EDITIONS DU FELIN
Après le succès de ses Histoire(s) de vin, Éric Glatre s'attaque plus prestigieux de tous, le champagne. Il a sélectionné pour nous 40 épisodes, qui sont autant de courts chapitres, qui ont façonné la légende du plus connu des vins du monde ! Partez à la rencontre de ses représentants les plus illustres, la veuve Clicquot, Dom Pérignon, « Champagne Charlie », Camille Roederer, Jean-Rémy Moët et tant d'autres. Des lieux incontournables comme le Château Perrier, La Tour de Castellane, l'avenue de Champagne ... Découvrez qui a inventé la mousse, la bouteille, le bouchon, le muselet qui font du champagne un vin inimitable ! Eric Glatre est historien mais surtout grand spécialiste de gastronomie et l'oenologie, il est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages sur ces sujets. Il a publié aux éditions du Félin Histoire(s) de vin et Histoire(s) de la gastronomie.
En septembre 1916, la garnison roumaine de Turtucaia s'effondre après six jours de combats face à l'armée bulgare : près de 40 000 hommes hors de combat, une défaite foudroyante, totalement absente de la mémoire occidentale de 14-18. En remontant ce choc militaire oublié, au croisement des guerres balkaniques et de la Grande Guerre, Victor Demiaux et Florin Turcanu restituent la violence du combat, la panique de masse sur les rives du Danube et la captivité qui s'ensuit. Appuyé sur un corpus d'archives exceptionnel et une préface de Stéphane Audoin-Rouzeau, ce livre révèle une autre cartographie de la Grande Guerre et éclaire un front méconnu mais décisif. Victor DemiauxDocteur de l'EHESS, agrégé d'histoire et ancien élève de l'ENS, Victor Demiaux travaille depuis plus de dix ans sur la Roumanie durant la Grande Guerre. Chercheur associé au CESPRA, il a mené avec Florin Turcanu une enquête approfondie sur la bataille de Turtucaia. Florin TurcanuProfesseur à l'Université de Bucarest et chercheur à l'Institut d'Études Sud-Est Européennes, Florin Turcanu est spécialiste de l'histoire intellectuelle et de la mémoire roumaine de la Grande Guerre.
Né en 1917 dans une famille juive installée depuis des générations en Algérie, Jacques Zermati offre dans ses mémoires un panorama exceptionnel de l'histoire du XXe siècle. Des faubourgs de Sétif où il passe son enfance au débarquement allié à Alger en novembre 1942. De sa formation de parachutiste aux combats acharnés que ses hommes et lui livreront aux Allemands, Zermati est de tous les combats. Revenu à la vie civile, il s'engage avec les anciens combattants musulmans pour rapprocher les communautés en Algérie. En 1962, il doit pourtant quitter l'Algérie pour recommencer, en France, encore une nouvelle vie. Avec humilité, avec humanisme, les mémoires de Jacques Zermati éclairent d'une lumière bienvenue quelques-unes des heures les plus sombres de l'histoire de France et de l'Algérie. Jacques Zermati (1917-2016) a grandi à Sétif en Algérie. Après des études à Paris, il est mobilisé en 1939, fait prisonnier en Allemagne dont il réussit à s'évader. De retour en Algérie, il rejoint la résistance et participe activement au débarquement allié à Alger en 1942. Après une formation de parachutiste, il intègre le SAS avec lequel il saute au-dessus de la France en juillet 1944 pour ralentir les renforts allemands. En 1962, il est forcé de quitter l'Algérie pour la France.
8 juin 1986. Claire Meyer, jeune journaliste pour un mensuel féminin, doit rédiger un article sur les « pionnières françaises ». En sonnant à la porte de Thérèse Brulé, 90 ans, elle est loin de se douter de la fascinante rencontre qu'elle est sur le point de faire. 30 septembre 1917, les 22 joueuses entrent sur le terrain, c'est la première fois en France qu'un match de football opposera 2 équipes féminines. Thérèse Brulé, à peine 20 ans, mesure alors les obstacles qu'il lui aura fallu franchir avant de fouler cette pelouse. Dans un aller-retour captivant entre passé et présent, Laurent Koessler dresse le portrait ces femmes qui, en ce début de XXe siècle viscéralement patriarcale, osèrent affronter les hommes sur leur terrain et revendiquer le droit qui était le leur de faire du sport.
