traitement psychanalytique du handicap, l'auteur se penche également sur les pratiques contemporaines d' "intégration obligée" et de "réseaux de soins", à partir d'études de cas cliniques et de données mythologiques, historiques et ethnologiques.
L'accession à la connaissance est chez l'enfant animée par une sorte de tension qui lui permet d'approcher la question de ses origines et le caractère singulier de sa venue au monde. Cette prospection a pris, depuis Mélanie Klein, le nom de pulsion épistémophilique, qui recouvre cette inclination à découvrir, cette curiosité, ce goût de savoir. L'auteur évoque de manière symétrique l'épistémophobie qui entraînerait une inhibition à apprendre avec souvent comme corollaire de graves difficultés et échec dans le domaine scolaire.