FeniXX réédition numérique (Jean-Claude Simoën)
Le 4 juillet 1976, la presse mondiale - stupéfaite et admirative - rapportait le raid-éclair réussi par Israël en Ouganda. Trente-cinq siècles plus tôt, des hiéroglyphes retraçaient le coup de main réussi par l'Égypte à l'emplacement de Tel-Aviv. Entre ces deux dates, ce livre raconte vingt autres exploits, parmi les plus héroïques et les plus glorieux de la tradition militaire. Certains de ces épisodes sont célèbres pour avoir inspiré des films romanesques, comme les combats de Du Guesclin ou la bataille de l'eau lourde ; la plupart sont méconnus, comme le défi du gaulois Ambiorix à César, ou les harcèlements du Major Stirling contre Rommel. Aux ruses des premiers âges, sont désormais venues s'ajouter les plus modernes des techniques. Mais le thème saillant de cette fresque étonnante, dans une suite de récits captivants, reste cette vertu sans âge et sans frontière : le courage.
Parlementaire français de longue date, militant socialiste de toujours, Résistant de la première heure, Juif sans plus d'arrogance que de honte, Jean-Pierre Bloch a préféré attendre le tiers d'un siècle pour livrer son témoignage personnel sur la Seconde Guerre mondiale. C'est, sans doute, qu'un tel recul de l'Histoire restait indispensable pour que sa part de vérité soit entendue sans choquer. Venant après des centaines d'autres ouvrages, son récit rend un son extrêmement différent peut-être, parce que ce témoin exceptionnel fut d'abord un acteur de premier plan. Engagé volontaire dans l'armée française, en renonçant aux privilèges de son mandat, il raconte les héroïques combats d'arrière-garde des troupes, autant que l'impéritie de leurs chefs. Participant à la constitution des réseaux de Résistance, il souligne leurs liens précoces avec les partis politiques, sans dissimuler leurs maladresses. Visiteur de Léon Blum en prison, puis interné lui-même, il rapporte des camps - et des filières d'évasion - un souvenir chargé de tendresse et de solidarité juvénile. Ancien collègue des plus importantes figures de la Collaboration, il en offre une image, où la sottise et la lâcheté l'emportent généralement sur la malveillance, mais qui garde parfois une étonnante chaleur humaine. De la zone dite "libre" à Londres et à Alger, il montre sans complaisance les difficultés de communication et les querelles de personnes, entre des hommes qui n'étaient que des hommes, même s'ils étaient souvent de grands hommes.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Du fond de son village, un humble curé de campagne français dirige l'un des plus fantastiques réseaux d'espionnage de tous les temps. Physicien aux États-Unis, avant de choisir la religion, l'abbé Paul Gerland y a travaillé avec le plus grand génie contemporain : Albert Einstein. Devenu son disciple, il est convaincu, que seul un pouvoir supra national saura protéger les hommes contre l'esprit belliqueux de leurs gouvernements. Par testament, à la mort de son Maître, il a reçu mission de rassembler une « internationale des savants ». Leur groupe, plus généreux que doué d'esprit pratique, réussira-t-il à échapper à toutes les polices secrètes du monde, lancées sur leurs traces. Et le monde lui-même, du même coup, a-t-il la moindre chance d'échapper aux conséquences terrifiantes de la folie des hommes. C'est à un rythme échevelé, que ce roman - étrange et captivant - raconte cette histoire, les péripéties les plus extraordinaires nous troublent par leur profonde correspondance avec notre actualité quotidienne.