Dans la France d'avant 1914, l'affaire Aernoult-Rousset révèle l'enfer des bataillons disciplinaires d'Afrique, où de jeunes ouvriers condamnés subissent brimades, tortures et parfois la mort. Après le décès d'Albert Aernoult sous les coups, le soldat Émile Rousset ose briser l'omerta mais c'est lui qui est condamné. Une mobilisation exceptionnelle s'organise : anarchistes, syndicalistes, intellectuels et anciens dreyfusards se dressent contre la justice militaire. À l'heure où les débats sur l'autorité, la justice et les violences institutionnelles demeurent d'actualité, cette affaire oubliée résonne avec une force saisissante. Un livre essentiel pour comprendre le prix du courage, la force des luttes sociales, et la violence d'État dans une République qui se voulait exemplaire Enseignant retraité, Georges Joumas a successivement exercé comme instituteur, professeur d'Histoire-Géographie-Éducation Civique et Conseiller en Formation Continue. Docteur en Histoire contemporaine, il a publié plusieurs livres liés à l'Affaire Dreyfus, à la Résistance ou à la Première Guerre mondiale.
Avec humour, émotion et simplicité, Claire Chevrillon raconte ses souvenirs et ceux de sa famille, à l'"heure allemande", de la débâcle à la Libération. Assez rapidement, Claire Chevrillon entre dans un réseau de la Résistance. Elle en devient la "boîte aux lettres", puis l'une des responsables du chiffre. A la libération de Paris, c'est elle qui code certains messages destinés à informer Londres de l'évolution des journées insurrectionnelles. Arrêtée en avril 1943, internée à Fresnes pendant plusieurs mois, elle doit son salut à la complicité d'un commissaire de police, et surtout à son propre sang-froid. Une Résistance ordinaire fait revivre les années précaires à Paris et en province, la sombre répression contre les juifs, l'espoir, la solidarité des Français engagés dans la Résistance. Claire Catherine Chevrillon (1907 - 2011), alias Christiane Clouet, est une Résistante française.
En janvier 2019, Carl Wozniczka-Brousse, jeune étudiant à la Sorbonne, est accepté à l'Université de Birzeit en Palestine dans le cadre d'un programme d'échange universitaire. Il s'apprête à faire un voyage qui changera intimement sa vision du monde et des hommes. Ce livre est un peu son carnet de voyage. Il propose au lecteur un portrait méconnu de la Palestine, un regard intime sur ses habitants. Carl vous vous invite à faire connaissance avec ses amis, ses amours, à découvrir leurs vies, leurs drames, leurs joies, leurs luttes, et leurs rêves. Il y raconte la vie en Cisjordanie ... avant le 7 octobre. Né à Amiens en 1995, Carl Wozniczka-Brousse se passionne très jeune pour le monde arabe et étudie l'histoire de l'Afrique et du Moyen-Orient à la Sorbonne, parallèlement à des études de langue arabe à l'INALCO. En 2019, au cours de sa deuxième année de master, il effectue un échange universitaire de six mois dans les Territoires Palestiniens, à l'université de Birzeit. Profondément marqué par cette expérience, il poursuit ses études et s'oriente vers les relations internationales.
Je Brûle Paris raconte l'histoire de Pierre, mis au chômage, prenant sa revanche sur la capitale française pour les humiliations qu'il y a vécues. Après avoir volé des bactéries de la peste noire, il les utilise pour infecter le réseau hydraulique. Le jour de la Fête nationale, les premières victimes de l'épidémie sont emmenées dans les hôpitaux. La ville, mise en quarantaine, se divise en républiques nationalistes (les Chinois, les Juifs, les ouvriers de Belleville, les Russes blancs de Passy, la concession anglo-américaine, la république bleue des flics) qui se déclarent la guerre, se dressent les unes contre les autres et se condamnent à l'anéantissement. Initialement publié en feuilleton dans L'Humanité en 1928, Je Brûle Paris est un best-seller de la littérature prolétarienne. Bruno Jasie´nski est un écrivain polonais et militant communiste né le 17 juillet 1901 à Klimontów, et mort le 17 septembre 1938 à Moscou. L'un des initiateurs du mouvement littéraire du futurisme en Pologne, il est surtout connu en France pour son roman prolétarien Je brûle Paris.
