Jean Picollec (réédition numérique FeniXX)
Qui n'a pas rêvé de couper brusquement les ponts et de vivre une autre vie, sous une autre identité ? Ce rêve, Gilles Guézennec, 36 ans, le réalise avec le concours (in)espéré d'un candidat au suicide, Yvon Courcoux. En fait, Guézennec-Courcoux est la proie d'une idée fixe : venger sa fille Lauriane, disparue dans des circonstances dramatiques. Mais a-t-il vraiment bien choisi sa nouvelle identité ? Le quiproquo, qu'il voulait neutre et commode, se révèle plein d'embûches, tour à tour cocasses et tragiques. A Paris, il fait la connaissance d'Emma, une jeune laborantine aussi séduisante que fantasque, en même temps qu'il retrouve la trace du meurtrier de sa fille. Nouvelles surprises, nouveaux ennuis pour Guézennec qui se trouve pris à son propre piège : un casse-tête infernal... au dénouement plutôt inattendu. Ce roman au rythme rapide est teinté d'émotion et, plus encore, d'humour.
Pour parodier Brantôme, on aurait pu appeler ce livre La Vie des Animaux Illustres et le sympathique anecdotier de la Renaissance ne nous aurait sans doute pas cherché la petite bête ! D'autant qu'il n'existe pas d'hommes ou de femmes illustres qui n'aient un jour vécu une étonnante histoire d'animal. Brantôme a raconté la vie de Louis XI ou celle du baron des Adrets ou celle de Charles Quint ; ici, c'est le chat du terrible baron qui se taille la part du lion ; ou l'âne de Louis XI qui invente la météorologie royale, ou le tout-puissant Charles Quint qui se trouve lamentablement mis en échec - et mat ! - par son chimpanzé. De la puce coquine de Mademoiselle Desroches à l'éléphant alpiniste d'Hannibal, tous les animaux sont surprenants. Un jour, c'est une jeune Anglaise qui accouche de lapins ; un autre, des lamproies assassinent un roi. On rencontre aussi une araignée mélomane, la girafe de Charles X et sa folle aventure, les mérinos de Louis XIV qui inondent le parquet de Versailles. On croise Beaumarchais qui doit la vie à un âne rabougri ; quant à Cléopâtre, elle doit la mort à un aspic qui change la face du monde... C'est le lion d'Androclès qui se laisse aussi aisément apprivoiser que les pigeons de Latude ou les rats du baron de Trenck. Et que dire de la bête du Gévaudan qui n'était peut-être qu'un satyre ? Les chevaux, bien sûr, ne sont pas absents de cette grande cavalcade des animaux historiques, ni les amis de Mabrouk et de Rintintin. Et on trouvera même quelques histoires... de cochons ! Un livre pour des lecteurs qui ne veulent pas être... les dindons de la farce ! Ennemis des bêtes s'abstenir !
Californie, Anatolie, Algérie, Italie... La terre tremble en de multiples endroits, le saviez-vous ? Pas de jours sans secousses sismiques. Et ces secousses s'accélèrent et se rapprochent de nous. Aujourd'hui la Campanie, demain la Côte d'Azur, après demain ? Après demain, s'interroge Marc Vion, s'appuyant sur les récents travaux des sismologues, pourquoi pas l'estuaire de la Loire ? Et voilà le décor d'un roman dont le triptyque déroule et associe trois formes de terreur : - La tragédie tellurique : le séisme. - La tragédie scientifique : le nucléaire. - La tragédie humaine : l'otage. C'est la conjugaison de ces trois fléaux amalgamés pour la première fois qui suscite un suspense sans équivalent dans l'histoire du roman policier. Le postulat de départ ressemble à un fait divers trop familier. Le professeur François Laroche, spécialiste d'optique non linéaire, a mis au point un laser ultra-sensible qui lui a permis de prévoir et de déterminer un tremblement de terre en Californie. Dans le même temps, le Conseil Général de Loire-Atlantique se réunit pour décider de l'édification d'une centrale atomique dans l'estuaire, au Pellerin. Et Mme Laroche est enlevée par des écologistes « sauvages » qui proposent au physicien non point la traditionnelle rançon, mais un troc hallucinant... Il est impossible de résumer l'ouvrage, il faut le lire, car il apporte une dimension inconnue et un frisson nouveau au roman policier habituel. Ici, ce ne sont plus les accessoires encombrants du policier de papa : mitraillettes, diamants, dollars, long rifle et top-secret. Le chantage, les transactions, les ingrédients du récit, les rebondissements de l'intrigue, tout y prend une résonance toute neuve. Le lecteur est frappé dès les premières pages par la fascination d'un sujet hors du commun. Il ne sera libéré de l'envoûtement qu'au terme de 280 pages haletantes. PANIQUE AU PELLERIN, c'est une « série noire » du futur.
