Spirale - Les Dossiers
La crèche telle qu'elle fonctionne actuellement en France est une invention pour répondre aux besoins des parents et de la société. Mais est-elle appropriée aux besoins des très jeunes enfants ? Elle peut et doit être un lieu de construction psychique et de lien social pour les bébés, ce qui nécessite des conditions matérielles, humaines et professionnelles spécifiques. Pour certains enfants et leur famille, elle peut même être une chance. Mais qui voit ce qui se passe pour chaque enfant ? Formation, attention et investissement sont nécessaires pour créer un environnement favorable. Quels sont les obstacles que parfois les professionnels peuvent rencontrer, mais quelles sont aussi leurs tentatives pour les surmonter ? Les enjeux ici sont bien plus importants qu'on ne l'imagine...
Qu'est-ce que jouer ? Qu'est-ce qu'un jeu ? A-t-on besoin de jouets pour jouer ? Et au total, le jeu ne donne-t-il pas accès au « je » ? Les bébés jouent. Avec leur corps d'abord, leurs mains, leurs pieds. Ils jouent avec leur voix, les sons qu'ils émettent, transforment. Ils jouent avec le hochet, le mobile, le doudou... D'abord autocentrés, ces jeux sont en lien direct avec leur sensorialité, leur psychomotricité qu'ils découvrent. Jouer, alors, c'est faire l'expérience de Soi, explorer ses contours, ses limites, ses possibilités, de mouvements en émotions. Jouer, c'est agir. C'est être. Pour l'enfant, c'est vivre. Et grandir. Pour l'enfant qui grandit, le jeu agrandit son univers.
Qu'est-ce qu'être soigné par une autre que sa mère ? Qu'est-ce que voir son enfant soigné par une autre ? Qu'est-ce que soigner le bébé d'une autre ? Comment assurer cela dans ces divers lieux où se retrouvent les bébés avec ou sans leur mère : crèche, pouponnière, famille d'accueil, centres de PMI, maison maternelle, halte-garderie ? Comment faire pour que ces lieux ne deviennent pas, bien involontairement, chargés d'inquiétudes et de peurs mutuelles, de frustrations et d'insécurité, voire de carences et de maltraitances, mais qu'ils réussissent pleinement leur vocation d'être sources de vie et de développement pour le bébé, ses parents et leurs soignants ? Un ouvrage devenu une référence. Myriam David(1917 - 2004)était pédopsychiatre.
La fragilité apparaît comme la difficulté ou l'impossibilité de se conformer aux normes de la société. Elle peut devenir un facteur d'angoisse puissant pour les familles au point de déclencher l'apparition d'un trouble particulier, la normopathie : la certitude que tout va mal alors qu'apparemment tout va pour le mieux. Qu'est-ce qui se joue donc maintenant autour des bébés et de leurs parents ? Comment les différents pouvoirs, médicaux, sociaux, éducatifs, psychologiques, économiques et politiques influencent-ils ou fragilisent-ils le devenir de la maternité ? Comment définissent-ils des pratiques dont le premier souci n'est pas nécessairement le respect du sujet ? De qui le bébé et ses parents sont-ils « l'obscur objet du désir » ?
Si chaque culture regarde ses enfants à sa façon et projette sur eux un idéal répondant aux valeurs fondamentales et agissantes dans la société où il vit, désormais, l'évolution des cultures ne se limite pas au pré carré d'une frontière géographique. Les cultures se proposent dans leurs différences au regard les unes des autres. La différence peut ouvrir un espace d'inquiétude : ce qui est vécu « là-bas » dans la sécurité, peut être vécu « ici » dans le danger ; ce qui est habituel ici peut être regardé ailleurs avec étrangeté. Mais l'apparence culturelle peut devenir un simple appât qui piège la peur et son corollaire, le rejet. Or, au-delà de la simple vêture culturelle, les mécanismes d'attachement indispensables au développement de l'enfant dans son humanité traversent et dépassent les cultures. Les auteurs invitent à aller au creux de l'intime de la relation parents-bébé voir comment, un peu partout, s'inventent et se nouent les premiers liens fondamentaux et comment se traversent les épreuves relationnelles qui humanisent le bébé. De ce frottement des cultures, nous avons tout à apprendre. Jacques Besson est psychologue. Mireille Galtier est pédopsychiatre.
