FeniXX réédition numérique (Presses du Languedoc)
Un guide de la ville en 24 chapitres : autant de quartiers qui, de Rochebelle à la Royale, des Prés-Tasclaux au centre-ville, du faubourg d'Auvergne au faubourg du soleil, de Tamaris à la Prairie, sont visités en détail. « Copyright Electre »
Entre 1647 et 1657, Molière sillonne le Languedoc, avec la troupe de « l'Illustre Théâtre », séjour où le comédien enrichira son observation des moeurs du temps, ce dont témoignent plusieurs pièces : La Comtesse d'Escarbagnas, Monsieur de Pourceaugnac... Suivant les pistes tracées par les guides de voyage, se mêlant aux gentilshommes de robe et d'épée, aux prélats, marchands et artisans, côtoyant les brassiers et manouvriers, Jean-Baptiste Poquelin, Béjart, Berthelot, Duparc avancent de ville en ville. Toulouse, Albi, Carcassonne, Narbonne, Béziers, Pézenas, Montpellier, Nîmes, autant de lieux où se dessinent les figures du comte d'Aubijoux, de Pierre Goudouli, d'Armand de Bourbon prince de Conti, du libertin Sarrasin, du poète d'Assoucy, de bien d'autres encore... Entre les guerres religieuses et le triomphe de l'absolutisme, le Languedoc baroque, dévot et libertin, vit un temps fort de son histoire. C'est cette époque que Claude Alberge a choisi de nous faire découvrir, en s'appuyant sur le voyage de Molière qui, avant de trouver la gloire à la ville et à la Cour, fait là ses premières armes. Ainsi, à l'ombre du grand personnage sur lequel l'auteur a mené une enquête minutieuse, sont ressuscitées ces villes marchandes, dans leur réalité politique, économique, sociale et culturelle. Mais Claude Alberge, historien de formation, actuellement proviseur adjoint du lycée Dhuoda de Nîmes, sait restituer, entre histoire et légende, la verve de cette province « du bout du Royaume ».
Fleurnoy, architecte en vogue, a quitté Paris, la notoriété, l'aisance, le luxe, les femmes, le plaisir : à quarante ans, tout à coup, sa vie lui apparaissait vide et dénuée de sens. Le hasard le conduit en Languedoc, dans un petit village de garrigue du pays héraultais... Tel est le début de ce roman, connivence d'un solitaire avec un terroir, un paysage, une maison. Peu à peu, Fleurnoy redécouvre les gestes de son enfance paysanne qu'il croyait oubliés : chauler les murs, défricher un jardin, tailler une vigne... Un bon sauvage est le récit de cette renaissance qui voit se défaire la liaison entre Fleurnoy et Cléo, la chanteuse parisienne belle et futile, en même temps qu'à travers Odile la sauvageonne, une autre passion se dessine accordant Fleurnoy aux saisons et aux jours, aux bêtes et aux plantes. Dans cette aventure aux élans panthéistes où, de l'été brûlant à l'hiver pétrifié, Fleurnoy poursuit la quête de la vraie vie, les êtres se prennent et se déprennent. Espoirs, déceptions, désarroi, tel est le lot quotidien de ceux qui refusent l'ordre établi et découvrent lentement la règle d'un pays entêté, difficile, mais combien attachant. Un livre grave et intimiste dont l'apparente réserve masque, si peu, l'exigence et la sensualité. Ainsi va Fleurnoy le rebelle, qui, de l'odeur des feux de l'automne au grain de peau de la femme aimée, de la saveur des dernières baies à la dureté de la pierre, reconstruit patiemment son univers.
