Intime conviction
Paris, 7 mars 1984. Dans un parking de l'avenue Foch est découvert le corps sans vie de celui qui fut l'imprésario des plus grandes étoiles du cinéma français. Gérard Lebovici, l'ami de Belmondo, Deneuve et Truffaut, avait fait de son existence une époustouflante réussite qui suscitait bien des jalousies. Sa mort apparaît d'autant plus énigmatique que les pistes suivies par la Crim' vont explorer des univers a priori étrangers à ceux de l'édition ou du cinéma, auxquels était lié Lebovici. On entre ici dans le monde du grand banditisme, de l'espionnage, du jeu et des call-girls, ainsi que de l'ultragauche... Ce crime est resté une affaire non résolue, un cold case. Quarante ans plus tard, le mystère persiste... Une enquête sur l'enquête, dans les pas du mythique 36, quai des Orfèvres. Une immersion dans les années 1980, leurs excès, leurs sphères d'influence et leurs figures emblématiques, comme l'écrivain Guy Debord.
La reconstitution passionnante de l'affaire Ranucci. Avec elle, les débats houleux de l'erreur judiciaire et de la peine de mort. Trente ans plus tard, Jean Rambla, victime et témoin de l'affaire et du " pull-over rouge ", sera accusé de meurtres. Concis, humain, passionnant, ce récit raconte une époque et ses destins. Entre doute et intime conviction : une quête de vérité. C'est l'une des plus grandes affaires criminelles du XXe siècle. Le 3 juin 1974, à Marseille, Marie-Dolorès Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère, Jean-Baptiste, puis retrouvée morte deux jours plus tard. Condamné à mort pour ce crime, Christian Ranucci sera guillotiné le 28 juillet 1976. Depuis, sa culpabilité a été remise en cause par l'écrivain Gilles Perrault dans son livre Le Pull-over rouge. Quarante ans plus tard, Jean-Baptiste Rambla a tué deux femmes. Il est devenu un criminel à son tour. Devant les psychiatres, il invoque le fantôme de Ranucci qui le hante et ceux qui, selon lui, ont " volé la vérité ". En revenant sur l'affaire Ranucci, appelée aussi l'affaire " du pull-over rouge ", Agnès Grossmann retrace la tragédie de la famille Rambla, anéantie par la perte et le chagrin, emportée sans ménagement dans la tourmente judiciaire et broyée par la machine médiatique. Ce récit humain, impressionnant, au plus près des faits et de la vérité, raconte aussi toute une époque, celle du débat passionné sur l'abolition de la peine de mort.
Elle s'appelait Brigitte Dewèvre. Fille de mineurs, assassinée en 1972. 6 avril 1972. Au coeur d'une petite cité ouvrière du nord de la France, on découvre dans un terrain vague le corps d'une adolescente sans histoire. Morte étranglée tout près de chez elle. Elle s'appelle Brigitte Dewèvre, c'est une fille de mineur. Vont bientôt se succéder un flic surmené et obstiné, l'inspecteur Ollier ; un magistrat, Henri Pascal, qui deviendra pour les Français " le petit juge " ; deux accusés symboles d'une profonde fracture sociale : le notaire pointé par la vindicte populaire qui scande " Il n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait ça ", et un orphelin de la mine. Sans oublier les " défenseurs du peuple ", Serge July et Jean-Paul Sartre. La mort de la jeune fille a été confisquée par le tumulte, l'affaire s'est muée en fait de société, et le crime, impuni, est entré dans l'Histoire. Une captivante reconstitution d'un fait divers à l'ampleur politique et médiatique sans précédent.
Comment, pendant dix ans, des membres d'un même clan ont-ils vécu entre paranoïa et enfermement, sous le joug d'un manipulateur complotiste ? À l'aube des années 2000, Thierry Tilly s'est présenté à la riche famille de Védrines comme l'homme providentiel. Tissant patiemment un lien de confiance avec chacun, percevant leurs failles, il se rend disponible jusqu'à devenir indispensable. Surtout, il leur fait croire qu'un danger de mort plane sur eux. Pour les Védrines, ce sera le début d'une longue et douloureuse descente aux enfers. L'histoire des reclus de Monflanquin montre comment une famille de notables bordelais dérive dans un état d'emprise mentale. Jusqu'à tout perdre. Une enquête passionnante et éclairante sur un fait de société encore trop méconnu.
