FeniXX réédition numérique (Pierron)
Un réveil qui sonne, le matin, c'est forcément un déchirement. Se souvenir d'un seul coup, qui on est, où, à quel moment... Alors l'esprit peut gamberger, encore à demi dans cette zone où se mêlent passé, avenir, présent réel ou imaginé : des images du père trop souvent absent, truculent, mystérieux ; des interrogations sur la vie secrète de l'épouse, puits d'obscurité de la pensée intime, des fantasmes inassouvis, des vertiges de page blanche et le mythe de Flaubert ! La difficile reprise de contact avec les phrases, le puzzle de chaque journée et l'impossible part des choses entre le réel et imaginaire.
Lucas est comédien. Le prochain tournage, d'un film en mer du Nord, le décide à se retirer quelque temps en Irlande. « Une mise au point » avec laquelle il espère enfin, exorciser sa phobie de l'eau et le souvenir de Zarah...
Entre Metz et Sarreguemines, une famille mosellane affronte les bouleversements de l’Histoire. Frontières mouvantes raconte, avec humour et érudition, le destin de Johann Poppelreiter et des siens, ballottés entre deux langues, deux nations.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Né en 1759 à Sarreguemines (Lorraine), issu de l'armée de l'Ancien Régime, le Général J.-B. Lauer doit sa brillante carrière aux guerres de la Révolution. Grand Prévôt de la Grande Armée, Jean-Baptiste Lauer a fait sous les yeux de l'Empereur Napoléon 1er toutes les campagnes de l'Empire en Autriche, Prusse, Pologne, Espagne, Russie, Saxe et fut alors anobli, décoré, comblé d'honneurs. La Restauration et Louis XVIII se passeront de ses services. Son fils aîné, François Xavier, sous-lieutenant à quinze ans en 1813, devenu légitimiste, devra attendre le second Empire pour être fait général. Le petit-fils de Jean-Baptiste, Eugène Napoléon Auguste, officier intrépide fera les campagnes d'Algérie, d'Italie, du Mexique, connaîtra le sort malheureux de l'armée française à Sedan en 1870. L'épopée fantastique de trois générations d'officiers Lauer méritait d'être contée avec talent car elle fait partie du patrimoine. Elle devient ainsi un livre d'histoire et d'aventures. Grâce à ses souvenirs d'enfance et aux récits de son Père aujourd'hui disparu, Caroline Lauer et son mari Jean-François Duhard ont pu ainsi donner corps à la légende familiale racontée dans ce livre passionnant.
Trois fonctionnaires de la sous-préfecture de Thionville vivent les années quatre-vingt à l'ombre des réfrigérants de la centrale nucléaire de Cattenom. Ils découvrent au fil du temps l'affaiblissement de l'État et la puissance et l'arrogance de la technologie triomphante. 26 avril 1986 : à 1 heure 24 minutes, se produit en URSS le plus important incident sur une centrale nucléaire civile : Tchernobyl. À tous, Tchernobyl apportera un regard nouveau sur le nucléaire. Mais la leçon aura-t-elle été tirée pour Cattenom ? L'auteur imagine, sur un fond de guerre du Golfe, revue et corrigée, une alerte rouge à Cattenom. 7 août 1990 : l'Irak envahit le Koweït puis l'Arabie Saoudite. L'Iran se range aux côtés de l'Irak. 15 janvier 1991 : une vague de froid exceptionnelle s'abat sur l'Europe. Le pétrole manque cruellement. Dans les sables de l'Arabie Saoudite, on continue de s'entre-tuer. Les Américains envisagent d'utiliser l'arme nucléaire. Partout le moral s'effondre. 1er février 1991 : le froid persiste. La France manque de courant. La centrale de Cattenom fonctionne au maximum de ses possibilités... et puis, au petit matin, à Thionville on entend des explosions provenant de la centrale nucléaire. Un panache s'élève dans le ciel et, enfin, une colonne bouillante de fumées noires et jaunes... Alerte rouge...