Du plus profond de la souffrance, de l'étouffante nuit qui accable certains enfants emmurés dans la détresse mentale, enfants au visage tourmenté, aux membres difformes, monte parfois une lueur. C'est celle que l'abbé Oziol, armé d'une foi sans faille et d'une énergie peu commune, a su faire naître et grandir, répondant à une attente tragique et souvent muette. Une lueur dans la nuit est l'histoire du combat mené depuis quarante ans par Lucien Oziol, Lozérien issu d'une famille de paysans modestes, ordonné prêtre à vingt-trois ans, et qui, face au désespoir des parents accablés, a voulu arracher les handicapés à leur destin. L'aventure commence à Noël 1954, quand le Dr Tosquellès, étonnante figure de psychiatre espagnol chassé par le franquisme, confie au père Oziol trois malheureux enfants enfermés avec les adultes à l'hôpital psychiatrique de Saint-Alban. Pour cet homme qui, depuis dix ans, s'occupe des enfants de la paroisse de Marvejols, organisant patronages et colonies de vacances, c'est la découverte d'un monde inconnu et rejeté de tous. Mais pareil challenge est loin d'effrayer l'abbé Oziol qui va lutter sur tous les fronts et créer au Clos du Nid, près de Marvejols, un des premiers établissements spécialisés pour accueillir les enfants atteints de handicaps mentaux lourds, de ceux que l'on disait sans rémission possible. Contre vents et marées, bousculant obstacles et routines, anticipant les lois, dénichant les millions nécessaires, prodigue de son temps et de ses forces, et capable d'entraîner dans son sillage une foule de soignants, de médecins, de mécènes et d'amis, l'abbé Oziol va bâtir aux quatre coins du département et au-delà dans l'Hexagone, jusque dans l'Oise et dans la Somme, une oeuvre qui abrite aujourd'hui deux mille handicapés réinscrits dans une vie sociale et professionnelle, en un mot réhumanisés. Aujourd'hui, il se penche sur le sort de « ses enfants » devenus adultes, parfois vieillis prématurément, et fait le bilan de son action.
Sous Louis XIV, la ville de Tarascon fait encore bonne figure parmi les communautés provençales. Après les calamités du début du XVIIIe siècle qui culminent avec la peste de 1721, elle s'enlise dans des structures vieillies qui vont en faire, au siècle suivant, une ville d'importance secondaire. Mais cette stagnation vaut à la cité et à son terroir d'être restés le conservatoire exceptionnel d'un passé très riche dans lequel il est facile de retrouver aujourd'hui des itinéraires bien visibles. À partir de 1770, un climat de tension prépare des affrontements que la Révolution va révéler au grand jour, pour aboutir à une réaction violente qui permet de revivre, sur le terrain, les moments tragiques de ce qu'on a appelé la Terreur blanche.
Pour le reste, « je lègue mon oeuvre à mes amis, écrit-il à la dernière page de La Deltheillerie... Les livres sont là, da sind. À eux de les aimer, de les répandre s'il leur plaît. Moi je m'en lave les mains. » Les Rencontres organisées du 2 au 11 juillet 1994, sous l'égide du Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle, avaient pour thème Les Aventures du récit chez Joseph Delteil. L'objectif de cette manifestation était de réunir les différents discours critiques actuellement suscités par l'oeuvre de Delteil. Puisse le présent ouvrage inspirer à son tour de nouvelles lectures.
En août 1994, le Club Cévenol fête ses cent ans. Rares sont les associations à pouvoir se vanter d'une telle vitalité. Pour saluer ce centenaire qui est en même temps une affirmation de dynamisme et d'ouverture, nous avons voulu un ouvrage à la hauteur de la commémoration. D'où l'idée de ce livre, oeuvre collective, qui, en 320 pages regroupant les textes de près de cent quatre-vingts auteurs, retrace l'extraordinaire place que les Cévennes occupent depuis plus de dix siècles dans l'imaginaire collectif. Peu de pays ont, en effet, autant inspiré voyageurs, historiens, poètes et écrivains, preuve que les Cévennes incarnent depuis toujours ce lieu magique auquel, Cévenols d'origine ou d'adoption, nous sommes si profondément attachés. De Jules César et Sidoine Apollinaire à Thomas Platter, d'Abraham Mazel et Antoine Court à Arthur Young, de Stendhal et Michelet à R.L. Stevenson, d'André Chamson et Max Olivier Lacamp à Jean Pierre Chabrol, Jean Carrière et Adrienne Durand Tullou, l'ouvrage retrace en vingt-trois parties thématiques (soie, protestantisme, tradition orale, vie quotidienne, Résistance, exode rural...) cet immense panorama de la mémoire cévenole qui, écrit Philippe Joutard, « ne signifie en aucune façon un enlisement dans un passé révolu et la nostalgie d'un âge d'or qui compenserait un présent morose et un avenir sombre. Bien au contraire. » À l'instar de Paul Arnal qui « avait pressenti la fin d'une civilisation cévenole, mais se refusait de croire à la mort des Cévennes », Philippe Joutard souligne que « le principal obstacle à la survie de nos montagnes ne réside pas dans la fragilité de leur économie, mais dans la perte de confiance et de découragement de certains de leurs habitants. » Et, ajoute-t-il avec force, « le meilleur moyen de combattre ces sentiments, c'est encore de rappeler les victoires impossibles obtenues dans le passé ». En cela, « Dire les Cévennes n'est pas un mausolée pour un pays défunt, c'est une mémoire pour demain ».