Le récit d'un féminicide face à l'omerta du monde du rugby : l'affaire Marc Cécillon, ex-capitaine du XV de France. L'enquête et les faits sous un regard engagé, sensible, passionnant. Nuit du 7 au 8 août 2004 près de de Bourgoin-Jallieu, Isère. De quatre balles de 357 Magnum tirées à bout portant devant une soixantaine de personnes, Chantal est tuée par son mari Marc Cécillon, ex-capitaine du quinze de France. Dans la mémoire collective, il reste de cette tragédie la chute d'une figure sportive bernée par les mirages du sport de haut niveau, un homme victime de ses démons, auteur d'un " crime passionnel ", avec ce que cette expression comporte de circonstances atténuantes. De Chantal, en revanche, dont il fut si peu dit, qu'a-t-on retenu ? L'auteur a mené son enquête, des faits à ce qui fut rapporté dans la presse, lors des procès, en fouillant les ressorts du crime, et des féminicides en particulier. En recueillant enfin le témoignage de proches de Chantal qui la racontent. Sensible, passionnant, engagé, ce livre est le premier récit sur une affaire qui a stupéfié tout un pays et le monde du rugby. Et un hommage à la voix de Chantal.
C'est l'une des plus fascinantes affaires françaises avec ses figures emblématiques : une riche héritière éperdument amoureuse, un amant aux contours troubles, une mère résolue à découvrir la vérité. Sur fond de guerre de casinos et de mafia locale, un mystère de plus de quarante ans et un suspect : Maurice Agnelet. Un des premiers livres sur Agnès Le Roux. Agnès Le Roux, belle jeune femme de 29 ans, est l'héroïne du roman noir des tapis verts de Nice. Dans la guerre des casinos où s'affrontent Renée Le Roux, P-DG du Palais de la Méditerranée - le vénérable mais vieillot doyen des établissements de la promenade des Anglais - et Jean-Dominique Fratoni, qui dirige le Ruhl, Agnès a changé de camp. Elle a trahi le clan familial pour se ranger aux côtés du rival. Après ce coup d'éclat, elle quitte mystérieusement la scène. Et disparaît en novembre 1977. On ne retrouvera jamais sa trace. Ni celle de sa Range Rover. Elle a juste laissé dans son appartement ces quelques lignes (non datées) : " Désolée, mon chemin est fini. Je m'arrête, tout est bien. Je veux que ce soit Maurice qui s'occupe de tout. Agnès. " Une longue enquête débute, avec comme " premier témoin " Jean-Maurice Agnelet, avocat niçois, amant et conseil de la disparue. C'est le quatrième personnage clé de cette histoire d'amour et d'argent, de jeux et de mafia, d'intrigues politiques et de lutte pour le pouvoir, sur fond azur. Passionnante, minutieuse, une enquête qui se lit comme un roman. Le livre qui a inspiré la série " Tout pour Agnès " sur France 2 avec Michèle Laroque. Sur France 2 les 8 et 15 janvier et en replay jusqu'au 22 juin 2024.
Plongez dans l'affaire Kulik, le récit captivant où le combat acharné d'un père et l'utilisation inédite de l'ADN ont permis de résoudre un crime qui défiait les autorités depuis dix-neuf ans.Nuit du 10 au 11 janvier 2002. Élodie Kulik, directrice de banque à Péronne en Picardie, quitte un ami après un dîner en ville. Au matin, on retrouve sa voiture précipitée dans le fossé, son sac à main laissé sur le siège passager. Son corps est retrouvé incendié quelques kilomètres plus loin. Son père, Jacky Kulik, s'engage alors dans une quête de justice sans relâche. Grâce à sa persévérance et à l'utilisation novatrice de l'ADN par parentèle en 2012, l'un des agresseurs d'Élodie est identifié. Une affaire hors norme qui a marqué les esprits et bouleversé les méthodes de la police scientifique.Catherine Siguret est journaliste, chroniqueuse, scénariste, auteure de plus de 70 livres et spécialisée dans les témoignages de société. Nombre de ses livres ont été adaptés pour le cinéma, parmi lesquels Défense d'aimer (sous le titre Éperdument avec Guillaume Gallienne et Adèle Exarchopoulos) ou Ils sont vivants (avec Marina Foïs).Jacky Kulik est le père d'Élodie. Il vit dans le Pas-de-Calais.
