Correspondances
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Deux générations, deux poètes, une correspondance rare où l’écriture devient un dialogue vital sur la création, la liberté et la quête de sens.
Paris, 1820 : un ouvrier tourneur en chaises brise le silence et raconte, depuis sa prison de Sainte-Pélagie, la lutte acharnée des artisans contre les patrons et le pouvoir.
Découvrez la correspondance amoureuse inédite de Mark Twain à Olivia, un chef-d’œuvre d’émotion et de tendresse. Plus de 40 ans d’amour, de drames et de complicité littéraire enfin révélés dans un recueil poignant et intime.
Automne 1926. À la terrasse du Dôme, Albert Béguin, intellectuel suisse de 25 ans, rencontre Raymonde Vincent, Berrichonne de 18 ans. Lui est fils de pharmaciens, plutôt bourgeois, athée, et déjà voué à la littérature. Elle, très catholique, peu lettrée, porte l'héritage d'une enfance paysanne. Naît alors une liaison passionnée, tumultueuse, qui aboutit à un mariage affranchi des conventions. Dès lors, leurs destins s'élèvent de concert : Vincent deviendra une romancière reconnue, couronnée par le prix Femina 1937 pour Campagne ; Béguin s'imposera comme l'un des grands critiques de son temps, directeur de la revue Esprit et auteur de L'Âme romantique et le rêve, essai qui marquera toute une génération. Déployée sur trente années, cette imposante correspondance compose en filigrane une histoire spirituelle du XXe siècle : des nuits de Montparnasse à la montée du nazisme, de la Résistance intellectuelle au nouvel humanisme de l'après-guerre. Traversée par de grandes figures littéraires (Claudel, Bernanos, Delamain...), elle séduit par la force de son style, sa tendresse et la justesse des sentiments. Edition établie par Renan Prévot.
La publication, en 2018, des Lettres biologiques de Marie-Victorin visait à faire connaître la réflexion de ce grand penseur sur la sexualité humaine. Elle se voulait une contribution à l'histoire de la sexualité au Québec pendant l'entre-deux-guerres de même qu'à l'histoire de la vie religieuse. La réception très positive et même enthousiaste de ces lettres d'une grande qualité intellectuelle, historique, mais également littéraire a aussi contribué à faire découvrir les qualités personnelles de la correspondante et confidente de Marie-Victorin, Marcelle Gauvreau. Le titulaire des droits des lettres sur la physiologie et la psychologie de la sexualité humaine que cette dernière a échangées avec le grand botaniste nous permet aujourd'hui de les rendre publiques. Ce sont donc les réponses aux Lettres biologiques que nous publions ici - et non l'ensemble de leurs échanges épistolaires - en suivant le même protocole d'édition. Outre son amour profond et imprégné de respect pour celui que Marcelle Gauvreau appelle son « directeur spirituel », amour qu'on pouvait déjà déceler dans les lettres du botaniste, on découvre dans ces Lettres au frère Marie-Victorin une femme enjouée, profondément religieuse, à l'esprit très rationnel, qui apprend à découvrir son corps et à décrire précisément ses expériences sexuelles. Ces lettres nous renseignent, entre autres, sur le niveau de connaissance de la physiologie humaine chez les jeunes filles, en particulier au moment des premières menstruations, ainsi que sur les relations maritales, grâce aux enquêtes que mène Marcelle Gauvreau auprès de ses amies mariées. Cette correspondance révèle une relation tout à fait exceptionnelle et même unique entre deux personnes dont le statut social interdit non seulement tout rapport physique, mais également l'expression publique des sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, à une époque où la sexualité est un sujet tabou. À ce tabou s'ajoute la méfiance, sinon la réprobation, suscitée par cette relation eu égard aux conventions sociales et religieuses d'alors. Ces longues lettres biologiques présentent un regard à la fois studieux et sensible sur les relations humaines que le lecteur découvrira avec étonnement.