Lieu privilégié où la magie le dispute aux sortilèges, la Camargue est ce monde de terres et d'eaux mêlées, sans cesse hésitant entre le ciel et la mer, né de l'affrontement auquel le Rhône et la Méditerranée se livrent depuis des millénaires. L'île de Camargue raconte l'histoire de ce pays singulier que peuplèrent très tôt les premiers hommes attirés par ses richesses en sel, en poissons et en forêts. Ici vécurent Grecs et Romains, ici le Moyen Âge bâtit des forts et des églises et installa ses tours de guet pour s'opposer aux pillards et aux Barbaresques, dont certaines subsistent encore à demi enfouies dans le sable... Ce pays envoûtant, aux paysages infiniment variés, où les marais alternent avec les sansouires à salicornes, domaine de prédilection des taureaux et des chevaux de Camargue, où les vastes marécages voisinent avec les lagunes et les étangs, est aussi une réserve ornithologique unique au monde. Mais cette terre, que le Camarguais, amoureux de ses traditions, a opiniâtrement construite, en en développant toutes les ressources, repose sur un équilibre précaire entre plusieurs partenaires souvent antagonistes : gardians, viticulteurs, saliniers, riziculteurs, animateurs du Parc naturel régional. Aujourd'hui, les dangers planent sur cet univers mystérieux : poids d'un tourisme grandissant, pression de la chasse, diminution des pâturages et, par là, des manades... Autant de menaces contre lesquelles l'auteur, Clément Martin, nous met en garde, car la Camargue, dernier îlot sauvage de la côte méditerranéenne, n'est pas à l'abri, elle aussi, d'une disparition.
Dans les années 1130, Jacob ben Ezra, juif de Tolède, traducteur de manuscrits arabes, entame un long périple autour de la Méditerranée. La cinquantaine venue, alors que le guettent la vieillesse et la maladie, affrontant les périls, il part sur les routes de la science des nombres. Sa quête, qui l'amène à rencontrer sages, fous et savants, le conduira vers la grande université arabe de Damas, au Maghreb, à Salerne, à Avignon et à Montpellier. Fin lettré, ce mystico rationaliste, auteur d'un commentaire de la Bible, est l'un de ceux qui révèlent à l'Occident le système de numérotation indo-arabe, notamment le zéro, invention capitale pour le développement des mathématiques. En ce XIIe siècle où la violence et la mort sont partout, où fleurissent les hérésies, un petit juif de Tolède s'est mis en marche, tourmenté par le doute, habité par la peur, mais avide de savoir.
De l'ère des légendes aux temps modernes, et de Mons Pellio, la jolie fille, à Frédéric Bazille, peintre inspiré, un enfant du Clapas éclaire à sa manière vive et pittoresque les grands et petits moments de l'histoire de Montpellier. En vingt-sept tableaux précis et sentis, le chroniqueur fait revivre toute une galerie de portraits d'hommes et de femmes, célèbres ou méconnus, qui sont l'esprit et l'âme mêmes de Montpellier.
