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Nos rayons et sélections

L'Aventure humaine

9 livres
Couverture ebook de L'Antiquité dans la Révolution française, de Claude Mossé
Albin Michel | 1 janvier 2013

« Il y a peu d'années, je cherchais partout des âmes républicaines ; je me désespérais de n'être pas né Grec ou Romain », écrivait Camille Desmoulins. C'est en effet vers les Anciens que se tournent avidement les révolutionnaires quand ils veulent fonder la Liberté et l'Égalité pour devenir des citoyens fraternels et non plus des sujets du roi. Le modèle de la cité antique, qui était au coeur de la réflexion des Lumières, surgit de toutes parts. Les exemples fleurissent pour justifier ou dénoncer les événements contemporains. Le vote censitaire ? Rome l'a connu. Un système éducatif ? Sparte l'a appliqué. La France assiégée par ses ennemis ? Ce sont les Grecs face aux Barbares : c'est Rome face à Carthage. Lecteurs de Plutarque et de Cicéron sur les bancs du collège, les orateurs s'identifient spontanément aux figures de l'histoire ancienne. Après la chute de la royauté, Brutus, héros républicain, inspire plus que tout autre. Présente dans l'art, fleuron de l'allégorie, cette « antico-manie » gagne les classes populaires. On baptise ses enfants Cornélie, César ou Gracchus. La fête révolutionnaire mime la fête antique, jusque dans ses manifestations villageoises. En redécouvrant la controverse, les révolutionnaires ont renoué avec l'essence même de la politique inventée par les Anciens. Qui mieux que Claude Mossé, spécialiste d'histoire grecque pouvait décrire les multiples sentiers par lesquels l'imaginaire antique a sillonné la Révolution française ? Agrégée d'histoire, docteur ès lettres, Claude Mossé est professeur d'histoire grecque à l'université de Paris-VIII. Elle a publié de nombreux ouvrages dont La Femme dans la Grèce antique aux éditions Albin Michel.

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Couverture ebook de La Révolution automobile, de Jean-Pierre Bardou, Jean-Jacques Chanaron, Patrick Fridenson, Jacques M. Laux
Albin Michel | 31 mars 2016

Apparue en France et en Allemagne vers 1890, l'automobile a apporté aux hommes une extraordinaire liberté et rapidité de déplacement. Elle a fait évoluer les techniques industrielles vers la production de masse, a bouleversé les conditions de la vie rurale et de la vie citadine, a poussé les sociétés développées à consommer. Aujourd'hui, l'auto est devenue universelle. Et pourtant, au moment où elle se diffuse de plus en plus dans les pays socialistes et dans le tiers-monde, elle suscite dans les Etats d'Occident - là donc où elle est le plus répandue - de très virulentes critiques... Ce livre vient sans doute à point nommé nous raconter la Révolution automobile. II ne retrace pas seulement l'histoire de ceux qui utilisent l'auto : conducteurs ou passagers, et de ceux qui la produisent : constructeurs, ingénieurs, techniciens, ouvriers. II montre aussi comment la qualité de la vie de chaque citoyen, et même la liberté d'action des Etats, dépendent d'un bon usage de l'automobile. Des tacots héroïques de la Belle Epoque aux recherches futuristes sur le véhicule électrique, des grands patrons comme Ford ou Agnelli aux O.S. de Bombay ou Liverpool, voici donc une véritable histoire mondiale du phénomène automobile. Pour les auteurs, même si le rythme de son expansion doit se modifier, même si sa place de moteur et de symbole de la croissance lui est contestée, l'automobile a encore devant elle un indéniable et incomparable avenir.

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Couverture ebook de L'Amour en Occident à l'époque moderne, de Jacques Solé
Albin Michel | 29 février 2016

