FeniXX réédition numérique (Métailié)
Leur virilité s'exhibe, leur tendresse s'affiche. Ils partagent le plaisir avec leurs enfants, ils savent changer une couche-culotte. Ils ont rompu avec le rigorisme et l'autorité de leur propre père pour devenir ce qu'il est convenu d'appeler, aujourd'hui, les nouveaux pères. Reste à savoir si la loi et la fonction du père ont changé et comment, ou bien s'il ne s'agit pas, tout simplement, d'une affaire d'hommes obligés de repenser leur corps, leur identité, à l'épreuve de l'irrésistible ascension des femmes, et du bébé devenu, parce que rare, la plus sûre valeur refuge de notre société. En même temps que la politique spectacle, la paternité spectacle est entrée dans nos moeurs. Résiste-t-elle à la réalité de la vie quotidienne et à la froideur des statistiques ? C'est là toute la problématique posée par De père en père qui a pris le parti de donner la parole aux pères nés des ruptures du printemps 68. Des paroles d'hommes qui constituent en quelque sorte le portrait d'une génération.
Qui a coupé l'oreille du Major Auctioneer devant l'immeuble de Grisbies' London ? Vincent qui sait que le bourgogne est une des nombreuses façons d'arriver à la vérité déclenche sans le savoir une guerre ravageuse entre les parrains de l'art. Sothy's contre Grisbies', le roi des supermarchés américains Trucman contre l'usurier gangster japonais Hachimoto. L'enjeu : le contrôle planétaire du marché de l'art. Qui se cache derrière le sigle des BR (Brigades du Rasoir) et leur tract dénonciateurs ? Le commissaire Anna Mancini apprendra que tout n'était pas dans la mémoire de ses ordinateurs et qu'il faut aussi compter avec la mémoire des pierres...
Frédéric Blondel se fait voler sa voiture dans un parking et va déclarer le vol dans un commissariat. À partir de cet instant tout change dans sa vie, personne ne le reconnaît, aucune donnée objective de son identité ne fonctionne. Il ne sait plus où il en est et bascule dans un monde d'angoisse et d'inconnu. Est-il poursuivi par un assassin ou par un rêve ? Manipulation ou paranoïa ? Robert Deleuse construit un monde ordinaire où seuls les détails sont inquiétants.
À Lyon et dans toutes les grandes villes la prostitution, tant masculine que féminine, existe. Miroir grossissant des rapports des hommes et des femmes, lieu de production de l'imaginaire, elle évolue au rythme de la société. L'influence du féminisme diffus produit des effets directs sur le paysage prostitutionnel : transformation de l'offre, modification des formes du professionnalisme, rites, normes, repères symboliques, évolution des relations inter-genres et intra-genres, ce sont tous les rapports sociaux de sexe qui se modifient. Pendant une année, une équipe d'ethnologues a rencontré des intermittents du trottoir et des professionnels : prostituées, garçons de passe, masseuses, clients et ces nouveaux transgenders que sont les hommes en femmes et les travestis hormonés. Cette étude fait apparaître que le proxénétisme a évolué, le minitel rose et les salons de massage se sont multipliés, le sida a fait son apparition et les identités sexuelles se sont brouillées. Tout cela sans voyeurisme, sans moralisme et sans misérabilisme.
En 1978, Y Phandara, étudiant à Paris et militant du FUNK, retourne au Cambodge pour aider à la reconstruction révolutionnaire de son pays. Il part avec sa femme enceinte, sa fille de trois ans et son jeune frère. À leur arrivée dans le Cambodge des Khmers rouges ils sont aussitôt envoyés dans un camp où sont rassemblés et rééduqués les intellectuels contaminés par l'Occident. Ce qu'il découvre le foudroie. Ce régime, pour lequel il a tout quitté, n'est qu'une sombre fabrique de robots fanatisés, d'où est proscrite toute forme d'échanges humains, culturels et affectifs et où les seules lois sont le silence, l'autoaccusation, la délation et la dévotion au dictateur. Les témoignages qu'on a pu lire jusqu'ici, avaient dévoilé l'atrocité du système, les assassinats à coups de pioche, la famine, les charniers, Y Phandara met moins l'accent sur le sang versé, que sur la bêtise étalée. À un moment où les responsables de ce génocide et de l'invasion vietnamienne, sont toujours candidats au pouvoir, ce témoignage contribuera peut-être, après quelques autres, à éviter au peuple khmer un nouvel holocauste.
