Géographie contemporaine
L'Arctique est souvent perçu comme une région isolée du reste du monde, entre autres en raison des conditions difficiles, des populations clairsemées et des infrastructures limitées. D'ailleurs, bon nombre des phénomènes qui affectent et façonnent l'Arctique ont une source extrinsèque à la région, que ce soit le réchauffement climatique, les conflits internationaux ou la mondialisation. Dans cette perspective, cet ouvrage explore les différentes facettes des interactions entre l'Arctique et le reste du système international, regroupé en quatre grandes parties. La première aborde les fondements de la réflexion de cet ouvrage en explorant la place de l'Arctique à l'international et les changements climatiques. La deuxième regroupe les questions liées à la sécurité internationale, telle que la militarisation et les répercussions des guerres. La troisième aborde la gouvernance et les institutions, du point de vue de l'Union européenne, du Conseil de l'Arctique, des nations autochtones et du droit international. Enfin, la dernière partie aborde les secteurs économiques s'intéressant à l'Arctique, que ce soit celui de l'extraction des ressources, des pêcheries, de la navigation ou des communications Web. Cet ouvrage s'adresse d'abord à la communauté universitaire dont les préoccupations de recherche touchent à cette région, mais également à tout lectorat souhaitant faire un bilan des tendances qui concernent et influencent l'Arctique.
Saint-Michel, Montréal, 20 ans de transformation : comment la culture a redonné vie à un quartier. Découvrez l’histoire inspirante d’une mobilisation collective où artistes.
Ce livre porte sur le rôle des initiatives culturelles dans les démarches de revitalisation urbaine portées par des organismes communautaires. Plus concrètement, il propose une étude de cas du Cinéma Beaubien analysée dans le contexte de la revitalisation du quartier Rosemont, à Montréal, réalisée dans les deux dernières décennies. La relance de ce cinéma, qui représente un actif culturel local, a été menée par une coalition au sein de laquelle l'action collective citoyenne a assuré un fort leadership. Cette action citoyenne a inscrit ce processus de revitalisation dans un contexte de transformation du développement des territoires caractérisé par un tournant culturel. L'ouvrage s'adresse aussi bien aux chercheuses et aux chercheurs qu'aux actrices et aux acteurs du développement des territoires. Divisé en cinq chapitres assortis de photographies et d'une annexe numérique, il diffuse les résultats de cette étude de cas, qui fait partie d'un projet de recherche plus large visant à comprendre l'effet des initiatives locales de type culturel sur des processus de revitalisation des territoires favorisant le développement de collectivités plus équitables et cohésives. Une question traverse l'ensemble des chapitres et touche l'éventuelle contribution du Cinéma Beaubien à la gentrification du quartier Rosemont. Le choix de la culture en tant que champ d'intervention peut-il rallier l'ensemble des organismes présents dans un quartier et favoriser la mise en oeuvre de processus de revitalisation inclusifs ?
La fin des Trente Glorieuses, l'accélération de la mondialisation et la libéralisation des marchés à partir des années 1970 ont forcé des villes et des régions entières, tout spécialement celles de tradition industrielle, à se repositionner sur le plan économique. Le cas des grands centres a été abondamment documenté, mais qu'en est-il des villes de taille intermédiaire ? Au Québec, les villes de Sorel-Tracy en Montérégie et de Drummondville au Centre-du-Québec s'avèrent des pôles industriels d'importance au XXe siècle. Grâce à son chantier maritime, à l'industrie métallurgique et aux entreprises de la famille Simard, Sorel-Tracy a accueilli, à une certaine époque, les ouvriers les mieux rémunérés du Québec. Au même moment, Drummondville, avec ses manufactures du textile et ses milliers de travailleurs, était reconnue comme la « ville de la soie ». Après avoir connu la gloire puis la dévitalisation, ces villes ont entamé des démarches de reconversion qui leur ont permis de renaître. Dans le présent ouvrage, Marc-André Houle retrace la trajectoire industrielle de ces deux villes et de leurs régions. L'auteur documente le processus qui a mené à leur reconversion économique, tout en s'intéressant plus largement à la gouvernance et à la trajectoire des politiques de développement régional et des politiques industrielles au Québec. Ce livre s'adresse autant aux chercheurs, aux étudiants et aux professionnels du développement économique qu'aux lecteurs et lectrices intéressés par le développement du Québec et de ses régions. Marc-André Houle est titulaire d'un doctorat en science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), où il a également été chargé de cours. Il travaille présentement dans le domaine du développement économique au Centre-du-Québec.
Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l'énergie vers des modes d'organisation et de fonctionnement plus durables sont l'une des grandes évolutions structurelles du début de ce XXIe siècle. Catalyseur de cette dynamique, la notion de «transition énergétique» suscite de nombreux débats sur la pluralité de ses acceptions et interpelle de plus en plus le monde de la recherche. En effet, changer plus ou moins progressivement de système énergétique demande des innovations technologiques, territoriales et sociétales permettant de mieux exploiter les énergies renouvelables, de mieux (et souvent de moins) consommer l'énergie et, surtout, de réduire les nuisances territoriales. Dans cette optique, malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents sur la transition énergétique - dans une conception écologique plus globale de ces enjeux -, force est de constater qu'une grande hétérogénéité de pratiques se déploie dans les pays et les régions du monde. Cette remarquable convergence des discours à l'échelle mondiale sur la nécessaire transition de ces systèmes énergétiques dissimule mal les controverses et les conflits qu'elle nécessite dans sa mise en oeuvre locale dans les territoires. Le présent ouvrage aborde ces divergences et interroge les dynamiques de changement à l'oeuvre dans les pratiques de production énergétique en présentant des cas d'étude inscrits dans des contextes sociopolitiques, économiques, culturels et techniques variés et faisant état de processus de transitions énergétiques diversifiés (bourse des émissions de carbone, développement éolien, grands barrages ou encore stratégie énergétique régionale). Pierre-Henri Bombenger est professeur d'aménagement et d'urbanisme à la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud, Haute école spécialisée de Suisse occidentale. Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine. Corinne Larrue est professeure à l'École d'urbanisme de Paris et membre du Lab'Urba à l'Université de Paris-Est Créteil.
La sécurité alimentaire est l'un des plus vieux enjeux du monde. Dans plusieurs régions du globe, l'insécurité alimentaire est présente de manière quasi permanente, et d'autres connaissent une résurgence intermittente de celle-ci, parfois dans ses expressions extrêmes - les crises alimentaires, voire les famines. En contrepartie, au Québec, à l'instar de la plupart des pays du Nord, l'insécurité alimentaire atteint des niveaux d'une ampleur plus modérée. Le phénomène n'est toutefois pas inexistant. Des individus, des groupes, des populations entières font face à ce type de situation, entre autres en raison de l'inaccessibilité physique des aliments, de la précarité financière et de la vulnérabilité sociosanitaire des gens, du décalage culturel, de l'insalubrité et de la perte des ressources productives. Les milieux sont donc amenés à réagir. Le présent ouvrage illustre les processus permettant de lutter contre cette insécurité. Plus précisément, les auteurs mettent en lumière les dimensions territoriales de la sécurisation alimentaire au Québec en portant une attention particulière aux dynamiques actorielles et à la mobilisation des ressources. Ils présentent des cas issus des milieux urbains, ruraux et périurbains, ainsi que centraux et périphériques, et mettent en évidence la nature territorialisée et territorialisante des initiatives de sécurisation alimentaire. Mélanie Doyon, titulaire d’un doctorat en géographie de l’Université de Montréal, est professeure au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est membre du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES). Elle s’intéresse au développement et à la planification territoriale en milieu rural, notamment aux questions agricoles et de sécurisation alimentaire. Juan-Luis Klein, détenteur d’un doctorat en géographie de l’Université Laval, est professeur titulaire au Département de géographie de l’UQAM et membre du CRISES. Son enseignement et ses travaux portent sur la géographie socioéconomique, l’innovation sociale et les nouveaux modèles d’action en développement des territoires.
