Paul&Mike
Archibald Plummer, égyptologue mondialement reconnu, est convié au Caire pour les festivités liées à l'inauguration du nouveau Grand Musée Égyptien. Dans ses bagages, il emporte avec lui ses deux neveux, Michael et Vel, leur amie Rose, sans oublier Wilde, petit chat roux et blanc au Q.I de chat-policier. Mais, un siècle plus tard, la malédiction du célèbre pharaon semble planer sur les cérémonies. Aidés de Cléokhât, chatte sphinx aux yeux en amande qui ne laissera pas Wilde indifférent, notre célèbre quatuor devra, une fois de plus, faire preuve de courage et de ténacité pour venir à bout des comploteurs et autres assassins. Comme dans les quatre tomes précédents, l'auteur mêle, pour le plus grand plaisir de nos jeunes lecteurs (et de leurs parents), suspens, dépaysement et humour à volonté.
Au coeur de la Transylvanie, dans le château de Bran, Stella, la jeune fiancée du comte Arbür, disparaît mystérieusement. Sur son oreiller, dessinant une étrange figure géométrique, cinq taches de sang. Après plus d'un siècle d'absence, Dracula viendrait-il à nouveau hanter la région ? Michael Connors, quatorze ans, son frère Vel, d'un an son cadet, leur amie Rose, du même âge, et leur chat Wilde, matou au QI de Sherlock Holmes, sont en vacances sur les lieux du drame. Aidés d'un loup apprivoisé et d'une chauve-souris pleine de ressources, ils vont se lancer sur les traces du plus célèbre des vampires et nous entraîner dans une enquête inoubliable. Frissons, suspens et éclats de rire sont les ingrédients de ces trois jours et trois nuits passés « Dans l'ombre de Dracula ».
Deux cent cinquante ans plus tard.... elle est de retour. Des bûcherons découvrent le corps d'une photographe dans les bois du Mont Mouchet. Un jeune pêcheur est retrouvé en lambeaux au bord de la rivière. Dans les heures qui suivent, un berger est attaqué au beau milieu de son troupeau. Au coeur du Gévaudan, la terreur s'installe. De ferme en ferme, de village en village, l'inquiétude se niche et, dans le silence des campagnes, les gens redécouvrent la peur. La Bête aurait-t-elle traversé les siècles pour frapper à nouveau ? En vacances dans la région, Michael Connors, treize ans, son frère Vel, leur amie Rose et leur chat Wilde, matou au Q.I. de chat-policier, vont se retrouver au coeur de l'affaire et se lancer dans une enquête trépidante qui les mènera au coeur de l'Histoire. Entre l'horreur des crimes présents et la terreur sombre qui remonte du passé, c'est d'audace et de courage dont devront faire preuve nos héros pour effacer les points d'interrogation, et lever enfin le voile sur la mystérieuse Bête du Gévaudan. Michael Connors : et si l'Histoire n'était faite que d'énigmes à résoudre ?...
À peine arrivés en vacances à Porto Rico, Michael, Vel, Rose et Wilde, petit chat roux et blanc au Q.I. de Sherlock Holmes, sont confrontés à la disparition inquiétante d'un bateau de pêche. Il n'en faut pas plus pour titiller leur curiosité et déclencher une enquête qui les mènera jusqu'au coeur du Triangle des Bermudes. Avec l'aide de Lady Piaf, perroquette dégourdie, notre célèbre quatuor va encore devoir faire preuve d'astuce et de bravoure pour faire émerger la vérité du fond de l'océan ! Comme dans les cinq tomes précédents, l'auteur mêle, pour le plus grand plaisir de nos jeunes lecteurs (et de leurs parents), suspens, dépaysement et humour à volonté. Un polar-ado à dévorer sans modération...