Pris dans la vague des évolutions sociétales et techniques, le bébé, qu'il soit considéré ou non comme une personne, est devenu le champ d'application où chacun - professionnels, parents et futurs parents - fantasme d'exercer son pouvoir de maîtrise. Cet ouvrage propose un bilan des évolutions principales observées dans l'abord de la période périnatale - de la conception aux premiers mois de l'enfant - au cours des dernières décennies. En reconnaissant au petit d'homme sa place et son historicité en qualité de citoyen du monde, les auteurs essaieront de projeter le futur du bébé et le bébé du futur, ainsi que la place et la fonction des parents de demain... Jacques Besson est psychologue (Beziers) Mireille Galtier est pédopsychiatre (Beziers)
Découvrez Dodo, l'enfant do, le guide essentiel pour comprendre le sommeil des tout-petits et apaiser les nuits des parents. Écrit par un pédiatre expert, ce livre offre des réponses claires et rassurantes sur les rythmes et besoins de bébé.
L'enfant apparaît comme le dernier maillon de l'enchaînement générationnel dont il hérite l'histoire et le socle biologique par transmission cumulée. Génétique, culturel, psychique..., cet héritage conscient ou inconscient, secret ou révélé, s'opère volontairement ou non, au su ou à l'insu de ceux qui le déposent et de celui qui les reçoit. Quelle est son influence sur ce petit d'homme naissant ? Jacques Besson est psychologue, Mireille Galtier est pédopsychiatre. Ils exercent au Centre hospitalier de Béziers et animent le réseau de périnatalité qui organise tous les ans les Rencontres nationales de périnatalité de Béziers.
Les avancées considérables dans l'étude des liens interactifs mère-enfant ont permis de manière conjointe qu'une attention toute particulière soit portée à la place du père. Ainsi entre autres exemples, la qualité de la relation à la mère (de son enfant), le rapport aux ascendants, la part de masculin qui existe en lui, l'homme qu'il se sent être favorisent ou non l'avènement de la fonction paternelle chez le père. A partir de leurs expériences dans des équipes de maternité et des services de néonatalogie, de plus en plus en relation avec les pères, des professionnels nous disent comment, selon eux, le passage vers la paternité s'opère.
Sous l'effet de constants remaniements de notre société, de la remise en question des processus vitaux engendrée par les découvertes biomédicales, et encore du fait des bouleversements dans les échanges interhumains, la parentalité ne cesse d'être requestionnée, déconstruite et toujours réaménagée. De fait, en se détachant de la conception biologique, la parentalité peut se revendiquer sous de nouvelles formes : parentalité médicalement assistée, parentalité d'enfants prématurés, monoparentalité, parentalité adoptante, parentalité homosexuelle, parentalité post-mortem, parentalité partagée ou déléguée aux grands-parents, etc. Dans tous les cas, se pose alors la question de la construction identitaire de l'enfant, plus particulièrement à travers les modifications du jeu oedipien que ces nouvelles parentalités introduisent. Jacques Besson est psychologue, Mireille Galtier est pédopsychiatre. Ils exercent au Centre hospitalier de Béziers.
Si la naissance nous était contée, il conviendrait de la faire rimer avec la séparation. Dans cet ouvrage, les auteurs nous y invitent à partir de témoignages et de recherches, de poèmes et d'expériences, dans la compagnie des professionnels qui entourent la naissance. A vous de découvrir en ouvrant cet ouvrage que naissance et séparation ne sont ni un arrachement ni une mise à distance, mais l'oeuvre de la vie qui nous fait être par notre nom et dans notre corps au sein d'une culture et d'une société données.