FeniXX réédition numérique (Henri Laurens)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Madame Vigée-Lebrun a, pour nous, ce prestige d'avoir épanoui son talent et sa beauté en ce XVIIIe siècle où, depuis quelque 50 ans, nous situons le plaisir et la grâce d'avoir peint Marie-Antoinette, dont la fin rend la mémoire émouvante, d'avoir erré par l'Europe, et connu cette haute société cosmopolite qui, de Paris à Rome, de Naples à Vienne, de Pétersbourg à Londres, allait et venait partout aimable, partout accueillante. (...) Nous pourrons préciser certains traits, grâce aux mémoires et journaux du temps, grâce aux papiers de l'artiste qui, conservés à la Bibliothèque d'art et d'archéologie, et signalés par Monsieur de Nolhac dans son agréable volume (1911), ne semble pas avoir été, jusqu'ici, complètement dépouillés...
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Deux grands noms dominent dans l'histoire de la sculpture française du XVIe siècle, ceux de Jean Goujon et de Germain Pilon. Ces deux noms, qui emplissent cette époque agitée et brillante, sont comme les symboles des deux grandes périodes de l'art de la Renaissance. Le premier est synonyme de grâce, d'élégance, de charme. Il est évocateur de figures onduleuses et fluides. Le second éveille en nous le souvenir de personnages robustes, très naturels, très sincères. La renommée des deux maîtres fut peut-être égale pour leurs contemporains. Depuis, celle de Jean Goujon se maintint au haut degré où il l'avait portée de son vivant. Celle de Germain Pilon s'obscurcit. Aujourd'hui encore, le nom du sculpteur de Catherine de Médicis est loin d'avoir l'éclat dont il fut environné jadis. Il y a là quelque injustice, à laquelle cette monographie choisit de remédier.
De tous les sculpteurs français du XVIIe siècle, Houdon fut assurément le plus grand. Mais il n'est certes pas le mieux connu. Il semble que la grandeur même de son génie, l'ampleur de son oeuvre aient intimidé, découragé les biographes qui, même en se mettant à deux pour l'embrasser, comme Montaiglon et Duplessis, Délerot et Legrelle, Hart et Biddle, parvenaient à peine à en faire le tour. Toujours est-il que tandis que les plus illustres de ses prédécesseurs et de ses rivaux : Bouchardon et J.-B. Lemoyne, Falconet et Pigalle, J.-J. Caffieri et Pajou ont été l'objet d'une monographie scientifique, Houdon seul, cent ans après sa mort, attend encore la sienne. Les études d'ensemble qui lui ont été consacrées sont vieillies ou insuffisantes et il est difficile de s'orienter au milieu des innombrables articles de revues qui, dispersés de touscôtés, éclairent de lueurs papillotantes tel ou tel trait de sa physionomie en laissant les autres dans l'ombre. C'est pourquoi, en attendant la biographie détaillée suivie d'un catalogue critique que nous promet M. Paul Vitry, il m'a paru utile de condenser en quelques pages, dans le cadre plus restreint de la collection des Grands Artistes, l'état actuel de nos connaissances et le résultat de mes propres recherches sur sa vie et sur son oeuvre.
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Un peuplier fin d'Italie, une ruine, quelques petits personnages, voilà ce dont est fait presque tout l'art d'Hubert Robert. Volontiers même on verrait en ce schéma la peinture de paysage au XVIIIe siècle. Si les peintres de l'époque ne furent guère de grands amoureux de nature, le XVIIIe siècle a, dans une certaine mesure, préparé Corot. Il est facile de remonter de son oeuvre à celles d'un Louis-Gabriel Moreau, d'un Joseph Vernet, voire d'un Jean-Baptiste Oudry. C'est d'eux surtout, avec Hubert Robert, qu'on parlera en ce livre. L'ouvrage de Tristan Leclère n'est pas une histoire complète du paysage, mais simplement celle, très brève, de quelques paysagistes.
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