Entre 1500 et 1800, la vie sexuelle de l'Occident a achevé de revêtir des formes qu'elle a conservées, pour l'essentiel, jusqu'au milieu du XXe siècle, et qui commencent à peine à être remises en cause aujourd'hui. Durant cette longue période qui va de la Renaissance aux Lumières, le pilier principal de l'ordre sexuel était l'union monogame. Celle-ci, étroitement surveillée par la collectivité et les familles, négligeait de plus en plus l'attirance physique au bénéfice de considérations morales et économiques. L'Eglise, en effet, s'acharnait à réprimer la sexualité, en accord avec l'Etat moderne et son programme d'ordre moral. Toutefois, les milieux privilégiés réussissaient souvent à échapper à ce conformisme. La culture sexuelle se réfugiait dans la recherche esthétique et littéraire. Ainsi se développaient à la fois un érotisme de compensation et le mythe poétique ou romanesque de l'amour-passion. Ces grands thèmes, Jacques Solé les analyse ici avec profondeur et acuité. Il montre de façon convaincante combien est ambigu l'héritage sexuel que l'« époque moderne » nous a légué. Mais il va plus loin encore : il soulève bien des questions, concernant l'amour, qui bouleversent les idées reçues et exigent de nous des réponses neuves. Jacques Solé, né à Lyon en 1932, agrégé d'Histoire en 1956, occupe une maîtrise de conférences à l'Université des Sciences Sociales de Grenoble. Spécialiste de l'étude des idées et des mentalités religieuses aux Temps modernes, il achève une thèse de doctorat sur la controverse confessionnelle dans la France du XVIIe siècle. Collaborateur de nombreuses revues, il a participé à différents ouvrages collectifs et publié un Bayle polémiste en 1972.

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Couverture ebook de Le Buveur du XIXe siècle, de Didier Nourrisson
Albin Michel | 30 novembre 2014

« Le cognac et le vin sont les boissons d'assaut ; le vainqueur boit du vin, l'esclave boit de l'eau ». Voici le parti pris de la Revue viticole dans le grand débat entre l'idéal tempérant et le triomphe du buveur qui culmine lors de le Première Guerre mondiale. Le XIXe siècle a en effet découvert, à côté du traditionnel ivrogne, un type nouveau de buveur excessif : l'alcoolique.Le bourgeois dans son café, l'ouvrier au cabaret, la femme en cachette et l'enfant en silence, tous trinquent à des degrés divers. L'augmentation de la production due à la révolution industrielle et l'élévation du niveau de vie ont banalisé la consommation de vin, bière, cidre, mais aussi des alcools forts. L'absinthe entre en littérature grâce à Verlaine, L'Assommoir s'impose comme le grand roman de l'hérédité alcoolique.La société prend peur. On associe l'alcoolique au révolutionnaire et au criminel ; on s'inquiète de la « dégénérescence de la race ». Enquêtes sociales, littérature médicale, manuels d'hygiène se multiplient et tentent de préserver la morale et l'ordre public. À la naissance des associations anti-alcooliques, l'alcool entre dans l'arène politique pour ne plus en sortir.Didier Nourrisson, maître de conférence à l'université de Saint-Etienne, démontre dans Le Buveur du XIXe siècle combien la question de l'alcoolisme - si actuelle - tend à englober toute la question sociale. Sa thèse, Alcoolisme et anti-alcoolisme en France sous la IIIe République : l'exemple de la Seine-Inférieure, a reçu le prix Robert-Debré 1987. Didier Thimonier

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Couverture ebook de La Justice du roi, de Arlette Lebigre
Albin Michel | 1 janvier 2014

Avec érudition, clarté et humour, La Justice du Roi nous révèle à quel point la justice tenait dans la vie de l'ancienne France une place dont nous mesurons mal l'importance. Il était de bon ton pour un seigneur ou une dame de la campagne de se rendre à la ville pour y suivre les procès. C'était un moyen comme un autre de prendre le « bel air » et de voir des visages nouveaux.La Justice du Roi nous apprend, surtout, que les juridictions de l'Ancien Régime n'étaient pas aussi rigoureuses qu'on a bien voulu le dire. L'« intime conviction » du juge, dont on fait maintenant un principe fondamental, était interdite aux magistrats. La misère qui poussait au vol d'aliments bénéficiait en général de larges circonstances atténuantes. Le nombre de condamnations par contumace démontre aussi qu'en l'absence de moyens rapides de communication et de renseignements administratifs indispensables à l'identification des suspects, la fuite était un bon moyen de se soustraire à la justice.Certes, cet ouvrage n'est pas oeuvre de réhabilitation - la justice du roi étant souvent intolérable, voire odieuse - mais oeuvre de mesure discrète qui, dans une langue agréable, redresse quelques idées fausses et établit la vérité « sans amour et sans haine », comme on dit aux Assisses.Arlette Lebigre, docteur en droit, licenciée en letttres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'université de Clermont-Ferrand I. Spécialisée en histoire du droit et des institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe siècle), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal (1979), Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle (1976), La révolution des curés (1980) et la Princesse Palatine (1986), ces deux derniers livres aux Éditions Albin Michel.

