Fayard noir
1871, Londres. Quand Karl Marx, traqué par un tueur à la solde de Bismarck, frappe à la porte de Sherlock Holmes, le jeune détective se lance dans une enquête aussi périlleuse que politique.
Dans un univers où la violence devient poésie et la haine une seconde nature, Haine comme normal plonge le lecteur au cœur d’un récit noir aussi sombre que fascinant.
Sur un riff de guitare, implacablement balancé par Sitting Bull Plastic, paraît Lola Black, la star n° 1 du Heavy Metal. Silhouette nerveuse, féline, électrifiée qui erre dans la nuit percée d'incandescences. Assassinée, enlevée, retirée du monde pour communier avec le Grand Esprit de la Forêt ? Nul ne le sait. Alba et Serge Gorodish suivent sa trace, d'autant plus qu'il y a du fric à toucher : 1 million de dollars...
Un petit matin de janvier, au lieu-dit de L'Ermitage, Marianne Gil est réveillée par une pluie de coups frappés à sa porte. Son ami Joe, affolé, a découvert le corps sans vie d'une jeune fille derrière les granges, au fond de la propriété. Ils préviennent les autorités. Le capitaine Francis Humbert, de la brigade de recherches de Chaumont, prend la tête des opérations. Les premières constatations révèlent que la victime a été étranglée, mais rien ne permet d'établir son identité. Qui est-elle ? Et que faisait-elle seule, dans les bois, en plein hiver ? Mystérieuse Marianne, qui vit cachée et porte un secret que ni le silence ni la solitude n'ont su consoler. Écrivain de renom, cette femme seule à la beauté sauvage dégage une fragilité à laquelle Humbert sent confusément qu'il ne peut résister. Divorcé, englué dans une vie de caserne qui ne lui convient plus, cet enquêteur acharné va tout risquer pour la protéger de son passé...Fascinée par les grands paysages, Marie Vindy révèle un territoire traversé d'ombres, animés de personnages partagés entre désir d'ordre et tentation des limites. Avec Une femme seule, elle inaugure une série au coeur de la gendarmerie française qui l'impose comme une des nouvelles voix du polar aujourd'hui.
Le commissaire Nico Sirsky, chef de groupe au 36, quai des Orfèvres, se remet de sa blessure par balle, intervenue trois mois plus tôt alors qu'il arrêtait un terrible tueur en série (Cf. La 7eFemme). Aux côtés de Caroline, son nouvel amour, et de son fils Dimitri, il connaît enfin le bonheur d'une vie équilibrée. Tandis qu'il rejoint le 36, un groupe de dentistes se réunit à l'Université Descartes-Paris 5, pour une séance de dissection. Dans la bouche parfaitement entretenue de son sujet, l'un d'eux remarque un plombage grossier, sous lequel on découvre bientôt un étrange message : « On m'a tué. » Appelée sur place, l'équipe de Nico Sirsky relève d'emblée une incohérence : l'homme, un ancien pharmacien nommé Bruno Guedj, mort par arme à feu d'après le rapport de police, n'a pu que se suicider, puisque le meurtre interdit tout don de corps à la science. Que signifie dès lors ce message? Canular, ou meurtre déguisé ? Le procureur de la République décide de confier l'affaire au juge Alexandre Becker, qui forme un tandem performant avec Nico Sirsky. Lorsqu'ils comprennent que le pharmacien était harcelé jusque dans son officine, les deux hommes acquièrent une certitude : le message dans sa dent était une bouteille à la mer... Mais pourquoi cette mise en scène ? De révélation en révélation, ils vont mettre au jour une terrible machination au coeur de l'Hôpital Saint-Louis, un des plus performants pour le traitement du cancer...
Un homme pleure. Star de la scène rock alternative, il a tenté de concilier passion et famille, mais " sex, drugs and... " n'est pas un mythe, et la scène et sa folie ont tout emporté. Lorsque sa fille disparaît brutalement, ce père sombre dans un désir effréné de vengeance. Planter le monstre qui lui a pris son enfant, l'effacer, pour faire taire la douleur de n'avoir pas su la protéger. Il fonce et s'enfonce dans cette pulsion contradictoire où plus rien, quoi qu'on en dise, n'est ni blanc ni noir. Car il faut survivre à la perte de l'autre, et en porter la culpabilité. D'une écriture dense et musclée, au fil des souvenirs d'un père déchiré entre la rage d'aimer et celle de tuer, Pierre Hanot, chanteur guitariste, auteur remarqué de Rock'n taules (Le Bord de l'eau) et de romans noirs, nous entraîne dans les méandres de l'âme humaine.