Gérard, ouvrier typographe à Tourcoing (Nord), entre un jour dans un commissariat en déclarant : « Je viens de tuer un homme. » Toute la procédure judiciaire, la garde à vue, l'incarcération, le procès, le jugement le replongent dans un passé que les aveux exigés, les confidences extorquées éclairent et obscurcissent tour à tour. Gérard va revivre son enfance bousculée, son adolescence besogneuse et son entrée difficile dans la vie. Cet itinéraire nous est conté avec beaucoup de force et de chaleur. La lucidité comme la compassion, voire l'ironie, président à l'atmosphère du récit. Au tribunal de la mémoire : une histoire ambiguë et vraie qui touche par sa clarté et sa sincérité.
Cela faisait plusieurs semaines que l'incident s'était produit et que le démantèlement de la « filière belge », ainsi que l'inspecteur l'avait aussitôt identifiée, était devenu son objectif prioritaire. Pourquoi ne s'était-il pas manifesté plus tôt, et d'une autre façon ? Pour deux raisons. Primo, le numéro de haute précision réalisé par les trois hommes donnait un piquant certain à sa balade nocturne. Secundo, parce qu'il n'était nul besoin de les prendre en flagrant délit pour anéantir leurs activités. Quel est donc cet inspecteur, qui a découvert le plus important trafic de drogue jamais réalisé entre la Belgique et la France ? Quelle est la méthode imparable imaginée pour coincer les trafiquants ? Comment l'inspecteur va-t-il la mettre en oeuvre ? La réponse à ces trois questions fournit la matière d'une intrigue explosive, qui commence comme du Simenon et finit comme du Hitchcock.
Ahmed Ben Bella est l'un des leaders les plus célèbres du Tiers-Monde. Un des principaux, mais certainement le plus illustre, des responsables du FLN pendant la guerre d'Algérie, il sera arrêté par les Français en 1956 et prisonnier jusqu'à la fin de la guerre. Premier Président de l'Algérie, il est renversé par un coup d'État militaire en 1965 et incarcéré jusqu'en 1980. Cet homme qui fut le symbole de son pays a été baillonné pendant plus de vingt ans. Aujourd'hui, il peut s'exprimer librement devant tous les média écrits ou audio-visuels, arabes et occidentaux. Ben Bella nous donne son opinion sur la guerre d'Algérie, sur la renaissance de l'Islam, sur les rapports avec les pays occidentaux, sur l'Amérique... Il nous dit ce qu'est sa philosophie politique, ses objectifs. Ben Bella nous précise ce qu'il pense du gouvernement algérien, du parti unique. Certains de ses propos surprendront - et peut-être choqueront - mais étant donné la personnalité de l'auteur et son audience, ils méritent d'être connus et pris en compte. Vingt ans après l'indépendance de l'Algérie, il est temps de connaître ce que pense réellement Ben Bella, son chef le plus prestigieux.
Né à Donges, en Loire-Atlantique, le 24 février 1936, Jean Hervoche, après avoir vécu à Quimper, habite Rennes. Fait de la photographie depuis l'adolescence, avec une approche constante de la Bretagne et du littoral Expositions personnelles : - Lannion : 2e Salon d'auteurs, décembre 1978. - Rennes : Hôtel de Ville, juin/juillet 1980 dans le cadre du Festival « Les Tombées de la Nuit ». - Le Mans : 2e Festival de l'image, octobre 1980. - Rennes : Musée de Bretagne, février, mars, avril 1981. - Rennes : novembre 1982, 5es rencontres photographiques. - Quimper : Musée des Beaux-Arts, mai 1983 : exposition des oeuvres acquises par la direction régionale des Affaires Culturelles, pour le Fonds d'art contemporain. Expositions collectives : À Rennes de 1977 à 1980.
