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« À douze ans, j'eus ma première bicyclette ; depuis, on ne m'a plus jamais revu » Paul Morand Sur des routes infernales sorties de la nuit des temps, les premiers cyclistes, ces grands pionniers, pédalent, souffrent et s'émerveillent devant les peuples et les paysages d'un monde nouveau. Un monde qui a aboli les distances et qui a défié l'équilibre grâce aux draisiennes, aux grand-bi ou aux véloces. Ils voyagent en groupe, refusent la compétition, développent leur propre culture et conçoivent le projet d'une société du progrès, en harmonie avec la nature. Des escapades de Zola dans la campagne proche de Paris aux voyages clandestins de Simone de Beauvoir et de Jean-Paul Sartre sous l'Occupation, de la draisienne au gravel, ce livre retrace l'histoire de la grande épopée cycliste, celle qui a repoussé les frontières du monde et de l'imaginaire. Un livre passionnant | Le Monde Alexandre Schiratti est géographe des transports et de l'environnement. Cycliste intrépide, il parcourt régulièrement les routes de France et d'Europe.
« Si elle n'a pas crié, elle était consentante », « Après tout, c'est elle qui est montée dans la chambre », « Malgré ses 11 ans, elle n'avait qu'à résister si elle n'avait pas envie », « Elle portait une tenue provocante ».Salopes, frigides, vierges chastes ou nymphes séductrices, la sexualité a été, pendant des siècles, l'unité de mesure définissant la valeur des femmes. Vierges, elles étaient contraintes de sauvegarder un hymen protecteur et valorisant. Mariées, elles étaient tenues de consentir au désir de leur époux.Le devoir conjugal a jalonné leur existence pendant presque deux millénaires. Leurs désirs ont été passés sous silence, leur consentement ignoré, leurs voix n'ont jamais trouvé d'écho : des siècles durant, leurs corps ont appartenu aux hommes.Ce livre se penche sur l'intimité des femmes et des hommes du passé et tente ainsi de redonner une voix à celles qui en ont longtemps été privées dans l'Histoire.Maëlle Bernard est historienne de la sexualité. Son travail sur le consentement à l'acte sexuel a reçu la mention spéciale du prix de la Société Française d'Études du XVIIIe siècle. Spécialiste d'Histoire moderne, Maëlle Bernard s'intéresse à l'étude historique de la sexualité féminine pour mieux comprendre les enjeux et débats contemporains. Son travail universitaire sur le consentement à l'acte sexuel a reçu le prix de la Société Française d'Études du 18e siècle.
Sommes-nous condamnés à vivre dans des bulles et à déserter la réalité ?Apologie de la vie domestique, fuite dans des mondes imaginaires, explosion du marché du bien-être, bulles de filtres et pensée magique : chaque jour, nous déployons un véritable arsenal de protections physiques et psychiques pour mettre à distance un monde qui nous oppresse. Bienvenue dans la civilisation du cocon ! Une nouvelle société de l'entre-soi, sous perfusion de confort, en passe de nous transformer, petit à petit, en êtres hypersensibles et ne supportant plus le moindre frottement avec la réalité.Comment sommes-nous passés d'un idéal de la vie « intense » à celui d'un quotidien « subi » que nous préférons fuir, à l'abri derrière nos forteresses de coussins ? Et surtout, ces bulles sont-elles en train de remplacer, dans nos principales préoccupations, un safe-space commun qui semble aujourd'hui nous échapper : notre planète et celles et ceux qui l'habitent avec nous ?Ce livre invite à prendre conscience de ce repli généralisé et à éclater ces bulles de confort où l'on commence à suffoquer. Vincent Cocquebert est journaliste et collabore notamment avec GQ, Glamour ou Stylist. Il est également rédacteur en chef de Twenty, un magazine consacré à la jeunesse. Observateur amusé des tics de ses contemporains, il jette un regard lucide et tranchant sur notre époque et ses dérives.