À 48 ans, après trente ans de militantisme à gauche, devenu en quelques mois, grâce aux sondages, l'un des hommes politiques les plus populaires de France, Michel Rocard reste un inconnu pour la plupart des Français. On ne retient de sa déjà longue carrière que les coups d'éclat. Une majorité de Français voit en lui le meilleur espoir de la Gauche de briser cette "fatalité de l'échec", qui maintient - depuis vingt ans - toute une génération politique en marge des responsabilités. Mais nombreux sont ceux qui s'interrogent, au Parti socialiste comme ailleurs, sur le "phénomène Rocard". Révolutionnaire pour les uns, autogestionnaire pour les autres, social-démocrate ou "social-technocrate", "roue de secours du capitalisme", porte-parole du courant chrétien de gauche, étatiste, socialiste modéré, planiste, révisioniste, on a tout dit, et le contraire de tout, pour le qualifier. Une de ses phrases préférées est qu'"en politique on n'est pas tant ce que l'on dit, que ce que l'on fait". Or, en trente ans, de la SFIO au PSU, de l'Inspection des Finances au Forum de l'Expansion, des meetings de la Gauche révolutionnaire aux plateaux de la télévision, du Club Jean Moulin au secrétariat national du Parti socialiste, de l'ENA à la mairie de Conflans-Sainte-Honorine, Michel Rocard a beaucoup dit et beaucoup fait. C'est dans ce passé qu'il faut savoir lire son avenir.
Imaginez un peu. Naître aux Caraïbes, d'ancêtres africains. De nationalité française, parler créole, et vivre dans une colonie baptisée département. Avoir la peau noire, et apprendre à l'école que "Nos ancêtres les Gaulois...". Ce n'est pas tous les jours facile d'être antillais. Qui sommes-nous vraiment, s'interrogent avec angoisse Martiniquais et Guadeloupéens ? Français, Antillais, Français-Antillais, Antillais-Français ? Qui sommes-nous vraiment, et surtout où allons-nous ?
"Il faut rendre le pouvoir aux créateurs". C'est ce qu'a déclaré Jean-Christophe Averty à Valéry Giscard d'Estaing lors de leur entrevue du 14 avril 1976. Date historique : "L'enfant terrible" de la télévision française plaidait la cause des réalisateurs, "saltimbanques" devenus les robots de la fabrication des programmes... Averty ne mâche pas ses mots. Il peut se le permettre. Il est le seul réalisateur de télévision couronné d'une auréole mythique. Le seul qui soit, pour ses admirateurs comme pour ses détracteurs, à la fois un artiste et un personnage. En 1963, il provoquait un énorme scandale avec son émission "bête et méchante", les Raisins verts. Il inventait la moulinette à bébés et la France, chatouillée par son humour noir et sa nouvelle façon de créer des images qui ressemblaient à des dessins animés, se divisait en deux camps, comme aux temps de l'affaire Dreyfus. Aujourd'hui, Averty serait plutôt une sorte d'institution nationale ; mais sa gloire ne lui est pas montée à la tête. Critique de télévision au journal "Le Monde" dans les années 60, Jacques Siclier a été de ceux - alors très rares - qui ont compris et défendu la révolution esthétique apportée par Averty aux images électroniques. L'amitié de Jacques Siclier et de Jean-Christophe Averty se concrétise maintenant dans un livre. Un livre où, avec son humour, sa verve et sa passion. Averty se raconte ; un livre où Siclier raconte Averty tel qu'il l'a connu, tel qu'il le voit vivre son aventure exaltante et sans cesse recommencée.
Voilà pourquoi, aujourd'hui, j'ai pris le train à la gare de l'Est. À mon tour... Le dérisoire en paquetage et l'impression de maîtriser Clausewitz. Le patron m'a dit de considérer tout ça du point de vue allemand. L'allemand, ça plaît... un bon casque "boche" vaut dix français ; une croix de fer, cent médailles militaires. Aux puces. Ce coup-là, c'était plein de mémères en larmes et de rivaux haineux. Vous avez vu votre Front popu ! Hein ! ça nous a bien amené la guerre ! Et les autres qui se taisaient... le populo à tartines de rillettes, les petits officiers astiqués pour l'Action française, les bérets, le pinard, toujours encore plus noir dans les quarts d'alu, et les petites poules devant leur Dubonnet. Ce coup-ci, ça ne va pas traîner... Ça n'a pas traîné, en effet, puisque maintenant, "il faut faire boche...", et que c'est ça qui me chiffonne.
