FeniXX réédition numérique (Barré & Dayez)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Saint-Gilles, XIIe siècle : plongez au cœur de l’histoire méconnue des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et des Templiers, dont l’influence a marqué durablement le sud de la France.
Germaine Mérard est la grand-mère que chacun aimerait avoir. Une mamie accueillante et complice, qui écoute, apaise et raconte. Sagesse qui est le fruit d'une longue vie généreuse, mais aussi l'expression d'une vocation première. Germaine nous conte cette destinée faite de joies simples et de labeur à une époque trop tôt oubliée. Un panorama de vies qui nous interpelle sur la solitude, sur le magnétisme des êtres, sur le geste ou le mot de l'instant qui peut être blessure ou bonheur. Un livre qui est aussi le symbole de l'amitié d'aujourd'hui, comme une reconnaissance et un juste retour des choses.
Ces trois chapitres, puisés dans la vie d'un homme à des époques différentes, c'est d'abord le récit - par lui-même - des péripéties de la recherche, à travers la France, de ses origines avec, pour point de départ, la découverte d'un nouveau-né abandonné au début du XIXe siècle. Puis, la traduction, par un tiers cette fois, du regard passionné et précis de cet homme sur ce que fut sa jeunesse à la Libération et au cours des deux années qui suivirent. Jean-Luc Leancrenoy fête ses vingt ans au Sahara, Méhariste en Mauritanie. Avec lui, le lecteur vit l'aventure du désert, il participe - au gré des méharées - de puits en puits, à l'arraisonnement de caravanes suspectes, à la reconnaissance de tracés vierges dans les dunes et les vents de sable hostiles, à la recherche angoissante de voyageurs égarés, à l'apaisement de querelles entre tribus rivales. Enfin, par un nouveau bond dans le temps, le dernier volet sollicitera d'autres émotions et le cercle sera bouclé... On parcourt, avec un intérêt soutenu, cet ouvrage qui se veut roman, même s'il porte au plus profond l'accent de la vérité.
Enfin ! Un bouquin palpitant, qui tient la route en accrochant les tripes. Le style surprenant s'impose : de la zone argotique, de l'anarchie prolétarienne, de la révolte destructurée, des histoires minables, des personnages colorés, du langage parlé marginalisé, de l'espoir en pots de chrysanthèmes. Désopilant ! Souvent carrément poilant. Certains passages sont même torrides. Ça, c'est du Jafeu ! Plus crado que Boudard, plus prolo que Céline, plus voyou que Genet. À côté de lui : Bukowski... c'est du pipi (dixit : Zola). Un pamphlet comportemental. Un happening constant révèle un univers méconnu... parfois, ça défonce le bidon. Bandant ! Irrésistible ! Le langage populaire poétique facilite la philosophie de comptoir. Le must des sociologues... il faut avoir lu « Le Bamby Bar » (histoires de comptoir).
Parallèlement à la progression vers le pilotage d'un passionné d'aviation, le livre raconte toute une série d'histoires cocasses, emmêlées avec des souvenirs de guerre sur hélicoptères en Algérie, ainsi que de vols de patrouille maritime en Europe, Canada, Antilles, Amérique du Sud, Afrique. Après 19 ans d'Aéronavale, les vols se poursuivent au sein de l'Aéro-Club de Lorient, d'abord, puis d'une société privée à Lyon-Bron. En dehors des « joies du vol », recherchées par la majorité des pilotes, l'accent est mis sur les dangers, les irrégularités qui, nécessairement, apparaissent, particulièrement en travail aérien. Quel contraste également, lorsqu'après un grave accident d'avion, les grands espaces se transforment en « la cellule » que représente, pour l'auteur, une chambre d'hôpital. L'envie de revoler est le meilleur des remèdes. La conclusion, après trente années d'aéronautique et 9.200 heures de vol (si vous préférez 1 an et 1 mois en l'air), sur 99 types de machines volantes différentes et un fauteuil roulant... !
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Sous une forme ramassée, dans le style direct de la conversation, la « Lettre à Julie » nous ramène aux questions vitales qui opposent les visions antagonistes de la science et de la foi. Mais le savoir pris en compte ici, s'est libéré des illusions du scientisme, et la foi se trouve débarrassée des scories de l'ignorance. Au siècle où, après bien des contestations, les savants semblent s'accorder sur l'histoire de la matière et sur la théorie de l'explosion initiale (vulgairement dénommée Big Bang), où ils reconnaissent que notre monde matériel n'est pas infini, ni dans le temps ni dans l'espace, il semble qu'une vision cohérente du rôle de l'humanité puisse enfin se dégager, surmontant les oppositions anciennes. La « Lettre à Julie » ne fait que pressentir cela. Mais elle nous offre, dès à présent, quelques pistes de discussion, fondées sur les perspectives conjointes de la raison et de la foi : « Il te sera nécessaire de trouver une concordance entre ce que ta générosité peut te faire entendre, et ce que ta raison peut te faire atteindre ». Sa quête du bonheur n'échappe pas à la menace que le mal fait peser sur elle. Mais c'est tout de même avec assurance, qu'elle parcourt le sentier que le Petit Prince avait découvert. Son écriture, dense et élégante, ses formules lapidaires en rendent la lecture séduisante aux esprits curieux.
