FeniXX réédition numérique (Le Temps des Cerises)
La Révolte de la mer Noire est la réédition de l'essentiel du livre publié pour la première fois à la fin des années vingt et qui relate le grand mouvement des mutins de 1919, qui s'étendit d'Odessa à Arkhangelsk, de Brest à Vladivostock, mouvement lors duquel des soldats et des marins français se révoltèrent contre la guerre que l'État français, allié aux Blancs, menait contre la jeune république des Soviets. En 1919, André Marty était officier mécanicien à bord d'un bâtiment de guerre.
Dans l'étau de Paris insurgé, un homme se terre. D'où vient-il ? Formé dans l'ombre de Drieu La Rochelle, mais aussi lié à Carbone et aux tortionnaires de la rue Lauriston, c'est un habitué du "One Two Two", bordel le plus select de l'occupation. Tenté par le fascisme, il s'est rallié à Doriot pour devenir une "grande plume" de la presse collaboratrice. Séducteur, il se laisse aimer par les femmes, quand soudain... il découvre l'amour-passion, l'amour-défi. Mais n'est-ce pas l'impossible rêve de commencer une autre vie ? Cerné. Qui forcera en premier sa "planque" : les résistants ou ses "amis" qui veulent se débarrasser d'un témoin gênant ? Grand reporter, essayiste, romancier, René Ballet dévoile les dessous de l'été 1944 ; déjà, dans les beaux quartiers, d'étranges contacts se nouent...
Quand, au V ème siècle, les Vikings débarquent sur l'Île Molle, ils y trouvent une tribu d'amazones noires et farouches. Tout semble prêt pour un affrontement mais un miracle se produit... Quand le lecteur débarque sur la contemporaine Ile Molle, il découvre les fastes séculaires des cérémonies funèbres organisées pour le défunt président... On songe à Swift et à Rabelais en lisant ce roman où il n'est pas interdit de percevoir quelques allusions à la France d'aujourd'hui.
Ancien résistant, militant, un écrivain est interviewé à la télévision. Il s'y voit et s'y entend dire ce qu'il n'a jamais dit. Ce n'est pas lui qui parle : c'est un double de synthèse que nul ne peut distinguer de l'original. Sa femme en vient à se demander si elle vit avec l'homme qu'elle a aimé ou avec sa doublure. Lui-même ne se reconnaît plus. Seul un geste fou pourrait déjouer la manipulation... ou refermer le piège. Grand reporter, essayiste, romancier, René Ballet n'a pas écrit un ouvrage de science-fiction. Avec ou sans manipulation informatique, certains pourraient bien s'y reconnaître.
À partir d'un fait réel, l'accrochage, en août 44, à Frédille, petit village berrichon de l'Indre, entre une importante colonne allemande remontant du sud-ouest de la France et la compagnie F.T.P 2223, accrochage dont le dénouement fut le massacre de six maquisards... Claude Vinci, né à Frédille où son père était instituteur et créateur de cette compagnie F.T.P., a reconstitué une part de vie (de 1936 à 1944), en grande partie fictive mais plausible, de l'un des six massacrés, Adrien, qui fut pendant quelques mois le grand-frère qu'il n'avait pas. En 1944, Adrien avait dix-sept ans et l'auteur douze. La mort du premier, à cet âge-là et dans ces circonstances, fut pour le second une blessure profonde jamais refermée, à la base de ses engagements de citoyen et d'artiste. En imaginant ce récit, Claude Vinci se livre sans doute, cinquante ans plus tard, à une sorte de libération personnelle, à une tentative de prise de distance vis à vis d'un drame bien trop prégnant. De plus, il veut rendre hommage, en cette période de négation de l'Histoire, à ces jeunes victimes qui "aimaient vivre a en mourir" et à ces familles totalement exterminées par la barbarie nazie. Le récit montre aussi la vie d'avant-guerre, sa dureté, sa diversité, les difficultés d'être jeune et les raisons qui ont amené Adrien à se retrouver dans un maquis dès 1943.
Ce livre est celui d'un militant que Guy Ducoloné qui l'a bien connu présente comme un homme d'honneur. Dans ses combats, Charles Pieters a clairement choisi son camp, sans dévier : celui des opprimés. C'est son honneur. Ce qu'il a fait est relaté sans fard, comme c'était, sans forcer la voix. C'est aire qu'on trouvera dans ces pages des aperçus sur la guerre, la Résistance, Buchenwald, les luttes politiques d'après guerre dont les historiens devront tenir compte dans la mesure où ils ne correspondent pas à ce qu'il est de bon ton, maintenant, d'en dire. Mais les faits sont têtus et on ne peut ignorer le témoignage d'un acteur de la vie sociale de cette envergure. Le lecteur y trouvera aussi l'intérêt passionné que, depuis de longues années, Charles Pieters porte à la Ville de Dieppe.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Jusqu'où la mondialisation peut-elle aller ? Depuis cinquante ans déjà, le FMI, la Banque Mondiale et le GATT (aujourd'hui remplacé par l'Organisation Mondiale du Commerce) prétendent réguler, du coeur des métropoles impériales, le développement des pays pauvres et les pratiques commerciales de toute la planète. Or on ne voit partout qu'endettement accru, recul des droits sociaux, conflits ethniques, dégradation du milieu naturel, développement sauvage et inégalement réparti, pour le seul bénéfice d'un Capital devenu global. Déjà, l'ancienne coordination de ces institutions, dites de « Bretton Woods », se transforme lentement en une autorité intégrée : une politique commune d'agression contre les pauvres du monde entier et les travailleurs des pays riches se met en place, sous le nom d'ajustement structurel. Cette dérive autocratique, officiellement présentée comme l'ébauche d'une administration mondiale prétendument nécessaire, n'est pas acceptée par les peuples qui, sur le terrain cherchent à préserver leur indépendance. De ces luttes dépend l'avenir d'une nouvelle démocratie sociale et internationale qui pourra, seule, apporter des solutions concrètes aux problèmes économiques, sociopolitiques et écologiques du XXIe siècle.