Mettant à profit ses expériences dans de nombreux domaines, et sa connaissance approfondie de la Bretagne, Bertrand COUSIN a su tracer dans cet ouvrage les lignes générales d'un grand dessein breton, face aux défis des vingt années à venir. Il rappelle les grands rythmes de l'histoire bretonne, cette alternance de périodes d'invasion, de misère, de prospérité, et de rayonnement, pour en tirer les enseignements du futur. La Bretagne moderne, conquérante et imaginative, doit mobiliser ses énergies, afin d'éviter la scission entre une Haute Bretagne qui tomberait dans l'orbite parisienne, et la Bretagne occidentale qui sombrerait dans un long purgatoire d'isolement et d'appauvrissement. Il fait des propositions concrètes et adaptées à tous les secteurs d'activité économique et culturelle. Réaliste et tonique, cette analyse suggère comment une région excentrée peut valoriser ses atouts pour réussir le défi européen. Pour l'Armorique, le pari est même plus ambitieux : Etre la figure de proue de l'Europe face aux Amériques.
Juin 1944. Le débarquement en Normandie. Aussitôt, l'insurrection des maquis, encadrés par des parachutistes des Forces Françaises Libres, se déclenche. Dans le centre de la Bretagne, se constitue un des plus importants d'entre eux : celui de Saint-Marcel. Les informations qui circulent, contradictoires, déformées, en demi-teintes, ne modifient pas - ou peu - le comportement de la population préoccupée par les travaux de la terre. Si l'on s'interroge sur la réalité et le sens des combats dans les environs, on s'inquiète davantage pour la moisson menacée par la sécheresse et les rigueurs du couvre-feu. Indifférence, ignorance, incompréhension, anxiété, espoir se manifestent et se mêlent face aux parachutages, à la création du maquis, l'installation d'une garnison allemande, les morts, la répression, le reflux allemand... OEuvre où l'imagination et les fait historiques se confondent, ce roman se veut une vision différente de ce que les manuels nous ont appris, une vision où l'on ressent « le chagrin et la pitié ».
Complots en France ! Pourquoi des généraux arrivés au faîte des honneurs sont-ils brutalement écartés ? Pourquoi des policiers se retrouvent-ils dans le box des accusés ? Pourquoi des hauts fonctionnaires sont-ils jetés en prison ? Pourquoi des ministres sont-ils atteints ? Qui mettait en péril les frontières du pays ? Qui mettait en danger la vie des soldats français ? Qui attentait aux libertés ? Voici quelques-unes des questions auxquelles répond ce livre en traitant de ces affaires d'espionnage célèbres, mais en général mal connues. Affaires qui ont agité les IVe et Ve Républiques. Affaires qui ont éclaboussé - parfois à tort - des hommes politiques, des généraux, des policiers. Affaires qui ont suscité des controverses et entraîné la prison, l'exil ou la mort. Ces histoires permettent de mieux comprendre l'Histoire de ce dernier demi-siècle.
Crapitoulic, barde errant. Voici un roman truculent, gaillard et parfois paillard. Un roman qui a des accents picaresques et rabelaisiens. Un roman qui évoque aussi la joie de vivre des kermesses flamandes. En bref, un roman sain et tonique. Vous y suivrez la vie agitée, échevelée et pas toujours très sage d'un loustic dont la destinée - et le métier - est d'être barde. Vous l'accompagnerez à travers la campagne bretonne du Léon et du Trégor au milieu de nombreuses aventures succulentes. Vous le verrez dans les pardons, contant et chantant. Vous découvrirez les amitiés qu'il noue au cours de ses pérégrinations : et elles ne sont pas banales. Vous suivrez Crapitoulic tout au long de sa vie, à travers ses joies et ses malheurs.