Les villes américaines ont leurs vengeurs masqués et capés. Les villes asiatiques ont leurs esprits tapis dans l'ombre. Et à Paris, alors... rien ? La capitale de la rationalité et des Lumières n'est pourtant pas en reste. Elle regorge de créatures fantastiques et de héros prodigieux qui peuplent ses différentes époques et ses quartiers. Des rats d'égout au dragon de la Bièvre, de la Joconde aux pétroleuses de la Commune en passant par les embouteillages, les figures mythiques de la capitale forment une singulière galerie de monstres et de super-héros. Chacun d'entre-eux a un discours à proposer sur la ville, sur ses plus grandes peurs et ses aspirations les plus élevées. En partant à la rencontre de ces légendes, ce livre dévoile une enquête inédite sur la psyché d'une ville : Paris hanté, Paris enchanté, Paris démasqué.
Quel est le point commun entre Miley Cyrus, Amy Winehouse ou George Michael ? Tous ont connu des épisodes sévères d'addiction. Comment éviter de prendre l'autoroute menant des Paradis artificiels à l'Enfer sur Terre ? Travailler toujours plus, faire la fête toujours plus intensément, avoir un corps toujours plus désirable, sociabiliser à outrance, ou durer plus longtemps au lit... Pour répondre à ces injonctions matraquées par notre société, de nombreuses personnes cèdent aux sirènes des substances psychoactives : Alcool, MDMA, cannabis ou Nouveaux Produits de Synthèse. Ces psychotropes sont, de premier abord, une véritable source de plaisir pour le cerveau. Mais, quand les conditions d'un environnement toxique sont réunies, certains peuvent sombrer, corps et âme, dans l'addiction à ces produits. Le manque de connaissances et les idées reçues sur le sujet les empêchent bien souvent de chercher et de trouver de l'aide. Sans être moralisateur, Jean-Victor Blanc fait le pari d'éduquer et de déconstruire les stéréotypes sur l'addiction à l'aide de références issues de la pop culture et de son expérience de psychiatre. Jean-Victor Blanc est psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine et enseignant à Sorbonne Université. Il s'est spécialisé dans la prise en charge des addictions aux nouveaux produits de synthèse. Passionné de culture pop, il est l'auteur de Pop & Psy, Plon, 2019 et du podcast « Psycho Pop » chez Majelan. Il veut changer le regard porté sur la santé mentale et améliorer l'inclusion des personnes concernées.
Vous avez déjà essayé la méditation pleine conscience sur une appli ? Tenté l'hypnose pour vous défaire d'une addiction ? Chanté un mantra dans un cours de yoga ? Sans parler de votre ancienne responsable marketing devenue permacultrice en biodynamie après un stage Vipassana ? Retraites chamaniques, cercles de sorcières, culte de Gaïa, yoga, reiki, jeûne ou Tarot : les nouvelles spiritualités explosent. Elles poussent comme des champignons magiques dans la jungle d'une modernité sécularisée et consumériste. Dans une société plus individualiste que jamais et peinant à offrir des futurs désirables, leur essor témoigne d'un besoin puissant de lien et de transcendance. Les nouveaux explorateurs du sacré ne sont pas de simples consommateurs de croyances, la plupart inscrivent leur quête dans un projet éthique, social et politique. Dans un contexte de crise écologique, ils aspirent à réenchanter le monde en tissant des liens avec le Vivant et en renouant avec leur intériorité : ils sont le signe d'une société furieusement entrée en quête de sens. Du désert de l'Atlas aux forêts de Bretagne en passant par les tours de La Défense, Marc Bonomelli est parti en immersion à leur rencontre. Pendant deux ans, il s'est initié à leurs rituels et à leurs croyances. Son enquête réunit de très nombreux témoignages et des entretiens inédits avec des chercheurs en sciences sociales. Alors, êtes-vous prêts à partir sur les nouvelles routes du soi ? Marc Bonomelli est journaliste, spécialiste des nouvelles spiritualités. Il collabore régulièrement avec Vice, Les Inrocks et Le Monde des religions.