Quand Michael Connors, quatorze ans, son frère Vel, leur amie Rose et leur chat Wilde, matou au Q.I. de chat-policier, débarquent à Londres chez leur Tante Augusta, le corps sans vie d'une femme de chambre vient d'être retrouvé. Elle est la seconde victime d'un mystérieux assassin qui terrorise la ville. Cent vingt-cinq ans après la célèbre affaire Jack l'Éventreur, l'ombre d'un tueur rôde à nouveau dans le quartier de White Chapel. La police est tenue en échec ; la peur gagne les esprits. Les trois adolescents, aidés de Wilde et Wallace - un vieux chat de gouttière au caractère bien trempé - vont se lancer à la poursuite du serial killer. Ils vont affronter un ennemi inattendu, sinistre imitateur du célèbre Jack l'Éventreur. Mais la plus terrible des surprises est parfois au rendez-vous car la vérité n'est jamais celle qu'on attend... Et si Jack l'Éventreur n'avait pas dit son dernier mot ?
À l'approche de Noël, Michael, Rose, Vel, et Wilde, le petit chat roux et blanc qui zozote, s'installent pour quelques jours de vacances en Écosse, dans le château de Cawdor au bord du Loch Ness. Dès leur arrivée, le petit groupe apprend que les corps sans vie de deux pêcheurs ont été découverts au bord du lac tandis que, vingt-cinq ans auparavant, la mère du châtelain a été retrouvée morte dans de mystérieuses circonstances, au même endroit. Épaulés par Macaron, chien amateur de whisky, ils vont alors mener une enquête qui les conduira jusqu'à Nessie, le légendaire monstre d'Écosse, terré quelque part dans les eaux troubles du Loch Ness... Dans son troisième polar jeunesse, Gilles Vincent nous entraîne dans une nouvelle aventure des trois héros et de leur super-chat, lancés sur les traces de Nessie, la créature la plus célèbre de Grande-Bretagne. Humour so british, frissons garantis, enquête au pas de course dans un roman à ne surtout pas lire sur un pédalo, les pieds plongés dans l'eau froide du Loch Ness.
Yacine, retraité mineur déraciné, vit loin de son pays natal, en Lorraine, au côté de son épouse Fatima. Le couple ne se supporte plus et Yacine imagine diverses manières de se débarrasser de cette mégère. Neuf morts violentes avant la dixième, qui surprendra le lecteur et le vieux sur son lit d'hôpital. Emmanuelle de Rosa et Babilas Gahzal nous délivrent avec humour et délectation le parfait manuel pour éliminer son conjoint. Les illustrations de Lefred-Thouron ainsi que deux nouvelles bonus viennent compléter cette nécessaire vanité.
L'ouvrage en question consiste en des miscellanées de témoignages recueillis auprès de commerçants, artisans, ouvriers, caissières de tous horizons. Il illustre l'adage « le client est roi » que d'aucuns ont tendance à prendre au pied de la lettre. Du sympathique « casse-burnes » au mauvais payeur, en passant par le fou hystérique ou la dame qui connaît mieux que vous votre job, vous retrouverez sans doute parmi ces anecdotes vos propres clients, sinon une belle-mère, une bonne copine un peu tyrannique sur les bords, un collègue de travail indélicat... Vous-même, allez savoir ! Après tout, on est tous le pire client de quelqu'un !
Et si la folie n’était qu’une autre forme de conscience ? Hôpital psy plonge le lecteur dans un récit autobiographique audacieux, où Elishéva Chiara Di Natale interroge les frontières entre raison et déraison, science et spiritualité.
2016. Hédoniste et maniaque des moteurs de recherche, Théo se fait embaucher à la Mission de Contact abritée dans les montagnes tadjikes pour y chercher sa mère, enfuie vingt ans auparavant. A la Mission, des scientifiques du monde entier étudient les doméglis, qui ont débarqué nul ne sait vraiment quand ni comment. Mais on y meurt facilement, dans ce phalanstère, et les extraterrestres - dont, au fond, pas grand-monde se soucie - sont peut-être moins opaques que ceux qui les examinent...
Et si l’autodérision devenait une forme d’art ? Dans Une vie facile, Gil Blondel rassemble cinq ans de chroniques hilarantes et sans filtre sur sa vie, des flatulences aux méduses, en passant par les consultants en marketing.