"Des amours" est l'histoire d'un amour entre une jeune journaliste française et un Allemand vivant en Italie. Scandées par les grands événements de l'époque, retour de De Gaulle en 58, putsch des Généraux en 61, mort de Kennedy en 63 et Mai 68, voici les différentes étapes de la liaison entre les deux personnages : la rencontre, le rapprochement à l'occasion de l'assassinat de celle qui les a présentés, la séparation et les retrouvailles qui leur prouvent que leurs destins sont définitivement séparés. Pour découvrir la clef de leur échec, l'auteur fait un flash back à l'époque où le héros combattait sur le Front de l'Est, durant la Deuxième Guerre mondiale. C'est une histoire d'amour qui n'arrive pas à s'épanouir, qui s'étiole et donc meurt dans une tristesse tendre.
Un accident d'automobile sur la N 23... Le conducteur tué, le coffre délesté de son contenu : 100 prototypes d'une collection inédite, sur le point d'être lancée par un célèbre fabricant de prêt-à-porter de Cholet pour le bicentenaire de la Révolution. Louis Launay, PDG de l'entreprise, est convaincu d'une fatale machination. Il charge sa dynamique attachée de presse, Claire-Marie Dhong, de mener l'enquête. La jeune eurasienne pénètre dans le quartier chinois de Paris où fonctionnent des ateliers clandestins de confection. Doutant de la probité de son amant, qui semble avoir partie liée avec les contrefacteurs, mais résolue à contrecarrer coûte que coûte leurs desseins, elle se retrouve à Hong-Kong, happée par un engrenage infernal. Sur cette trame originale, l'auteur décrit le milieu fascinant de la mode et lève le voile sur celui de la contrefaçon qui sévit en Asie du Sud-Est. Après Brouillard au pont de Tolbiac, ce roman nous révèle l'autre face d'un monde secret, quoique tout proche, où plane un énigmatique sourire oriental.
Voici l'autobiographie d'un jeune Marseillais, qui dans les dernières années de l'Occupation et durant les années troubles qui suivirent, entame son ascension dans "les affaires", de Monte Carlo à Marseille, via Genève. Tout y passe : jeux, contrebande, vente de faux (vrais) et de vrais (faux). En ces temps de pénurie, l'auteur « s'occupe » aussi de chocolat, de pastis ou de bananes. Il y a de l'Arsène Lupin, du gentleman cambrioleur dans ce document qui nous conte une foule d'histoires brèves, percutantes et souvent drôles où le plus filou n'est pas toujours celui qu'on pense. L'auteur nous montre que l'on peut être honnête dans la malhonnêteté, si on fait preuve de discernement quant au choix de son terrain de chasse et d'ingéniosité dans l'art de mener ses affaires. Voici des aventures, sans aucune trace de sang, illégales sans doute mais ô combien passionnantes !
Que reste-t'il aujourd'hui du conflit du Golfe ? Des images et des questions. Ce livre, qui n'est pas un recueil de photos, offre des réponses. Outre le récit chronologique de l'ensemble des événements et une série de portraits des grands acteurs du conflit au travers de leurs déclarations-clés et de leurs décisions, il constitue la première analyse de cette guerre "chirurgicale" qui a changé les données géopolitiques de la planète. Jean-Paul Croizé et Thierry d'Athis ont vécu, heure par heure, cette "guerre des étoiles" avant la lettre. Ils font de nombreuses révélations sur les phases secrètes - ou encore inavouées - des combats, et sur la manière dont ils ont été menés : technologies sophistiquées, totale décentralisation du commandement, préparation des combats à l'aide de satellites-espions. En laminant la doctrine de guerre soviétique dont s'inspirait Saddam Hussein, ce "premier conflit du XXIe siècle" a ramené les États-Unis au rang de première puissance militaire mondiale.
J'ai parfois envie d'organiser une grande fête, une fête somptueuse, il y serait dressé un buffet fabuleux. J'adresserais des invitations aux trépassés que j'ai connus et aimés. Peut-être certains viendraient-ils ?
Pedro, la quarantaine, cardiologue, mène une vie tranquille, à Alicante, avec sa jeune femme Carmen. Un jour, on lui propose d'être consul honoraire du Benelux puis député européen sur une liste belge ; en contrepartie un Belge se présente à Madrid. Décrivant par courtes séquences le parcours, finalement guidé par le hasard, de cet homme qui ne sait pas dire « non », Henri-François Van Aal nous fait passer tour à tour d'une ville paisible d'Espagne aux arcanes du Parlement de Strasbourg et des commissions européennes de Bruxelles : de mère française et ayant passé, enfant, toutes ses vacances dans le Gers, le personnage central de ce roman est l'image même de la dualité de tout « citoyen européen ». Ayant compris qu'il n'était pas fait pour Jouer dans la cour des grands, Pedro finit par abandonner la politique et regagner l'Espagne : ce récit se termine par un happy end amoureux et inattendu.