Vanlifers, digital nomads, « tinistes » voici les nouveaux nomades : ils parcourent le monde au volant de leurs vans, bâtissent leurs maisons sur remorque pour déménager au gré de leurs envies, ou traversent la planète sur un coup de tête. Fruit d'une minutieuse enquête sur le terrain et du recueil de nombreux témoignages, ce livre cherche à découvrir s'ils connaissent un bouleversement profond de leurs valeurs. Surtout, il tente de deviner ce que leurs parcours racontent, en creux, de nos vies sédentaires. En effet, après des décennies de statu quo, notre mode de vie traditionnel est aujourd'hui remis en question et notre besoin d'évasion est croissant : comme la plupart d'entre nous, les nouveaux nomades veulent moins de choses et surtout vivre plus d'expériences. Des campagnes françaises aux paradis d'Asie du Sud-Est, en passant par l'Amérique latine, ce livre dresse le portrait de ces voyageurs 2.0 qui réveillent en nous une part de notre humanité longtemps enfouie. Prêts à prendre la route ? Maxime Brousse est journaliste indépendant. Il a écrit pour Slate, Vice, We Demain et Le Journal de Mickey. Il édite la micro-revue Grand Wild, qui interroge les notions d'aventure, de sauvage, de communauté et de société. Les Nouveaux Nomades est son premier livre.
Réchauffement climatique, pandémie mondiale, tsunami géant, accident nucléaire, black-out généralisé et même... invasion zombie. Parce que les désastres à venir sont aussi nombreux qu'inéluctables, des individus se préparent. Ils entassent des réserves de nourriture, construisent des abris, achètent des armes et s'exercent à la survie en milieu sauvage. Du cinéma à la téléréalité, les industries culturelles se sont emparées du survivalisme, le propageant comme un virus à la culture mainstream, tandis qu'une véritable économie internationale se met en place.Qui sont les survivalistes ? Quelles sont leurs motivations ? Sont-ils des individus lucides et prévoyants ou de nouveaux fanatiques de l'apocalypse ? Des Robinsons postmodernes ou des paranoïaques va-t-en-guerre ? Découvrez la première analyse de ce phénomène qui ne connaît plus de frontières, de la Silicon Valley aux endroits les plus reculés de la planète... et préparez-vous au pire ! Bertand Vidal est sociologue et chercheur à l'université Paul Valéry de Montpellier. Il s'est imposé comme une référence incontournable dans l'étude du phénomène survivaliste et intervient régulièrement dans de nombreux médias comme Le Monde, Libération, Vice ou Les Inrocks.
Qu'on en commun un match de chevalerie France- Angleterre, le roi Henri IV ou une chasse aux « aliens » en Orient ? Tous prennent leurs racines dans la société médiévale et résonnent avec notre actualité bouillonnante. De l'enfer de la lettre de motivation, à l'obsession du selfie, en passant par notre obsession pour la fin du monde ou les licornes, chaque avatar de la modernité trouve ainsi son lointain écho médiéval. Défiant tous les clichés sur une période qui fait souvent l'objet de tous les fantasmes, Actuel Moyen Âge est de retour et offre - avec un savant mélange d'humour et de science - une plongée dans les profondeurs de notre histoire qui ébranlera toute vos certitudes... sur le monde actuel. Florian Besson, Tobias Boestad, Maxime Fulconis, Pauline Guéna, Simon Hasdenteufel et Catherine Kikuchi sont médiévistes. Leur travail quotidien sur les textes et les images du Moyen Âge les pousse à partager une autre histoire de la période médiévale, à la fois plus complexe et plus ouverte.
QUAND L'HISTOIRE POLITIQUE SE JOUE À UN CHEVEU... Essai de trichologie (du nom de la science du poil) politique, cet ouvrage étudie la pilosité des puissants, de l'Antiquité au Moyen Âge, mais non sans établir des parallèles fascinants avec nos dirigeants... dont Emmanuel Macron.
Vous vous ennuyez au travail malgré de bonnes études ? Vous vous sentez inutile ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. Ceux qu'on appelle encore les « cadres et professions intellectuelles supérieures » n'encadrent plus personne, d'ailleurs ils n'utilisent plus vraiment leur cerveau et sont menacés par le déclassement social. Chez ces anciens premiers de la classe, les défections pleuvent et la révolte gronde. Vous ne les trouverez cependant pas dans la rue à scander des slogans rageurs, mais à la tête de commerces des grands centres urbains : boulangers, restaurateurs, pâtissiers, fromagers, bistrotiers ou brasseurs, derrière leur comptoir et les deux mains dans le concret. La quête de sens de ces jeunes urbains n'a pas ni de redessiner nos villes, notre consommation mais aussi notre vision du succès, car ces nouveaux entrepreneurs marquent peut-être le renversement des critères du prestige en milieu urbain. Alors, faut-il vraiment passer un C.A.P. cuisine après un bac +5 ? Jean-Laurent Cassely est journaliste, il chronique la vie et l'oeuvre des classes supérieures urbaines. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et guides pratiques sur la survie en milieu urbain. Il est également l'auteur de No Fake, Contre-histoire de notre quête d'authenticité et de La France sous nos Yeux, co-écrit avec Jérôme Fourquet.
