Culture et publics
Que se passe-t-il quand l'école sort de ses murs ? Et si les visites aux musées pouvaient enseigner autant qu'un cours ? À mi-chemin entre salle de classe et lieu de culture, le musée constitue un espace d'apprentissage vivant, où l'on peut explorer, réfléchir et apprendre autrement. Mais comment faire dialoguer ces deux univers ? Et que peut-on en tirer pour repenser l'éducation d'aujourd'hui ? Dans L'éducation muséale au Québec : transmettre et apprendre autrement, Anik Meunier et Michel Allard retracent l'évolution de ces liens parfois méconnus, nourris par plus de 40 ans de recherche au sein du Groupe de recherche sur l'éducation et les musées (GREM). Des classes qui s'installent au musée, des projets conçus avec des adolescents et adolescentes, des modèles pédagogiques concrets? : ce livre met en lumière des approches qui transforment l'expérience éducative. Un ouvrage stimulant et accessible, destiné aux enseignants et enseignantes, spécialistes de la culture, et à ceux et celles qui souhaitent penser l'apprentissage autrement.
Il est possible d'étudier la relation entre les médias et la société à partir de nombreuses perspectives. Considérer le lien entre les médias et la société, c'est affirmer que la société influence l'évolution des médias et que l'évolution des médias, à son tour, agit sur l'évolution de nos sociétés. Comme les chercheurs ont contribué à montrer, au fil des ans, que les médias sont liés à l'interaction sociale, il est devenu primordial d'enseigner l'aspect social du fonctionnement des médias. Cet ouvrage regroupe treize chapitres - rédigés par des étudiants de deuxième cycle avec leurs directeurs de recherche - qui portent sur autant d'objets explorés à partir de points de vue variés et de l'utilisation de différentes méthodes. Ces études ont comme trame de fond la communication sociale, une perspective qui a contribué à élargir le champ et à multiplier les objets jugés légitimes d'être étudiés en communication : par exemple le discours médiatique à propos des crises internationales, les journaux télévisés, les hymnes nationaux et l'identité, le Monopoly comme reflet de nos sociétés, les représentations des acteurs politiques, le cadrage dans les campagnes Web, le leadership et la personnalité, la publicité sur le Web, la gouvernance en culture, l'affichage sur les portes de bureau en tant que média, le rôle des technopédagogues et l'éducation aux médias.
Tout non-public est un public potentiel. Du point de vue des producteurs de l'offre culturelle, le non-public demeure un «public non pratiquant», «empêché» ou «écarté» d'une offre qui devrait s'adresser à tous. Ainsi, dans l'optique d'un élargissement de la fréquentation, il fera l'objet d'une campagne de séduction passant à la fois par la communication, l'adaptation des contenus et des lieux, l'arrimage à la culture populaire, mais aussi l'éducation et, plus spécialement, une médiation qui viendra combler un déficit de compétences censé empêcher le développement d'un goût pour la culture et l'accès de certains individus au statut de public de la culture. Inscrite au coeur même de la logique managériale des institutions, la volonté de rejoindre le plus grand nombre produit donc d'elle-même l'emploi d'une notion comme celle de non-public, dans la mesure où elle délimite le champ d'action des diffuseurs et des médiateurs, de même qu'elle circonscrit la cible de politiques culturelles participant d'un effort de dénomination reposant toujours sur le postulat que le manque ou la privation de culture serait une injustice. Cet ouvrage présente le fruit d'une recherche empirique auprès de six organismes culturels en Mauricie : le Comité de protection des oeuvres d'Ozias Leduc, le Musée québécois de culture populaire, le Salon du livre de Trois-Rivières, la Maison de la Culture de Trois-Rivières, Ciné-campus Trois-Rivières et le FestiVoix de Trois-Rivières. Il s'adresse avant tout aux responsables d'équipements culturels, aux chercheurs et aux étudiants. Marie-Claude Lapointe est professeure agrégée au Département d'études en loisir, culture et tourisme à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Auparavant, elle a oeuvré au sein du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, de même qu'au ministère de la Culture et des communications. Titulaire d'un doctorat en culture et communication, ses travaux portent notamment sur les pratiques culturelles, les publics et non-publics de la culture et le cosmopolitisme culturel chez les jeunes. Elle est chercheure au Laboratoire de recherche sur les publics de la culture. Jason Luckerhoff est professeur titulaire en communication et culture à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il a été prêté comme vice-recteur au développement des programmes et des savoirs à la nouvelle Université de l'Ontario français. Il a fondé et dirige la revue Approches inductives, qui est devenue la revue Enjeux et société. Il a aussi fondé et dirige la collection «Culture et publics» aux Presses de l'Université du Québec.
