Marabout junior
Jean Paulin effectuait son service militaire dans l'armée française lorsque survint la guerre ; démobilisé par les autorités de Vichy, il partit rejoindre les Forces françaises libres, passa les Pyrénées, fit un séjour forcé dans les prisons espagnoles et arriva enfin, non sans peine, à Gibraltar, où il s'embarqua pour l'Angleterre. Après un entraînement intensif, Jean Paulin est parachuté en Bretagne le 5 juin 1944, et assure la liaison par radio avec l'Angleterre. Contacts avec les Résistants, parachutages d'armes, nettoyage des rives de la Loire, le 2e Régiment de chasseurs parachutistes français - dont fait partie Paulin - vit des heures enivrantes... « La rage au coeur » est, à la fois, un roman d'aventures, une tranche de vie et une contribution importante à l'histoire de la Résistance française. Jean Paulin raconte ce qu'il a vécu et ce qu'il a ressenti, avec naturel et simplicité, sans prétention littéraire, mais d'une manière passionnante et inoubliable.
Depuis belle lurette, la police n'est plus du roman. Si vous aviez accès au grand Fichier Central de la Sûreté, vous vous en rendriez tout de suite compte. Ce que vous trouveriez là ressemble plus à de l'algèbre qu'à des renseignements de police. Mais un inspecteur lit une formule et traduit aussitôt : « cicatrice courbe à concavité supérieure, de 2 cm sur 54 mm, située à 4 cm au-dessus du poignet gauche, sur la face antérieure du bord externe... » Cela, ou autre chose du même genre. De toute façon, il possède un indice, il peut se mettre en chasse... Ce livre bourré de nombreuses histoires policières, toutes authentiques, retrace pour vous les différentes phases de cette chasse humaine. Comment une enquête se noue pour devenir un dossier de tribunal, vous allez l'apprendre avec tous les à-côtés techniques. Au lieu de vous trouver devant le décor, vous serez derrière, au milieu des coulisses, parmi les « trucs », vous verrez vraiment fonctionner la grande machine policière.
« Je suis Charles Lindbergh »... Tels furent, dit-on, les premiers mots de Lindbergh lorsqu'il atterrit au Bourget, comme si Paris et le monde entier n'avaient pas attendu, haletants, son arrivée. Cette légende traduit toute la simplicité, la naïveté même de ce garçon de vingt ans qui ne croyait pas avoir accompli un exploit en sautant par-dessus l'Atlantique sur un coucou de quatre sous. Jamais sans doute une performance sportive ne souleva un tel enthousiasme. Tout le long de la tournée triomphale qui devait le ramener en Amérique, les foules se précipitèrent, rompant les barrages de police, étouffant presque leur héros. Mais c'est à New York que Lindbergh vit l'apothéose de son triomphe, au milieu des parades de Broadway et des confettis qui pleuvaient du haut des gratte-ciel. Et le plus étrange est que ce succès sans mesure ne transforma pas Lindbergh. Ni, plus tard, les événements dramatiques dans lesquels il perdit son fils. Il resta, il est toujours, ce long garçon silencieux, séduisant, efficace, digne en tout point de sa légende.
Six mois terribles avaient passé, six mois dont l'aboutissement normal pour Michel Équinoxe aurait dû être la mort la plus hideuse, mais voilà ! Au lieu d'avoir fini dans la marmite des anthropophages, il descendait maintenant l'Ogooué sur un radeau d'acajou, autrement dit avec la fortune sous ses pieds. « La chance ! », pensait-il, car il était modeste. Chaque année, c'est pareil. Chaque année, les forestiers du Gabon se livrent la guerre pour amener jusqu'à la mer les arbres géants de la forêt vierge. Guerre sournoise, guerre totale puisqu'elle concerne à la fois la nature et les hommes, guerre sans lois. « Ici, pour gagner la partie, affirmait Bargelli, l'associé de Michel Équinoxe, il faut avoir son ange gardien en permanence à côté de soi. » Il n'exagérait pas. Et si une table d'acajou ne vous fait pas rêver, une fois ce livre fermé, c'est que vous manquez vraiment d'imagination. Car, pour arracher à la forêt le bois de cette table, des dizaines d'hommes ont risqué leur vie...
Officier de cavalerie aux Indes, chasseur en Afrique, espion en Russie et dans les Balkans, vainqueur des Zoulous, dresseur de chevaux et champion de polo, Robert Baden Powell fut, mieux que tout autre, « Le maître de l'aventure ». « J'ai eu le bonheur de vivre heureux et je souhaite à chacun d'en pouvoir dire autant. » Ce souhait, Baden Powell ne s'est pas contenté de le formuler. Il a donné aux jeunes du monde entier la possibilité de le réaliser. Le scoutisme n'est que l'application pour tous des secrets qui lui ont permis de mener tout au long de son existence, une vie passionnante. Et pour bien comprendre les ressorts de la plus grande organisation mondiale actuelle, il faut remonter à sa source, à l'histoire de son fondateur, à l'histoire d'un garçon plus curieux, plus vivant et plus inventif que les autres, qui devient peu à peu un homme inégalable. C'est elle qui trace la piste du scoutisme et, aux garçons du monde entier, ouvre la porte de la plus grande des aventures : celle de la vie
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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