De l'amour, des chiens, et autres phobies : c'est tout ce dont un esprit libre et fécond a besoin pour survivre. Si vous n'avez pas de chien, votre vie ne vaut probablement pas d'être vécue, bien que la recette fonctionne aussi avec un chat, une vache, un ptérodactyle, une épeire ou un pangolin (avec une pincée de sel). L'important, c'est qu'il vous prête un peu de son souffle, de son âme, pour rendre à la laideur quelques couleurs. Les douze nouvelles de ce recueil sont portées par ce souffle et leurs pitoyables héros. Aventuriers, chiennes et amazones, autistes, alcooliques, gamins et paysans, crétins, déments ou divins : tous pataugent et se démènent, dérivant aux confins d'un quotidien désordinaire. Certains s'en sortent. Les autres s'envolent, et on leur souhaite bon vent, et on maintient le cap. Venez. Prenez la barre. Inspirez.
Une femme se cache derrière chaque grand homme, dit-on. On connaît Adolphe Fouré (1839-1910), le célèbre sculpteur de Rothéneuf, à Saint-Malo. Dans son ombre, voici Marie Lefranc (1851-1919), l'humble servante. Le Bruit des hommes est son histoire, celle d'un coeur simple confronté à l'âme torturée d'un prêtre hanté par la question du mal, et qui grava sur une falaise les contours de son cauchemar. Marie, passionnément dévouée au maître, saura peu à peu en déchiffrer l'énigme... Ce « roman vrai », exhumant des archives inédites, révèle le sens caché d'un monument de l'Art brut, tout en peignant un délicat portrait de femme dans la Bretagne de la Belle Époque.
"Maternité, contrat louche, travail dissimulé." Litanie Valparaíso est le récit d'une nuit dans la vie d'une animatrice radio fraîchement installée à Valparaíso, la ville aux mille couleurs. Elle a kidnappé les ondes de Radio Pacífico pour faire part au monde d'une grande découverte : devenir maman n'a rien de merveilleux... c'est même le bagne ! Alors, avec un soupçon de mauvaise foi, lancée dans un furieux tourbillon de mots, la narratrice parle de publicité mensongère, se plaint d'un service après-vente inexistant, exige le formulaire de réclamation, jargonne, palabre. Lecteurs-auditeurs, bienvenue dans le carafon d'une jeune maman, où s'entrechoquent l'épuisement, l'amour, le désarroi, le pelicanus horribilis, les horaires de gratte-papier, les mouche-bébés et les vagues du somptueux Pacifique.
« En 1974, ma mère a mis douze heures à m'expulser dans la piscine expérimentale de Frédéric Leboyer, avec Phedra comme passagère clandestine. Cette sacrée pieuvre continue de mêler ses tentacules à ma vie, allant jusqu'à m'expliquer comment on fait les bébés. Il lui arrive pourtant de se tromper dans ses calculs... » Être ou ne pas naître ? Telle est la question posée par Lætitia, quadragénaire juvénile en mal d'enfant. Avec son âme de rockeuse et son coeur trop gourmand, elle a l'art de cultiver les paradoxes. Mais la perte de contrôle n'est-elle pas le meilleur moyen de faire évoluer une situation ? Le 21 juillet 2016, à Copenhague, elle a douze heures pour laisser les choses de la vie décider à sa place. Après le succès de Les petites filles rêvent de chevaux (2016 - éditions Paul & Mike), ce roman est le deuxième volet des divagations bluesymentales de Lætitia, globe-trotteuse de l'amour et insatiable exploratrice de la mécanique de l'âme.
Ce n'est pas par un hasard géologique si en traversant la Nouvelle-Orleans le fleuve Mississippi décrit ses nombreux méandres. Tout l'incite à se tortiller de la sorte : le jazz, le blues, le multiculturalisme, le vaudou, l'Histoire, les histoires, les crises, tout impose le contrepied et le pas de danse. Emmanuel Roche n'en ignore rien et nous le rappelle à travers ce dernier siècle et demi qui a connu la guerre de Sécession, l'esclavage, les Blancs, les Nègres puis les Noirs, la Dépression, la Prohibition, le carnaval, le vaudou, les inondations. À travers ces huit nouvelles, l'auteur explore tous ces aspects de la ville où le noir et le blanc se mélangent tels l'ébène et l'ivoire d'un piano à la Nouvelle-Orleans, sans jamais produire de( gris.