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Couverture ebook de L'Espagne au Moyen Âge, de Béatrice Leroy
Albin Michel | 30 novembre 2013

L'Espagne est un terme moderne, un monde particulier, une « énigme historique ». C'est tout au long du Moyen Age qu'elle se crée quand se rassemblent tardivement Castille, Aragon, Navarre, Portugal et Grenade, quand se succèdent les brillantes époques et les personnalités illustres.Envahisseurs de l'Hispania romaine, les Wisigoths forment vite un beau royaume avec ses rois législateurs, ses intellectuels et ses prélats, dont le célèbre « docteur des Espagnes », saint Isidore de Séville.Au VIIIe siècle, ce sont les Arabes qui occupent la majeure partie de ce qu'ils appellent « Al-Andalous » avec son luxe extrême, ses jets d'eau et ses bois travaillés. Pour les Chrétiens, désormais réfugiés au Nord et vite regroupés en royaumes, commence le long travail de la Reconquête. La majorité du sol espagnol passe peu à peu sous la domination chrétienne. Victoires militaires menées par des héros, mais aussi échanges culturels riches et incomparables dans une société qui sut un temps faire preuve de tolérance.Après les heurts dynastiques, les interventions étrangères et les secousses religieuses, les rois catholiques, à la fin du XVe siècle, reconstruisent leurs royaumes, en finissent avec les maîtres musulmans de Grenade, chassent les juifs et préparent dans l'Europe de Charles Quint l'Espagne unifiée et nantie d'une « nouvelle Espagne » par-delà les mers.Béatrice Leroy, agrégée d'Histoire, est professeurs d'histoire médiévale à l'université de Pau. Auteur d'une thèse d'État intitulée Seigneurs et bourgeois dans le gouvernement de Navarre sous les dynasties françaises, XIII-XIVe siècles, Béatrice Leroy a déjà publié dans la collection « L'Aventure humaine », L'Aventure séfarade et La Navarre au Moyen Age.

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Couverture ebook de La Révolution des curés, de Arlette Lebigre
Albin Michel | 30 novembre 2013

13 mai 1588, un roi traqué par l'émeute s'enfuit de Paris pour n'y plus revenir. 22 mars 1594, un autre roi se glisse furtivement dans la capitale qui le repousse depuis six ans. Que cache ce vide historique entre le dernier des Valois et le premier des Bourbons ? Pourquoi tant de haine contre Henri III ? Pourquoi cette résistance désespérée à Henri IV ? Une réponse : la révolution.Révolution insolite, prêchée par des chefs religieux fanatiques et démocrates qui, une main sur l'Évangile, l'autre sur le mousquet, mettront le pays à feu et à sang pour défendre une double cause : la foi catholique, la souveraineté du peuple. Révolution née de l'exaspération de la passion religieuse, mais aussi du refus d'un pouvoir politique sans contrôle et de la prise de conscience des injustices sociales. Révolution populaire, certes, mais voulue et menée par des intellectuels, hommes d'Église et hommes de loi, transfuges de la haute bourgeoisie et étudiants contestataires.On est très loin des clichés si souvent plaqués sur ce « temps des troubles » - Henri III le dégénéré, Henri de Guise le héros, Henri IV le libérateur. Le vrai visage du drame est à chercher ailleurs, dans les rues et les églises, à la Sorbonne et à l'Hôtel de Ville, chez tous ceux qui en furent les témoins et parfois les victimes. Six ans de violence, de complots et d'assassinats, des foules en délire, des dizaines de milliers de morts : avec deux cents ans d'avance, Paris s'offre sa première grande fête révolutionnaire.Arlette Lebigre, née en 1929, docteur en droit, licenciée ès lettres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'Université de Paris XI. Spécialisée en histoire du Droit et des Institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe s.), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit Pénal (en collaboration avec André Laingui, 1979) et « Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle », 1976.

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Couverture ebook de Le Sel et le pouvoir, de Jean-claude Hocquet
Albin Michel | 31 janvier 2013

Découvrez comment le sel, simple condiment, est devenu un levier de pouvoir et de richesse en Europe, du Moyen Âge à la Révolution. Le Sel et le pouvoir révèle une histoire méconnue où gabelle, révoltes et commerce ont façonné les sociétés.

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Couverture ebook de Poèmes pour demain, de Henry Meillant
FeniXX réédition numérique (Art et poésie) | 26 janvier 2023

Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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