Pourquoi Archimède trouvait-il l'inspiration dans son bain ? Comment Edison a-t-il inventé l'ampoule ? Pourquoi les plus grandes découvertes de Poincaré se faisaient à des moments inattendus ? Quelles techniques utilisait le scénariste des Monthy Python ? Vous n'avez peut-être jamais eu, comme eux, l'idée d'une technologie révolutionnaire ou développé de grands projets artistiques... Pour autant, la créativité s'invite chaque jour dans notre quotidien, de l'éducation de nos enfants à l'accommodation des restes de nos placards. Et, bonne nouvelle, elle se travaille ! En s'appuyant sur les sciences cognitives et de nombreuses méthodes, ce livre invite à comprendre comment naissent les idées et à déconstruire la notion même de créativité. Vous apprendrez pourquoi il est souhaitable d'aller au-delà de vos premières intuitions ; d'adopter un juste usage de la critique ; d'enquêter sur un problème en remontant à ses racines ; d'accorder à vos idées une « présomption de pertinence » ; de rebondir sur les hasards et les opportunités, et surtout... de prendre votre temps. Après l'avoir lu, vous ne direz plus : « Ça ne marchera jamais », « J'ai toujours fait comme ça », « Il n'y a qu'une seule solution » ou, pire encore « Je ne suis pas créatif ! ». Préparez-vous à plonger dans votre propre baignoire d'Archimède et à explorer les dessous de la créativité. Jules Zimmermann a étudié les sciences cognitives à l'Ecole Normale Supérieure. Formateur et conférencier, enseignant à l'université, il expérimente une nouvelle pédagogie de la créativité.
Vous tenez entre vos mains le fruit d'une collaboration rêvée entre Roland Barthes et Kim Kardashian. En 1957, le sémiologue publiait ses Mythologies, proposant une analyse corrosive de la culture de masse de son temps. Parmi les plus célèbres, le visage de Greta Garbo, la Citren DS ou encore le steak justify. Qu'aurait-il pensé de l'ascension spectaculaire des stars de la téléréalité, des dick pics en haute résolution, des chats qui jouent du piano sur internet ou des avocado toasts à 18 euros ? Du « chef de compost » au « tote bag », en passant par « l' aspirateur à clitoris », ces chroniques mordantes s'attachent à décortiquer les objets, les attitudes et les icônes qui incarnent l' époque d'une génération. Celle qui a connu un monde sans internet, s'est débattue avec une crise économique internationale, et qui tâche de s'en sortir, entre quête d'authenticité et mises en scène permanente de soi. Floriane Zaslavsky est sociologue et journaliste indépendante, elle enseigne également à Sciences Po. Après des années passées entre l'Inde et l'Italie, elle coule aujourd'hui des jours heureux dans le nord-est parisien. Célia Héron est cheffe de la rubrique Société et des podcasts du quotidien Le Temps. Elle est passée par les rédactions de Tamedia, Le Monde, et a écrit pour Libération.
Vous consultez votre smartphone toutes les trois minutes dans l'attente fébrile d'une notification, d'un like, d'un match, tout en scrollant une quantité invraisemblable de contenus et en méditant sur le vide de l'existence ? Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. À grand renfort de chauffeurs privés, de cuisiniers personnels et de livraisons à la demande, nous devenons esclaves du « maintenant, tout de suite ». En « facilitant » nos vies, des entreprises ont entièrement remodelé notre quotidien à leur image : hypertravail, optimisation de soi, culte de la réussite. Le tout emballé dans le mythe d'un soi-disant « monde meilleur », leitmotiv d'un nouveau genre de culte qui nous promet bonheur, paix, justice et vie éternelle... Vive la connectivité infinie ! À moins que ? Bonne nouvelle : ceci n'est pas une énième « ode à la déconnexion », mais un joyeux coup de pied dans le derrière, guide de survie pour vos interminables soirées de swipe. Alors, prêts à rester au pays des merveilles et à descendre avec le lapin blanc au fond du terrier ? /// Diplômée en économie, Lauren Boudard a travaillé pour la French Tech. Dan Geiselhart est journaliste et a dirigé le magazine Silex-ID. Ils ont fondé Tech Trash, un collectif qui décrypte avec sarcasme la façon dont la technologie affecte notre quotidien. .