Des combats de Poméranie, sur le front de l'Est en 1945, aux djebels algériens, de la cuvette de Diên Biên Phu aux barricades de Mai 1968, ils ont perdu tous les combats. Ils n'en sont que plus aigris. Leur territoire : un espace politique de plus en plus exigu, où ils sont rélégués par la minceur de leur score électoral : rarement plus de deux pour cent... Ils n'en sont que plus agressifs. Leurs méthodes : elles n'ont pas changé. Au lieu d'introduire de nouvelles idées dans le débat politique, ils ont préféré acclimater un nouveau sport de combat : le nunshaku. Quand ce n'est pas le pain de plastic... Ils n'en sont que plus dangereux. Véritable underground politique, le monde des droitistes apparaît de moins en moins comme un phénomène politique. Et, de plus en plus, comme une réserve sociologique des exclus des deux dernières républiques. Avec leurs rites, leurs cantiques et leurs traditions, ils entrent doucement dans l'Histoire. Par la petite porte. Des lecteurs du poussièreux Rivarol, aux intégristes visionnaires de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, des comploteurs théocrates de l'Office International aux casqués-bottés-armés des Groupes-Action-Jeunesse, c'est toute une faune - mal connue du public - qui se dévoile ici. Ils ont été, ils sont, ils seront les rats noirs.
Tout le music-hall, depuis Yvette Guilbert, jusqu'aux filles très nues du Crazy Horse Saloon, en passant par le sourire de Mistinguett et le canotier de Maurice Chevalier. L'histoire d'un divertissement pour adultes, puisque le sexe et ses ambiguïtés sont le ressort du spectacle. La femme divinisée n'est plus qu'une idée de femme, et cette idée là peut dissimuler un homme, anonyme, derrière ce triangle étincelant de verre blanc imitant le diamant, strass symbolique, artifice et séduction trouble du music-hall.
"Mon nom est Robin Cruso. Je ne sais pourquoi j'écris ce récit. Personne ne le lira jamais. Ou alors quelque explorateur, venu d'une lointaine planète, puisqu'il n'y a plus personne sur cette terre. Cette terre sans vie, sans âme, sans amour, sans fleurs, sans fruits, sans bruits. Sans rien. Cette terre sur laquelle tout avait si bien commencé. Avant la civilisation automobile."
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Devant le public ou devant la caméra, Michel Simon et Pierre Brasseur sont envahis par la folie, ils débordent, ils explosent, le couvercle saute et ils sont grandioses. Comment voulez-vous qu'ils se débarrassent de cette folie quand ils sortent de scène ? C'est un feu qui couve en eux, prêt à rejaillir en flammes et en étincelles - et leur extravagance l'empêche de s'éteindre. Cocteau avait inventé une expression pour cela, et qui appartient aujourd'hui à notre vocabulaire : les monstres sacrés. Ils sont des monstres, et ils sont sacrés. En Italie, nous sommes plus modestes. Nous les appelons des trombones. "Les derniers trombones" est le premier livre de Claude Dauphin. La plus belle soirée de sa vie a été tourné en 1972, par Ettore Scola, avec Pierre Brasseur, Michel Simon, Alberto Sordi, Charles Vanel et Claude Dauphin.
Des deux parties de ce roman, pourtant unique dans tous les sens du terme, la première a été écrite par l'un des deux auteurs, la deuxième par l'autre. La question : qui est l'autre, et qui est l'un n'a qu'un intérêt anecdotique. Ces deux parties peuvent être lues simultanément, en stéréolecture, avec un binocle spécial composé d'un verre vert à droite, d'un verre rouge à gauche, et d'un nez en matière plastique au milieu. Cependant, la monolecture reste praticable, soit à l'aide d'un monocle que le lecteur se collera au milieu du front, soit à travers les rayons d'une monocyclette qu'il fera tournoyer autour de sa tête et à hauteur des yeux, à la vitesse de 33 tours minute environ (78 tours pour les borgnes et les cyclopes ; 45 tours pour les bicyclopes, à pied ou à vélo). Par contre, la non-lecture de cet ouvrage, par quelque non-lecteur que ce soit, est formellement interdite.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un raz de marée a englouti une partie du monde. Sur l'île d'Ibiza, une poignée de survivants engagent une tentative de société nouvelle en rupture avec les conditionnements du monde civilisé. Le récit de cette expérience, écrit avec la naïveté lyrique de l'auteur de « Savoir revivre » et de « Le goût du temps qui passe », séduira les écologistes, les rêveurs et les poètes.