Décidé à faire passer la contre-société alternative à la vitesse supérieure, le collectif libertaire "ZO" organise son "université d'été" dans un camp naturiste. Parce qu'à poil on ne peut plus rien cacher ! Au programme, donc : plage, surf, amours libres et... prises de bec. La situation risque de virer au problématique quand la bande apprend que Rosa, une gentille retraitée, a été tuée. En aidant leur ami Harrar à régler les détails de la succession, ils découvrent l'histoire extraordinaire de la vieille Espagnole... Il s'agirait de la propre fille du célèbre combattant républicain Durutti ! Ce n'est plus Rosa, c'est une icône qu'on a tuée ! Les voilà plongés jusqu'au cou dans une intrigue policière dont ils se seraient bien passés... Calo, Laurence, Papi, Brett, Sonia et les autres affrontent leurs contradictions libertaires : que faire du coupable quand ils l'auront trouvé ? Peut-on mentir, peut-on trahir pour que justice soit faite ? Salué par la critique comme l'un des auteurs majeurs du polar français, grand amateur de l'Oulipo et fondateur du Poulpe, dont plusieurs livres ont été adaptés au cinéma, Jean-Bernard Pouy exerce, avec Nus, son humour ravageur sur les contradictions de sa propre famille.
Avec sa patte folle, un tympan et deux doigts en moins, Jack Taylor n'est plus si vaillant. Pourtant, malgré plusieurs séjours à l'hôpital, l'hostilité de ses anciens collègues et le chaos dans lequel l'Irlande est plongée, il va sauver quelques âmes et en laisser partir d'autres...Des prêtres se font la malle avec le magot de leur communauté. Quatre garçons et une fille ont décidé de nettoyer Galway de ses déshérités. En temps de crise, cela promet un véritable bain de sang.Certaines personnes aident les plus pauvres. D'autres les tuent. Bienvenue sur ta tombe, Jack.Cynique alcoolique doté d'un humour noir inébranlable, Jack Taylor tente à sa façon de rétablir l'ordre au royaume de Galway. Sur ta tombe est sa neuvième enquête. Un bon petit noir bien serré, mitonné par Ken Bruen, le maître irlandais.
Encore secoué par l'onde de choc de l'affaire Novella qu'il tente, reclus chez lui, de coucher sur le papier, Julian Milner est tiré de sa retraite par un coup de sonnette. Son frère, journaliste comme lui, vient d'être victime d'une agression. Le mobile officiel ne tient pas. Est-ce à cause d'un de ses reportages qui dérangent que Martin se retrouve dans le coma ? Poussé par sa mère et sa soeur, Julian se lance sur ses traces et remonte la piste d'une enquête dont, au départ, il ne sait rien. Entraîné par le mystérieux agenda de Martin dans les banlieues chaudes du 93, il est bientôt happé dans une machination qui le dépasse : les méandres du cyclisme professionnel et du business des mafias de l'Est.Après Dernier Shoot pour l'Enfer, Ludo Sterman revient sur le terrain de l'industrie du sport (ses travers, ses connivences occultes) et du journalisme. Puisant dans des affaires récentes l'argument qu'il lui faut, il questionne les enjeux, les pratiques et les dérives d'un univers, le cyclisme, dont on connaît encore bien mal l'envers du décor. Plus largement, c'est à la société du spectacle, de l'argent, de la victoire et de la croissance à tout prix que l'auteur de Bombe X s'attaque en filigrane, tout en explorant, au plus près de ses personnages, le poids de la famille. Car Julian est mis à rude épreuve. Ermite, anar, noceur, séparé de sa femme, fourré dès qu'il le peut dans une salle de sport, Julian puise son énergie dans sa révolte. Pour faire surgir la vérité comme pour faire taire ses démons.
Chez les Ryan, depuis la fin de la guerre, on se croirait chez Dickens : la crasse le dispute à la misère. Mais l'aîné, Michaël, a d'autres ambitions que son ivrogne de père. Il rêve de puissance et de gloire aux côtés de son âme soeur, sa cadette Maura. Son objectif : dominer les docks de la Tamise. Maura a 17 ans et elle est amoureuse d'un homme dont tout la sépare. Terry est flic et bien décidé à le rester, malgré la corruption de la police. Lorsqu'il met un terme à leur histoire, le coeur de Maura devient dur comme la pierre. Et comme, chez les Ryan, esquiver les coups est un art, elle choisit, pour oublier, le chemin de la violence. Plus rien, elle le promet, ne viendra barrer sa route. Qui aurait cru qu'en quelques mois à peine une jeune fille belle comme le jour prendrait la tête du gang le plus puissant de Londres ? Mais la gloire a un prix. Et Maura va découvrir, à mesure que les tensions s'accumulent, que toute femme, même dangereuse, a un coeur...