Des grandes innovations du siècle comme l'invention de la conserve, la vulgarisation de la pomme de terre ou encore le développement de l'ostréiculture ; en passant par la démocratisation des restaurants, l'apparition du menu, la publication des premiers livres de recette ou encore l'arrivée des premiers critiques gastronomiques, Éric Glatre nous invite à la découverte des meilleures tables, des mets les plus raffinés et des chefs les plus inventifs du siècle des lumières de la gastronomie française. Eric Glatre est historien mais surtout grand spécialiste de gastronomie et l'oenologie, il est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages sur ces sujets.
Marcelle Clément, Emilienne Mougin, Jeanne Petit... Dans la nuit du 30 juillet 1947, 22 femmes incarcérées à la prison des Tourelles meurent victimes d'un incendie qui s'est déclaré dans leur dortoir de la prison des Tourelles. Le feu a provoqué une panique indescriptible dans l'établissement. Pour nous faire le récit de ce fait divers authentique, Jean-Claude Demory a épluché les archives de la justice, de la police, des pompiers afin de redonner à ces femmes - « avorteuses », prostituées, voleuses à la petite semaine... - un peu de vie, un peu de dignité. À une époque pas si lointaine, les femmes étaient punies à de lourdes peines de prison pour des délits parfaitement mineurs et il aura fallu qu'elles soient brulées vives pour que le public s'intéresse à ces « femmes sans importances ». Jean-Claude Demory est journaliste et écrivain. Passionné d'histoire, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages. Il assure la direction de la collection Maréchaux et Généraux d'Empire publiée par Hachette Collections. Auteur au Félin de "Claude François de Malet" (2021) et "La Mort du lieutenant Charles Peguy" (2023), son dernier ouvrage en date "La Conspiration de l'an XII" (2024) est sorti chez Nouveau Monde.
Marian Anderson (1897-1993) fut l'une des plus grandes contraltos de son temps, une voix "comme on en entend qu'une par siècle". Mais dans une Amérique encore ségrégationniste, la couleur de sa peau l'obligera à surmonter bien des obstacles. En 1939, pourtant devenue mondialement célèbre, les grandes salles de concert américaines lui sont encore fermées. Alors, c'est en plein air, devant le mémorial Lincoln, qu'elle réunit plus de 75 000 spectateurs et un million d'auditeurs. Au même endroit, trois décennies plus tard, Martin Luther King prononcera son célèbre : I have a dream. C'est le destin fascinant d'une orpheline de Philadelphie, devenue icône des droits civiques, qui chantera lors de l'investiture de Kennedy après avoir ouvert la voie à toute une génération de chanteuses noires. Didier Combeau est historien, spécialiste de la civilisation américaine. Il est l'auteur de nombreux articles, notamment dans la revue Le Débat, et de plusieurs ouvrages consacrés aux États-Unis : Des Américains et des armes à feu (Belin), Polices américaines (Gallimard) et Être Américain aujourd'hui (Gallimard). Il intervient régulièrement à la télévision, dans la presse et à la radio pour commenter l'actualité. Il participe aussi aux numéros spéciaux d'Historia et d'Historia BD.
Le rôle joué par la force chargée du maintien de l'ordre lors des grands évènements historiques est fondamental. Le monde en aurait été changé si par exemple la Bastille n'était pas tombée ! Cette série d'ouvrages sur « l'histoire du maintien de l'ordre » de 1871 à 1968 éclairera le lecteur sur la façon dont les forces chargées de défendre l'ordre public ont dû se transformer et s'adapter pour faire face aux nombreux soulèvements populaires. Ce premier volume s'intéresse à la période 1871-1914, de la Commune à la Grande Guerre. Il parcourt les évènements qui scandèrent la « Belle Époque », du Boulangisme à l'affaire Dreyfus, des nombreuses grèves violentes à la révolte des vignerons du Languedoc, sans oublier les troubles provoqués par les lois anticléricales du début du siècle. Bernard Hautecloque est un historien et écrivain français. Spécialistes de l'histoire de la police et de affaires judiciaires. Il est notamment l'auteur de biographies des célèbres criminels du passé, comme Antoine-François Desrues, Violette Nozière ou Frédéric Moyse. Il est l'auteur au Félin de Juillet 1893.
