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L'essai Exploitation de notre eau par Rio Tinto se penche sur la façon dont Rio Tinto bénéficie de l'utilisation d'une ressource renouvelable collective aux fins de sa production commerciale et l'avantage concurrentiel que cette dernière lui procure dans l'industrie. Que ce soit en passant par l'histoire industrielle du Québec ou par des données précises et révélatrices, le constat est le même : pendant que l'entreprise gonfle ses profits, elle semble maintenant faire fi des engagements d'investissements auxquels elle avait consenti et sur lesquels repose une partie du développement régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et par ricochet, du développement économique du Québec. Après avoir constaté un déséquilibre entre les avantages que tire Rio Tinto du droit d'utiliser les ressources hydrauliques et les retombées pour les communautés d'accueil, un groupe de retraités cadres de Rio Tinto a alerté, en mai 2022, le gouvernement du Québec sur le non-respect de l'entreprise de ses engagements en matière d'investissement et s'est interrogé sur ses véritables intentions quant à l'avenir de la production d'aluminium au Saguenay-Lac-Saint-Jean. À qui le développement doit-il profiter ? Doit-on accepter que l'énergie produite grâce à la ressource naturelle renouvelable d'une région profite au seul bénéfice d'une multinationale ? Sommes-nous en train de cautionner et reproduire le modèle de développement du siècle dernier ? Voilà les réflexions et constats que le groupe a soulevés et que Jacques Dubuc et Myriam Potvin portent dans cet ouvrage.
Les lecteurs de Sauver Hydro seront nombreux, souhaitons-le, à adhérer à l'urgence d'un débat qu'il nous faut tenir en tant que détenteurs d'un patrimoine énergétique unique au monde, Hydro-Québec. L'objectif est ici de mobiliser le plus grand nombre à nous faire tous entendre, afin d'amener le gouvernement à reconsidérer ses investissements démesurés et incertains dans une filière batterie. Le déséquilibre entre l'offre et la demande d'électricité qui en résultera ne peut en effet qu'accroître la pression sur notre réseau, aux réserves de puissance affaiblies. En réponse à la priorité de décarboner le Québec, le gouvernement crée donc un besoin en électricité au-delà de nos moyens. Dans ce scénario, une précarité énergétique accélérée par plus encore que les seuls changements climatiques devient probable. À cette perspective, François Legault répond simplement qu'il faut doubler la capacité de production d'Hydro. La mainmise politique sur Hydro-Québec ne date certes pas d'hier, mais depuis son élection en 2018, le gouvernement de la CAQ a redoublé d'efforts pour influencer l'autonomie de la société dans les recommandations et les choix de ses experts et des professionnels pour maintenir et améliorer son réseau.
Et si la souveraineté du Québec passait par une refondation radicale du Parti québécois ? Coup de barre propose un plaidoyer sans concession pour un Québec social-démocrate.
Et si le franglais n’était pas une menace, mais une richesse ? Dans Mauvaise langue, Marc Cassivi bouscule les idées reçues sur la langue au Québec.
Le populisme a le vent en poupe, à droite comme à gauche. Nourri par des institutions qui croulent sous les effets de la politique-spectacle et de la démagogie, il menace du même coup la démocratie et l'État de droit. Traquant le cynisme, la culture du conflit d'intérêts et l'aveuglement de nos dirigeants face, entre autres, aux problèmes environnementaux, Frédéric Bérard refuse pourtant de baisser les bras, malgré le pessimisme qui l'habite. Il jette un regard acéré sur les élites politiques et médiatiques et dénonce leur duplicité, ici comme ailleurs. À la maladie identitaire qui gangrène la société, il oppose une parole forte et engagée, tout en analysant les attaques contre l'État de droit qui fragilisent des droits fondamentaux, de la liberté d'expression à la liberté de culte. Un cri du coeur en forme de coup de poing, à une époque qui en a bien besoin.