Las Vegas n'existe pas. À moins de considérer comme réel un Éden de néon que les cartes situent au milieu du désert de Mojave. Les rêves qu'inspire la ville sont à l'aune du stuc de ses palaces. Les épaves attirées par ses enseignes clignotantes (escroc à bout de souffle, call girl en fin de course, rocker en bad trip et autres figures de l'évangile des losers) perpétuent une tragi-comédie remontant à la nuit des temps. Avant même que les rouleaux du bandit-manchot ne se soient immobilisés, que la bille de la roulette ne se soit arrêtée sur un numéro perdant ou que les dés ne soient retombés... la partie est déjà jouée.
« D'emblée l'auteure s'impose comme une valeur des plus prometteuses de la littérature » - La Cause Littéraire (J-P Gavard-Perret) Pendant que les mulots s'envolent, échappent à leur condition sous la houlette créatrice du chasseur Nimrod, des personnages gravitent en contrebas et demeurent bloqués dans un instant, un couple, une fratrie, une absurdité ou un environnement. À travers ces vingt nouvelles, reliées par différents rapports au temps et à ce qui emprisonne, où se sont égarés Icare, un jeudi orange ou encore Joey Starr, Corinne Valton bouscule les normes pour nous offrir des histoires transgressives, épaulée par sa science de la langue jubilatoire.
Empouse (n.f.) Nom donné aux fausses idées, aux imaginations qui ne peuvent avoir d'existence... Et si ces imaginations avaient justement une existence ? Les quatorze nouvelles de ce recueil donnent à voir, une fois le rideau tiré, ce qui se passe de l'autre côté du monde - ou de soi. Une machine à écrire exauce les voeux qu'on lui confie, des animaux envahissent les miroirs, un livre capture son lecteur, une statue s'anime... Entre thriller et fantastique, policier et science-fiction, fable et parabole, les récits arpentent ce territoire de l'étrange plein de chausse-trappes pour la raison. Que nul n'y pénètre s'il craint les écarts, de logique ou de langue. Sans compter les signes et codes à déchiffrer : histoires insolites, parfois insolentes et peut-être insolubles, l'ultime énigme étant celle de nos fêlures intimes.
A la mort de son père, un célèbre restaurateur de tableaux de maîtres, Florence se rend chez le notaire pour régler les formalités d'héritage. Elle se retrouve dans l'obligation inattendue d'écouter une lettre écrite vingt-cinq ans auparavant dont le contenu la laisse abasourdie : la Joconde serait toujours vivante ! Elle aurait traversé les siècles grâce à une invention méconnue de Léonard de Vinci : les « pigments d'éternité », prévus pour protéger la Joconde de la morsure du temps et fondre le jour où Mona Lisa rencontrerait l'amour... Florence va alors mener l'enquête afin de comprendre sa propre histoire, celle d'un père dont elle découvre la face cachée, d'une mère qu'elle n'a jamais connue et celle, aussi, de la plus célèbre peinture au monde.
Jean Lagagne est un type normal. En manque de notoriété, sans grandes ambitions. Né pour vivre, mais pas trop non plus. Prêt à rien pour triompher et prendre la lumière, prêt à tout pour oublier qu'il n'enchaîne pas les réussites et qu'il sait exceller dans l'échec. Il traverse son existence en tenant la main du banal, que son esprit légèrement décalé rend un peu plus fantasque. L'amour, les amis, la famille, le travail, l'avenir : tout pousse Jean Lagagne à prendre la fuite pour mieux revenir à son point de départ. Dans un style qui n'appartient qu'à lui, mêlant humour et bienveillance, Gautier Savard écrit le fatalisme et l'espoir, la vie et la mort, le quotidien et l'extraordinaire. « Les revues sous cellophane » est son premier roman.
Pol[ys]émique Revue variablement périodique, Panégyrique de la nouvelle à caractère laudatif modéré, Compendium de mots plus ou moins compliqués, ... et plus prosaïquement recueil collectif. Disponible en quatorze nuances de rouge déclinées par Catherine Quilliet, Cécile-Marie Hadrien, Charlotte Monégier, Corinne Valton, Delphine Bertholon, Emmanuel Roche, Fabien Muller, Fabien Pesty, Gilles Marchand, Héloïse Simon, Lunatik, Marie-Line Musset, Pierre Mikaïloff, Yohann Brossard.
