FeniXX réédition numérique (Miroirs)
Sous le ciel flandrien peint par Ruysdaël, un vieux café et son patron Ronny deviennent le théâtre d’histoires d’amour aussi tendres que décalées.
1er mai 1891, Fourmies. Une manifestation ouvrière pour la journée de huit heures tourne au drame quand l’armée ouvre le feu. Neuf morts, des dizaines de blessés.
Plongez dans les Moëres, ce territoire marécageux du Nord où la nature et les légendes dictent la vie des hommes.
Un jeune homme de dix-sept ans qui étudie le piano au Conservatoire de Douai est bouleversé quand il apprend par le directeur, chef d'orchestre, qu'il doit jouer du triangle dans l'Orchestre des concerts populaires. Il découvrira peu à peu la vie mystérieuse de l'orchestre, élargira son univers et connaîtra ses premiers émois amoureux...
Derrière la façade paisible d’une petite ville de province, Le silence des eaux révèle les tourments secrets de Madeleine, Pierre, Colette et d’autres antihéros ordinaires. Un roman poignant sur la violence cachée des vies qui semblent immobiles.
Christophe Colomb note dans ses « Mémoires » qu'en 1477 il a navigué jusqu'à Thulé... Cherchait-il le passage du Nord-Ouest, ce passage que Roald Amundsen ne força qu'au tout début du XXe siècle ? Nous ne savons rien, ou presque, de ce voyage... alors pourquoi ne pas découvrir la version de Tjores, ce marin flamand qui - par la grâce de Georges Blondel - prétend avoir participé à cette mystérieuse expédition ? Un récit picaresque, une aventure maritime aux multiples rebondissements, où se côtoient marchands, « philosophes », aventuriers et forbans... et qui réserve quelques rencontres inattendues. À défaut de vérité historique une certaine vraisemblance fondée sur une bonne connaissance de l'histoire politique, des mentalités et des croyances de cette fin du XVe siècle qui prépare les « grandes découvertes ». Se non è vero, è bene trovato.
Lille, 1680. Suivez les pas du Nichôt, héros naïf et attachant, dont les aventures traversent une Flandre française en pleine mutation.
La « cloche » ! Comment vivre cet état, dans l'oeil des autres surtout, en ce vingtième siècle finissant. Michel Franceus nous propose quelques journées d'errance, à la suite de Georges - un homme ordinaire que les malheurs ont amené à se désintéresser de tout - de la courée-refuge aux rues du Vieux-Lille. Il nous fait découvrir tout un peuple de paumés en quête de combines et de petits boulots ; les prostituées tapinent au bord d'un parking où les clochards soutirent quelques francs aux automobilistes ; un air d'accordéon suinte d'un bistrot arabe ; un vieux curé se ratatine dans son confessionnal en écoutant les fausses horreurs que Georges lui débite histoire de voir jusqu'où il tiendra... Des journalistes bien (trop bien ?) intentionnés, en quête de « vérité humaine » vont apporter le trouble... Peut-être que la vie redémarrera... Humanisme, ironie, force du trait, l'écriture de Franceus travaille au fusain, cerne de traits rapides les silhouettes et les atmosphères. Un très beau texte qui transcende le cadre dans lequel il se situe pour dégager un archétype d'une catégorie de l'humanité qui rame pour rester au mieux sur place. Mais c'est aussi une façon de vivre...
Entre rêve et réalité, un adolescent se retrouve projeté dans la peau d’un corsaire du XVIIIe siècle, vivant des aventures aussi tumultueuses qu’inoubliables.
Lorsqu'en 1922, Germaine Acremant publie le délicieux roman « Ces dames aux chapeaux verts », elle était sans doute à mille lieues d'imaginer qu'il deviendrait un best-seller sans cesse réédité, dont les adaptations cinématographiques et théâtrales feraient courir les foules des deux côtés de l'Atlantique. Et pourtant, quoi de plus simple en vérité que l'histoire d'Arlette, orpheline « sans dot », recueillie par un quarteron de vieilles filles « confites en dévotion » dans une petite ville de province et qui par sa volonté réussit à forcer le bonheur. La magie naît d'une écriture simple qui analyse finement les caractères et surprend par sa modernité. Modernité également d'une héroïne, respectueuse de la morale bourgeoise de l'époque, mais qui bouscule néanmoins les traditions et annonce la femme moderne, libre et « bien dans sa peau ». Arlette fume un peu, joue au tennis, conduit une automobile et provoque d'heureux dénouements tout en demeurant d'une exemplaire sagesse. Elle agit aussi comme révélateur du drame discret et douloureux de ces cohortes de femmes que l'hécatombe de la Grande Guerre - ou plus prosaïquement le manque de dot - condamnait au célibat...
L’Artois, terre d’enfance de Bernanos, devient sous la plume de Paul Renard et Daniel Lienard bien plus qu’un décor : un personnage à part entière.