Histoire véridique de la fabuleuse rencontre du nazisme et du stalinisme sous les lumières du Kremlin, et de ce qui advint aux royaumes de Pologne, de Finlande, d'Estonie - et autres nations de Courlande - pendant la dite rencontre, notamment les 23 août et 29 septembre de mil neuf cent trente-neuf, augmentée des commentaires d'un témoin ubiquiste, et du récit des avanies subies par quelques bons citoyens des dites nations et d'autres, mystérieusement frappés à mille lieues de distance par la terreur qui s'en suivit.
Cavalcadour est un grand roman, celui d'une enfance provinciale et désuète dans un dix-neuvième siècle finissant, d'une adolescence particulièrement féconde dans les années qui précèdent la Première Guerre mondiale. C'est aussi un témoignage unique sur le présurréalisme de Jacques Vaché, ce météore génial et désinvolte, qui devait apporter la révélation à André Breton.
Avocat, directeur de la revue maoïste Révolution, animateur du collectif de défense du FLN, Jacques Vergès assure, en 1965, la défense du premier Palestinien capturé en Israël, puis en 1969, celle de Fédayins arrêtés à Athènes et Zurich. Il est l'un des personnages les plus passionnants, et les plus gênants, des deux dernières décennies. Agenda est une fresque saisissante, parfois poignante, où l'auteur mêle étroitement le rêve et l'imaginaire, évoquant le long combat, et les prises de conscience - souvent déchirantes - qui l'ont poussé à militer. Chaque page de ce récit est un témoignage ardent, avec la dimension dramatique du vécu.
À deux heures de Paris, dans un univers créé de ses mains, vit un homme, poète, sorcier, guérisseur, sculpteur, musicien. Quelques amis, étudiants, ouvriers ou paysans, viennent l'écouter, Laurent Danchin est l'un d'eux, qui rapporte - avec beaucoup de fidélité - le propos coloré, étonnant de fraîcheur et de spontanéité, de ce vieil artiste, qui ne vend pas ses oeuvres, mais réveille l'énergie créatrice des autres. Dans sa solitude, Chomo est un précurseur authentique de la pensée et de l'expression moderne. Il incarne cette culture populaire, dont on parle sans jamais l'appréhender.
Oui ou non, a-t-on décidé d'implanter le seul centre de traitement de déchets nucléaires en fonctionnement dans le monde, au cap de La Hague, parce que le Cotentin est une presqu'île qu'on peut fermer en cas d'accident ? Est-ce pour cette raison que l'EDF veut construire, tout près de La Hague, à Flamanville, une centrale nucléaire sans équivalent dans le monde, même aux USA ? Nous pouvons gagner la bataille anti-nucléaire à Flamanville ; mais nous ne voulons pas que les centrales aillent s'installer ailleurs, car nous savons que "ailleurs" revient ici sous forme de déchets à traiter ! En Alsace, en Bretagne, en Languedoc-Roussillon, vous avez déjà partiellement gagné contre les centrales nucléaires : votre victoire est la nôtre ! Nous sommes concernés par la lutte anti-nucléaire, partout en France, que dis-je : partout dans le monde ! Que le monde entier se sente concerné par notre combat : nous sommes la poubelle atomique du monde !
Le combat algérien, à travers la lutte clandestine d'Ali, qui milite pour l'indépendance de son pays. Le récit alterne avec le journal du jeune homme dans les années cinquante. Une vision du colonialisme par un adolescent. "Ciel de Porphyre" est, après "La chrysalide", le deuxième ouvrage de Aïcha Lemsine.
"Si vous n'acceptez pas nos conditions, une bombe atomique éclatera sur New York !... Sachez que rien ne nous arrêtera". Les conditions ? Dix millions de dollars en pierres précieuses, et la libération des territoires entre le Jourdain et Jérusalem. Un commando tient la ville grâce à une charge au plutonium bricolée par un ingénieur. Elle est cachée quelque part, au coeur même de la cité immense. Les négociations sont secrètes. Elles commencent au plus haut niveau : présidence des États-Unis, ONU. Une indiscrétion déclencherait la panique pour des millions et des millions d'otages. Une panique d'Apocalypse, plus effroyable encore que la bombe...