Avant de mourir, la mère de Margot lui révèle un terrible secret, enfoui depuis trente ans : une nuit, sur la route alors qu'elle rentrait chez elle à pied, elle a été violée par quatre hommes et laissée pour morte dans la garrigue. Puis elle a donné la vie à un enfant. Cet enfant, c'est Margot. Hantée par le deuil et cette révélation, Margot n'a plus qu'une chose en tête : comprendre, pour se reconstruire. Elle se lance dans une quête de ses origines, en remontant le passé. Un chemin douloureux et dangereux qui fait surgir le doute, le mensonge et la mort. Mais rien ne peut la retenir. Ni l'amour fou de Gabriel, ni Alice son mie, ni même son psy, Tavernel. Car Margot n'a rien dit. En silence, elle prépare sa vengeance. Née en 1980, Laëtitia Milot est une star du petit écran. En mêlant suspens, espoir et passion, elle dénonce les effets dévastateurs des violences faites aux femmes et le scandale de l'impunité es coupables. On se retrouvera est son premier roman.
Anna Cameron vient d'être nommée à la tête de la Flexi, la nouvelle brigade d'intervention rapide chargée de la petite délinquance sur le Drag, les quartiers chauds de Glasgow. Crédits en berne, équipe réduite et fortes têtes, sa mission n'est pas facile. D'autant qu'elle aura Jamie Worth sous ses ordres, son ex, dont elle a secrètement avorté dix ans plus tôt. Cath, la femme de Jamie, est quant à elle à deux doigts de la dépression. Elle a quitté la police pour s'occuper de leur premier enfant et la maternité n'a, pour elle, pas que du bon. Fragilisée par le passé qui remonte, Anna gère les tensions et affronte la violence du Drag. Un inconnu balafre les prostituées au moyen de tessons, un vieil homme est brutalement assassiné et les crimes racistes y sont légion. Lorsqu'elle est à son tour violemment agressée, Anna craque et se voit contrainte au repos. Mais, convaincue que la Criminelle ne se pose pas les bonnes questions, elle accepte l'aide que Cath lui propose. Tour à tour rivales et complices, les deux femmes ne mesurent pas conséquences de leur nouveau duo... Poignant, visuel et dense, remarquablement écrit, Trottoirs du crépuscule est le premier roman de Karen Campbell, le nouveau talent de la scène noire écossaise. C'est aussi le premier volume d'une série exceptionnelle qui n'est pas sans rappeler The Wire, la série culte de David Simon.
Le premier roman écrit sur TwitterLa promesse d'un nouveau vivre-ensembleNotre modernité est interactive Le web s'est emparé de nos vies Cette techno-effervescence nous transforme Et si, sans que vous le sachiez, on cherchait à vous contrôler ?Un mobile abandonné sonne et tout bascule Idé et Mitch doivent fuir Ils ont trois jours pour sauver leur humanitéEntre Freemen et Croisés, la guerre a commencé Tous recherchent Jason Prophète pour les uns, terroriste pour les autres Choisissez votre campAncien journaliste, auteur chez Fayard de J'ai débranché (2012), Thierry Crouzet décrypte l'influence des nouvelles technologies. Dans La Quatrième Théorie, il met en scène ses idées à coups de tweets. 140 caractères par phrase maximum : de l'esprit, du souffle, de l'action. Un James Bond oulipien.
Etats-Unis, terre d'opportunités et de prospérité - mais pas pour Jack Taylor, ex-flic reconverti en privé : la police des frontières lui refuse l'accès à bord. Amer et dépité, Jack va se consoler au bar de l'aéroport. Quand un certain Kurt l'aborde au comptoir, il ne s'en soucie guère. Pourtant, cet homme à la beauté étrange en sait un peu trop sur sa vie et lui tient un discours ambigu : le mal s'infiltre partout où l'espoir recule, ses plus belles proies sont ceux dont le destin bascule. Or, fragilisé, Jack l'est bien. Boiteux et revenu de tout, il se shoote intensément au Jameson et au Xanax, en fumant à la chaîne ses Sweet Afton préférées. L'Irlande, le Tigre vert, est mise à mal elle aussi par la crise financière. Mais Jack s'en moque, il n'aime pas les oiseaux de mauvais augure. De retour à Galway, il accepte d'enquêter sur la disparition d'un étudiant. L'affaire révèle des liens avec un mystérieux M. K., et Jack repense à l'homme de l'aéroport. Après la découverte de plusieurs cadavres martyrisés selon un rituel satanique, puis la profanation de la tombe de son père, le doute n'est plus permis. Il a croisé la route du démon. Mais pourquoi lui ? Avec l'aide de ses fidèles partenaires, dont le père Malachy et Ridge, la fliquette lesbienne, Jack s'engage dans un combat contre le mal.
