FeniXX réédition numérique (Trigramme)
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Un témoignage sur le sublime, le sordide, l'insolite et le merveilleux ou tout simplement sur la vie... « Copyright Electre »
Quand la vue s’éteint, une autre forme de lumière peut naître. Cécité-nécessité raconte l’instant où tout bascule : un homme perd la vue et découvre, dans l’obscurité, une nouvelle façon de voir le monde et ses proches.
Ces poèmes sont traversés par deux grands thèmes : l'érotisme et la mort. « Copyright Electre »
Le sac de soi, d'abord « le sac de peau », premier titre de l'ouvrage. Voici peu, chez un éditeur, « sac de peau » en main, je vois entrer quelqu'un avec un manuscrit, le déposer, repartir. Je lis le titre : « Le sac de peau » ! J'entrevois le nom de l'auteur, les textes ensuite ; ce n'était pas mon travail, son double magiquement là ! Après quelques instants de silence bien stupéfait, le nouveau titre s'impose d'un coup, pour éviter la confusion des ouvrages. Ma route est une suite de telles coïncidences... Deux logiques complémentaires fondent ce travail. Analytique, la première montre les limites de la pensée humaine et son désir d'occulter, de nier la vérité psychologique et spirituelle de soi. La seconde logique est l'expression dessinée de la première, trace les symboles vivants de la lucidité capable de vaincre toutes les souffrances. Rencontres intérieures, mes petits personnages et les autres formes de mon contact avec le mystère, sont des êtres et des états de conscience existants par eux-mêmes, sur la planète invisible à la courte vue ! Symbole vivant et agissant, La Trinité solaire illustrant la fin de ce livre dit son esprit : au sommet la liberté, à droite et à gauche la lucidité et l'amour, dans le bas le papillon d'esprit, un profil de soi allégé de tout et protégé par les soleils de la bonne éternité. En couverture, l'Ange de Mai, soixante-huit fois sain d'esprit, voit venir les grands inconnus.
Mon Berry, ce sont les « brandes » couvertes d'ajoncs et de genêts, les champs labourés de frais, les prés fleuris de marguerites, où serpentent des ruisseaux si étroits qu'il suffit d'un gué pour les enjamber d'une seule foulée... Ce sont les chemins creux enchâssés dans la verdure, les fourrés palpitant de vie au coeur des taillis, les clairières ensoleillées où mûrissent des fraises si parfumées que seules les fées ont droit de les cueillir. Dans ce Berry d'antan, que l'on disait fertile en sortilèges, je n'ait jamais, pourtant, rencontré de lutins, de farfadets, de diablotins... ni même de sorcier ! Mais, en rêve, j'ai beaucoup fréquenté les fées. La roue tourne... À l'époque où ma grand'mère exerçait ses talents de guérisseuse, nous étions souvent visités par d'autres panseurs et panseuses des environs. J'aimais les entendre discuter de leurs méthodes, secrets, formules et commenter leurs résultats. Lorsque se présentait une difficulté particulière, il advenait que ma Mère suggère doucement : « Et si la Germaine conduisait sa p'tite chez la Mère Desforges ? ». Voilà, le nec plus ultra était invoqué : la Mélie Desforges ! La Mélie Desforges était guérisseuse, LA guérisseuse..., le dernier recours avant Dieu ou avec Lui, investie de pouvoirs tels qu'aucune maladie ne lui résistait. D'expériences douloureuses, elle avait acquis LE SAVOIR. Elle savait toujours que faire et comment. Elle savait sauver et le faisait simplement, humblement, sans tapage, sans publicité. Chacune de ses paroles, chacun de ses actes, reflétait son amour des êtres et sa foi en Dieu. Elle ne travaillait pas, la Mélie, ELLE SERVAIT... » Elle servait Dieu en chacune de ses créatures souffrantes, inlassablement..." Édith Acédo