Péchiney, Société Générale, Greenpeace, Irlandais de Vincennes... Des dossiers brûlants qui ont défrayé la chronique politique et judiciaire de ces dernières années. Loin de l'agitation médiatique, Roland Jacquard et Dominique Nasplèzes, dans une nouvelle série, « Contre-Enquête », mettent en lumière de nombreux aspects cachés et ignorés de ces dossiers à sensation. Dans cet ouvrage, les auteurs ont « décortiqué » l'affaire Péchiney (délits d'initiés dont le procès doit débuter bientôt), affaire où apparaissent les noms de proches de François Mitterrand et de Pierre Bérégovoy. Les auteurs ont trouvé des failles dans l'accusation au travers d'une justice-spectacle amplifiée par la concurrence entre les médias. Roland Jacquard et Dominique Nasplèzes ont mené leur propre enquête, allant jusqu'à Beyrouth rencontrer des témoins « introuvables ». Ils se réfèrent également à des pièces confidentielles : on s'aperçoit ainsi qu'on y attribue au financier libanais Samir Traboulsi, le rôle de fusible dans un contexte politique tendu et pourri...
« Nous entrons dans l'avenir à reculons » disait Paul Valéry. Pour « entrer » dans le IIIe millénaire, Denis Huisman a choisi de faire revivre le passé de l'Esthétique, de Platon à nos jours, en insistant sur deux moments essentiels de la philosophie de l'Art au XXe siècle : l'Esthétique expérimentale et l'Esthétique industrielle. L'ouvrage se présente comme un plaidoyer pour l'avenir de l'Esthétique et offre sur l'Art des réflexions très personnelles et des vues très pertinentes. Il s'agit ici d'un bilan très synthétique du passé et d'une large ouverture sur l'avenir de l'esthétique française dont l'auteur pense qu'elle influencera toutes les autres écoles étrangères tant par la philosophie pure que pour le Design. L'auteur, Denis Huisman, a consacré une grande partie de sa carrière à diffuser, à développer et à promouvoir l'Art français sous toutes ses formes. Il a produit des émissions de radio et de télévision sur l'Art et la culture ; il a écrit une cinquantaine d'ouvrages sur l'Art et la communication. Sa vocation est de servir de « passeur » entre les artistes et leur public, l'Art et l'État, les créateurs et les instances avec lesquelles ils doivent « communiquer » : le Ministère de la culture, la Mairie de Paris (direction des Affaires culturelles), l'Unesco, les Ambassades, les Assemblées parlementaires, etc... Denis Huisman a fondé en 1961 l'EFAP et l'ICART (Institut Supérieur des Carrières Artistiques). Cette école a formé en près de quarante ans plus de 2 000 jeunes « médiateurs » de l'Art et de la culture. Jérôme Sans et Nicolas Bourriaud que la ministre de la Culture vient de nommer co-directeurs du nouveau « Centre de la Jeune Création » au Palais de Tokyo sont les vivants exemples du destin de l'ICART : fournir aux jeunes un débouché professionnel souvent prestigieux et toujours passionnant.
"Un homme ne se révèle que s'il vous livre ses racines. Et il m'aura fallu attendre de lire son manuscrit pour saisir d'où venait cette fibre journalistique, et où Daniel Morgaine avait puisé son infatigable énergie, son ambition, son amour du vagabondage professionnel, sa curiosité des êtres. Ce sont les premiers chapitres de l'ouvrage, les plus émouvants, sans aucun doute, et qui racontent l'enfance du juif parisien ; les étranges années de « l'Occup' » ; la confusion entre le « grand jeu » des scouts et celui de la vie ; les débuts au service des sports de « France-Soir », avec l'irruption, dans l'existence de ce jeune Tintin sans Milou, de personnages gigantesques et pittoresques ; l'irremplaçable école du Tour de France cycliste ; les coups de culot et de bluff permanents qui permettent au jeune homme de se retrouver à Londres sans avoir jamais appris l'anglais, son compagnonnage contradictoire avec un grand aristo racé et distant ; tous les événements, ses « scoops » que Morgaine attribue avec modestie le plus souvent à la chance - mais Napoléon affirmait que seuls les mauvais généraux avaient de la malchance, et Pierre Lazareff m'a plus ou moins dit la même chose, un jour où je commettais l'erreur d'invoquer la déveine..."
