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À l'heure d'une Europe en crise, les communes pourraient-elles être la source de stabilité et de prospérité recherchée ? En effet, alors que les frontières des États d'Europe n'ont cessé de fluctuer au cours des siècles, les communes et grands centres urbains, quant à eux, sont restés les mêmes. Partant de ce constat, cet ouvrage analyse la manière dont s'articulent pouvoir, autonomie et dépendance aux entités territoriales supérieures (jusqu'à l'État-nation) au sein de ces villes. Et les auteurs de défendre, contre une centralisation à outrance qui caractérise nos structures politiques en France mais aussi au sein de l'Union européenne, une délégation des prises de décision à l'échelon politique le plus bas, à savoir la commune. Ce principe porte un nom : la subsidiarité ascendante. Celle-ci confère davantage de pouvoir décisionnaire aux villes, leur permettant ainsi de gagner en souveraineté, à l'État en efficacité, et de satisfaire davantage les citoyens. C'est grâce à elle que les communes pourront agir efficacement sur des questions jusqu'alors traitées de manière trop uniforme par un État central éloigné des réelles préoccupations des habitants.
Philosophie mal connue en France, le libéralisme prend tout son sens en intégrant ses dimensions politique et économique pour traiter de la question de la justice sociale. À la fin du XXe siècle, chacun à sa manière, Friedrich Hayek et John Rawls ont réussi cette intégration. Cet ouvrage esquisse, avec ces auteurs comme repères, un libéralisme socialement soutenable par dispersion maximale des pouvoirs politique et économique. Trois axes de régulation sont privilégiés : un travail choisi, des capacités enrichies, un revenu de base universel. Dans chaque cas, le cadrage philosophique et les politiques publiques à mettre en oeuvre s'inspirent aussi d'autres auteurs, comme l'économiste Amartya Sen et le philosophe Philippe Van Parijs. Ce libéralisme doit en outre franchir d'autres tests de soutenabilité (concentration du capital, défis technologiques, urgence écologique, désordre des relations entre États). Les réponses apportées cherchent à illustrer la fécondité d'un champ issu de l'interdisciplinarité entre philosophie et économie.
La révolution technologique bouleverse nos façons de produire, de consommer, de travailler et même de vivre. Elle crée de formidables opportunités mais reste source d'angoisse, faisant de nous des « microcapitalistes », via des initiatives comme Airbnb et Blablacar, dans un environnement hyperconcurrentiel. Nos formes de travail et de salariat évoluent ; notre modèle de croissance change en profondeur.Construit en 1945 dans un contexte de rareté et de reconstruction, notre système économique et social est devenu inadapté. L'auteur propose un pacte économique et social radicalement nouveau. Sans tabous ni compromis, il présente une série de dispositifs cohérents qui combinent une liberté individuelle largement retrouvée avec une solidarité universelle, inclusive et efficace. Il en démontre la faisabilité financière par un système fiscal simple, juste et lisible, sans bouleverser les flux actuels de la redistribution. Un nouveau pacte social est possible. Sommes-nous prêts à le désirer et le créer ?