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Parce que la science, aujourd'hui, tend à rattraper, voire à dépasser le rêve, Paul Caro a constitué une sorte de musée imaginaire, un romancero de la découverte. Dans un style alerte, où le paradoxal provoque souvent l'humour, il nous conte les petites leçons cachées du réel et, en humaniste convaincu de la pluralité des mondes, il en tire une moralité. À l'origine de chacune des méditations de ce fabuliste de la science, un fait curieux, un événement, une bizarrerie, ou une incongruité de la nature : le météore de Sibérie ; la bactérie de l'espace ; l'arbre à mazout ; les taupes monomaniaques ; l'oiseau-jardinier ; le lièvre de mer ; les pollens de la préhistoire, etc. Avec Paul Caro, le mot d'Aristote retrouve son actualité : la science commence à l'étonnement. Une démonstration étourdissante qui prouve que la science est, aussi, un humanisme.
Éveiller l'âme des objets inanimés, telle est la mission de l'archéologue. Mais, cette mission, l'a-t-il toujours remplie avec succès ? Dans ce dialogue avec son passé, l'homme du présent est parfois conduit à faire les questions et les réponses. Très vite, il se heurte aux barrières du temps, et au silence des civilisations enfouies. Alain Gallay dénonce les errements de certaines écoles archéologiques triomphalistes : il est vain de croire que l'on pourra tout savoir de nos ancêtres. C'est par une approche très concrète, qui n'est pas sans ressemblance avec les méthodes de la biologie de l'évolution, que l'archéologue reconstituera avec succès notre histoire. La réflexion qu'il propose, en véritable archéologue de l'archéologie, doit permettre de mieux connaître cette science qui est d'abord un art - et, partant, de mieux comprendre l'homme.
24 juin 1982, un vaisseau habité est lancé en orbite autour de la Terre. Pour nous, l'événement serait banal s'il n'y avait un Français à bord. Enfin la possibilité de suivre de près un vol dans le cosmos nous est fournie. Témoin privilégié, le chef de projet raconte son aventure, et dévoile les obstacles qui hérissent le chemin des étoiles. Pourquoi les cosmonautes flottent-ils dans leur cabine ? Que ressentent-ils ? Que voient-ils ? Comment pilote-t-on un vaisseau ? Comment manger, dormir en apesanteur ? Que faut-il faire pour devenir cosmonaute ? Connaît-on les véritables buts des missions spatiales ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage essaie de répondre. Il aborde aussi des interrogations plus complexes. Peut-on se reproduire dans l'espace ? La vie s'est-elle développée ailleurs ? Quand visitera-t-on les autres planètes ?
Qu'est-ce que l'astrophysique ? Une science d'observation liée de très près à l'astronomie. Comment procède-t-elle ? Par l'analyse de ces grains de lumière qui nous viennent des étoiles : les photons. Quels sont ses objectifs ? Nous permettre de mieux comprendre notre passé et, par là, notre avenir. Ses résultats ? Tout ce que nous savons à ce jour sur notre système solaire. Ses déviances ? Tout ce que les hommes ont inventé - et, notamment, l'astrologie - pour faire taire leurs peurs ancestrales. Dans cet ouvrage clair, précis et très documenté, Evry Schatzman replace l'astrophysique dans son contexte scientifique, social et économique, sans oublier ni les préoccupations philosophiques qui l'animent, ni les pressions idéologiques qu'elle subit.
Au dire de certains savants, la science serait sur le point de découvrir LA théorie ultime de l'univers, qui permettrait à l'humanité de cerner les « lois de la nature », et de comprendre le pourquoi de notre existence, devenue le simple produit d'une intention mathématique ! Partageant le secret de la pensée divine, l'homme serait susceptible de créer l'Univers et de s'auto-engendrer ! Excédé par ce genre de discours, un scientifique réagit avec force, pour dénoncer la prise de pouvoir d'une science triomphaliste, incapable de reconnaître ses limites. Parcourant le paysage de la physique et de l'astrophysique, il montre que les succès de la science sont loin de conférer à cette dernière la toute-puissance. Et de s'interroger sur ce scientisme renaissant. Comment des hommes réputés intelligents peuvent-ils se laisser aveugler au point d'énoncer d'insupportables aberrations ? Réponse : la volonté dominatrice de la science est le reflet de celle que les hommes ne cessent d'exercer sur les femmes. Par exemple, la prétention du scientifique à créer le monde est le fait d'un homme prêt à ravir à la femme le pouvoir de donner la vie. Ainsi, dans ses égarements, la science peut alimenter la phallocratie ambiante de nos sociétés modernes. La guerre des hommes contre les femmes se muera-t-elle jamais en jeu d'échanges féconds ? Tant qu'il y aura des pommes, l'espoir demeure. À travers les siècles, Ève tend la main à Newton : quand donc ce dernier (dont la petite histoire raconte qu'il n'a pas « connu femme ») croquera-t-il le fruit offert ?
La fin de ce siècle est marquée par l'ampleur des bouleversements que la science et la technologie imposent aux sociétés. Ces mutations ont leurs conséquences, positives ou négatives : les grandes premières médicales, la conquête de l'espace, vont de pair avec la bombe atomique et les marées noires. Devrons-nous toujours payer ainsi, très cher, notre confort, notre sécurité ? Sommes-nous condamnés à subir ce que l'on pourrait appeler la folie scientifique ? Les savants sont-ils responsables d'un monde où l'ordinateur semble prendre le pas sur l'homme ? Toutes ces questions appellent autre chose que des réponses toutes faites. C'est pourquoi Nicolas Skrotzky plaide ici pour une information scientifique responsable. Elle seule contribuera à désamorcer les craintes ressenties par l'individu face à ces mutations multiples d'un paysage scientifique.