Constance Dilley
Constance Dilley
En 1960, le Québec ne possède ni industrie ni production cinématographique, à part l'Office national du film du Canada. Mais le contexte vertigineux des deux décennies à suivre va changer la donne. La frénésie du cinéma québécois naissant gagne les milieux culturel, d'affaires et politique. Marquées par des affrontements, des pourparlers, des tractations et des alliances, ces années bouillonnantes ont comme aboutissement la création de la Loi sur le cinéma. Gilles Carle, Claude Fournier, Jacques Godbout et Denis Héroux y collaborent, entre autres, avec André Guérin et Raymond-Marie Léger. Son adoption en 1983 aura des effets majeurs sur la production cinématographique au Québec.Constance Dilley raconte cette période haute en rebondissements sous forme de récit direct. Sa perspective est tant historique que personnelle. On y suit une quantité impressionnante d'acteurs de l'industrie au moyen d'une solide base archivistique couplée des souvenirs de l'auteure qui oeuvrait alors comme journaliste sur le terrain. Celle-ci retrace les débuts puis le déclin d'associations de cinéastes, de sociétés de production, de même que les efforts déployés en vue d'encadrer cette industrie balbutiante. Elle raconte les intrigues, l'inertie politique et l'acharnement des artisans et des personnes qui croyaient en eux et dans leur volonté de faire de ce milieu le moteur identitaire que l'on connaît aujourd'hui.
Crosscurrents: How Film Policy Developed in Quebec 1960-1983 documents the fight by filmmakers in Quebec for a film policy that would support their ambition to create commercial feature films. In the process, it explores the history of Quebec cinema, charting how the government supports that exist today came into existence through an intense lobbying effort on the part of filmmakers. Further, the author describes how cultural bureaucrats colluded with filmmakers to force the government's hand, and outlines the effects of this legislative process on Quebec's English-speaking filmmakers. This volume arises from the author's analysis of voluminous provincial, federal, association, and personal archival sources and also draws on interviews with key figures. The archival sources describe the development over 23 years of provincial structures and policies that try to accommodate the cultural and economic needs of a young, emerging film industry. The result is a book that casts new light on the early events in the cultural life of modern Quebec.