Une histoire d'amour sur fond de récit historique. 1755. Ce fut ce que les Acadiens ont appelé « Le Grand Dérangement » ! Un euphémisme pour traduire ce qu'aujourd'hui on appellerait un « génocide ». Le gouverneur anglais décida brutalement la déportation des 14 000 Français « neutres ». Certains de ceux-ci fuirent vers le Québec, vers la Louisiane. On ignore encore que plus de 3 000 d'entre eux furent transportés vers l'Europe dans des navires pourris. Ceux qui atteignirent les côtes françaises survécurent comme ils le purent jusqu'au jour où le Marquis de Pérusse des Cars, ardent physiocrate, proposa de les utiliser à défricher ses terres en Poitou. Ce récit évoque la petite « Acadie » reconstituée sur ce territoire français. Raphaël, descendant d'Acadiens, luttera avec courage, intelligence et obstination pour son intégration. Son amour pour Françoise lui permettra-t-il de se confondre dans le « pays de France » ?
Qu'advient-il d'une femme, qui à l'approche de la soixantaine, à l'âge des bilans, des récoltes, de la sérénité, se voit en l'espace de quelques années abandonnée par tout ce qui faisait sa vie : son mari, ses enfants, jusqu'à sa santé ? Si les épreuves qu'elle vient de traverser ont laissé sa raison intacte, son avenir ne peut apparaître que tragique. Mais si les malheurs ont quelque peu dérangé son esprit, alors son grain de folie peut lui tenir lieu de raison, à sa manière, et lui suggérer une réponse qui ne soit pas de désespoir. Tel est le cas de Lucette, qui, une nuit, décide de faire de son personnage devenu insupportable ce qu'on fait d'un fardeau trop lourd : le poser au bord de la route et continuer, avec une charge plus adaptée à ses forces. Elle va changer de nom, d'abord, et prendre le premier qui lui vient à l'esprit : Rosa Luxembourg. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Elle va se composer des joies et des soucis à la hauteur de ses moyens, des bonheurs aussi, dans la passion des chats, remontée de son enfance, et de Léo Ferré, qu'elle peut aimer sans risque de trahir ou d'être trahie. Et le système fonctionne, avec des hauts et des bas, et des heurts avec ceux qui ne voient pas la raison dans sa folie, ceux pour qui elle est « la Folle-aux-Chats ». Elle n'attend plus rien, ni personne, à part un chat perdu ou deux de plus, s'ils trouvent un jour le chemin de sa maison. Elle n'attend plus personne, et pourtant, un matin...
Quelque temps après son mariage, Fritz Kobus décide de vivre sa « lune de miel » et de la vivre à Soldatenthal (aujourd'hui Grand Soldat). L'Ami Fritz devenu immensément riche grâce à un providentiel héritage, se fera philanthrope, homme d'action et meneur d'hommes. À travers toutes ses expériences, il perdra quelque peu sa fortune, mais s'enrichira de la connaissance du monde et d'une sagesse nouvelle.
Au XXIe siècle, Metz, gouvernée de main de maître par le Proconsul Rattus-Rattus XVI, compte un million d'habitants. La ville a bien changé. Un complexe agro-nucléaire est exploité sur une île, près de la Moselle. Un métro relie les quartiers entre eux. La faune et la flore ont bien évolué : on trouve des alligators et des caïmans ; les dattiers et les ananas ont remplacé les mirabelliers... Mais dans cette ville ultramoderne ressurgissent de nombreux éléments du passé. C'est dans ce cadre que Charly, Directeur de la Centrale Nucléaire et Sméralda, Gardienne du Patrimoine et de la Mémoire, vont vivre leur histoire d'amour qui sera quelque peu perturbée lorsque l'ambitieux Proconsul voudra devenir Grand Basiléus et décidera, pour accéder à ce poste, de mettre en oeuvre son Grand Projet. Mais c'était sans compter sur le roi l'Aguigui, seigneur des écolos, qui gouverne une zone franche située en plein coeur de la ville. Alors réapparaîtront les Graoullys...