En 1987, les Presses du Languedoc publiaient Cévennes, terre de refuge (1940-1944), ouvrage consacré à l'accueil des Juifs par les protestants cévenols, en cette époque tragique. Déjà, il était question de Nîmes qui fut alors la capitale provisoire du protestantisme. Avec ce livre, le pasteur Aimé Bonifas choisit de dire, sous l'angle du protestantisme nîmois, les grands événements qui, voilà une cinquantaine d'années, ont été au coeur de notre histoire : la montée du nazisme, la guerre, l'effondrement de 1940, Pétain, Vichy, la collaboration, la persécution des Juifs, la déportation, la Résistance, la Libération enfin... Quel a été le comportement de la minorité protestante dans la crise majeure de la conscience nationale qu'engendra le second conflit mondial ? Y a-t-il une spécificité du comportement protestant ? Quelles en sont les motivations historiques, sociologiques, religieuses ? Telles sont les questions abordées ici et riches d'enseignement. Nîmes, dont la population protestante et son influence étaient importantes, offre, à cet égard, un terrain d'observation significatif.
Après un ouvrage remarqué sur les dolmens et menhirs du Languedoc-Roussillon, Bruno Marc s'attache maintenant aux statues menhirs du haut Languedoc. Plus d'une centaine de pierres levées, gravées de figures humaines, sont aujourd'hui connues qui témoignent de l'art primitif de cette région. S'y ajoutent de nombreux dolmens et sépultures préhistoriques vieilles de plus de 5 000 ans, du nord du département de l'Hérault et du département de l'Aveyron, qui, jusqu'ici ignorés, témoignent de la vie et des croyances de nos lointains ancêtres. Dans ce livre abondamment illustré, l'auteur procède, comme dans le précédent, à l'inventaire de ce riche patrimoine. Il rappelle l'origine, les techniques de construction et les fonctions que ces extraordinaires monuments ont remplies à tous les âges. Enfin, en vingt-trois circuits, cartes à l'appui, il propose au lecteur d'agréables et fructueuses découvertes, loin des sentiers battus.
« Disparu en 1983, André Chamson, né avec le siècle, est sans doute l'un des écrivains qui a écrit quelques-unes des pages les plus inspirées sur les Cévennes. Des premiers textes : Roux le bandit (1925), Les hommes de la route (1927), aux textes de l'âge mûr : La superbe (1967), La Tour de Constance (1970)..., André Chamson n'a eu de cesse de célébrer la Cévenne, sa beauté, ses valeurs, ses vertus d'austérité et de résistance. Issu de cette terre où plongeaient ses racines les plus profondes, André Chamson a su allier - à l'érudition du chartiste - la sensibilité du romancier, créant ainsi une oeuvre où l'Histoire et l'inspiration s'équilibrent, pour témoigner de la grandeur et de la noblesse d'un pays rude et sans détours. Dans ce livre, Cévennes, paru une première fois en 1957, aux éditions de La Baconnière, en Suisse, André Chamson évoque, amoureusement, le pays de ses ancêtres. Et, que ce soit sur les traces de Stevenson ou sur celles des Camisards, que ce soit en confessant ses propres errances autour du monde qui, trop souvent, l'éloignèrent des Cévennes, André Chamson rappelle que, pour être allé vivre ailleurs, il leur est resté fidèle. On retrouvera dans ces pages, que le dessin de Gea Augsbourg illustre avec tant de bonheur complice, la poésie et la sincérité d'un homme qui fit corps avec sa terre, dans laquelle il voyait l'ultime socle d'éternité « s'élevant sur le vide, au matin du dernier jour », au point de la choisir, pour son dernier sommeil, face à l'Aigoual, jusqu'à la fin des temps. » Max Chaleil, éditeur.