Été 1959. La jeunesse italienne découvre le rock'n'roll, rêve de cinéma et se retrouve au bord de la mer. Cet été-là, l'écrivain Pier Paolo Pasolini et le photographe Paolo di Paolo entreprennent au volant de leur Fiat Millecento un tour des plages de la péninsule. De Sanremo à Lazzaretto, les nouvelles de Spiaggia ont chacune pour point de départ une silhouette croisée ou un paysage esquissé par les deux voyageurs. Elles font ainsi la chronique douce-amère d'un été italien, au cours duquel on croise Chet Baker, Fellini et le souvenir de Cesare Pavese.
Odessa : ville ukrainienne au bord de la mer Noire, mais surtout ville mythique que les Russes idéalisent depuis toujours... Viviane Campomar s'empare de ce rêve-là pour nous entraîner dans un voyage entre les années 70 et aujourd'hui, et entre l'Union Soviétique, l'Allemagne de l'Est, Paris, et une Odessa résolument contemporaine... Une Odessa entre réel et imaginaire, au coeur d'un tourbillon de danse, de musique, de poésie, de peinture. Dans ces sept nouvelles, l'autrice pose un regard amusé sur une galerie de personnages savoureux qui se jouent de la réalité et sur les petits travers de sociétés prises dans la folie de l'Histoire.
« Pour la première fois depuis l'école maternelle, je n'étais amoureuse de personne. Enfin de vraies vacances, celles du coeur ! Comme Frank Bascombe, le personnage de Richard Ford, j'étais entrée dans ma période d'existence, que caractérisent la désillusion et un réalisme accru, où chaque élan est évalué et réprimé : cela en vaut-il vraiment la peine ? J'étais à mille lieues du désordre amoureux. » Été 2018, c'est la Coupe du monde. Là-haut sur sa banquise, Soli se métamorphose en ours polaire. Amollie par quinze mois de pouponnage, Lætitia confie leur fille pour partir au soleil avec Sixtine et Marilou. Au pays du farniente et des flamants roses, notre sexy quadragénaire que seul un ristretto parvient encore à stimuler éprouve la vacuité du désir. Mais c'est sans compter sur Phedra dont les huit tentacules en berne et l'oeil terni par la vase sont une stratégie attentiste. Quand le regard de Lætitia croise celui d'un personnage à l'allure de Corto Maltese, la pieuvre s'éveille et repart au combat.
La Haute Engadine, au sud-est de la Suisse, que Nietzsche appelait l' « Île Bienheureuse », a inspiré poètes, sculpteurs, peintres et musiciens : Rilke, Cocteau, Tinguely, Menuhin, Bowie... Michelle Labbé a été à son tour captivée par le charme de ses lacs et de ses pentes alpestres. Son couple de randonneurs, amoureux des paysages, est aussi curieux de l'histoire et de la réalité sociale des lieux. Cependant, aucun d'eux ne consulte d'ouvrage savant ou de guide touristique. À chaque nouvelle, une balade et à chaque balade, la rencontre d'un être : écrivain, résident permanent ou de passage... qui leur apporte quelque information, les ravit ou les trouble, ébranle leurs convictions et même change leur vie.
Que devient une petite Miss quand elle a passé quarante ans ? Comment un champion de rodéo gagne-t-il sa vie après être sorti du circuit sur blessure ? Est-il si facile d'être le flic le plus gentil du comté de Franklin ou le sosie d'Hillary Clinton ? Une statue géante de Donald Trump peut-elle être considérée comme une oeuvre d'art ? Recueil de nouvelles croisées ou roman par nouvelles, La Grandeur de l'Amérique met en scène une cinquantaine de personnages qui vivent ou meurent, se rencontrent ou se quittent dans le Middle Tennessee, autour de Monteagle Mountain, en novembre 2016, pendant la dernière semaine des élections présidentielles. Personne n'aime les perdants, a dit Donald Trump. Certes, mais Emmanuel Roche, dans son style bienveillant, nous permet d'éprouver un peu d'affection pour ces pseudo-losers.