Désormais retraités, Kate Burrows et Patrick Kelly coulent des jours paisibles. Trop paisibles ? Peut-être. La figure de légende du commissariat de Grantley a gardé un pied dans le métier, l'adrénaline et le terrain lui manquent. De son côté, Kelly a confié à d'autres la gestion de ses affaires. Mais il rêve d'été indien, d'une nouvelle jeunesse et d'un bébé.Tout comme l'époque, le business a changé. Pour élever leurs enfants ou se payer des études, les filles ne tapinent plus sur le bitume, mais sur Internet, à leur compte et dans des appartements privés. Ainsi croient-elles pouvoir échapper socialement à leur terrible carrière. Lorsque plusieurs d'entre elles sont retrouvées mortes, atrocement mutilées, Kate n'hésite pas un instant. Nul ne sait mieux qu'elle chasser les auteurs de crimes ritualisés. Obsédé par la pureté, l'assassin opère en silence et nettoie tout derrière lui, ses traces comme ses victimes souillées, à qui il fait absorber de la soude pour mieux les laver...À la tête d'une équipe rajeunie, féminine et rompue aux nouvelles technologies, Kate Burrows va plonger au coeur de réseaux invisibles : prostitution, corruption, fanatisme religieux. Et dénicher le mal où personne ne l'attend, grâce à son instinct exceptionnel et un sens moral infaillible.
Optimiste et amoureux, le nouveau chef de la Crim' écoute AC/DC... On est loin de Maigret ou de la caricature du flic paumé ! Vingt-sept ans après avoir enfoui les restes de son dernier banquet-performance sous l'herbe du Parc de La Villette, le plasticien Samuel Cassian inaugure en grande pompe, devant les caméras du monde entier, les travaux de déterrement qui doivent révéler son oeuvre. Personne, surtout pas cet archéologue du présent, ne s'attendait, dès les premiers coups de pelleteuse, à découvrir un squelette humain ! Nico Sirsky, le chef de la Crim', se charge aussitôt de l'enquête. Mais le sang n'a pas fini de couler, là où se dressaient jadis les terribles abattoirs de Paris. Le soir même, un jeune homme est sauvagement assassiné dans une des folies du parc. Et, le lendemain, un autre succombe à la rage meurtrière de celui qu'on surnomme déjà le « boucher de La Villette »... Pas de répit pour Nico Sirsky ! Victime d'une crise cardiaque, sa mère Anya vient d'être hospitalisée. Le chef de la célèbre brigade du Quai des Orfèvres s'engage alors dans une course contre la mort : il jure d'arrêter le tueur de La Villette, en échange de la vie de celle qui l'a toujours protégé...
Julian Milner, 35 ans, étoile montante du journalisme sportif, vient de publier une biographie d'Angel Novella, héros de la Coupe du monde de football 1998 et icône internationale, disparu deux ans plus tôt. Fasciné par le mythe, Julian a accepté la version officielle comme les autres. Cet orphelin de père s'est trouvé un modèle en or.Un simple fait divers va pourtant bousculer ses certitudes. Sébastien Peyron, ancien coéquipier de Novella, se donne la mort. Chargé de sa nécrologie pour Le Sport, Milner reçoit la visite d'un étrange inspecteur : on a retrouvé son livre à côté du corps. Piqué au vif, son instinct d'investigateur reprend le dessus. Les morts des deux champions ne sont peut-être pas aussi claires qu'on le pense... Dernier Shoot pour l'enfer est l'histoire d'un homme qui se révèle à lui-même. En basculant vers la face sombre de l'univers où il évolue, Julian renoue jusqu'au danger avec son histoire et les fondamentaux de son métier : enquêter, pour informer et dire la vérité. Médecins, politiques, institutions, journalistes, sponsors, tous sont complices d'une industrie morbide, le « sport business ». Les joueurs sont prêts à tout pour la victoire, la fortune et la gloire. Prêts à se détruire physiquement et psychologiquement en se soumettant au dopage, pratique généralisée, ou en vendant leur image. Le grand public, lui, immense marché planétaire, a besoin d'y croire.
