FeniXX réédition numérique (Les Éditions de Minuit)
1956, usine Renault. Daniel Mothé, ouvrier et syndicaliste, raconte le quotidien des métallos parisiens, entre luttes sociales, guerre d’Algérie et naissance de la Ve République.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ce premier livre d'un très jeune écrivain apporte sur les années de l'occupation un témoignage nouveau : celui des garçons trop jeunes pour choisir leur camp - et qui, peut-être, eussent refusé le choix. Toute une littérature nous a montré comment se sont comportés les héros et les lâches. Claude Mahias, à travers le petit groupe de lycéens qu'il met en scène, fait entendre la voix des milliers de garçons tourmentés, trop scrupuleux pour épouser les haines de leurs parents, et qui tentaient désespérément de construire un monde où réfugier leur solitude. Pierre Herbart
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Il y avait pour les uns dix ans - vingt ou vingt-cinq ans pour d'autres - que tout était trop obscur, incertain, dangereux. Vint pourtant le moment qui dissipa toute équivoque. Les deux Pouvoirs qui se partagent le monde absolument complices entre eux, le coup de main de Suez et l'écrasement de la Hongrie eurent lieu ensemble. Ils désignaient ainsi leur ennemi commun. C'est nous. Nous, les peuples, l'humanité commune - et parmi nous ceux qui se sont chargés de témoigner pour nous : les intellectuels - nous trouvions de ce fait, en principe, délivrés. Pour la première fois depuis longtemps, on allait pouvoir parler, et d'abord se retrouver ensemble. Tout devenait possible. C'était compter sans la corruption des esprits. Non seulement ces espoirs furent déçus, et vains les efforts en ce sens. Une démarche inverse conduisit certains à s'émouvoir plutôt des dangers que venait à courir la terreur. D'où l'aggravation sans mesure de ce que l'on pouvait déjà nommer la dégénérescence française. D'aucun côté on ne veut renoncer au mensonge. C'est cet autre aspect du mal, intérieur, qu'il fallait dénoncer tout d'abord.
Face aux êtres qui méditent et prolongent en eux le contenu de leur silence, Jacques Brenner a peut-être créé pour son plaisir (et pour le nôtre) l'être qui parle par excellence et dont il faut bien dire que la parole serait une plus sûre dérobade. C'est ce qui donne aux "Malheurs Imaginaires" ce ton de réussite objective qui tient à un arrière-plan psychologique inexpliqué.
La « sainte et glorieuse croisade » de 1830 devait, disait-on, débarrasser l'Europe et la Chrétienté d'un nid de pirates et d'esclavagistes. On le dit encore : les mythes sont tenaces. Quand la Royale Armada fit voile pour Alger, les Raïs algériens avaient, depuis des années, amarré leurs chebeks. Quant aux esclaves chrétiens, il ne restait dans les bagnes d'Alger qu'une centaine de prisonniers de guerre, des Grecs de la guerre de Morée pour la plupart. Selon Michel Habart, la vérité est que les prétextes de notre déclaration de guerre de 1827 n'étaient qu'une suite de provocations...
Rédigé dans le noir du cachot, l'appel du prisonnier condamné au secret a fini, miraculeusement, par atteindre nos rivages, comme une bouteille jetée à la mer. Peu importe la langue et peu importent les mots : il est déjà en liberté, l'emmuré dont la voix est parvenue aux oreilles des hommes libres.