Vous adorez les destinations touristiques de masse ? Vous rêvez d'habiter un lotissement pavillonnaire ? Les grandes surfaces ? Non ? C'est normal. Après plusieurs décennies d'uniformisation des paysages et de standardisation de l'imaginaire, l'heure est aux expériences authentiques. Chacun d'entre nous aspire à rencontrer de « vraies personnes », à s'installer dans un quartier qui a une « âme », à voyager « hors des sentiers battus » ... Mais alors qu'Airbnb, Instagram, les restaurants à la mode et le marketing de la ville cool s'imposent sur le marché du vrai et industrialisent notre aspiration à vivre des expériences « uniques », comment faire la part des choses entre la promesse d'un nouveau monde - où tout serait authentique - et le spectre d'un nouvel âge du fake ? Ce livre tente de répondre au malaise qui touche des générations entières, tiraillées entre l'appel de la modernité et cette course effrénée à l'authenticité. Il aborde la question sous un jour libérateur et décomplexé : et si une identité parodique, ironique et instagrammable était préférable à pas d'identité du tout ?
Vous êtes lassés de voir vos amis « vivre leur meilleure vie » et vous vous contentez de liker pour éviter le drame ? Vous savez que les photos des « fitgirls » et de leurs pendants masculins sont retouchées, mais cela ne vous empêche pas de vous comparer ? Vous envisagez une « détox », mais vous ne vous retenez plus de scroller ? Libérez-vous ! En dix ans, « Insta » - devenu incontournable - a bouleversé notre façon de voir, de manger, de voyager ou de draguer. Avec plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde, la plateforme s'est transformée en une gigantesque usine à « stories », pour le meilleur et pour le pire. Bienvenue dans le nouveau monde du « prêt à instagramer » ! Malgré ces dérives, pourquoi un tel succès ? Est-il possible de cerner les enjeux économiques et sociaux masqués derrière cette pluie de coeurs ? De rester soi malgré la surenchère ? Et surtout, de profiter du réseau sans se miner ? À mi-chemin entre l'enquête de société et le guide pratique, cette promenade pleine d'humour (et de vécu) dans l'univers d'Instagram vous plongera au coeur d'une plateforme trop souvent réduite à ses photos d'avocado toasts et à ses fameux influenceurs.
Narcissiques mais engagés, nonchalants mais hyperactifs, slasheurs mais en quête de stabilité... Et si les millennials n'existaient pas ? Derrière cet énième mythe générationnel, une armée de marketeurs avides d'alimenter leur machine à poncifs pour faire tourner un juteux business. Pourtant, cette obsession pour les générations est un véritable piège. Les victimes ? Les entreprises... perdues face au monde qui vient, elles s'accrochent désespérément aux branches fragiles d'études plus douteuses les unes que les autres. Mais surtout : la jeunesse, réduite à une vision fantasmée et absurde, quand elle n'est pas mobilisée à ses dépens pour justifier une ubérisation accélérée de la société et un jeunisme sans limite. À force d'avoir dépeint des générations imaginaires pour tenter de décrypter un monde angoissant qui nous échappe, serions-nous en train de passer à côté d'une grande dépression - cette fois-ci vraiment générationnelle ?
Quel est le rapport entre les Templiers et l'écologie, Robert le Bougre et le terrorisme, l'évêque de Worms et les sextoys ou alors Philippe le Bon et les drones ? À des siècles d'écart, les préoccupations des rois, de leurs chroniqueurs ou des grands savants s'avèrent étonnamment proches des nôtres. Violences religieuses, guerres, vagues migratoires, épidémies, place des femmes dans la société, écologie, famille, sexualité ou nouvelles technologies : ces sujets que l'on croit brûlants ne datent pas d'hier. Ce livre revisite le Moyen Âge pour en faire entendre la résonance résolument actuelle et mettre en perspective les débats qui agitent nos sociétés. .