En 1940, sur les routes de l'exode, Maurice de Cheveigné à 19 ans quand il décide « de faire quelque chose ». Commence alors le récit palpitant de son passage par l'Espagne - et les prisons de Franco - pour rejoindre l'Angleterre où il séjournera afin de préparer ses missions en France pour le BCRA. De là des portraits savoureux de ses camarades anglais et français, puis le récit de son rôle comme radio, si nécessaire à la transmission des informations et donc à la protection des résistants. Enfin, l'effrayant récit de sa déportation au camp de Sachsenhausen qui en reste à ce jour l'une des descriptions les plus terribles. Prix littéraire de la Résistance 2014, Radio Libre est enfin disponible en poche. Sans concession, les mémoires de celui qui fut un temps le « radio » de Jean Moulin avant d'être déporté étaient considérées par Daniel Cordier comme « un bouleversant chef-d'oeuvre ». « Le rythme alerte, les phrases courtes, I'humour tout est criant de liberté et de vie. » La Revue des deux mondes « Un livre exceptionnel par son écriture simple, précise, nerveuse. Sa manière concise de décrire lui donne une force rare. » La Quinzaine « Ces pages sont exceptionnelles. » Esprit Maurice de Cheveigné (1920-1992) est un résistant français, opérateur radio du BCRA. Parachuté en mai 1942, il est d'abord radio d'un agent du commissariat national à l'Intérieur. Il travaille ensuite avec Jean Moulin et Georges Bidault, parfois avec d'autres services. Surchargé, il est aidé par François Briant puis Daniel Cordier. En 1943, Cheveigné assure les liaisons de Raymond Fassin. Arrêtés, ils sont tous deux déportés vers le camp de Sachsenhausen.
Suzie Wekler n'a que 9 ans quand, avec une brutalité inouïe, les nazis font irruption dans son monde, à Vilnius « la Jérusalem du Nord ». Si les récits et les noms de Jorge Semprun, Simone Veil, Charlotte Delbo ou Primo Lévi résonnent familièrement à nos oreilles, beaucoup plus rares sont les récits émanant de témoins qui ont survécu enfants à l'enfer de la Shoah. Et c'est grâce à sa mère, qui a très vite l'intuition qu'il faut la faire passer pour une adulte, en la déguisant, avec la complicité d'autres femmes, grâce à son courage, son incroyable détermination à sauver sa fille, que Suzie va survivre au Ghetto, aux camps de Stutthof et Kaiserwald, aux terribles marches de la mort et, finalement, nous livrer l'un des plus incroyables témoignages d'un survivant de la solution finale. Suzanne Weksler est née à Paris en 1932 mais grandit à Vilnius, dans la petite bourgeoisie juive, quand les nazis envahissent la Pologne. Survivante de la Shoah, elle part s'installer avec sa mère en Israël en 1950 y apprend l'hébreu, s'y marie, devient Schoschana Rabinovici, a deux fils, s'installe à Vienne en 1964 comme physiothérapeute et y publie son récit autobiographique en 1991. Elle décède en 2019, saluée par de grands journaux de langue allemande comme le Spiegel.
Comment explorer plus de 22 siècles de l'histoire du vin en France !? Éric Glatre a sélectionné pour nous 36 des dates qui ont façonné les vignobles français tels que nous les connaissons aujourd'hui. De l'invention du tonneau à celle du bouchon de champagne, des premières lois des burgondes aux classements Grands crus, du travail des moines du moyen-âge aux prémices du marketing. La grande histoire des vins de France regorge de ces petites histoires qui sont le reflet de la diversité et de la richesse de nos vignobles. À la rencontre des premiers champagnes, Eric Glatre est historien mais surtout grand spécialiste de gastronomie et l'oenologie, il est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages sur ces sujets.
