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Poursuivant la comparaison entre Racine et Shakespeare amorcée par Stendhal, l'auteur montre comment chacun cherche à sa façon "à faire pressentir une langue vraiment humaine au-delà de notre babil". Ces deux écrivains illustrent, selon M. Edwards, les différences des langues dans leurs manières de se concevoir et d'habiter le monde. La poésie française apparaît "centripète" quand l'anglaise est "centrifuge" : Racine aspire à la plénitude et à la pureté, Shakespeare tend vers la foison du multiple. La tragédie ne parle pas seulement du malheur et du bonheur mais se préoccupe aussi de traduire tous les possibles de la condition humaine.
"Mary Shelley, sensible et imaginative, pose et recompose dans ses livres et dans ses histoires les épreuves de sa propre vie." Ainsi est posé par Alain Morvan le cadre de la biographie de Mary Shelley, victime, elle et ses autres écrits, de l'immense succès de Frankenstein. L'un des buts de l'ouvrage, précise A. Morvan, est donc de compléter l'image de Mary Shelley écrivain, d'élargir la perception de son oeuvre, de voir dans le célèbre conte autre chose qu'une simple histoire d'horreur, de comprendre la personnalité de la compagne du poète Percy Bysshe Shelley. Ses parents, eux-mêmes écrivains, ont eu une influence déterminante sur la formation de Mary Shelley, étant à la fois des modèles et des rivaux, d'autant que sa mère disparaît peu après sa naissance. Mary Shelley vit pour écrire, ses écrits ne sont pas que des pures fictions.