La montagne, sauvage, est le miroir inversé d'une société vide de sens et aseptisée. Qui n'a pas rêvé de contempler des étendues glacées à la lisière du ciel, de surprendre une meute dans l'ombre d'un sérac, de pister un cerf aux abords d'une forêt gorgée de brume ? C'est aussi un laboratoire. Le réchauffement climatique y deux fois plus rapide que dans la plaine. Chaque jour, ses glaciers fondent et son écosystème se dérègle en silence. Lièvre variable, Lagopède, Tétra-Lyre, renoncule des glaciers, gypaète, libellules d'altitude, Camille Belsoeur a suivi la piste de ces êtres parfois invisibles, souvent méconnus, et leur a donné une voix : ils racontent un monde en voie de disparition mais aussi un vivant avec lequel l'homme peut renouer s'il s'en donne les moyens. Camille Belsoeur est journaliste, il collabore avec Le temps, Slate et France Info.
Qu'ils soient humbles ou illustres, l'histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immenses routes impériales. L'empereur Hadrien est probablement le plus célèbre d'entre eux. L'essentiel de son règne s'accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu'aux confins de l'Empire. Voyager lui permet d'exercer son pouvoir et d'unifier un Empire à vocation universelle. Ses pérégrinations le conduisent à rencontrer les soldats des frontières, les notables des grandes cités. Savants et lettrés, mercenaires ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tous genre. Au fil de son périple, les villes s'embellissent et les défenses de l'Empire se consolident sous la protection des dieux. Empereur érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d'Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l'antique cité de Troie. Ce voyage sur les pas d'Hadrien nous permet d'embrasser l'immensité et la vie quotidienne d'un Empire à son apogée, en même temps qu'il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d'un homme exceptionnel. Agrégé d'histoire et spécialiste de l'Antiquité, Dimitri Tilloi-D'Ambrosi est chargé de cours à l'université Lyon III. Ses recherches portent sur les voyages, l'alimentation, la diététique et la médecine à l'époque romaine.
Sommes-nous devenus trop « sauvages » pour la vie à deux ? En deux générations, notre culture de la recherche d'une âme soeur a radicalement changé. Nous choisissons désormais nos partenaires sans contraintes. Pourtant, le nombre de célibataires grimpe inexorablement dans le monde. Si les règles du jeu ont changé, hommes et femmes peuvent-ils encore s'entendre ? Cette enquête est le résultat de trois années d'investigation pour comprendre comment notre rapport à l'amour a évolué depuis l'époque de nos parents et de nos grands-parents. Lorsqu'ils nous parlent de leur histoire, tout paraît simple. Lorsqu'on interroge les gens autour de nous, tout semble compliqué... « Nos Coeurs Sauvages réunit des centaines d'entretiens et décrypte les dernières avancées des sciences sociales avec un humour au vitriol. Alors que notre coeur fait les montagnes russes à chaque rencontre, que le choix amoureux nous désoriente, comment réinventer les relations hommes-femmes ? » Réalisatrice pour l'émission TRACKS sur Arte et journaliste, elle écrit pour le papier, le web, la télévision : Le Parisien, Les Inrocks, Slate, Stylist, Elle.fr, France 4... Sa réalisation la plus remarquée, le documentaire Love me Tinder ! cherche à comprendre l'impact des nouvelles technologies sur notre intimité.
Votre voisin de bureau s'est mis à clasher les bobos serviles, à dévorer les livres d'Alain Soral ou de Papacito, à s'épancher sur la virilité perdue de l'homme post-moderne ? Bienvenue chez les grand--remplacés : ceux qui haïssent les hommes-soja, leur mode de vie de « tantouzes » et qui redoutent une immigration de masse. Des « petits Blancs de banlieue » aux cadres des métropoles, une lame de fond identitaire se propage. Elle s'appuie sur la peur du déclassement, l'absence de réponse des élites, et une forte réticence face à une société de plus en plus métissée. De fait, - aujourd'hui, un Français sur deux croit au grand remplacement. De ces angoisses contemporaines, des idéologues font commerce : ils se reconvertissent dans le coaching en séduction, le jeu vidéo, l' édition, le porno, les sciences alternatives ou le tuning. Les plus radicaux s'exilent dans les pays de l'Est pour régénérer la « race blanche »... Cette nébuleuse prend la tête du débat public, irrigue de ses punch-lines nos conversations et remplit un vide idé