La question des publics constitue l'une des préoccupations principales de nombreux acteurs du champ culturel. Depuis une trentaine d'années, les efforts déployés pour que les productions culturelles rejoignent des publics plus nombreux s'avèrent considérables. La démocratisation culturelle, l'éducation populaire, les politiques culturelles, l'éducation à la culture et la médiation culturelle, notamment, ont engendré une certaine forme d'obligation de résultats. Le rapport à la culture s'en trouve modifié, tout comme ce que signifie « être public ». Le présent ouvrage se compose de chapitres d'auteurs d'horizons variés et réunis par le Laboratoire de recherche sur les publics de la culture de l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui regroupe des chercheurs et des étudiants des cycles supérieurs de plusieurs universités ainsi que des professionnels des milieux culturels et scolaires. Le lecteur découvrira ici la complexité et la diversité des relations entre les publics et la culture dans diverses sphères d'activités, de même qu'une série d'interrogations autour de la question des non-publics. Il sera également amené à porter un regard sur les rapports entre culture et éducation, et sur l'évolution des pratiques de recherche dans ce domaine au carrefour de plusieurs disciplines.
Qu’est-ce qui relie l’art, la société et les publics ? La médiation culturelle explore ce pont essentiel, entre théorie et pratique, au cœur des politiques culturelles québécoises.
Quels sont les fondements de la muséologie ? Quelles sont les formes émergentes de médiation des savoirs et le devenir des fonctions d'éducation et de diffusion propres aux musées ? Les auteurs de ce livre réfléchissent aux transformations des musées et des institutions patrimoniales, ainsi qu'à la muséologie comme champ de théories et de pratiques.
Et si le musée devenait un véritable partenaire pédagogique? Comment transformer une sortie culturelle en expérience éducative marquante ? L'enfant est-il un simple visiteur... ou un acteur clé de la découverte muséale? Plus de 30 ans après sa première parution, Le musée et l'école revient dans une nouvelle édition, toujours en phase avec les réalités actuelles du monde scolaire et muséal. Destiné aux corps enseignants, aux stagiaires, aux directions d'école, aux médiateurs et médiatrices en culture ainsi qu'aux décisionnaires, ce guide incontournable s'adresse aussi aux familles curieuses d'enrichir leurs visites muséales. Sa structure claire - avant, pendant, après la visite - en fait un outil pratique pour concevoir, organiser et évaluer des activités pédagogiques adaptées à tous les publics scolaires. Cette édition actualise la réflexion sur l'intégration de la culture à l'école en s'appuyant sur des données issues de partenariats de recherche, notamment avec le Musée Stewart. Ces données servent de fondement à des propositions pédagogiques qui visent à nourrir la réflexion et à faciliter la mise en oeuvre sur le terrain. Parce qu'une visite au musée se prépare, se vit et se prolonge, ce livre vous invite à repenser le rôle du musée dans la construction du savoir des enfants.
Crosscurrents: How Film Policy Developed in Quebec 1960-1983 documents the fight by filmmakers in Quebec for a film policy that would support their ambition to create commercial feature films. In the process, it explores the history of Quebec cinema, charting how the government supports that exist today came into existence through an intense lobbying effort on the part of filmmakers. Further, the author describes how cultural bureaucrats colluded with filmmakers to force the government's hand, and outlines the effects of this legislative process on Quebec's English-speaking filmmakers. This volume arises from the author's analysis of voluminous provincial, federal, association, and personal archival sources and also draws on interviews with key figures. The archival sources describe the development over 23 years of provincial structures and policies that try to accommodate the cultural and economic needs of a young, emerging film industry. The result is a book that casts new light on the early events in the cultural life of modern Quebec.