Dans l'immédiat après-guerre, Chantemont, petit village situé dans une région vinicole de Bourgogne du sud, se remet des émotions du récent conflit. L'avenir s'ouvre devant des adolescents dont la joie de vivre n'est pas sans rencontrer quelques oppositions, ainsi pour Cécile et Pierre en butte à la brouille de leurs familles... Tout le village, riche de personnages souvent pittoresques, apparaît avec bonheur, malice et humour. Un monde extrêmement vivant, où l'on découvre des situations « vraies », parfois cocasses, des attitudes typiques d'un milieu campagnard attachant et la qualité de vie d'une époque révolue.
Le début des « Nuages et des ombres » se situe durant l'hiver 1894-1895, c'est-à-dire à mi-parcours dans la longue histoire du Reichsland. 1894, c'est une France de fin de siècle vivant les derniers soubresauts de la crise économique de 1873. Une France, qui, après la défaite de 1870, s'est peu à peu tournée vers les contrées lointaines, cherchant, dans la constitution d'un gigantesque empire colonial, l'oubli des territoires perdus lors de la signature du traité de Francfort. Ces territoires occupés d'Alsace et de Lorraine se sentent bien évidemment oubliés. Un certain nombre de scandales éclatent. La dernière affaire en date, c'est bien entendu l'affaire Dreyfus, qui divise profondément l'opinion publique. Nous retrouvons dans ce dernier volume, les mêmes personnages, autant affairés qu'auparavant à contrecarrer certains projets du Reich de Guillaume II. Ils savent pertinemment qu'un nouvel affrontement entre la France et l'Allemagne est inévitable. Que ce conflit sera beaucoup plus lourd de conséquences que celui de 1870. Dans cette Europe qui s'aveugle et entre endiablée dans le tourbillon de ce que l'on a appelé « la Belle époque », certains esprits clairvoyants pressentent cependant la tempête qui monte. Si Paris envoie ses espions outre-Rhin, Guillaume expédie les siens en France, car de chaque côté de la frontière, les enjeux sont considérables. Tous les coups, bien sûr, sont permis quand on agit dans l'ombre, l'essentiel étant de parvenir au but que l'on s'est fixé. Les informations concernant les plans d'état-major de chaque camp sont aussi recherchées que celles touchant aux armes nouvelles qui se mettent à pulluler en cette fin de siècle. Les services de renseignements, qui en étaient encore au stade du balbutiement quarante ans auparavant, tournent à présent comme de véritables usines. Bref, le réseau « Andlau » continue son bonhomme de chemin dans une tourmente où se succèdent joies et désillusions, espoir et découragement. Les membres de ce réseau savent intuitivement, que leur histoire sera balayée par l'Histoire.
Alsace, 1886. Entre Saint-Dié et Sélestat, la frontière franco-allemande n’a pas fini de saigner. Manfred Wilderhof, jeune officier allemand, se heurte à une énigme enfouie dans cette terre déchirée.
