FeniXX réédition numérique (Zulma)
Maxime Le Fur rédige les carnets du jour pour un grand journal parisien. Écrivain raté, célibataire couvé par sa mère, son rêve est d'accéder au service littéraire du quotidien. Un jour de flânerie, il dégotte dans une librairie un cahier noir qui, a priori, n'a rien d'exceptionnel. Mais, coïncidence ou fatalité, les écrivains dont il inscrit le nom dans ce cahier meurent les uns après les autres. Qu'à cela ne tienne ! Maxime peut écrire leur nécrologie avant le service concerné... De façon tout à fait diabolique, surgissent ainsi dans la vie de ce quidam toutes les peurs des pires cauchemars.
"Puis, comme une vague qui se retire après avoir recouvert le sable, ces idées disparurent, la raison reprit le dessus : si le chalet brûlait, comment, lui, survivrait-il jusqu'au retour de Mardel ? Et si on le retrouvait, seul avec huit cadavres, ne quitterait-il le chalet que pour aller croupir au fond d'une prison ? Non, pour l'instant, ils étaient les plus forts et ils le savaient. Mais plus tard viendrait l'heure de la vengeance, quand ils seraient sortis d'ici... s'ils en sortaient. Le gros homme ouvrit la fenêtre. Le froid s'engouffra dans la chambre avec voracité. Quelques flocons de neige entrèrent également et disparurent aussitôt, ne laissant que de minuscules traces d'humidité sur le plancher. Winock sourit à la nuit, il sourit à l'immensité déserte autour de lui. Il sourit en songeant comme ce serait bon de serrer entre ses doigts la vie de ces salauds, de la serrer et, lentement, de la broyer..."
Et si la virginité n’était qu’un mythe inventé par les hommes ? Le corps ingénu explore avec humour et érudition les fantasmes, peurs et illusions qui ont façonné notre vision de la première fois.
Paris, fin des années 80. Werner, étudiant allemand fils d’un ancien officier nazi, s’installe chez Hannah, une vieille femme juive, et sa petite-fille Salomé.
La fascination pour l'Orient a beaucoup marqué les peintres européens. Si les conquêtes coloniales du XIXe siècle ont vu naître un orientalisme de pacotille, Delacroix est à coup sûr le premier à avoir peint, avec génie, un Orient différent. Après lui, toute une génération d'artistes, de Klee à Picasso, de Matisse à Van Dongen ou de Macke à Gauguin, n'a cessé de dire sa passion pour l'Orient. Au point d'en modifier sa manière de le peindre, et même de peindre. De leur côté, les plus grands artistes maghrébins contemporains - Cherkaoui, Atlan, Abdallah Ben Anteur ou Khadda - vont fuir l'exotisme, la tentation folklorique, et se ressourcer à leurs propres origines grâce aux écoles occidentales dont ils sont tous imprégnés. Dans cet essai dense et passionné, Rachid Boudjedra montre avec finesse et conviction comment les échanges artistiques entre l'Orient et l'Occident enrichissent l'art et engendrent de véritables chefs-d'oeuvre universels.
Un dossier vide, trois lettres en majuscules : TEA. C’est tout ce qu’un officier des services spéciaux, retrouvé mort, laisse au détective Simon Rose.
Découvrez La Lorgnette : un recueil de chroniques mordantes et tendres, où Anne Pourrillou-Journiac dissèque avec humour et finesse les travers de notre société. Un regard acéré sur l’amour, les médias et les préjugés, à savourer sans modération !
Huit nouvelles audacieuses où l'érotisme se mêle à la fragilité des désirs inavoués. Monsieur désire explore, avec une écriture sobre et précise, les métamorphoses de l'amour et la confusion des sexes dans un univers contemporain troublant.
« Je résume. Mon nom est Othello Desdouches. Je suis de passage et m'intéresse vaguement à tes activités. Sans plus. Quand je suis arrivé ici, il s'agissait de pisser quelques feuillets pour un éditeur sur le regain des pratiques sataniques. En l'occurrence, on m'a branché sur Baal. Alors, Baal, Baâlon, le Cercle de Baal... Tu piges : je suis curieux de savoir de quoi il retourne ? Exploitation de l'inquiétude fin de siècle ? Au profit de qui ? Tu vois ? Mafia ? Interpénétration du néonazisme et du satanisme ? Je ne suis pas complètement débranché malgré l'apparence de vétusté ! Alors je veux savoir pour qui tu roules. »
Simon Rose est un détective privé pas comme les autres. Il vit encore chez sa mère et dort au-delà de toutes limites ! On redoutera donc le pire quand Félicien Brauner ; P.-D.G. des éditions du même nom, l'engage pour assurer la protection de l'un de ses auteurs, Luc Bermance. Ce professeur à la Sorbonne vient de publier une monumentale biographie du très controversé poète allemand Peter Muller, disparu dans des circonstances mystérieuses. Or les meurtres se succèdent à un tel rythme autour de lui que le biographe a de fortes raisons de craindre pour sa vie. Du trafic de manuscrits à celui de tableaux, de la disparition d'un écrivain à celle de son biographe, Simon Rose se voit entraîné dans un mystérieux couvent autrichien. Face à un adversaire invisible, puissamment organisé et sans scrupule, Rose rend coup pour coup, sans jamais résister aux charmes de Séverine, Caroline ou Anna...
Baptiste-Marie Bon monte de Bergerac à Paris pour faire ses études de médecine. Dès le bizutage, ce jeune faune des temps modernes séduit les femmes par des prédispositions exceptionnelles. Vite lassé des débauches estudiantines, Bon se laisse envoûter par sa voisine d'en face, mystérieuse acrobate de charme, lors d'une involontaire nuit de voyeurisme. Commence alors pour lui une initiation qui se transforme en un véritable cérémonial érotique, de fenêtre à fenêtre, de part et d'autre de la cour de l'immeuble. C'est ainsi que Déa entre dans sa vie et le rend fou d'amour ! Danseuse nue à l'Inferno, elle mène le jeu de leurs rencontres nocturnes et l'entraîne à son insu dans les filets d'un bien étrange producteur de cinéma...
Changer de nom ne se résume pas à choisir un pseudonyme. En 1980, l'auteur s'appelait Jean-Marie Geng. Sociologue et polémiste notoire, il vivait et enseignait à Strasbourg. Pour marquer son entrée en littérature, il quitte l'enseignement, s'installe à Paris et se donne le nom d'une ville. C'est ce que raconte, entre essai et récit, journal intime et carnet de voyage, ce livre. « Copyright Electre »
C'est par 31 °C qu'Othello Desdouches atterrit à la Martinique. La chaleur est au rendez-vous. Pas son oncle, Antoine de Beuil. Faux-bond ? Enlèvement ? Meurtre ? L'ancien journaliste, tête brûlée, n'est pas au bout de ses surprises ! L'île est petite, mais les magouilles sont grandes...
« Neuf nouvelles noires qui, dans leur diversité de thèmes et de styles, expriment le mal-être, la dureté et le cynisme de notre fin de siècle. Heureusement, leur lucidité fait la part belle à l'ironie, souvent, à l'humour même, parfois. Et à la beauté cachée. Un univers que la collection QUATRE-BIS a choisi d'explorer en proposant cette anthologie impromptue parmi les meilleures plumes du roman noir français. »
60 écrivains répondent à la question, parmi lesquels : Jacques Abeille, François Cavanna, Serge Grunberg, Elisabeth Huppert, Chloé Radiguet et Philippe Sollers. « Copyright Electre »