FeniXX réédition numérique (Presses universitaires de Rennes)
À l'heure où les départements se préoccupent d'élaborer des stratégies de communication, à l'heure où ils s'efforcent de présenter d'eux-mêmes un visage attractif, il n'est certes pas inutile de s'interroger sur les modalités de constitution des images départementales. Préoccupations qui d'ailleurs ne sont pas nouvelles : depuis l'origine, en effet, l'espace départemental a été l'objet de descriptions abondantes et variées. Monographies, enquêtes, statistiques, cartes et atlas, guides et fascicules divers... tous ont concouru à une élaboration qui fut lente et complexe. Comment ces documents ont-ils été produits ? Comment ont-ils été, d'époque en époque, réinterprétés ? Bref, comment est-on passé de ces sources plus ou moins anciennes aux images d'aujourd'hui ? Quelles furent les origines, quelle fut l'évolution, quels sont les enjeux actuels des images départementales ? Telles sont les questions que Le Fait départemental a voulu se poser. Les Actes du colloque de Narbonne tentent d'y apporter un début de réponse.
L'activité de résolution des problèmes est centrale dans l'étude des processus intellectuels et est fondamentale pour l'enseignement de plusieurs disciplines scolaires, au premier rang desquelles se trouvent les mathématiques. Or, il ne peut y avoir activité de recherche et compréhension véritable des mathématiques, que si les élèves parviennent à se représenter les problèmes qui leur sont proposés. Les données actuelles de la psychologie cognitive, en nous permettant de mieux comprendre comment la représentation d'un problème donné se met en place, ouvrent des perspectives nouvelles. Ce livre s'adresse à ceux dont le métier est (ou sera) d'enseigner les mathématiques, ainsi qu'aux étudiants (psychologie, sciences de l'éducation) désireux de connaître les applications possibles de la psychologie cognitive dans l'enseignement.
Un ouvrage fait de quelques questions concrètes auxquelles des psychologues sociaux ont eu à répondre. Comment s'y prendre pour que des stagiaires s'engagent efficacement dans une formation ? Les conflits entre individus et groupes sont-ils nécessairement négatifs
Au moment où s'accélère la constitution d'une économie mondiale, les mondes de sélection et de formation des élite françaises se trouvent fortement interrogés. Certains acteurs du champ des grandes écoles de commerce et d'ingénieurs visent en effet ouvertement, depuis la fin années quatre-vingt, à invalider le modèle pédagogique national, considéré comme trop empreint d'un esprit d'État, trop fermé sur l'Hexagone et trop éloigné des besoins des entreprises, pour promouvoir un autre monde de formation plus directement inspiré des méthodes à l'oeuvre dans certaines business schools nord-américaines. La question centrale du livre est de savoir si la mondialisation de l'économie, concomitante avec l'émergence d'une sorte d'universel de la compétence professionnelle pour le personnel d'encadrement des entreprises, autorise des formes nationales de formation des hommes ou si, au contraire, elle les condamne définitivement. À partir d'une série d'enquêtes menées dans les grandes écoles françaises depuis le début des années quatre-vingt-dix, l'auteur montrera que l'internationalisation, loin d'être un Deus ex machina, permet de nombreuses possibilités d'ajustements internes souvent très étroitement liées aux intérêts divers des écoles. Dans cet ouvrage à portée générale, Gilles Lazuech propose également un modèle théorique destiné plus particulièrement à ceux qui travaillent, en sciences sociales, sur les processus d'internationalisation et de mondialisation.
Le désengagement de l'État durant ces dernières décennies s'est notamment traduit par une territorialisation croissante des politiques éducatives et par le passage progressif du témoin scolaire à la « société civile » et au Marché. Il a aussi et surtout conduit à ce que l'École et la Famille, comme instances de production et de reproduction des inégalités sociales, soient bien davantage connectées aujourd'hui qu'elles ne l'étaient hier. D'où la nécessité d'analyser ce surcroît de connexions au plus près du jeu des acteurs individuels et collectifs, en particulier à un niveau peu étudié mais décisif de l'enseignement : l'école primaire. C'est là en effet que s'effectue pour une large part le tri des «
Les transformations que connaît la famille aujourd'hui ne sont pas de simples adaptations aux valeurs contemporaines. Elles atteignent toutes les caractéristiques structurelles du type de famille spécifiquement moderne et, par là, signalent une dérive postmoderne de société auquel il est inséparablement lié. La fin de la famille moderne n'est ni un réquisitoire, ni un cri de ralliement. Il constitue un effort pour appréhender la portée civilisationnelle des changements contemporains de la famille. Il est difficile d'anticiper ce qu'il adviendra de celle-ci au XXIe siècle. Mais sa postérité se joue beaucoup dans la lucidité à l'oeuvre dans la compréhension de la véritable mutation qui l'affecte. S'il constitue un exercice classique de sociologie de la famille, par sa facture et son inspiration, l'ouvrage de Daniel Dagenais n'est pas un livre de spécialiste : il se nourrit d'abord au savoir des autres disciplines des sciences humaines (histoire, anthropologie, psychanalyse et démographie) ; ensuite, il s'adresse à toute personne qu'intéresse une réflexion en profondeur sur les changements que connaît la famille aujourd'hui.
Le roman L'Exclue est une oeuvre de jeunesse du sicilien Luigi Pirandello. Pourtant on peut repérer dans son texte une sensibilité particulière à la question des signes : leur mode d'organisation ainsi que leur relation au réel ne figurent pas comme l'évidence « naturelle » d'un rapport univoque entre ce qui est et ce qui est perçu, entre ce qui est su et ce qui est dit. Gérard Vittori tente dans son essai de faire apparaître la tension entre le discours collectif et la vérité de l'Un-contre-tous ; il trace pas à pas le cheminement d'une pensée qui va de la distorsion du Sens au processus victimaire tel que le décrit l'anthropologie de René Girard. Il ouvre ainsi une problématique de la modernité qui pourra être, dans de futures lignes de recherche, étendue à l'ensemble de l'oeuvre de Pirandello.
Ce centre de recherches étudie la presse dans ses structures matérielles, sa typologie, son discours spécifique ainsi que les mécanismes de la communication.