La dame de la Sauve
Dans ce deuxième volet, Brunissende, mi-sarrasine mi-occidentale, continue de s'intégrer aux us et coutumes de la société aquitaine du XIIe siècle. Heureuse, elle peut mettre en pratique toutes les connaissances acquises auprès de sa mère à Jérusalem, car les moines de l'abbaye de La Sauve acceptent afin qu'elle soigne les malades. Mais cette paix, difficilement conquise, vole en éclat. Son père, accusé d'un horrible méfait, doit subir l'ordalie, l'épreuve du « jugement de Dieu ». Brunissende comprend très vitre qu'elle n'a d'autre choix que de se battre pour l'innocenter, alors que son coeur est habité d'un amour interdit. La saga de La dame de La Sauve se poursuit avec un souffre remarquable.able.
Brunissende naît à Jérusalem en 1108. Elle est la fille d'un seigneur aquitain parti en Orient lors de la première croisade et d'une jeune femme médecin, Arabe de la dynastie des Abassides. Elevée dans ces milieux de grande culture et de tolérance que sont l'Orient et le Moyen-Orient de cette époque, elle a accès à un savoir qui fait d'elle un danger dès son arrivée en Aquitaine et ce, malgré le soutien de son père Philippe. Elle se heurte d'emblée aux moines de l'abbaye de La Sauve-Majeure, toute proche. Son intelligence, sa volonté de soigner mais aussi sa liberté de pensée et sa beauté font d'elle une femme que beaucoup veulent détruire. Elle décide alors de lutter. De double culture, elle devra faire sa place dans cette Aquitaine du Moyen-Âge sans renier ce que lui a donné le pays de sa mère et sans refuser celui de son père.
« Nous étions en guerre et personne ne viendrait nous rendre visite. Personne ne viendrait voir la dame du château qui était morte soudain. C'était trop dangereux et chacun se terrait. » Dans ce septième et dernier tome de la saga de La dame de La Sauve, le drame s'intensifie. Reprendre leurs terres ! Tel est le maître mot des seigneurs de l'Entre-deux-Mers. Face à un abbé implacable, leur volonté ne faiblit pas. Le village s'apprête à livrer une nouvelle bataille alors que le duc Guillaume est attendu. Brunissende retrouve Angus qui l'a rejointe aux Aygues. La résistance s'organise autour d'elle. Fidèle à son caractère entier, elle entreprend de lutter comme elle l'entend.
Le duc d'Aquitaine Guillaume IX vient de mourir. Écrasé de douleur, Philippe se voit contraint d'honorer la promesse faite à son ami et doit partir pour Talmont. Brunissende rentre aux Aygues seule. Elle n'a pas revu Angus depuis l'automne et ignore qu'un grave danger la menace. Dénoncée pour magie, l'Église envoie un enquêteur à La Sauve pour l'entendre. Le retour de son époux va précipiter les événements. Les retrouvailles avec Guillaume de Marsan sont dramatiques et malgré toute l'aide qu'Angus lui apporte, elle ne peut échapper ni au procès de l'Église ni à la vengeance de la famille de Marsan. Prête à tout pour protéger ceux qu'elle aime, Brunissende ira jusqu'au bout...
« Il n'y avait que deux ans qu'elle avait quitté l'Aquitaine. Elle avait l'impression que cela faisait des siècles. » Brunissende aime cette contrée sauvage de forêts, d'océan et de lande que sont les Cornouailles, mais sa famille et ses amis lui manquent. Pour tromper cet ennui et le ressentiment qui la gagne devant ce qu'elle croit être l'égoïsme d'Angus, elle décide de l'accompagner alors qu'il doit se rendre dans une de ses maisnies. Un drame survient brutalement et Brunissende s'enfuit vers l'Aquitaine, seule. À son arrivée, les terres de La Sauve ne sont que désolation. Les chevaliers de l'Entre-deux-Mers et les villageois se sont révoltés devant la dureté implacable du nouvel abbé et les terres des Aygues sont menacées de séquestre. Brunissende, qui en son for intérieur demeure La dame de La Sauve, se lance à corps perdu dans ce nouveau combat.
Dans ce troisième volet, entre Orient et Occident, Brunissende continue à vivre selon son coeur. Mais sa relation avec Angus et l'enfant qui s'annonce vont précipiter son destin. Entre son indépendance de jeune médecin et cet enfant qui ne doit pas naitre bâtard, le choix est cruel. Elle doit épouser un seigneur. A-t-elle d'autres issues ? À qui peut-elle faire confiance ? Pendant ce temps à La Sauve, un jeune seigneur, Olivier de Rions, a été roué de coups et laissé pour mort. Brunissende s'emploie à le soigner tandis que son père accuse l'abbaye d'avoir fomenté cette attaque. La guerre risque d'éclater à nouveau. Seule la parole de ce blessé, toujours évanoui, peut arrêter le conflit qui menace. La dame de La Sauve continue à nous émerveiller par ses personnages attachants et à nous faire découvrir intelligemment le Moyen Âge, ainsi que les moeurs de l'Orient et de l'Occident.
« Savoir quoi ? Que mon époux m'avait laissée au lendemain de nos noces, pour une vulgaire dispute ? Que je refusais de faire semblant en jouant les épouses éplorées et qu'il s'avérait de plus en plus certain, au fur et à mesure que les semaines passaient, qu'il ne reviendrait pas ? » Dans ce quatrième tome, Brunissende se marie. Rapidement, elle s'oppose à son mari et celui-ci la quitte. De retour à La Sauve, une épidémie de variole foudroyante et mortelle l'attend. Forte de ses connaissances sur les herbes médicinales, elle prodigue ses soins aux malades et s'efforce de les soulager. Le village est mis en quarantaine. Pendant ce temps, Malik son ami d'enfance, entreprend le long voyage depuis Jérusalem pour la retrouver. La dame de La Sauve continue à nous émerveiller par ses personnages attachants et à nous faire découvrir intelligemment le Moyen Âge, ainsi que les moeurs de l'Orient et de l'Occident.