A quelques mois des élections, un tueur sévit à Nogent-Les-Chartreux, paisible bourgade de la Beauce. Investi d'une mission purificatrice, il prend pour cible les individus qu'il considère comme des paresseux ou des profiteurs. Pour rassurer la population, les autorités et un nombre croissant de Nogentais volontaires mettent en place une politique sécuritaire renforcée. A Nogent, on est d'ici, entre soi, on défend son bien, son identité, son territoire. Déjà germée dans ce terreau miné par la crise mondialisée, la psychose grandit, brouillant les valeurs. Les Nogentais se replient sur eux-mêmes et cèdent au réflexe communautariste. Dans cette ambiance délétère, le commandant de gendarmerie Paul Garand, en fin de carrière, tente de rationaliser, d'éviter les débordements violents et d'arrêter le meurtrier. Mais Garand est désenchanté. Préoccupé par trop de soucis personnels, il grossit à vue d'oeil, son enquête piétine et sa ville fait de plus en plus figure de camp retranché. Quand il est à son tour victime du tueur, qui veut le punir d'avoir échoué dans une enquête remontant à des années, son fils Grégory prend le relais. Ce jeune homme passionné d'astronomie et de musique veut défendre coûte que coûte la mémoire de son père et, surtout, sauver sa fiancée, qui vient de disparaître...
Quatre ans après l'arrestation du tueur de Grantley, l'inspectrice Kate Burrows et le truand Patrick Kelly, qui a promis de vivre à l'honnête, coulent des jours heureux lorsqu'un drame éclate : des enfants disparaissent, enlevés par une femme qui ressemble à leur mère, et plusieurs petits corps sont retrouvés abandonnés. Tous piétinent : l'inspectrice, sa nouvelle adjointe Jenny, spécialiste des affaires sur mineurs, et un travailleur social extravagant mais dévoué. Quand Patrick Kelly plonge dans le coma après une tentative d'assassinat, Kate doit lutter sur tous les fronts : pour la survie de son homme (dont elle découvre qu'il lui a menti en conservant un club à Soho), contre la corruption politique et policière, contre les nouveaux chefs de la mafia londonienne, les Russes, qui infiltrent tout. Car l'enquête met rapidement au jour l'existence d'un ignoble réseau pédophile et révèle combien les moeurs de la pègre ont changé... Grâce à une intrigue complexe, des personnages hauts en couleurs, une grande finesse psychologique et une bonne dose d'humour, Martina Cole brosse le portrait de notre époque et s'impose, une fois encore, comme la reine du polar social à l'anglaise. Suite du Tueur et des aventures de Kate Burrows, La Cassure aborde la question de la résilience à travers le thème délicat de la maltraitance. Victimes de violence familiale et sociale, prisonniers de la pauvreté, ses personnages bâtis sur une cassure originelle ne deviennent pas tous des bourreaux, mais illustrent combien il peut être difficile, parfois, de faire mentir le destin...
Suicides maquillés en assassinats ? Assassinats travestis en suicides ? Qui avait intérêt à la mort de ces voltigeurs de la spéculation boursière ? Des détenteurs d'argent sale, de louches clients des salles de jeux, des rivaux de la haute finance internationale ? Avec ce sixième roman, Jean-Louis Debré nous invite à le suivre dans une intrigue passionnante où se mêlent et s'affrontent sans concession policiers, magistrats, politiques, financiers, aigrefins, tueurs, amants et maîtresses. La soif du pouvoir explique-t-elle et justifie-t-elle tous les comportements ? S'il y a souvent un peu de folie dans l'amour, n'y a-t-il pas toujours un grain de raison dans la folie ? Cette raison, il est parfois difficile de la débusquer. Dans un récit aux rebondissements multiples, l'auteur embarque lectrices et lecteurs dans un voyage insolite au coeur de la lutte pour le pouvoir et du déchaînement des passions humaines.
Ramon Hill, un écrivain à succès, traverse une crise sans précédent, celle de la page blanche, et tout vacille : son amour propre, son couple, ses relations avec son éditeur. Pour regagner confiance et retrouver l'inspiration, il suit le conseil de sa femme. Ils partiront deux semaines en montagne, dans le chalet familial. Les retrouvailles avec ce lieu de vacances sont plus belles qu'il ne l'espérait. Il renoue avec son épouse et se remet au travail. Ses peurs se sont dissipées, son roman prend forme, ce sera même son chef-d'oeuvre. Seul bémol à ce tableau bucolique, les crises de somnambulisme qui émaillent ses nuits. Cette tension qui l'habite, Ramon la met d'abord sur le compte de l'énergie créatrice retrouvée. Jusqu'à ce qu'il découvre, un matin, le cadavre déjà froid de sa compagne à ses côtés... Est-il coupable de l'avoir tuée ? Loin de se dénoncer pour un acte dont il ne parvient pas à endosser la responsabilité, il choisit de maintenir coûte que coûte les apparences et de se débarrasser du corps, finalement convaincu d'avoir su accomplir le crime parfait... En posant la question de la responsabilité du criminel malgré lui et, sans doute, du dédoublement de la personnalité, Joseph Incardona réalise la prouesse de nous faire douter, de part en part, de la culpabilité d'un homme que tout désigne. A mesure qu'elles s'accumulent, les fausses notes font basculer la gentille mélodie du bonheur vers un concert chaotique et l'on suit, fasciné, la confession minutieuse du héros, écrivain de métier, consignée dans ce qui pourrait bien être son nouveau roman...