Martine et Daniel sont à l'image de ces millions d'hommes et de femmes, que leur condition sociale destine aux mêmes grands ensembles, centres commerciaux et foyers culturels. À travers une enquête romancée, où se conjuguent la minutie journalistique et la passion romanesque, Françoise Simpère dépeint le mal de vivre de la majorité silencieuse, dans le contexte urbain de la fin du vingtième siècle. De l'HLM au pavillon, c'est dans une véritable descente aux enfers que nous suivons les héros de ce livre-vertige de l'endettement et de la solitude, débouchant sur l'angoisse, la délinquance, le suicide.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
"Bonjour, Monsieur le Maire de Paris ! - Bonjour, Monsieur le Président. - Alors... Maintenant que vous êtes à l'Hôtel de Ville, quel nouveau coup allez-vous nous préparer ? - Je puis vous assurer que je n'ai pas la moindre mauvaise intention ! - Pourtant, M. le ministre de l'Intérieur m'assure qu'il subsiste un... un petit contentieux..." Dans ce même bureau de l'Élysée, où Valéry Giscard d'Estaing reçoit Jacques Chirac, ce mardi 29 mars 1977, il lui avait signifié, huit mois plus tôt, son congé de Premier ministre. Entre temps, la conquête de la Mairie de Paris a servi de prétexte au plus spectaculaire règlement de comptes au sein de la majorité qu'ait connu la Ve République. Ce sont les dessous, parfois dramatiques et souvent cocasses, de cette lutte sans merci que raconte ce livre. Une bataille de personnes et d'intérêts où s'est sans doute joué notre avenir immédiat...
Le 23 septembre 1977 à 1h15 du matin, au siège du Parti communiste français, cinq ans et quatre-vingt-huit jours après la signature du Programme commun, la gauche se casse. Union dans la désunion, combat dans l'alliance, querelle dans la fraternité, la gauche venait à l'orée d'une victoire longtemps différée de programmer inéluctablement son plus grave échec. Avec le recul du temps, la documentation et la lucidité indispensables, François Loncle a reconstitué la longue marche de l'actualisation du programme commun et l'anatomie de son échec. Secrétaire national du Mouvement des radicaux de gauche, responsable de la délégation de ce parti lors des travaux d'actualisation, François Loncle est le seul négociateur à avoir suivi depuis 1972 la totalité des réunions de la gauche.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Éclats : fragments de l'étonnante aventure qui a fait de Nancy le haut lieu du théâtre mondial : garçons et filles venus, de tous les pays, jouer, parler, chanter, créer ensemble ; fragments de l'expérience de Chaillot, interrompue par le pouvoir, émerveillement brisé par le règne des faux semblants. scandales et bruits de ceux qui vivent vrai, chantent leur vie, délient leurs gestes et aussi des prisonniers, des écrasés, des opprimés de partout trouvant la force de crier leur révolte. lumières éparses sur l'espoir d'une autre culture, l'agonie de la vulgarité, la familiarité des choses belles, des hautes ambitions de plaisir et de fête. feux qui éclairent et réchauffent hommes et femmes libres, debout à la peine et à la joie.
Si la province souffrait jusqu'ici d'un complexe d'infériorité vis-à-vis de Paris, ce livre d'un journaliste provincial contribuera beaucoup à le faire disparaître. C'est la plus belle volée de bois vert jamais donnée aux parisiens. Gabriel Domenech leur rappelle que, même géologiquement, ils étaient en retard sur le reste du pays, que leur histoire n'a rien de commun avec celle des Français que la moitié d'entre eux sont des provinciaux et vingt pour cent des étrangers, que l'élite nationale est originaire de la province, qu'aucun d'entre eux n'a jamais rien découvert... Et que sans la province nourricière, Paris exploserait en moins de quinze jours. Tout cela dit avec une franchise, une vivacité de ton et un humour inhabituels en ces temps de contestation moro et de revendication violente.