Les Aventures de Don
Un épouvantail devient le témoin silencieux d’un meurtre atroce. Quand Don affronte l’horreur, chaque détail compte pour survivre. Plongez dans ce thriller sombre où la peur rôde à chaque page.
Rangoon, années 90. Don, héros aux allures de justicier moderne, se retrouve pris au piège entre une mystérieuse femme-pieuvre et le canon d’un riot-gun.
Un fusil à pompe, une femme en détresse, et un héros pris au piège : Café no ! Marimba si ! plonge le lecteur dans une intrigue haletante où chaque seconde compte.
Joong était comme collée au mur. Elle était nue, la tête à une cinquantaine de centimètres du plafond. On lui avait écarté les bras et un grand clou lui perçait chaque poignet... Les bourreaux étaient au nombre de trois... Don referma la main droite sur le fût de la crosse du Riot-Gun, la gauche sur le bois de la pompe. En même temps, son pouce ramenait le chien en arrière.
Don se tourna vers Carita, la trouva en pleine crise d'hystérie. Elle avait soulevé sa longue jupe, mettant son ventre à nu, poussant son sexe en avant. - Prends-moi... Là... Tout de suite... Elle avait jeté les mains sur lui. Don se dégagea. Chaque seconde comptait... À tout moment, la machine infernale d'Alvarado pouvait se déclencher...
S'étant assuré de la mort de son passager, le chef de bord prit une soudaine décision : que personne ne quitte l'appareil avant l'arrivée de la police ! « Copyright Electre »
Don buta sur une chose molle. Serge Livin. Des carotides tranchées, le sang avait fini de couler. Il se changeait en un sirop noirâtre que le bois du plancher absorbait lentement. Un peu plus loin, Don repéra le corps d'Ipaïef, dans un état à peu près semblable à celui de Livin. Le Super-Tueur n'avait pas fait de détail.
«... Don accomplit un effort surhumain pour lever un bras, tendre une main vers la nuque offerte, la serrer, la briser, désarticuler les vertèbres une à une. Jamais il n'aurait eu autant de plaisir à briser le cou de quelqu'un, mais c'était impossible : la maudite drogue continuait à le pétrifier. Il dut s'avouer vaincu, condamné à subir les caresses de Lady Stella, les prodigieuses, les repoussantes caresses. La mort s'avançait vers lui, lentement, sûrement, plus redoutable encore parce qu'elle venait sur des pattes de velours. »