Dans ce recueil de quinze nouvelles, Alain Emery exploite à merveille sa science du texte court pour en dire long sur nos contemporains, engeance qui sait si superbement traverser les époques. Que l'on ne se réjouisse pas trop vite de ces portraits aigres-doux, de ces fichus caractères à La Bruyère, car il se pourrait bien que l'on se retrouve soi-même épinglé sur cette partition pour chevrotine, sous le regard amusé du chef d'orchestre qui nous livre là l'un de ses tous meilleurs opus.
Les parents de Lucien, en pleine séparation, décident d'éloigner leur fils chez les grands-parents maternels, qui, effrayés par ce divorce, entreprennent de rabibocher les familles en partant visiter les grands-parents paternels, en région parisienne, où pullulent les racines du narrateur. Ce sera l'épisode le plus burlesque de l'épopée qui, on l'aura compris, n'est en réalité qu'un petit tour de bénitier. Il n'en demeure pas moins que l'enfant a subi un choc,quelque chose dont il ne sait pas encore quoi faire s'est révélé en lui. Il est encore obnubilé par sa principale obsession : parvenir à nouer des relations humaines satisfaisantes. Ce livre aurait donc pu s'appeler « Comment vivre parmi les hommes ? » si ça n'avait pas été un aussi mauvais titre. Roman iconoclaste à la première personne et à la plume flamboyante, « Les dégénérés » questionne notre rapport au monde et aux autres en nous entraînant dans la famille irrécupérable et toxique d'un jeune adolescent mal dans sa peau.
Las Vegas n'existe pas. À moins de considérer comme réel un Éden de néon que les cartes situent au milieu du désert de Mojave. L es rêves qu'inspire la ville sont à l'aune du stuc de ses palaces. Les épaves attirées par ses enseignes clignotantes (escroc à bout de souffle, call girl en fin de course, rocker en bad trip et autres figures de l'évangile des losers) perpétuent une tragi-comédie remontant à la nuit des temps. Avant même que les rouleaux du bandit-manchot ne se soient immobilisés, que la bille de la roulette ne se soit arrêtée sur un numéro perdant ou que les dés ne soient retombés... la partie est déjà jouée.
« Qui voudrait d'une fille perdue au milieu de ses cartons, un 45 tours ringard dans une main et dans l'autre, une bouteille de Chardonnay impossible à ouvrir ? Je suis seule dans mon nouveau studio, sans tourne-disque ni tire-bouchon. Sans même une connexion Internet. J'attends le retour de l'être aimé. J'ai toute la nuit devant moi pour rejouer en solo les grands hits de ma vie... » Chronique autobiographique en trompe-l'oeil d'une rupture sentimentale, « Les petites filles rêvent de chevaux » dresse le portrait d'une femme moderne dans tous ses paradoxes et ses rêveries. Cécile-Marie Hadrien nous entraîne avec délicatesse et humour dans ce récit qui remonte le cours de l'existence, depuis l'adolescence et ses premiers émois amoureux jusqu'à l'âge adulte, à l'ombre de cette soeur adulée et encombrante.
« Je n'aime pas ma tombe, change-moi d'endroit. » Peu après sa mort, Théo entend son père s'adresser à lui. « Papa, tu es là ? » Débute alors un dialogue, fragile et intimiste, sur le Rhône, la vigne, le Mistral, tout ce qui a composé leurs vies faites de doutes, de déceptions, mais aussi d'espoirs. Au fil des pages, chacun d'entre eux confie à l'autre des souvenirs qu'ils n'ont jamais réussi à évoquer ensemble. Jusqu'à cette manigance pour la tombe... « Surtout, Théo, pas un mot de tout ça à ta mère, hein ? » Dans ce roman consacré à la perte du père, Christian Dorsan fait dialoguer deux générations, chacune avec ses mots et son écriture. Une conversation qui prend, peu à peu, la forme d'une partition à quatre mains dans un mélange de tendresse, de pudeur mais aussi d'humour entre le père et le fils.