L'Univers maçonnique
Le grand maître de la plus importante obédience maçonnique de France (54 000 membres) témoigne de son parcours, de son rôle, de son engagement, " sans langue de bois ". Pour la première fois, un dignitaire maçonnique témoigne de son parcours personnel, de façon franche et directe, des raisons de son engagement maçonnique et du rôle que joue la franc-maçonnerie dans la société. Il présente les actions que mène son obédience pour animer le débat public et son dialogue avec les politiques.
France, Grande Bretagne, Etats-Unis De longs et pénibles efforts ont été nécessaires pour que les femmes franchissent enfin la porte du temple. La plupart des loges dans le monde sont encore réservées aux frères. C'est bien d'une longue marche qu'il s'agit. Les femmes ont eu des compagnons de route, les frères qui se sont engagés contre leur exclusion. On trouvera dans ce livre quelques coups de projecteurs sur les grandes étapes de cette marche : les loges d'adoption françaises au siècle des Lumières et leur version américaine au siècle suivant, les débuts de la franc-maçonnerie mixte en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les premières obédiences féminines en France et en Angleterre, l'évolution décisive du Grand Orient de France qui accueille désormais des soeurs. En annexe figure la retranscription intégrale du rituel "L'Amazo[nner]ie anglaise ou Ordre des Amazon[n]es". La démarche de l'auteure est comparative : quelles réponses la franc-maçonnerie française et la franc-maçonnerie anglo-saxonne ont-elles apportées aux femmes ? N'y aurait-il pas un lien entre la liberté absolue de conscience, chère à la franc-maçonnerie libérale, la laïcité et l'émancipation des femmes ? On constate que lorsque les loges imposent la croyance en Dieu, elles rejettent souvent aussi toute présence féminine aux côtés des frères. Depuis le début du XXe siècle les franc-maçonnes ont eu le choix entre voie féminine et mixité. Quels sont les arguments des soeurs et des frères en faveur des obédiences mono genres ? Pourquoi un si grand nombre de frères rejettent-ils encore aujourd'hui la mixité, en France mais surtout en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis ? Comment concevoir une véritable mixité ? La féminisation des titres pourrait garantir le respect mutuel des frères et des soeurs. Loin de gommer les différences, la mixité devrait les accepter. "Si tu diffères de moi, mon frère", ma soeur, "loin de me léser, tu m'enrichis...".
Histoire des francs-maçonneries européennes du XVIIIe siècle à nos jours Tome 2, Le XIXe siècle : le temps des nationalités et de la liberté Avec ce tome 2 d'une somme incomparable, l'historien Yves Hivert-Messeca poursuit son analyse des trois siècles qui ont vu l'implantation durable de la franc-maçonnerie dans toute l'Europe. Partie de Grande-Bretagne au début du XVIIIe siècle, elle s'est installée méthodiquement partout, dans chaque pays continental, non sans défaites provisoires mais sans jamais soumettre son expansion aux pouvoirs les plus hostiles comme aux diverses forces antimaçonniques. L'époque interrogée ici que l'auteur appelle "le grand XIXe siècle" parce que, à y regarder de près, il s'ouvre avant la fin du XVIIIe et se termine au début du XXe commença tragiquement pour elle car on l'associait aux Lumières radicales et aux excès révolutionnaires. Elle fut donc combattue dans une grande partie des Etats, placée sous contrôle politique ou policier dans d'autres. La période napoléonienne constitua un nouvel âge d'or sur le continent tandis qu'en Grande-Bretagne les deux obédiences rivales (Anciens et Modernes) cessaient leurs querelles et faisaient leur unité. Après le printemps des peuples et des frères, la franc-maçonnerie se développa dans toute l'Europe. En France, elle s'impliqua totalement dans l'édification de la République. En 1914, elle était présente partout, sauf en Autriche. Durant toutes ces décennies, elle se nationalisa, se structura, s'adapta au génie propre de chaque peuple, partagée souvent entre les réalités de ses divers terroirs, ses espérances utopiques et ses engagements concrets.