La terre d'Alsace pendant la tourmente de 1870 et les premières années d'occupation... Après la défaite de l'empire français, l'Alsace et une grande partie de la Lorraine sont proclamées Reichsland- c'est à dire terre d'Empire - par Guillaume 1er. Tout en étant alors « abandonnées » par la France, les populations concernées vont s'opposer, comme elles le peuvent, aux serres de l'aigle. D'un côté un peu d'histoire, de l'autre un peu de fiction et au beau milieu cette terre d'Alsace, dans la quête de ce que l'on nommerait aujourd'hui son identité. Par le caprice des événements, des hommes faits de chair et de sang vont être amenés à sortir peu à peu du personnage que la vie leur avait dévolu, apportant ainsi la preuve que l'enveloppe ne crée pas nécessairement l'être qu'elle est censée contenir. Amours, amitiés, douleurs et colères vont alors tisser des liens qu'aucun d'entre eux n'aurait pu imaginer. Le Passage du Climont se présente comme un roman historique, genre devenu rare de nos jours, si l'on excepte certaines conceptions d'ouvrages comportant les ingrédients et les épices qui font le succès des best-sellers. Tout autre est le propos de Jean-Yves Vincent. Le véritable sujet de son livre est un pays qu'il a découvert dès l'enfance, qu'il aime, où il revient chaque fois qu'il le peut, et auquel il a consacré de très belles photographies. Ce pays du Val du Villé, celui du val de Sainte-Marie-aux-Mines, un espace de forêts et de monts, s'inscrit en gros, dans le triangle Saales - Sainte-Marie - Sélestat. C'est lui qui donne son unité au livre, dont le Climont, montagne couverte de conifères, et qui fut l'objet de bien des convoitises, est le coeur mythique. Cela dit, la présence de l'Histoire est constante. L'auteur a fait des recherches dans les archives locales. Il a consulté des experts, tant allemands que français. À l'aide d'une masse de petits faits vrais, il a tenté de reconstituer ce qu'ont pu être les quatorze ou quinze premières années du Reichsland Elsass-Lothringen. Mais, avec la liberté du romancier, il a parfois laissé l'avenir s'annoncer dans telle allusion à ce qui serait, un jour lointain, collaboration ou résistance. Dans cette grande tourmente historique, s'inscrivent de nombreux destins personnels, des gens du pays, généralement patriotes, mais pas toujours, des occupants souvent inhumains, parfois amicaux ou même complices. L'auteur a su évoquer toutes ces vies en animant des personnages à la fois typés et très individualisés. Sans jamais tomber dans le mélodrame, il a joué, pour le plaisir du lecteur, de ces deux ressorts de la tragédie que sont, pour Aristote, la terreur et la pitié. Paul Fohr
Jean-Yves Vincent n'en a pas fini avec l'Histoire de cette partie de l'Alsace si douloureusement blessée, en proportion sans doute de la résistance - souvent méconnue dans les détails - qu'elle a pu opposer à l'occupation prussienne dès 1870... Après ses deux premiers ouvrages, le Passage du Climont et Manfred Wilderhof, l'auteur poursuit l'histoire de ce Reichsland où une poignée d'hommes et de femmes livrèrent une guerre occulte et totale au Kaiser. Le troisième volume du Passage du Climont, Les serres de l'aigle nous plonge au coeur du quotidien d'un petit groupe de personnages affairés à contrecarrer certains plans et projets secrets de Berlin. Rien ne semble pouvoir s'opposer à l'audace de ces Alsaciens rebelles, plus ou moins officieusement mandatés par un officier des services d'espionnage français, et auquel va même se joindre un agent prussien en rupture de ban avec sa hiérarchie. Sous le couvert de relancer une petite fabrique de textile, le groupe Andlau auquel s'est également rallié Manfred Wilderhof, s'installe en plein centre de la tenaille impériale et intrigue sans compter, afin de déjouer l'acheminement d'une information capitale vers l'état-major berlinois. Évasions, filatures, embuscades, poursuites, jusqu'à une expédition commando dans la capitale du Reich, constituent la trame romanesque et trépidante de ce récit. L'interaction des tempéraments des différents personnages, la subtilité des ressorts sur lesquels se fondent leurs liens et leurs intérêts dans la tourmente - qu'ils soient d'ailleurs amis ou ennemis - tissent, elles, la véritable étoffe de ce roman. En outre, la chronologie des événements et la toile de fond de leur cadre ont été rigoureusement trempées aux sources de la réalité historique. Le charme authentique et remarquable de ce livre, c'est probablement cette part manquante à l'Histoire qu'il dévoile et propose au lecteur, comme la partie immergée de l'iceberg qu'on ne saurait voir sans plonger sous ce qui tient lieu de surface. C'est précisément là que la fiction rejoint la réalité, lorsqu'elle met en scène des êtres et leur vie de tous les jours, en respectant scrupuleusement les données du contexte historique. Ici, ce sont celles de l'identité alsacienne à la fin du siècle dernier résistant avec ruse et courage aux serres de l'aigle prussien. Jean-Marc Neuville
Louise, seule pour un soir - son compagnon David est en voyage - par une envie soudaine, prend une chambre à l'hôtel. Mais, David rentre plus tôt que prévu, sa réaction est la fuite. Louise, désespérée, part à sa recherche, au Maroc. Son périple se transforme petit à petit en une véritable remise en question de son amour, de sa vie.