En 1976, le septennat de Valéry Giscard d'Estaing bascule avec l'exécution de Christian Ranucci. A partir de cet événement, le giscardisme change de visage. Estompant son image libérale, le pouvoir refuse le débat sur l'abolition que réclame une partie de l'opinion. Pendant quatre ans, il va biaiser. Pourquoi cette dérobade ? Pourquoi les jurys populaires sont-ils plus répressifs depuis deux ans ? Comment peut-on condamner à mort en 27 minutes un criminel de 22 ans, déséquilibré mental ? Que se passe-t-il dans le huis-clos des délibérations d'une cour d'Assises ? Comment vit-on dans le couloir de la mort de nos prisons ? Comment se sont réellement déroulées les trois dernières exécutions ? Des témoins parlent : d'anciens ministres de la Justice, des avocats, des gardiens de prison, le bourreau et son aide. Ce dossier, où faits, précisions, révélations, anecdotes abondent, tombe en pleine actualité, au moment où le Parlement vient d'examiner ce grave problème qui secoue l'opinion.
Une femme, avec tendresse mais lucidité, observe le milieu des grands alpinistes, ceux qui font des expéditions dans l'Himalaya. Elle nous les décrit dans le cadre de leurs courses autour de Chamonix, avec leur grandeur, leur courage, mais aussi leur puérilité. Elle nous conte comment ils préparent et s'enflamment pour une grande expédition dans l'Himalaya, comment ils affrontent les périls, délaissant sans remords leurs compagnes qui attendent et espèrent. L'une d'elle va se réveiller de cet univers de sommeil, prendre sa vie en main et découvrir ce qu'elle cherchait depuis toujours : sa propre identité. Ce « récit-roman » est un livre d'amour, pas toujours tendre pour les « grands hommes ».
Depuis la Libération, la guerre entre les gangs de truands a fait des centaines de morts, parfois plus de cent en une seule année. A travers ces faits divers sanglants, l'auteur a recherché quelles étaient les compromissions et les alliances qui ont permis à certains d'entre eux de monter au zénith de leur... « profession » pendant des décennies, avant de s'écrouler brusquement. Surtout depuis 1958, on s'aperçoit que les truands font partie du paysage politique de la France : souvent puissants, souvent utiles à certains partis, ils arrivent à s'intégrer au personnel politique de ce pays. Si des rivalités internes, souvent d'intérêts parfois incompréhensibles, ne venaient s'y glisser, le banditisme organisé aurait une très forte assise presque inattaquable, presque officielle. Heureusement, ils ont des comptes à régler. Et la règle à calcul, dans ce milieu-là, c'est le colt 45. A travers un périple qui passe non seulement par Paris, Marseille, Lyon ou Nice, mais aussi par Lille, la Normandie, et le Sud-Ouest, dont on ne parle guère, nous entreprenons un Tour de France du banditisme organisé. Qui recèle parfois des détails étonnants, où l'on ne distingue plus très bien le truand de l'homme politique. Les Francisi, Guérini, J.D. Fratoni, Zemour font la « une » des journaux. Qui sont-ils ? Comment ont-ils réussi leur ascension ? Quels sont leurs alliés ? Leur poids ? Leur secteur d'activité ? Vous le saurez en lisant ce livre, véritable Who's who des truands français.
Le 23 mars 1979, les sidérurgistes de Lorraine sont à Paris pour manifester contre le plan de démantèlement de leur région : à 16 h 30, le quartier de l'Opéra est totalement ravagé par des éléments incontrôlés. Qui étaient-ils ? Pour qui « travaillaient-ils » ? Y a-t-il eu provocation pour casser et dénaturer la manifestation ? Pourquoi certains se sont-ils retrouvés devant les tribunaux ? Qui a fait disparaître des films pris par la télévision française au cours des affrontements ? Pourquoi les rapports de l'accusation étaient-ils imprécis, voire erronés ? Certains témoignages gênants ont-ils été escamotés ? Une enquête passionnante digne des meilleurs « policiers », étayée par de nombreux documents confidentiels et... inédits.