Une loge maçonnique à Dakar (1899-1960) La période où les francs-maçons ont été les plus influents dans la mise en place et l'ancrage de la IIIe République est aussi celle de la conquête de l'empire, servie par une administration coloniale largement aux mains de francs-maçons. L'Afrique occidentale française et le Sénégal sont, à cet égard, d'un intérêt particulier. Sont à l'oeuvre des personnalités exceptionnelles comme William Ponty, Jules Carde ou Marcel de Coppet. Gouverneurs généraux nommés par Paris, ces francs-maçons s'engagent avec conviction dans la "mission civilisatrice" et de développement qui leur est confiée. Pragmatiques, ils adaptent les instructions de Paris à la situation locale et trouvent un accommodement avec le pouvoir religieux musulman et les confréries, tout en gardant à distance celui, également puissant, des catholiques. Ils encouragent l'émergence d'une élite politique et associent à leur administration ceux qui, après la Seconde Guerre mondiale, seront au pouvoir. Nombreux à rejoindre le général de Gaulle ou à être exilés par Vichy en 1940, ils accompagneront les premiers pas des Sénégalais vers l'indépendance. "L'Etoile Occidentale", loge maçonnique dakaroise active et réactive, fut au coeur de cette histoire mouvementée.
1914-1968 La franc-maçonnerie, coeur battant de la République - Éclatée, féminisée, persécutée, renf
Eclatée, féminisée, persécutée, renforcée... Entre la bataille de la Marne et les événements de 1968, soit au-delà de la première moitié du XXe siècle, la franc-maçonnerie française a partagé tous les soubresauts de la France : deux guerres, la crise de 1929, les années 30, trois Républiques. Bien implantée dans la nation, surtout à gauche, mais divisée en deux grandes obédiences à la fois proches et concurrentes et plusieurs autres alors de moindre importance, elle a servi les idéaux de la République, proposé et fait avancer des réformes politiques, économiques et sociales. Partie prenante de l'Union sacrée pendant la guerre, elle a soutenu la Société des Nations (SDN) qu'elle aurait voulu transformer, ainsi qu'ultérieurement l'ONU, en un gouvernement démocratique mondial . elle a appuyé le Cartel des Gauches puis le Front populaire, participé à la vie de l'Association maçonnique internationale (AMI), subi les assauts d'une extrême-droite haineuse, accueilli des réfugiés notamment russes, allemands et espagnols. Persécutée par Vichy et les nazis, présente dans tous les mouvements de résistance en France et outre-mer, sensible à la nécessité d'une décolonisation qu'elle espérait en 1945 dans le cadre d'une Union française ou d'une large association pacifique, elle s'est reconstruite, non sans quelque difficulté, sous la IVe République, alors qu'une large partie de la franc-maçonnerie sous influence anglo-saxonne voyait fondre ses effectifs. Elle s'est interrogée sur sa nature même, sur sa situation au sein de la maçonnerie internationale, sur ses rites, sa philosophie ou sa spiritualité, sa finalité. Sa vie intérieure, avec des surprises et des rebondissements, n'a pas été un fleuve tranquille. André Combes, historien de la franc-maçonnerie, convie le lecteur à un voyage dans la réalité de cette institution, ses combats, ses interrogations, ses utopies, son évolution si peu connue, y compris par ses membres, et si éloignée des clichés habituels.
Histoire, sociabilité et rituels, 1725-1750 Le présent ouvrage, qui réunit parmi les meilleurs connaisseurs des débuts de l'histoire de la franc-maçonnerie en France, se donne pour objectif de faire connaître et d'analyser, autant que le permettent les sources, le processus qui voit une jeune sociabilité britannique, riche cependant d'une préhistoire de deux siècles au moins, se transporter sur le continent - pour le cas qui nous concerne ici, en France - et s'y acclimater. La structure maçonnique (la loge), ses mythes fondateurs et le rituel qui leur est attaché, résistent au voyage en France mais ils sont par la suite, et très tôt, relus et déclinés dans des voies nouvelles. Textes de Xavier Bascher, Pierre-Yves Beaurepaire, Jean-Pierre Brach, Yves Hivert-Messeca, Georges Lamoine, Kenneth Loiselle, Jean-Marie Mercier, Pierre Mollier, Gilles Pasquier, Céline Sala, Jan Snoek et Thierry Zarcone.