Gilles Martinet disait de ce livre que c'était « l'un des meilleurs qu'on ait pu écrire sur la Résistance ». Et il faut bien dire que cette aventure incertaine, celle de la Résistance telle qu'elle fut vraiment, au plus haut niveau, est racontée ici par l'un de ses artisans les plus importants. Claude Bourdet est cofondateur avec Henri Frenay du réseau Combat, il crée et développe le service du Noyautage des administrations publiques et devient membre du Comité directeur des Mouvements unis de Résistance. Enfin, aux côtés de Jean Moulin, il en est membre du Conseil National de la Résistance dès mai 1943 avant d'être arrêté et déporté à Buchenwald. Ces mémoires sont une véritable référence pour qui veut comprendre ce que fut vraiment, de l'intérieur, la Résistance française. Claude Bourdet, né le 9 octobre 1909 à Paris et mort le 20 mars 1996 à Paris, est un résistant (alias Lorrain, dans la Résistance), déporté, compagnon de la Libération, écrivain, journaliste, polémiste et militant politique français de l'Union de la gauche socialiste (UGS) puis du Parti socialiste unifié (PSU) et du Mouvement pour le désarmement, la paix et la liberté.
À son apogée, au XVIe siècle, l'Empire ottoman s'étendait sur trois continents. Puis il amorça son déclin. Les sultans ne pouvaient moderniser l'empire en préservant les règles théologiques sur lesquelles il reposait. L'Empire ottoman subit les pressions divergentes des puissances européennes puis, au XIXe siècle, miné par l'éveil des nationalismes, l'empire commença à se démembrer et perdit ses possessions européennes et africaines. En rêvant de reconstituer un ensemble turc asiatique, les Jeunes-Turcs précipitèrent son effondrement qui se produisit après la Première Guerre mondiale. La révolution kémaliste préserva l'empire d'une désintégration. Sur ses ruines, Mustafa Kemal édifia une République turque laïque et moderne. Yves Ternon est chirurgien et historien français. Spécialiste des génocides, il est l'auteur de nombreux livres sur le génocide arménien avant d'écrire ces dernières années sur le Rwanda.
Le 1er juin 1940, Jeanne Bohec décide de partir pour l'Angleterre. Elle n'a pas entendu le discours du général de Gaulle, mais tout la pousse instinctivement à refuser la défaite. Elle a tout juste 21 ans. Après un entraînement dans une école de sabotage anglaise, elle est parachutée en France. Experte en explosifs, elle devient instructeur dans sa Bretagne natale où elle forme les groupes de résistants à leur maniement. A bicyclette, elle parcourt la région sans relâche, avec efficacité et audace, n'hésitant pas à demander l'aide des camions de l'armée allemande quand la côte est trop rude ! Jeanne Bohec (1919-2010) est une résistante française. Engagée dans le corps des Volontaires françaises des Forces françaises libres, elle intègre le BCRA et apprend les techniques de sabotage. Parachutée en février 1944, elle sillonne la Bretagne à bicyclette, d'où son surnom « la plastiqueuse à bicyclette ». Elle forme des équipes de saboteurs, organise plusieurs opérations et participe à la Libération.Après la guerre elle devient professeur de mathématiques.
« Malet est un fou », a dit Napoléon à Caulaincourt dans la berline qui les ramenait de Russie après l'échec du coup d'État. L'Empereur ne se trompait pas, car il fallait avoir perdu le sens commun pour s'attaquer à une puissance aussi considérable que l'Empire français. L'homme, sans être un dément, était un exalté, un chimérique, un idéaliste. Gagné par la vocation de conspirateur, il s'y était entièrement consacré en y mettant une forme certaine de génie, mais qui devait fatalement le mener à sa perte.Jean-Claude Demory retrace dans ce livre le fascinant parcours de l'homme, qui a lui seul, faillit réussir là où toutes les grandes puissances de l'Europe réunies avaient échoué : renverser l'Empire. Jean-Claude Demory est journaliste et écrivain. Passionné d'histoire et particulièrement de la période napoléonienne, c'est aussi un grand spécialiste de la vie et de l'histoire des pompiers, en France.Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il assure la direction de la collection Maréchaux et Généraux d'Empire publiée par Hachette Collections.
II y aura soixante-dix ans, le 5 avril 1951, que les époux Rosenberg furent condamnés à mort pour des faits d'espionnage qu'ils n'ont pas commis. Exécutés 2 ans plus tard, parce que juifs et communistes en pleine guerre froide.Au-delà des jugements sur leur innocence ou leur culpabilité, leur geste de liberté face à l'accusation ne doit pas être considéré comme un épiphénomène de l'Histoire, mais bien comme un acte de résistance contre la « chasse aux sorcières ».Tout cela nous rappelle avec force qu'aucune fin ne peut justifier l'injustifiable : l'atteinte aux libertés individuelles. Gérard A. Jaeger est historien, essayiste, romancier et grand reporter Suisse.