Georges Dezeuze est peintre. Et il écrit comme il peint. "Écrit le dimanche" est, de ce fait, oeuvre picturale où se mêlent souvenirs et croquis, pochades et esquisses, souvent teintés de nostalgie. En le lisant, c'est autant de brèves séquences, de pittoresques instantanés que l'on voit défiler sous nos yeux. Ombres du passé, visages d'un Montpellier défunt, au hasard des ruelles d'outre-temps et des boutiques d'outre-tombe, le monde de Georges Dezeuze marie, en un patchwork baroque, mélancolique et coloré, les saisons et les ans. Voici le Clapas, le petit garçon courant de la rue de l'Aiguillerie vers les plages encore désertes. Si le pic Saint-Loup domine toujours le paysage, des rencontres, brèves ou longues et les plus diverses, se feront tout le long du chemin, de Paris au Bassin méditerranéen : Germaine Richier, Dubout, Maillol, Josep Sebastia Pons, Georges Rouquier... ou encore Gaston Baissette, avec qui il découvre une Grèce tutélaire... Et l'on s'arrête entre deux rires, deux notes tendres ou ironiques, car Georges Dezeuze sait manier l'humour à point nommé, pour éviter qu'une larme ne tombe sur sa palette.
Voilà des années que Fabre-Colbert s'indigne, dénonce, invective... On connaît ses luttes en faveur de la viticulture languedocienne, ses campagnes généreuses pour la défense du pays natal. On se souvient de son journal L'écho des Corbières, qu'il mit, des années durant, au service des Comités d'action viticole et qu'il anima, avec quelques amis, de sa plume fougueuse. Qui n'a encore en mémoire son ouvrage "Le défi occitan", passionné et généreux, qui s'insurgeait contre l'utilisation du pays occitan et de sa population à des fins bassement touristiques ? L'année dernière, il faisait paraître un livre de souvenirs sur la résistance : "La foire aux hommes", livre tragique et truculent, animé du feu de l'authenticité et de la révolte. Mais, depuis maintenant quatre ans, Fabre-Colbert publie une chronique hebdomadaire dans Midi Libre : « Des sourires et des hommes ». Ces billets, dont nous publions aujourd'hui un choix significatif, constituent un véritable feu d'artifice qui fuse dans tous les coins. L'amour, la guerre, le gaspillage, l'égoïsme, la société de consommation, la jactance, la politicaillerie, les salauds, les c..., les cocus, les vacanciers... tout y passe ou presque... Et cela, dans une langue violente, ironique, décapante, qui sait allier dénonciation et humour, qui retrouve la gouaille populaire et le bon sens paysan pour asséner quelques vérités toujours bonnes à dire et, hélas ! trop rarement énoncées. Certes, l'outrance est souvent de mise et la caricature de règle, mais ce sont là les lois du genre. Et puis Henri Fabre-Colbert, qui manie si bien le brûlot et le pamphlet, sait trouver des élans émouvants pour évoquer les vieux, les victimes et les laissés pour compte, mais aussi pour saluer tous ceux en qui il voit l'espoir, frère jumeau de la diatribe.
Voilà longtemps que Sète, « île singulière », comme l'écrivait Paul Valéry, fascine et intrigue. C'est ce lieu aux multiples facettes, aux peuplements divers, né de la volonté royale voilà trois siècles, qu'évoque l'auteur, Yves Marchand, sétois de souche et maire de la ville. Cette ville turbulente, emportée, mais aussi alanguie et séductrice, placée au carrefour de l'Espagne et de l'Italie, de l'Europe du Nord et de la Méditerranée, ouverte sur l'Afrique et le rêve oriental, Yves Marchand en parle avec passion ; avec véhémence, car son livre est aussi le récit d'une aventure, d'une conquête, d'un face-à-face tantôt serein, tantôt houleux, à l'image de ces coups de chien dont le golfe du Lion est coutumier. Mais Sète appassionata est en même temps un ouvrage de réflexion et de prospective sur le pouvoir, qui traite de questions évidentes et pourtant rarement posées : quelle est la nature et l'étendue du pouvoir du maire ? Comment s'exerce-t-il ? De quelle façon s'établissent les rapports entre le premier magistrat de la ville et ses administrés ? Les réponses apportées ici, touchant à la gestion municipale et à la vie quotidienne de la cité, constituent autant d'ouvertures sur l'avenir, que personne ne saurait éluder.