Bibliothèque de l'Olivier (FicFr)
Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance : une plantation de champs de canne, le père à la violence imprévisible, la tendresse de la mère, les jeux près de la rivière avec ses frères... Un bonheur précaire balayé par un cyclone, et l’installation de la famille au centre de l’île, près d’une prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, L’Atlantic accoste à Port-Louis avec, à son bord, quelque 1500 Juifs refoulés de Palestine et déportés à l’île Maurice, alors colonie britannique. À cette époque, Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s’y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements et par l’image de David, son ami, son dernier frère. Nathacha Appanah est née à l’île Maurice et vit en France. Autrice d’une dizaine de romans, elle connaît un grand succès depuis la parution du Dernier frère (Éditions de l’Olivier, 2007), lauréat du prix du roman Fnac ou encore de Tropique de la violence (Gallimard, 2016), couronné par quatorze prix littéraires dont le Femina des lycéens. En 2023, elle a publié La Mémoire délavée au Mercure de France, dans la collection « Traits et portraits ».
1970, Grand Nord. Maria Cristina, 16 ans, fuit sa famille étouffante pour Santa Monica, où l’attendent liberté, écriture et Rafael Claramunt, écrivain sulfureux.
Et si le simple fait de prendre rendez-vous révélait bien plus que notre rapport au temps ? L’art du rendez-vous explore avec finesse ces instants suspendus où l’attente, le lieu et la rencontre transforment nos vies.
Antoine, entre les pompes funèbres le jour et la boxe le soir, tente de survivre à sa propre descente aux enfers. Quand tout s’effondre, il ne reste plus que la rage et les poings. Un roman brut, sans concession, qui frappe fort et juste.
Deux destins incassables : Henri, enfant fragile et résilient, et Buster Keaton, légende du cinéma muet. Florence Seyvos tisse entre eux un lien poignant, où la douleur et la résistance se répondent.
« Nous ne vieillirons pas ensemble s'apparente à ces grands romans de la faiblesse masculine. Insidieusement la réalité de l'abandon s'impose à un homme incrédule qui abusait de son pouvoir, rêvait sa vie et rêvait sa violence. L'art de Pialat est un art d'une puissante humanité, sans précaution, sans scrupule, sans effort pour rendre les personnages sympathiques. On est dans la peau, le gros grain, "l'homme nu" disait Simenon. » Ces paroles de Jacques Fieschi (célèbre critique de cinéma, réalisateur et écrivain) résument bien la méthode Pialat, qui dissèque sans complaisance les tourments amoureux, où chacun épouse tour à tour le rôle du fort et du faible. Un grand film, mais aussi un roman mémorable.
Paul Peremülter, écrivain en crise, part sur les traces de son père au Québec. Ce voyage initiatique, drôle et bouleversant, révèle des secrets familiaux enfouis et une quête de sens inoubliable.
Une jeune femme, blonde depuis peu, entre au Londres-Louxor. Dans cet ancien cinéma parisien des années 1920 se retrouve la diaspora de Bosnie. On y parle peu de la guerre, davantage d’affaires, et beaucoup des sœurs Vitch. Ariana est comptable, Esme est écrivain. L’une séduit les hommes, l’autre les comprend. Ces derniers temps, au Londres-Louxor, on croise surtout Esme à la recherche de son aînée partie sans explication. Cette disparition émeut les habitués du lieu et pousse chacun à abattre ses cartes dans un jeu déroutant : l’évocation d’un pays d’origine dont l’histoire s’est éparpillée au fil de versions multiples ou dégradées, de fragments et de mythes. Postface inédite de l’autrice
Janvier 1991. Tous les yeux sont tournés vers l'Irak. Saddam Hussein cédera-t-il à l'ultimatum lancé par l'ONU après l'invasion du Koweït ? Mettra-t-il sa menace à exécution en usant d'armes chimiques et bactériologiques ? Pour la jeunesse de Jérusalem, l'ambiance est aux fêtes de fin du monde. Constance Kahn, étudiante en histoire antique, se pose des questions aussi pragmatiques qu'existentielles : comment faire confiance à du scotch, une serpillière mouillée et un masque à gaz pour se défendre ? Comment peut-on fixer un rendez-vous avec la guerre ? Mais le plus grand danger n'est peut-être pas celui qui fait la une des journaux. Car dans l'absurdité tragi-comique de ces semaines, et dans le huis clos imposé par un couvre-feu, c'est un autre combat qui se joue.