1900, Nancy. Hugo Gusly, peintre lorrain aussi fantasque que talentueux, voit sa vie basculer quand son art se mêle à l’Histoire.
Un enfant découvre le monde à partir d'un lieu enchanté, Morhange, sur le plateau lorrain, et grâce à un être bien-aimé, une grand-mère « comme on n'en fait plus ». Bien des années plus tard, alors qu'il croit avoir tout oublié, il se souvient. Il tente de reconstruire ce passé, fût-ce de façon fragmentaire. Il ne peut s'empêcher de l'idéaliser, peut-être de le mythifier. Mais le mythe n'est-il pas plus vrai que toute « réalité » ?
Cette année-là, le coeur des hauts fourneaux se mit à battre si fort que les cités du pays du fer en ressentirent les vibrations comme une forêt à l'instant du coup de hache fatal... Cette année-là, le coeur de Mario-la-Révolte se mit à battre si fort que celui de Delphine-la-Généreuse lui répondit... Longtemps, bien longtemps après cette année-là, le journaliste Louis Delalande revit, comme à l'envers, les événements dont il fut le témoin. Guidé par un petit cahier rouge auquel Mario avait confié ses colères et ses rêves, au jour le jour, Louis Delalande retrouve les acteurs de la tragédie du pays du fer : Dorande, l'énigmatique directeur de la vieille fonderie de Montrouge, accolée à sa mine comme une sangsue, Benedetti, l'omniprésent et tonitruant dirigeant du syndicat, et aussi Delphine, marquée à tout jamais par ce qu'elle a vécu. Mais, en soulevant les vieilles poussières, et en se livrant à ce jeu de la vérité de Mario, le journaliste court un grand risque... Avec « Noces de fer », Gilbert Mercier signe un roman profondément enraciné dans le minerai lorrain et traversé par le grand souffle de la symphonie inachevée des hauts fourneaux.
Entre Orient et Occident, une histoire d'amour et d'espoir où deux destins s'entremêlent pour transcender les frontières culturelles.
Un fils pense à sa mère décédée et livre soixante-dix poèmes qui sont en quelque sorte la chronique de ce travail de deuil que chaque humain doit accomplir un jour ou l'autre. Mais cette méditation n'a rien d'un lamento qui s'abandonnerait à un certain pathétique banal, elle est l'occasion d'évocations qui peuvent se montrer savoureuses. Un texte souvent très oral, très parlé qui s'apparenterait à un monologue dramatique, ce qui n'a rien de surprenant puisque l'auteur écrit également depuis plusieurs années pour. la chanson et le théâtre au sein de la compagnie « Les uns, les unes ».