Très recherchés, les premiers textes de Ken Bruen étaient devenus introuvables. Ils sont enfin réunis. En voici le second volume. À l'époque, le maître irlandais les distribuait le soir dans les pubs de Galway. Il n'écrivait pas encore du noir, mais ses courts romans et nouvelles en possèdent déjà tous les attributs. Sensible et subversif à la fois, il y manipule les émotions du lecteur, tel un prestidigitateur, et pose les bases d'une oeuvre devenue incontournable dans le polar aujourd'hui. Ken Bruen est notamment l'auteur, chez Fayard Noir, de Brooklyn Requiem et de London Boulevard. « Ironique, décapant et brillant. » Éric Libiot, L'Express« Ça swingue, ça ricane, ça couine, et ça finit par vous mettre la larme à l'oeil. » Gérard Guégan, Sud-Ouest
Fayard poursuit l'édition des oeuvres de jeunesse de Ken Bruen avec deux volumes d'un recueil de nouvelles et de courts romans que l'auteur avait coutume de vendre dans les pubs de sa ville natale. Devenu incontournable dans le noir d'aujourd'hui, véritable star aux Etats-Unis, ces premiers écrits étaient devenus introuvables, les voici réunis. Ken Bruen est une voix originale, très littéraire et cinématographique, puisque Hollymood s'en empare aujourd'hui en adaptant notamment London Boulevard, pastiche du formidable Sunset Boulevard de Billy Wilder. « Imaginez un bar dans l'Ouest de l'Irlande. Le soir. Une épaisse fumée dans l'air. Des rires qui se font écho de table en table. On est au Galway Arms Bar. Le jeune Ken Bruen sourit et plaisante en tendant un exemplaire de son dernier ouvrage à un tout nouveau lecteur. Un lecteur de la catégorie des chanceux. Le Funérailleur (Morbidités irlandaises), qui ouvre ce volume, son premier roman, raconte l'histoire d'un jeune Irlandais fasciné par les funérailles. A tel point qu'il passe sa vie à suivre un enterrement après l'autre. Chose surprenante, et c'est d'ailleurs le cas pour la plupart des premiers écrits de Bruen, ce n'est pas un polar. Oh, il y a des crimes, mais l'intrigue a un rythme propre et une ambiance très noire qui regorge d'humour à la mode de Galway. On y voit apparaître, servis tout cuits selon la recette de Bruen, des sujets qui vont hanter bon nombre de ses romans : l'Amérique, les livres, l'Irlande, l'alcoolisme, les prêtres, la poésie, les citations... Et, bien sûr : des listes. » C'est bien du Ken Bruen. (Extrait de la préface « Origines d'un original » par Allan Guthrie.)
Il était une fois... la peur, la folie et le sang, mais aussi l'amitié, l'espérance et la ruse. Sept le septième a sept ans quand il réussit à échapper à son père, qui veut transformer sa progéniture en saucisses. Avec son frère infirme, il quitte le pays d'Avant pour gagner celui d'Après, et rencontre en chemin, dans une forêt magique, Blanche-Neige et le Chat Botté, une Belle au Bois Dormant déjantée, des Hansel et Gretel shootés et une Peau d'Âne plutôt révoltée... Dans ce conte merveilleux et cruel inspiré de Grimm et de Perrault, Brigitte Aubert met en scène, dans un moyen âge aux relents de cuir et de sueur, les aventures de deux enfants lancés coûte que coûte, le souffle de l'Ogre sur les talons, dans l'apprentissage de la liberté.Auteur incontournable du polar français, Brigitte Aubert a remporté le Grand Prix de littérature policière en 1997 pour La Mort des bois (Seuil). Elle est l'auteur, chez Fayard Noir, d'un recueil de nouvelles, Nuits noires, paru en 2005.
