Sylvie Dubin
Sylvie Dubin
Un jeu de l'oie géant, oeuvre d'une artiste décédée, dont les cases s'inspirent de cartes postales anciennes des mines de Trélazé. À l'Arrivée, six hommes peints, parmi lesquels le journaliste Maïeul Rosplain, modèle malgré lui d'un tableau évoquant un enterrement sauvage... Quand se manifestent les autres figurants, Maïeul comprend qu'un message leur est adressé d'outre-tombe. Pour le décrypter, ils vont devoir plonger dans les ténèbres ardoisières et sonder les bas-fonds du passé. Là sont les dragons ressuscite l'univers des « perreyeux » et scrute les impacts d'une culpabilité léguée en héritage. Si l'intrigue est sombre, la plume de Sylvie Dubin l'illumine malicieusement en détournant les codes du polar et en croquant des personnages hauts en couleur.
Une femme se cache derrière chaque grand homme, dit-on. On connaît Adolphe Fouré (1839-1910), le célèbre sculpteur de Rothéneuf, à Saint-Malo. Dans son ombre, voici Marie Lefranc (1851-1919), l'humble servante. Le Bruit des hommes est son histoire, celle d'un coeur simple confronté à l'âme torturée d'un prêtre hanté par la question du mal, et qui grava sur une falaise les contours de son cauchemar. Marie, passionnément dévouée au maître, saura peu à peu en déchiffrer l'énigme... Ce « roman vrai », exhumant des archives inédites, révèle le sens caché d'un monument de l'Art brut, tout en peignant un délicat portrait de femme dans la Bretagne de la Belle Époque.
Empouse (n.f.) Nom donné aux fausses idées, aux imaginations qui ne peuvent avoir d'existence... Et si ces imaginations avaient justement une existence ? Les quatorze nouvelles de ce recueil donnent à voir, une fois le rideau tiré, ce qui se passe de l'autre côté du monde - ou de soi. Une machine à écrire exauce les voeux qu'on lui confie, des animaux envahissent les miroirs, un livre capture son lecteur, une statue s'anime... Entre thriller et fantastique, policier et science-fiction, fable et parabole, les récits arpentent ce territoire de l'étrange plein de chausse-trappes pour la raison. Que nul n'y pénètre s'il craint les écarts, de logique ou de langue. Sans compter les signes et codes à déchiffrer : histoires insolites, parfois insolentes et peut-être insolubles, l'ultime énigme étant celle de nos fêlures intimes.