La guerre de l'indépendance de la Grèce, qui s'étend sur une dizaine d'années, constitue avec l'expédition d'Espagne menée par le duc d'Angoulême en 1823, l'un des deux actes déterminants de la politique étrangère de la Restauration. Long, acharné, confus le plus souvent car étant de type guérillas et razzias, c'est un conflit atroce pendant lequel les belligérants multiplient les exactions sur les combattants et les populations civiles, femmes et enfants compris. Si la situation géographique de la Grèce attise la convoitise des « Puissances » de la fameuse question d'Orient, ce sont bien les opinions publiques européennes - entre poussée du romantisme et résurgence du christianisme - qui forceront leurs gouvernements à intervenir en faveur du peuple grec. Antoine Roquette est historien, spécialiste de la Réstauration. Il a déjà publié aux éditions du Félin Le Concordat de 1817 et La Restauration et la révolution espagnole.
Dans cet ouvrage, publié à Londres en décembre 1942 et jamais réédité depuis 1945, l'auteure retrace en détail son propre parcours depuis les jours dramatiques de juin 1940 jusqu'à son arrivée en Angleterre et son engagement dans la France libre, un peu plus d'un an et demi plus tard, à la toute fin de l'année 1941. Conçu et rédigé dans le feu de l'action ou presque, c'est-à-dire sans attendre l'après-guerre, le livre possède d'abord la fraicheur d'un témoignage livré à vif. Récit précurseur, il figure au rang des tous premiers témoignages à paraître sur l'effondrement de la France et ses conséquences immédiates. D'une richesse rare, les pages de ce livre constituent bien une source de première main sur une période certes brève mais à la densité événementielle hors-norme Madeleine Gex-Le Verrier a presque 50 ans lorsque la guerre éclate et que la France capitule. À la tête de la prestigieuse revue L'Europe nouvelle, il est très introduite dans les milieux politiques et économiques. Ouvertement antifaciste, elle cherche à rejoindre de Général de Gaulle dès le mois de juin 1940, il lui faudra près d'un an et demi pour y parvenir. De ce périple à travers la France défaite, elle écrira ce livre.
Reçu premier à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie en 1927, Jean Cavaillès fut l'un des intellectuels les plus brillants de sa génération. Gaston Bachelard, avec qui il noua une forte amitié, notait : «Jean Cavaillès avait une volonté de héros.» Lié dès le début au mouvement de résistance Libération, animé entre autres par Emmanuel d'Astier de La Vigerie, Jean Cavaillès fut arrêté par les Allemands en août 1943, puis condamné à mort et exécuté cinq mois plus tard. Gabrielle Ferrières retrace dans ce livre émouvant la vie d'un philosophe, inséparable de celle de l'homme d'action et de convictions. Le texte est suivi d'une étude de l'oeuvre de Jean Cavaillès par Gaston Bachelard. Gabrielle Ferrières (1901-2001) est la soeur aînée de Jean Cavaillès. Résistance, elle est arrêtée en même temps que lui en 1943. Après la guerre elle participe ainsi à la création de l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR) dont elle restera présidente ou vice-présidente pendant presque 50 ans.
Anatole Deibler avait le goût du travail bien fait. Il fallait donner des gages de sérieux à la République pour mériter sa confiance. Au vu de son bilan et de sa longévité - de 1885 à 1939 - on a tout lieu de croire que ce fils et petit-fils de bourreaux fut à la hauteur des espoirs mis en lui. Destiné par sa naissance à cette fonction, malgré des signes de fragilité et l'image troublée d'un père atteint par un dégoût délirant de sa carrière, Deibler fut un fonctionnaire consciencieux. Gérard Jaeger a consulté les « carnets d'exécutions » dans lesquels cet homme de devoir se justifiait et, en petit épicier de la mort, comptabilisait ses exécutions année par année. De Ravachol à Landru, du pauvre type au grand criminel, la «veuve» sous son mandat aura fait oeuvre de justice à 395 reprises. Gérard A. Jaeger, né le 1er décembre 1952 à Fribourg en Suisse, est historien, essayiste, romancier et grand reporter. Il vit à Montreux, en Suisse, et parcourt le monde pour ses articles de voyage et de géopolitique.