« Allô ! Je suis bien chez Monsieur Raban ? » Un appel téléphonique anonyme, un matin, peut suffire pour que soudain tout bascule. Faute d'écouter l'étrange conseil de son mystérieux correspondant, le héros de ce livre perd successivement son emploi, sa femme, sa maison - tout ce qui meublait d'ordinaire sa banale existence. Et jusqu'à sa propre identité. Du jour au lendemain, il se trouve transfiguré par une aventure insolite, entraîné en un lieu bizarre et au milieu de personnages singuliers. Mais qui est donc le deus ex-machina de la machination dont il devient le jouet ? Qui en tire les ficelles en ne parlant jamais qu'au bout du fil ? Et dans quel but ? Les réponses à ces questions ne se tissent qu'au fil d'un récit à « suspens » dont la trame entrecroise sans lenteur ni fausse littérature l'action et la réflexion. Une odyssée à la Chandler dans une atmosphère de Kafka, où l'auteur défie les modes du roman pour interpeller le grand livre du monde, le fracas des média et le coeur des lecteurs.
Les Celtes ont sûrement été une des grandes civilisations de l'Antiquité à parité avec les cultures classiques. Il a fallu à Rome une longue lutte de plusieurs siècles pour briser les coalitions des Celtes, des Puniques et des Grecs et imposer l'État et l'Église modernes. Mais la civilisation celtique a survécu à travers l'amour courtois, le Moyen-Age et la démocratie moderne face à tous les despotismes et à toutes les tentatives de nivellement. C'est toute la genèse de cette résistance qu'Alain Guillerm nous présente ici.
Tout au cours de l'Histoire, il apparaît toujours deux Frances, face à face, qui se haïssent au point souvent de s'entretuer. Rien de tel dans les autres pays européens : ils ont tous connu des conflits internes, mais pas ce perpétuel antagonisme. Le spectacle de la France, par ailleurs, proclame la même absence d'unité, qu'il s'agisse des appartenances historiques de la moitié de ses provinces, des orientations géographiques de ses diverses parties, des cultures populaires qu'on y rencontre, des types humains... Par contre, le système et les institutions politiques que Paris a imposés aux peuples que réunit l'Hexagone depuis les débuts de la monarchie, loin d'exprimer sa diversité fondamentale, sont les plus unifiés du monde et, même quand il est question de décentralisation, l'État fait un tabou de son « une-et-indivisibilité » ! C'est cette conclusion choquante dont Olier Mordrel - l'homme qui a derrière lui soixante ans de lutte pour les libertés bretonnes - découvre les origines et les causes. En arrachant à l'ombre et au silence les réalités vivantes que comprime l'Hexagone, en faisant justice des légendes apologétiques qui prétendent justifier le tabou, il jette sur la France une lumière qui en découvre la vraie nature et autorise l'espoir d'une renaissance que paralysent aujourd'hui les idées stéréotypées et sclérosées. Il faut reléguer aux archives le MYTHE DE L'HEXAGONE et rendre la parole à la diversité, synonyme de vie et de liberté. Ce livre traite du problème et de l'histoire de toutes les contrées de l'Hexagone : de la Flandre à la Guyenne, de la Corse à la Normandie, de la Franche-Comté au Pays Basque, de la Bourgogne au Languedoc, de l'Alsace à la Bretagne, de la Savoie au Pays Toulousain. Au moment où le nouveau pouvoir dit vouloir accepter une véritable régionalisation, ce livre s'adresse à tous les citoyens. Ouvrage de fond et de réflexion, il tombe en pleine actualité.