Que l'on pense à la crise financière de 2008 ou aux projets d'oléoducs qui traversent le Canada, force est de constater que les dynamiques du développement du capitalisme contemporain transforment les espaces et les territoires. Celles-ci ont des conséquences directes sur les restructurations économiques et spatiales, alimentant les injustices dans nos villes et nos régions. Le présent ouvrage est le fruit d'une réflexion collective sur le renouveau des approches critiques en études urbaines, régionales et territoriales. Il rassemble des contributions théoriques, méthodologiques et empiriques qui traitent, à différentes échelles, des rapports centre-périphérie et des conditions d'habiter, des systèmes de pouvoir et d'exclusion sociale et spatiale, du cadre de vie et des mobilisations urbaines ainsi que des identités (périphériques et centrales) dans l'appropriation de l'espace. Si les études urbaines et les études régionales et territoriales ont souvent été mises en opposition, où les unes se définissent par le contraire des autres, cet ouvrage permet de les aborder ensemble. Sans nier les différences, voire les oppositions, il apparaît qu'elles sont toutes deux à même d'explorer les dualités propres à l'analyse critique du capitalisme contemporain. Hélène Bélanger est professeure en études urbaines à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre du Collectif de recherche et d'action sur l'habitat. Ses travaux portent sur des thèmes touchant au droit au logement, et notamment sur la gentrification, le chez-soi et les effets des interventions urbanistiques sur l'appropriation des environnements résidentiels. Elle participe à de nombreuses recherches collaboratives avec les groupes communautaires. Dominic Lapointe est professeur en études touristiques à l'UQAM et détenteur d'un doctorat en développement régional. Ses travaux portent sur les questions de production des espaces touristiques, sur le développement des destinations touristiques non métropolitaines, sur les changements climatiques et le tourisme, sur les théories critiques et le tourisme autochtone. Depuis 2017, il est responsable du Groupe de recherche et d'intervention tourisme, territoire et société.
Depuis 2009, la rivière Romaine, sur la Côte-Nord, a été transformée en mégacomplexe hydroélectrique par la société d'État Hydro-Québec. Au point culminant des travaux, plus de 2 000 personnes y ont oeuvré : ils ont déboisé et construit une route, des campements, quatre barrages et autant de centrales et de réservoirs, pour un coût estimé à 6,5 milliards de dollars. Cet ambitieux projet se situe en plein coeur du Nitassinan, territoire ancestral des Innus, et de la municipalité régionale de comté de Minganie. Si, dans les balbutiements du projet, cette réalité territoriale interculturelle nordique a été reléguée à l'arrière-scène, la réalisation des travaux a ramené les territorialités innues et non autochtones à l'avant-plan. Au-delà des retombées économiques et géopolitiques bien connues et des autres effets multiformes, positifs ou négatifs, qu'il a engendrés, quels sont les legs interculturels du chantier de la Romaine ? S'agit-il d'une occasion pour les membres des différentes communautés innues et minganoises de se rapprocher, celles-ci partageant plusieurs enjeux communs de développement ? Quelle est la place des Innus au sein de ce projet d'envergure ? Comment se décline la vie quotidienne des travailleurs des mégachantiers nordiques d'aujourd'hui ? Quels sens confèrent-ils à la mobilité, au travail et à leur espace social ? Voilà autant de questions explorées dans le présent ouvrage, qui permet une immersion dans l'expérience des artisans du territoire ayant façonné le chantier de la rivière Romaine. Laurie Guimond est professeure au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal. Elle oeuvre à valoriser le rôle essentiel des relations interculturelles dans le développement territorial du Québec du Nord. Ses travaux se penchent aussi sur les mobilités et les migrations nordiques et rurales contemporaines. Les recherches partenariales nord-côtières qu'elle mène depuis 2003 se concentrent en Minganie, en Basse-Côte-Nord et dans le Nitassinan. Alexia Desmeules est conseillère à la Direction des négociations et de la consultation du Secrétariat aux affaires autochtones. Son mémoire de maîtrise en géographie a exploré les effets du chantier hydroélectrique de la Romaine sur les rapports au territoire, tant matériels qu'idéels, des Innus de la communauté d'Ekuanitshit. Elle collabore également à d'autres projets de recherche interculturelle sur la Côte-Nord.
Science du territoire, la géographie aborde le rapport de la société à l'espace. Mondialisation aidant, l'ancrage territorial des collectivités humaines est en constante mouvance, et de nouveaux é
Claude Manzagol (1938-2008) est le pilier de la géographie économique dans le milieu de la recherche francophone. Comprenant un texte inédit de Manzagol lui-même, ce livre dévoile les différents aspects du renouvellement de la géographie économique que cet homme a amorcé et qui doit se poursuivre afin d'apporter des réponses aux principaux problèmes sociaux provoqués par les restructurations économiques en cours.
Des adeptes de sports libres s'appropriant l'espace public aux méga-événements sportifs agissant comme vecteur de développement, le sport devient un organisateur des territorialités urbaines. Cet ouvrage rend compte de cette influence du sport sur la population et sur la morphologie des métropoles nord-américaines et européennes.
Et si notre rapport au monde était façonné par des images, des récits et des symboles bien plus que par la réalité physique ?