FeniXX réédition numérique (Christian Pirot)
« Maisonclosologie » : ce néologisme en forme de porte-jarretelles sorbonnard et branché, renseigne déjà sur l'esprit du livre de Jean Chédaille. L'auteur n'a pas voulu se poser en historien ou en sociologue. Sorte de rétro reporter, il raconte le roman de la sexualité tarifée en Touraine, cette province où les rois furent d'ardents précurseurs et les dames de cour, des putes déguisées en carriéristes de la particule... De la fin du XIXe à la moitié du XXe siècle, qui a connu la fermeture autoritaire et toujours contestée, Jean Chédaille nous fait visiter ces maisons de plaisir, à jamais disparues dans l'une des plus grandes émasculations de notre Histoire.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ceux qui ont aimé "Le temps des entonnailles" retrouveront avec le même plaisir Roger Sériau dans ses pérégrinations à travers les provinces du coeur de la France : Berry, Saintonge, Limousin et Poitou. Comme le vin des entonnailles, La fleur de sel participe de l'esprit et de la joie. Une fois pour toutes, Roger Sériau a choisi d'honorer deux dieux à la fois : Apollon, dieu de la lumière et des arts, et Dionysos, dieu de la vigne et du vin. Ami et peintre des humbles, observateur pointu des choses de la vie, conteur né, Roger Sériau sait mêler tendresse et humour, poésie et réalisme, nostalgie et rire pour nous communiquer sa grande soif de la vie.
Max Bizeau rassemblait, en vers libres, rondels, sonnets, des souvenances de jeunesse, ordonnait un prisme poétique aux couleurs de ses heures, marquant un intérêt constant pour le monde, lorsque la disparition tragique d'un fils l'atteignit en plein coeur. Écrire pour tenter de supporter l'inacceptable. Écrire pour retrouver courage, empêcher la déperdition de soi et de ses proches. Écrire pour dénoncer des maux mortels. Poésie qui émeut, et souffle sur l'étincelle de vie en chacun, poésie discipline quotidienne pour être. La force de l'homme acquise à l'expérience des ans résiste. L'oeuvre se recompose... Olga Tkachenko
Une bonne douzaine de séjours de Balzac à Saché - où il avait même sa chambre - ponctuent une existence de nomade. N'était-ce vraiment que pour la commodité d'être reçu, et de pouvoir travailler en paix dans sa Touraine natale ? Quel charme occulte le ramenait donc à Saché ?
Dans les années 50, une préfecture au centre de la France voit sa placide existence bouleversée par l'implantation d'une base américaine. Défiance et séduction opposent les habitants, et divisent les consciences elles-mêmes. Décors fidèlement restitués, dialogues coupés au couteau, style nerveux et sensuel, ce livre présente « la guerre froide » vécue au jour le jour. On dévore ces pages pleines d'humour ou de générosité, parfois crues ou délirantes, comme un hamburger bien juteux. Après « Les petites bottines », U.S. go home cible le coeur humain à travers l'Histoire : fesse et politique dans un cocktail... étonnant !
Ah oui ! Gilbert Laffaille est bien né en 1948 ! Après des études de lettres, il devient professeur de français. De 1977 à 1990, il enregistre sept albums de chansons, se produit sur scène au Théâtre de la Ville à Paris, au Printemps de Bourges, et effectue de nombreuses tournées en France et à l'étranger. Son huitième album de chansons, "Ici", obtient le Grand Prix de l'Académie Charles Cros 1994. Le lecteur retrouvera, dans La ballade des pendules, ses chansons les plus connues (Le gros chat du marché, Le président et l'éléphant, Corso fleuri, Neuilly blues, Trucs et ficelles...), mais découvrira aussi ses pièces (inédites) pour théâtre de poche, véritables petits chefs-d'oeuvre, selon Claude Duneton, qui préface ce livre.
« C'est le bon Dieu, quand ça rentre, c'est le diable quand ça sort... » Michel Gastine, accoucheur d'avant la péridurale, se souvient... L'auteur de "Derrière les volets clos" oubliant les ventres qui souffrent évoque dans ce roman du quotidien caché les ventres qui font jouir à travers une tranche de vie sur la prostitution à Orléans, rue des Juifs, au début du XIXe siècle. Une intrigue allègrement troussée, d'une lecture très plaisante dont le mérite est de reconstituer fidèlement, à travers une documentation solide, un univers en sépia, le peuple dans ses émois, un monde vivant au rythme du pas de l'homme et des déhanchements de la femme.