Malika, qui n'a pas sa langue dans sa poche, mais plutôt sa main dans le portefeuille des autres, croyait connaître les aléas du métier : ils ont en général la tête de Ricardi, l'affreux flic des Halles. Mais quand on fait appel à ses talents de voleuse à la tire pour dérober un porte-documents dans un ministère, elle va se retrouver prise dans les magouilles des hautes sphères. Entre journaliste au grand coeur, agent doublement double et employé sympa, elle trouvera peut-être une main secourable, mais pour lui voler quoi ? Sa vie ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
On ne saurait exagérer l'inhumanité des Capitaines à l'égard de leurs esclaves, lorsqu'ils sont pressés de s'en défaire. C'est ce que prouve l'exemple suivant. Un officier Négrier qui avait été chargé de vendre un certain nombre d'esclaves, reconduisait au vaisseau ceux qu'on avait rebutés. Il aperçut parmi eux un Nègre qui avait l'air vigoureux, mais qui ne marchait qu'avec répugnance. Il lui rendit à l'instant sa vivacité à coups de canne. L'esclave tomba. L'Officier le releva, en lui donnant une nouvelle correction. L'esclave n'eut pas fait dix pas qu'il chancela de nouveau. Cette seconde chute étant regardée comme l'effet d'une criminelle opiniâtreté, l'Officier furieux redoubla les coups, et ne cessa que quand il eut vu ce malheureux expirer à ses pieds. L'Européen ordonna froidement aux autres esclaves de traîner leur compatriote au rivage, où sans cérémonie et sans délai il le fit jeter dans la mer. Ce cadavre fut bientôt dévoré par les requins, dont le port était rempli. Ce poisson vorace avait suivi les vaisseaux depuis la côte d'Afrique ; et comme on avait transporté 10 000 esclaves dans cette saison, il fut attiré par la puanteur et constamment nourri par les cadavres qu'on jetait à chaque heure en mer, pendant la traversée.
Nasser, C. Alliot-Lugaz, F. Ardant, R. Aron, E. Avice, Ben Barka, H. Beuve-Méry, P. Boulez, G. Bounoure, H. Bourguiba, C. Bretécher, G. Buis, M. Callas, G. Catroux, Chaval, Chou En-Lai, G. Duby E. Labonne, M. Foucault, Giap, J. Gachassin, J.K. Galbraith, G. Garbo, De Gaulle, Hô Chi Minh, R. Kennedy, H. Kissinger, K. et M. Labèque, P. Lamour, R. Leenhardt, W. Lippman, A. Malraux, C. Malraux ; Mao Tsé-Toung, L. Massignon, P. Mendès-France, M. Hadj, H. Michaux, P. Milliez, A. Minkowski, A. Mnouchkine, P. Mus, Mme Nhu, A. Ordonez, G. Picon, G. Pompidou, A. Prucnal, J.-P. Rives, Sadate, A. Savary, G. Schéhadé, N. Sihanouk, H. Tazieff, G. Tillion. Hommes d'État, artistes, sportifs, intellectuels ; en un tiers de siècle, Jean Lacouture les a approchés, connus, appréciés. Voici une cinquantaine de portraits qui, dans leur provocante diversité, révèlent une curiosité rare et bigarrée. Un défilé de têtes bien faites ou bien pleines, mis en scène par une plume acérée et tendre. Un travelling arrière passionné et sinueux, a l'image de notre époque.