15 janvier 2011. Le corps en partie dénudé d'une jeune Comorienne est découvert sur une falaise de la baie de Trévani, à Mayotte. C'est le début de l'affaire Roukia, lycéenne de dix-huit and qui gagnait de l'argent en faisant la « soussou », prostituée occasionnelle. Les analyses toxicologiques révéleront que Roukia est morte d'une overdose d'héroïne. Certains témoins et acteurs de l'affaire - dont l'amant de la jeune fille sur le banc des prévenus, ou encore un juge d'instruction au double visage - en sont persuadés : c'est le Groupe d'intervention régional, unité commandée par la gendarmerie à Mayotte, qui a mis en circulation la poudre blanche afin de rémunérer ses indics... Et qui aurait tué Roukia.Entre jalouse, violence, manipulations et croyances populaires, « L'Affaire Roukia ou les Ombres de Mayotte » raconte un destin tragique, mais aussi l'histoire complexe d'un département d'outre-mer, territoire oublié de la République. © Les Presses de la Cité, 2022Nicolas Goinard est journaliste au « Parisien », en charge des affaires de police et de justice. Il a travaillé durant six and au service faits divers du « Journal de l'île de la Réunion », pour lequel il a couvert l'affaire Roukia.
Juin 1974, Marseille. Marie-Dolores Rambla, huit ans, est enlevée sous les yeux de son petit frère et retrouvée morte deux jours plus tard, le corps lardé de quinze coups de couteau et le crâne fracassé. Aucune trace de violences sexuelles, pas de mobile. Un crime gratuit pour lequel Christian Ranucci sera guillotiné deux ans plus tard.Derrière l'affaire du « Pull-over rouge », le destin tragique du frère de Marie-Dolores, Jean-Baptiste Rambla, aujourd'hui en attente d'être jugé en appel pour le meurtre, en juillet 2017, d'une femme de 21 ans. En état de récidive, il avait bénéficie d'une libération conditionnelle après avoir été condamné, en 2008, pour le meurtre de sa patronne. Les deux victimes ont été massacrées.Le destin de cet homme interroge celui de sa famille, disloquée par la perte et le chagrin, emportée dans la tourmente judiciaire, broyée par la machine médiatique. Comment se construire dans un tel chaos ? Revenir sur la tragédie de Jean Rambla, c'est aussi se replonger dans une époque : les années 70, la France de Giscard, quand les cites marseillaises étaient encore riantes, le débat sur la peine de mort suscitait les passions. Concis, humain, passionnant, ce récit raconte une époque et ses destins. Entre doute et intime conviction : une quête de vérité.Coll. "Intime conviction" © Les Presses de la Cité, 2022Agnès Grossmann vit à Paris, elle est journaliste (télévision et presse écrite), ancienne présentatrice des journaux sur RFI et Radio Classique, réalisatrice de télévision (documentaires, reportages notamment pour Faites entrer /'accuse). Elle a enquêté sur les affaires Omar Raddad, Francis Heaulme, Patrick Dils, Roberto Succo.
Une enquête à tiroirs qui débute en 2011 par le meurtre d'une jeune Comorienne. Tout, du petit ami toxicomane au juge d'instruction inquiété par la justice, en passant par les enquêteurs aux pratiques sulfureuses, donne à l'affaire un relief singulier au coeur de Mayotte où les croyances populaires défient les institutions.15 janvier 2011. Le corps en partie dénudé d'une jeune femme est découvert sur une falaise à l'aplomb de la baie de Trévani, à Mayotte. C'est le début de l'affaire Roukia, cette lycéenne de dix-huit ans qui gagnait de l'argent en faisant la " soussou " - prostituée occasionnelle. Les analyses toxicologiques révèlent que Roukia est morte d'une overdose d'héroïne. D'où provenait la drogue qui l'a empoisonnée ? Son petit ami Mathias, métropolitain, toxicomane, avec qui elle a passé sa dernière soirée, Mansour, avocat et élu local, et Hakim, le juge qui instruit l'affaire - toujours en attente d'être jugée - en sont convaincus : la poudre blanche a été mise en circulation par le Groupe d'intervention régional, afin de rémunérer des indics. Formée de policiers et de gendarmes, cette unité est censée lutter contre l'économie parallèle. Entre jalousie, violence et manipulations, cette histoire raconte le destin d'une jeune fille perdue, mais aussi l'envers du décor d'une île de carte postale entrée trop rapidement dans la modernité, rongée par la pauvreté, aux frontières fermées mais poreuses, un territoire oublié de la République.