En croisant les archives de l'INA et du Quai d'Orsay, La Révolution cubaine vue par la lucarne gaulliste (1959-1969) permet de revenir sur les relations franco-cubaines au cours de la présidence de Charles de Gaulle et de la première décennie castriste. Il porte également un regard inédit sur la télévision gaulliste, nouveau vecteur de connaissance pour les Français mais également outil de propagande pour le pouvoir qui la mit largement à profit afin de servir ses intérêts. Contre toute attente, la Révolution cubaine fut bien un moyen pour le général d'imposer ses choix en matière de politique intérieure et extérieure, avec l'aide des instances de contrôle de l'information chargées d'en préserver le plus possible les téléspectateurs de son contenu subversif. Docteur en histoire contemporaine, professeur de culture générale et de techniques rédactionnelles pour à l'université catholique de Lille. En 2017, il a publié un premier essai intitulé Ernesto « Che » Guevara - La fabrique française d'un mythe (1957-1967).
Les émeutes étudiantes du Quartier latin, en Juillet 1893, sont aujourd'hui à peu près totalement disparues des mémoires. Les premiers jours de ce mois, à la suite d'une « bavure » policière, la communauté étudiante de Paris, alors peu nombreuse mais très solidaire, volontiers brutale et frondeuse, s'insurgea, érigea des barricades, pratiqua une véritable guérilla urbaine contre les forces de l'ordre. Fidèle à leurs traditions, les étudiants formaient une communauté fière de son originalité, souvent turbulente et il ne s'écoulait guère de mois sans qu'aient lieu des charivaris bruyants, des bagarres et des échauffourées qui pouvaient dégénérer et prendre la figure de véritables émeutes. La plus violente fut celle qui enflamma le Quartier latin, les premiers jours de juillet 1893. Bernard Hautecloque est un historien et écrivain français. Il est notamment l'auteur de biographies des célèbres criminels du passé, comme Antoine-François Desrues, Violette Nozière ou Frédéric Moyse.
Le soldat inconnu est, en France, avec le bleuet, le casque Adrian et nos 36 000 monuments aux morts, l'un des symboles emblématiques de la Première Guerre mondiale et de l'armistice du 11 novembre 1918. Il en est même le symbole universel pour avoir été « adopté » dans de nombreux pays Cependant, le Soldat inconnu n'est pas arrivé sans mal sous l'Arc de Triomphe. Loin de rassembler, ce combattant français anonyme a suscité, d'emblée, de nombreuses polémiques, devenant un point de crispation et de cristallisation des querelles idéologiques et politiques franco-françaises. C'est à la découverte de cette histoire méconnue que le lecteur est convié. Diplômé de droit et de sciences politiques, Christophe Soulard-Coutand a exercé de nombreux métiers dans la presse et les médias. Officier de réserve féru d'histoire, on lui doit notamment "Syndicats : 13 entretiens pour comprendre" aux éditions Gnos-Ellébore (2006), "Royan 14-18" au éditions Bonne Anse (2014), ou encore "Clemenceau au fil des jours" aux éditions Sud-Ouest (2013) et plus recemment "Guynemer, la légende et le mystère" aux éditions du Félin en 2017.
La lettre d'un homme décrivant à sa femme ce qu'il reste de leur maison après qu'elle fut rasée par l'artillerie allemande ; La canne sculptée par le Poilu Claude Burloux dans la boue d'une tranchée ; Le combat de la veuve Maupas pour la réhabilitation de son mari ou encore la présence de la délégation des gueules cassées à Versailles en 1919 sont autant de « petits sujets sur la violence du fait guerrier ». Stéphane Audoin-Rouzeau aime cette micro-histoire, Le temps court (le plus court possible parfois), l'incident (souvent minuscule), l'objet isolé ou l'image unique, et finalement l'acteur social dans sa singularité irréductible. Le texte est accompagné d'un cahier en couleurs illustrant les sujets du livre. Stéphane Audoin-Rouzeau est historien, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et président du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme. Grand spécialiste de la guerre, en particulier du premier conflit mondial dont il a fortement contribué à renouveler l'historiographie.