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« ... Ils ont reçu les coups sous leurs vêtements mouillés, comme des brûlures sur leur chair transie. Leurs doigts sont morts et jaunes. Leurs mains sont figées dans la courbure des pelles... Cage ! Cage ! Cage ! Wasser ! Wasser ! Wasser ! » Cris de la soif, de l'étouffement, de la torture, cris du monde où les sucres sont conçus pour brûler les entrailles et où les soupes rancies sont des hallucinations de mourants. Cris de l'hécatombe, de la gigantesque guerre subie et aussi de la folie de vivre. Comment, après cela, ne pas marcher, en nombre, derrière « La banderole au slogan fertile », pour écarter la menace d'un retour paroxystique de l'enfer ? Comment ne pas rêver « d'être une muse, afin d'inspirer l'immense chant d'amour que l'espace universel mérite, un hymne à la paix de toutes les races » ? Et puisque le rêve est la proue dynamique de la vie, comment, « dans une orgie de vocalises d'alouettes blondes », devant la beauté toujours visible, heureusement, des êtres et des choses, ne pas chanter : « Quand le rayon passe en moi, je suis la harpe aux mains gantées de voyelles d'oiseaux, je ne laisse aucun rayon passer sans déclamer sa gloire »... ? Passé tragique - présent de lutte - joie d'être une infime partie d'un univers sans limites : les trois thèmes principaux de l'oeuvre d'Ovida Delect sont contenus dans les trois tableaux du tryptique, recueil de récits en prose et de poèmes, d'où ont été extraits plusieurs textes interprétés dans l'émission télévisée « Appelez-moi Madame ».
Mais que sont donc ces énigmatiques « lanternes des morts », dont le berceau - et l'émergence rapidement excentrée - se situent en Limousin ? Quelles peuvent être leurs symboliques historique, spirituelle et matérielle ? Depuis longtemps, beaucoup de chercheurs se sont interrogés... Ils n'ont décelé que des réponses fragmentaires, parfois même contradictoires, face à ces curieuses constructions, qui conservent toujours la plupart de leurs secrets. Ici, l'auteur aborde le sujet d'une manière différente. Il rappelle largement les caractéristiques sociales et religieuses du fascinant XIIe siècle. Il amplifie le champ des constatations, voire des supputations, en évoquant l'éventail des spécificités limousines, dans le domaine de la mort et du sacré, avec leurs traditions et traductions cultuelles. De la sorte, il nous propose de nouvelles clés pour une meilleure compréhension globale de ce phénomène encore mystérieux.
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Philippe Le Pavec, passionné et passionnant, ne compte ni son temps ni - à forte ou faible dose - son amour pour donner et se donner corps et âme à sa muse écriture. Regardant les aiguilles du temps uniquement pour se rendre disponible ; tolérant et patient, humain et déterminé, il vit avant toutes choses sans attendre de merci à la main qu'il tend. "Amantes passions" et "L'être d'où je viens" jonglent avec des mots pétris d'amour. Les proses poétiques savent aller au-delà de la passion, jusqu'à la déchirure. Chemins tortueux, traversant pieds par pieds les obstacles que l'on nomme : révolte, larmes, fragile destin, justice et liberté, par la force poétique de Philippe Le Pavec, ce recueil se lira dans un nuage d'amour, perlé d'un rose nacré.
Au coeur de la grande « cité » africaine, l'Institut et ses laboratoires sont le joyau d'une coopération, dont l'efficacité, grâce à la fermeté du général-directeur, n'est plus à démontrer. C'est là que, tout nouveau médecin du dispensaire, Arnaud retrouve Florent, Kabue, Mwadi et Falanka, dont le comportement l'intrigue. Pourquoi Florent va-t-il, la nuit, dans son laboratoire ? Pour qui « roule » Falanka ? Kabue, Mwadi, quelle force mystérieuse aliène-t-elle leur vie ? Le sida déferle. Injustice et précarité pèsent. Arnaud découvre des secrets, les ressorts grands et simples de la destinée, l'incroyable fragilité des êtres, l'espoir qui les anime... Car le combat est inégal. L'homme pourra-t-il vaincre l'épidémie ? Saura-t-il guérir du pouvoir, ce « mensonge raisonnable » qui agit au coeur des sociétés comme un véritable virus ? Ce livre ne prétend pas répondre à de si vastes interrogations, mais il est un hommage à la conscience et au courage des hommes devant l'adversité, à leur abnégation surtout qui, dès les origines, à l'instar des fourmis suicidaires d'Afrique, leur a toujours permis de surmonter l'obstacle.
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Louis Durantin, né peu après le début du siècle, consigne dans ses cahiers - de jour en jour, voire d'heure en heure - les petits instants et faits vécus. Cela nous donne une oeuvre bizarre, sans doute à prétention littéraire, mais qui ne relève ni du journal intime, ni de l'autobiographie, ni du roman, ni de la relation historique ou anecdotique, et pourtant un peu de tout cela à la fois, mêlé. Un « salmigondis » selon sa propre expression, dans lequel, au long des pages, on verra défiler les temps de la Résistance dans les Maquis de Lozère, ceux de la guerre allemande, des années vécues dans un Cambodge d'avant le milieu du siècle, qui semble l'avoir captivé... enfin, les circonstances petites de sa vie sentimentale. Tout au long de ce siècle, plus observateur que juge, alors que mêlé aux événements capitaux qui marqueront l'histoire de notre temps, délibérément frivole, il ne s'attache qu'à l'instant second, ne se plaît qu'à l'accessoire, au futile. Et jusque dans son style, bourré d'incises, émaillé d'interminables intercalations, d'anecdotes digressives, il aime l'entremêlement amphigourique de circonstances légères, présentes et passées. Cela permettra, dit l'avertissement au lecteur peu assidu, de piocher au hasard des papes, « sans inconvénient pour le suivi, absent de ce patchwork ».