Ils étaient : « Luftwaffenhelfer » : LWH. Savez-vous ce qui se cache réellement derrière ce mot ? Savez-vous qu'en 1943, à court d'hommes, les nazis en ont été réduits à arracher des lycéens à leurs études pour en faire des canonniers de DCA afin de tenter d'arrêter le déferlement des vagues de plus en plus dévastatrices des bombardiers alliés ? Savez-vous comment ces écoliers soldats alsaciens et mosellans - les plus jeunes incorporés de force dans la Wehrmacht - ont vécu la succession de chocs subis à la suite de leur incorporation illégale et prématurée, des combats, des excès de fatigue, des morts, des blessés ? Voici pour la première fois une réponse complète à ces questions avec de très nombreux témoignages et anecdotes à l'appui et des détails sur la vie de celui que l'on nomma « le combattant le moins cher de la Seconde Guerre Mondiale » et dont la caractéristique dominante était de se trouver placé dans une situation absurde ! On contraignait en effet, illégalement, par d'odieuses mesures de coercition - notamment sur les parents - des adolescents, presque des enfants, à combattre les Alliés de la France, à tirer sur leurs avions et, parfois, à les abattre ou a se faire tuer par eux, sans que quiconque ne bouge le petit doigt. Une situation kafkaïenne qui fit dire à un jeune LWH de 16 ans dans son journal : « Quel mal ai-je fait pour mériter un tel destin ? Je ne trouve pas de réponse ».
Avec « La roche des fous », ce sont seize légendes du pays lorrain qui nous sont révélées. Non pas des contes pour enfants, ni des récits populaires, mais de vraies légendes, de ces textes libres, âpres et violents où s'expriment les dieux et les destins des hommes. Superbement écrit, liant avec bonheur la grâce de l'Esprit à la vigueur historique, cet ouvrage hors du commun nous fait accéder à l'autre dimension de la nature humaine
Le « Graouilly » de Metz est tout à la fois un mot aux consonances étranges et aux connotations énigmatiques, un monstre légendaire aux origines sacrées et obscures, une effigie festive et carnavalesque que l'on promenait rituellement dans la cité médiévale et la ville moderne. Plus généralement, le Graouilly appartient à la grande engeance des serpents-dragons mythiques qui ont été combattus victorieusement par des héros civilisateurs (saint Clément à Metz, sainte Marthe à Tarascon, saint Marcel à Paris, etc.) et qui plus tard sont devenus des emblèmes populaires et réjouissants de l'identité communale. Aussi cet ouvrage propose-t-il un parcours en trois étapes qui conduisent le lecteur à entrer d'abord dans l'univers symbolique de la bête messine « aux grandes, larges et horribles mâchoires bien endentées » dont parle Rabelais, à se familiariser ensuite avec quelques-uns des dragons les plus célèbres de l'imaginaire occidental (songeons à la « Bête » de l'Apocalypse ou encore au fameux combat de saint Georges), à suivre enfin les avatars de l'animal dans les processions folkloriques contemporaines et même dans la culture juvénile postmoderne. Dans la gueule du dragon est ainsi comme un voyage guidé dans un monde complexe et fascinant qu'une iconographie souvent inédite rend à la fois plus familier et... plus inquiétant. Nul doute cependant que le lecteur dévorera ce livre avec passion et raison.
Un ennemi inconnu s'attaque à Marieulles-sur-Seille, une ville du nord-est de la France. Les habitants tombent comme des mouches ! Cet ennemi qui sélectionne ses proies fait des ravages au sein de la population. Nous sommes au XXIe siècle. Rude mission pour Jules, employé modèle d'une administration, qui va jouer les détectives pour identifier l'ennemi et découvrir son origine. Comment Jules, confronté à cette situation, peut-il répondre aux interrogations de ses proches, de ses collègues et des habitants ? Comment, grâce à son expérience vécue au cours de l'incendie de la centrale nucléaire de Cattenom, va-t-il lutter contre un ennemi invisible, venu d'on ne sait où ? A-t-il les moyens de le combattre ? Les autorités décident d'envoyer l'armée faire le siège de la ville. Les militaires se passionnent pour le potentiel guerrier de cet inconnu... Plus on avance dans la lecture du livre et plus on réalise, en frissonnant, que la réalité dépasse la fiction !