Début septembre 2001. Gilbert Woodbrooke part visiter New York, on inaugure son expo de photos dans une galerie branchée de Soho, et il doit tenir la caméra lors d'un reportage TV. Il doit aussi contacter une jeune musulmane, Shazna, petite soeur de son avocate, qui est sans nouvelles d'elle. Mais le producteur avec qui il voyage a d'autres projets : il veut réaliser un reportage sensationnel sur l'affaire du Dahlia Noir, ainsi que sur les liens possibles avec les surréalistes réfugiés aux USA pendant la guerre, notamment Man Ray. Le Journal d'une jeune Anglaise, recrutée par un agent de la CIA au début de la Guerre froide, lui a révélé de nouveaux éléments. Quand Gilbert comprend qu'il s'agit du Journal de sa mère, c'est un choc énorme ! En écho à la tempête qui couve sous le crâne de notre malheureux héros, les terroristes d'Al-Qaeda se préparent à détourner les avions qui percuteront les tours du World Trade Center, transformant New York en un véritable cauchemar surréaliste... Pour ce monumental thriller politique, Romain Slocombe a repris chaque piste de l'affaire du Dahlia noir , dont certaines peu connues encore et, pour la première fois dans l'histoire du polar, apporte des réponses concrètes à la plus grande affaire criminelle du xxe siècle: Qui étaient les assassins d'Elizabeth Short ? Pourquoi l'affaire a-t-elle été étouffée par le LAPD ? Quelle est la responsabilité des surréalistes et la signification du dernier chef-d'oeuvre de Marcel Duchamp, Étant donnés..., commencé en 1947 et achevé vingt ans plus tard, ce corps nu de femme tenant une lampe à gaz, enfermée derrière un mur et conservée au Musée d'art moderne de Philadelphie ?
Avec ce quatrième roman policier, Jean-Louis Debré nous fait pénétrer dans le monde complexe des rapports entre le politique et la police. L'auteur nous décrit comment un banal fait divers peut devenir une affaire d'Etat. Jean-Louis Debré, aujourd'hui président du Conseil constitutionnel, fut aussi président de l'Assemblée nationale et ministre de l'Intérieur. Il a déjà publié dans la collection Fayard Noir Quand les brochets font courir les carpes.
Fonctionnaire à la DGCCRF (Direction Générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes), Alice mène une carrière assez terne, entre son collègue Michaud qui l'idolâtre et sa supérieure qui la déteste. En plus, elle souffre d'un handicap : sa beauté, qui lui vaut les avances libidineuses des uns, la méfiances des autres, et la jalousie de toutes. A l'occasion d'une perquisition dans ce que les flics appellent un « appartement-ravioli », Alice tombe par hasard sur le magot d'une vieille Chinoise, traiteur en chambre et maquerelle occasionnelle. La jeune fonctionnaire ne résiste pas à la tentation et s'approprie dollars et napoléons, ainsi qu'un carnet rédigé en chinois... Ignorant que la descente policière a déclenché, au sein de la communauté, une vague d'épurations d'une rare violence, Alice sollicite, pour traduire le mystérieux carnet, l'aide de Jean-Luc Niederstaufen, ancien chercheur au CNRS devenu interprète par nécessité...
A la saison sèche, au coeur du fleuve Niger, une ethnie réputée pour sa connaissance des mystères du monde aquatique, les Bozos, s'installe sur l'îlot de Kokrini. Un jour, contre toute attente, le fleuve entre en furie et un orage d'une violence inouïe frappe le campement. On découvre au petit matin deux corps sans vie. Dépêchés sur les lieux comme la loi l'exige, le commissaire Habib et son fidèle Sosso doivent affronter la foule des villageois et bientôt le pays entier : en dépit des preuves, tout le monde croit à une mort surnaturelle. C'est le Lamantin, le dieu du fleuve Niger, qui s'est vengé. Jamais enquête n'aura semblé aussi difficile. Les anciens, sa femme et même le directeur général de la police pressent Habib de suspendre ses investigations. Enfant du continent noir formé à l'école des Blancs, le commissaire vit un cas de conscience... Considéré comme le meilleur représentant de la littérature de son pays, le Malien Moussa Konaté poursuit son exploration de l'Afrique contemporaine aux côtés de son commissaire fétiche. Après L'Empreinte du renard situé en pays dogon (Fayard Noir, 2005) et L'Assassin du Banconi (Série Noire, 2002), il dévoile un continent écartelé entre modernité et respect de la tradition.