Après sept siècles de censure, voici la plus insolente, la plus originale histoire d'amour du Moyen Age. Flamenca, mariée à un seigneur jaloux, inquisiteur, parvient à prendre amant, à vivre une passion folle, dans les murs mêmes du château où elle est prisonnière. Le Roman de Flamenca, écrit au XIIIe siècle, en vers occitans, rencontre un succès immédiat qui entraîne la censure de l'Église. Une seule copie échappe à la destruction. Retrouvée à Carcassonne en 1789 (!), elle est considérée par les médiévistes comme une oeuvre-culte. Mais si les revues spécialisées en font un objet d'études privilégié, elle reste toutefois hors de portée du grand public. Afin que ce roman soit accessible à tous, un écrivain devait s'en mêler, l'adapter, en gardant l'esprit du temps et du poète.
Depuis plus de quinze ans, le Sahara occidental est au coeur d'un conflit entre le Maroc et l'Algérie. A l'heure de l'unité du Grand Maghreb, cette discorde, créée de toutes pièces par Boumediene, continue à empoisonner les relations entre les peuples de la région. Le problème du Sahara occidental, qui a fait l'objet d'une véritable désinformation et de campagnes d'intoxication, reste mal connu. Edouard Moha, Sahraoui, patriote marocain, nous livre ici un document indispensable sur ces événements. Ce témoin privilégié fait oeuvre d'historien : son livre dévoile les dessous du dossier et le jeu secret des chancelleries.
Ceci n'est pas de la pure fiction. C'est un véritable reportage sur la Force de Frappe française le Jour J. L'alerte est donnée : un équipage de Mirage décolle et se dirige, prêt à larguer la Bombe, vers ce qui peut être le point de non-retour. L'auteur, journaliste, pilote, lieutenant-colonel d'aviation, est particulièrement bien placé pour nous peindre cette situation, pour nous faire pénétrer ce cercle bien fermé à qui est confiée la terrible mission de déclencher l'apocalypse, pour nous faire rencontrer ces hommes qui ne sont pas toujours sans peur. Au cours du vol, émaillé de quelques incidents somme toute banals mais qui prennent dans un tel contexte une dimension démesurée, quelles sont les réactions du pilote ? Ses pensées, ses craintes, ses espoirs et ses réflexions ? Quelles sont les situations et les problèmes auxquels il se trouve confronté ? Ce livre, où le suspense est maintenu jusqu'au dénouement, est aussi, grâce à l'expérience de l'auteur, un livre d'action qui fait réfléchir.
Jean Martin, après dix ans aux États-Unis, revient vivre en France et redécouvre son pays natal. Parti sous Giscard d'Estaing, un président de droite qui jouait de l'accordéon, il revient sous Mitterrand, un président socialiste qui joue... au golf. Un paradoxe entre mille qu'il observe avec stupéfaction, dans la France de l'ISF, du RMI, de SOS Racisme, du jogging, de Canal +, du Bébête Show, de Tapie, de Séguéla et de Mirapolis. Humour et ironie sont les maîtres mots de ce livre, dans lequel Martin a confié à Gilbert Grellet ses impressions de Persan du Nouveau Monde, comparant avec ce qu'il avait connu il y a dix ans, mais aussi avec le pays d'où il vient. Ce qui le frappe avant tout : l'américanisation galopante, et souvent risible, des modes de vie dans l'Hexagone. On y « copie », plus que jamais, le modèle américain.
En 1627, Milady de Winter a 22 ans. Amoureuse du comte de Wardes, elle fait la connaissance de d'Artagnan, un jeune garde sans fortune, qui abuse d'elle. Milady, blessée moralement, sombre dans une profonde mélancolie. Mais la guerre est allumée à La Rochelle entre la France de Richelieu et l'Angleterre de Buckingham. Milady part en mission outre-Manche. Prisonnière de son beau-frère le baron de Winter, elle retrouve - trop tard - son jeune fils. Elle revient au pays natal. Ses bourreaux l'y attendent, mais rien ne peut plus arriver comme avant parce que Milady a changé... Le cinéma a popularisé les personnages de Milady, Athos, d'Artagnan, de Winter, Buckingham, Richelieu. Ils sont dans Milady, mon amour, vus par Milady, dans un contexte historique aussi précis que possible. Milady, fragile, assoiffée d'amour, sentimentale et même héroïque, est ballottée dans un monde brutal en pleine transformation. À travers les intrigues, c'est sa dignité d'être humain que la jeune femme passionnée revendique.