Dans les années trente, la Lorraine a accueilli bon nombre d'immigrés polonais, employés des mines, des usines, ou des fermes dans les zones plus rurales comme la Meuse. C'est ainsi qu'un jour la jeune Hannah Stopeck entre au service des Vallier, une famille de paysans aisés et influents. Par son courage et ses qualités, elle sait rapidement se faire apprécier, jusqu'à devenir indispensable. Comme si son destin devait se réduire à cette vie de travail. Vingt ans plus tard stupéfaction, elle met au monde une fillette, Léocadia, déclarée « née de mère polonaise et de père inconnu ». Une mère polonaise à laquelle Léocadia devra et dédiera sa propre réussite, un père inconnu que, forcément, elle aura envie de connaître...
Si un jour nous faisons l'Europe, rappelons-nous qu'il y eut un glorieux précédent, il y a plus de cinq siècles. réalisé par les grands ducs de Bourgogne, dont la bannière flamboyait sur le continent, et dont le descendant direct fit un empire « sur lequel le soleil ne se couchait jamais ». Flandre et Bourgogne constituèrent le noyau du plus vaste des empires, et leurs descendants, qui se sont partagé les trônes d'Europe, portent dans leur sang les qualités et les défauts de ceux-ci.
« J'étais troublé par cette photographie. Un malaise indéfinissable s'insinuait en moi. Comme si cette scène me concernait. Personnellement. Et d'un coup, je compris pourquoi. Au premier plan, un homme, le visage dur, paraissait conduire le sinistre cortège. Or, cet homme ressemblait à Georges Gravin, mon oncle. » Parce qu'il a vu une certaine photo dans un magazine, Amaury veut connaître le secret de sa famille. Il partira pour la ville de Romart et dans une quête initiatique fouillera le passé, mettant au jour, les destins croisés de deux femmes bouleversantes, Eve-Angéline et Élise. Une blessure d'espérance...
Paul Dieudonné, le paysan, croit trouver le bonheur en épousant Adrienne de Wacquant, la fille des châtelains de Villefranche. La guerre survient. Paul résiste à l'occupant. Une dénonciation lui fera connaître l'enfer de la déportation. Mais qui lui en voulait à ce point ? Deux ans après son retour de captivité, la révélation fortuite de l'identité de son accusateur le plongera dans un tel désespoir qu'il envisagera de se jeter dans le Dévoreux, ce trou d'eau maléfique situé juste à l'entrée de la prairie... Milord, lui, croit trouver le bonheur en ouvrant une exploitation forestière en Côte d'Ivoire. Il ne parvient pas à la sérénité tant espérée. Mais que lui manque-t-il donc ? Paul dans sa Meuse natale, Milord en Afrique Noire... deux histoires exclusives l'une de l'autre ? Pas sûr...
Un train part de Marseille vers Metz. Dans l'un de ses compartiments, voyagent des personnes apparemment sans histoires. Alexandre, journaliste, fait la connaissance de Tamara, une jeune femme qui va changer sa vie. Elle adore écrire et prépare un roman sur l'encre. Ce petit liquide qui noircit les pages, rêve d'être reconnu. Amoureuse du mot, l'encre lui décrit ses courbes, ses envolées et ses petits bonheurs attrapés dans les textes. Pour séduire le mot, elle déploie son talent. Elle nous invite à entrer dans le monde secret de l'écriture, cet étrange mystère des relations humaines. Dans le train, Tamara et Alexandre apprennent à se connaître. Leurs premières rencontres sont délicieuses, mais des événements étranges vont les séparer. Les mots s'emmêlent avec plaisir pour nous conter ces deux histoires d'amour.
Poèmes épars, maximes et aphorismes, vertige de mots et pensées sur les choses de la vie, la mort, la peinture... « Il y a des gens qui vont Il y a des gens qui viennent Il y a des gens qui vont et viennent Il y a des gens qui reviennent Il y a des gens qui sont revenus de tout Sans avoir eu besoin d'aller. »
Alice s'en va... Cassure dans une vie. Romain, effondré, concrétise alors un rêve ; il part aux USA. Mais les « White Sands » ne sont dans la vie réelle, qu'utopie, et l'Amérique le congédie. De retour, sur les traces d'Alice, en lui les vieux démons se réveillent...