Une franc-maçonnerie d'influence Cet ouvrage collectif propose un panorama maçonnique de l'Amérique latine et de la Caraïbe, embrassant donc un immense espace toujours considéré comme recelant de considérables potentialités. Le contexte historique, socioculturel, économique et politique est à chaque fois rappelé dans des encadrés pour mieux souligner l'originalité de chaque pays. Franc-maçonnerie et enjeux de pouvoir, l'occasion ici de rappeler à quel point s'entremêleront les idéaux des Lumières et les ambitions d'émancipation. Tel un fil rouge, nous y retrouvons souvent la référence à la Révolution française. Plusieurs grandes figures légendaires en furent les acteurs : Francisco de Miranda, Simon Bolivar, Bernardo O'Higgins, Francisco de San Martin, José Marti, Benito Juarez et Joseph Garibaldi. Autant de héros d'une conquête de nouveaux espaces de liberté chèrement acquis. Des avancées souvent remises en cause aussi depuis la dislocation des empires coloniaux espagnol et portugais qui avaient résulté, le 7 juin 1494, du Traité de Tordesillas. En l'absence d'une historiographie complète, il existait certes des articles et ouvrages épars mais aucun d'entre eux n'embrassait, dans une cohérence géopolitique, l'ensemble de l'Amérique latine et de la Caraïbe. Ce livre est donc un puzzle reconstitué par des auteurs faisant autorité. Ils sont tous spécialistes de la région, universitaires, historiens, chercheurs, diplomates et présentent une grande variété d'informations scrupuleusement recoupées. Leurs analyses et grilles de lecture proposent pour la première fois de découvrir la complexité et les points d'équilibre de l'Ordre maçonnique dans cette partie du monde. Cette somme de connaissances devrait donc aider à une meilleure compréhension de ces pays.
Franc-maçonnerie, art et socialisme à la Belle Epoque Né en 1862, Marcel Sembat a marqué son époque : orateur étincelant dans les réunions socialistes et les assemblées maçonniques, polémiste redouté dans ses articles, il fut député de Paris de 1893 à son décès et ministre pendant la Première Guerre mondiale
La franc-maçonnerie déchirée, mars-mai 1871 Les évènements connus sous le nom de Commune de Paris (18 mars-27 mai 1871) commencèrent par une insurrection patriotique de la population des quartiers Est de la capitale, scandalisée par la mollesse de Thiers et de l'armée face aux Prussiens qui assiégeaient toujours Paris. Gouvernement et militaires s'enfuirent à Versailles, se réorganisèrent puis revinrent en profitant des faiblesses de défenseurs. S'ensuivirent des incendies, des destructions et une terrible répression (la Semaine sanglante). La République se bâtira lentement sans oublier vraiment ces crimes et ces ruines. Quelle fut l'attitude de la Franc-maçonnerie face à cette tentative révolutionnaire animée par des idéaux généreux qui étaient parfois aussi les siens ? Composée elle-même partiellement, à l'époque, d'ouvriers et de gens modestes (25%), d'artisans, de commerçants et de fonctionnaires (20 à 25%), elle sympathisa largement avec les insurgés et participa au pouvoir communal. Certains des siens y assumèrent d'importantes responsabilités. Elle s'illustra par plusieurs manifestations dont une massive (29 avril) sur les remparts, avec décors et bannières qui reçurent des balles. Elle négocia directement mais en vain avec Thiers. Sauf exceptions, la prudence paralysa les loges de province, les dirigeants des deux obédiences fustigeront l'insurrection, le frère Jules Simon accepta d'être ministre à Versailles mais, amnistiés, les anciens condamnés par la justice militaire qui avaient échappé à l'exécution sommaire seront réadmis et fêtés (jusqu'à présent) dans leurs ateliers. La Commune de Paris, parce qu'elle suscite de graves remords dans nos consciences, demeure mal installée dans l'histoire de France, toujours unitariste. André Combes éclaire ici un de ses aspects méconnus dont la franc-maçonnerie, tous comptes maintenant faits, malgré ses tiraillements et ses déchirures, n'a pas à se repentir.
Les Ordres de Sagesse du Rite français - Au c?ur de la maçonnerie libérale, des Lumières au XXe sièc
Au coeur de la maçonnerie libérale, des Lumières au XXIe siècle L'histoire des ordres de sagesse du rite français depuis leurs origines au XVIIIe siècle et leur déclin au XIXe siècle, jusqu'à leur résurgence à la fin du XXe siècle. Les auteurs présentent leurs principaux enjeux, les personnes qui les firent vivre, etc.