Frédéric Tran, ancien journaliste, rumine ses défaites au fond d'un verre quand un avocat lui demande d'enquêter sur une étrange affaire : l'explosion inexpliquée d'un immeuble dans le Sud de la France, quelques années plus tôt, qui a fait plus de dix victimes mais pas vraiment l'objet d'investigations sérieuses... Spécialiste des petits arrangements du pouvoir politique et suspicieux par nature, Tran accepte, fataliste, histoire de prendre l'air et de rendre service. Mais dévider la bobine de la vérité n'est pas sans danger. Secousses, répliques, souffles et bris de verre vont jalonner son voyage. Il a mis le doigt dans l'engrenage du secret où s'affrontent les intérêts de la justice, du pouvoir et de l'argent. Pour se sauver, il va devoir accepter, entre les bras fougueux d'une femme, de se libérer de ses propres démons... Vingt-deux ans après Jours sang, Fabrice Nicolino, enquêteur passionné par les grandes questions d'actualité, renoue avec le polar pour révéler, entre les lignes, des expériences de terrain. Son écriture nouée aux tripes, pleine d'humour, désabusée mais non désespérée, confère à ce texte une humanité franche, riche et aimable, au sens propre du terme.
Un certain vendredi, sur la piste qui relie Bangala, la capitale du Bangali, à Niamkadougou, la Mercedes du secrétaire national du PUB, le Parti unique bangalais, est la cible d'un dramatique attentat. L'homme était chargé de mettre de l'ordre à Tortuga, une ville fantôme où des milliers de clandestins travaillent encore à l'extraction des diamants d'une mine prétendument abandonnée. Sur les lieux, parmi les carcasses des zébus fauchés par la voiture, l'inspecteur Colombo et son adjoint Shériff, deux inénarrables flics bangalais, découvrent que sa main droite a été tranchée d'un coup de machette. Qu'a-t-on ainsi voulu lui dérober ? Menée tambour battant, cette enquête déjantée, à laquelle vient s'ajouter une noce dérisoire de « Blancs cassés », réunit tous les ingrédients de la réalité sociale africaine contemporaine. Celle que doivent subir les populations soumises aux diktats des puissants : politique véreuse, corruption, détournements de fonds, banditisme, prostitution, sectes, pillage économique... Romancier, essayiste et scénariste de bande-dessinée, Alain Brezault a vécu de nombreuses années en Afrique. Avec ce polar picaresque, adapté chez Glénat en trois albums hilarants, il rend un hommage à peine déguisé à Chester Himes, chantre de la condition noire américaine, dont le Harlem des années cinquante est ici remplacé par le Bangali, un petit pays imaginaire d'Afrique de l'Ouest dans les années quatre-vingts, symbole d'un continent livré à la rapacité d'escrocs noirs et blancs venus de tous les horizons.
Le commissaire Pauquet, dont la devise est « in the pocket », est chargé en haut lieu d'enquêter sur la disparition partielle d'un individu de sexe féminin. Les suspects qu'il est appelé à rencontrer, homme ou femme, aveugle ou clair-voyant, chien ou chien, ont tous dans leur passé quelque chose qui ne passe pas. L'enquête se retourne alors comme un gant (ou comme une peau de lapin) et mène Pauquet dans une direction qu'il n'avait pas prévue : deux récits se croisaient, il est seul à s'en rendre compte, mais trop tard pour arrêter le train. Tout ça pour un doigt coupé ramassé rue du Bison. François Caradec est notamment le biographe d'Alphonse Allais, de Lautréamont et de Raymond Roussel. Membre de l'Oulipo et du Collège de Pataphysique, il a récemment publié chez Fayard le Dictionnaire des Gestes et Le Café concert.
Fauché, dépressif et divorcé, le photographe gaffeur Gilbert Woodbrooke végète au bord du suicide lorsqu'un job inespéré lui tombe du ciel : interprète pour Emiko Yûki, une romancière japonaise de dix-neuf ans, en voyage promotionnel à Londres. Tout irait bien si leur route ne croisait celles d'une petite Roumaine prostituée par les gangs albanais et d'un célèbre «Young British Artist » complètement déjanté, obsédé par les momies égyptiennes et le crime élevé au rang des Beaux-Arts... Hommage au film fantastique britannique, satire des milieux de l'art contemporain et attaque violente contre le néo-libéralisme à la Tony Blair, Lolita complex met en lumière la fascination érotique actuelle pour la femme-enfant en illustrant notamment une de ses dérives : l'esclavage moderne de jeunes adolescentes importées de l'Est et le traitement infligé à ces enfants devenues prostituées. Ecrivain, peintre, photographe et réalisateur, Romain Slocombe entame, après sa tétralogie japonaise, une trilogie tournée, cette fois, vers nos latitudes : L'Océan de la stérilité. L'occasion, pour lui, de porter un regard détaché, cruellement amusé mais souvent glaçant, sur les revers d'un Occident fragilisé.Lolita complex sera suivi, à l'automne 2009, de Sexy New York et, à l'automne 2010, de Japan Connection.