BIBLIOTHEQUE DES TERRITOIRES
Le care ou l'importance de prendre soin des autres trouve de plus en plus d'écho dans les sociétés occidentales. Il émerge en politique, comme dans les milieux économiques. Yoann Sportouch, urbaniste et philosophe, est le premier à appliquer ce principe à l'aménagement urbain. En mêlant réflexions théoriques, récit personnel et expériences terrain, Pour un urbanisme du care propose une transformation radicale de la manière de construire les villes. Une nouvelle approche qui priorise les relations humaines, la solidarité, la considération d'autrui et la réponse aux besoins locaux. Un texte fondateur destiné aux acteurs de la fabrique urbaine mais aussi à toutes celles et ceux qui cherchent des solutions pour reconstruire le lien social et atténuer concrètement les inégalités. Yoann Sportouch est depuis 2017, fondateur de l'agence de conseil en prospective urbaine et en stratégies d'usages au profit de la transformation de la ville.
Dans ces pages, l'auteur partage un regard sur l'avenir, celui d'un aménageur qui observe les territoires et se projette, qui participe à la ville en germes. Aménager, c'est identifier très tôt les capacités de chaque projet à prendre pleinement part à la ville et à la vie à venir : accueillir une école, une maison médicale, une résidence séniore, des commerces, des terrains de sports, une offre de loisirs, des réseaux de communication, des énergies renouvelables, des solutions de traitement des déchets, des parcs et des jardins, des circuits courts, des parcelles d'agriculture urbaine... La liste est immense. Dans le regard de l'aménageur qui cherche la faisabilité, se trouve le reflet de l'acceptabilité, la difficile balance de l'ambition et de la réception. François Rieussec est président de l'Union nationale des aménageurs.
Le secteur immobilier, soucieux de suivre des impératifs financiers chers assurés par les investisseurs au détriment de besoins sociaux et humains. C'est pour cela que nos villes actuelles standardisées ne sont pas à même aujourd'hui de relever les défis actuels qui s'imposent : économiques, sanitaires, écologiques etc. Ce livre est là pour offrir des solutions adaptées, percutantes qui visent à repenser toute notre économie autour de la notion de "ville". Il ne s'agit pas de mettre en avant la smart city, mais bien la véritable ville du futur : celle qui naîtra des initiatives sociales fondées sur le partage, le vivre-ensemble et la volonté de ceux qui l'habite. Les espaces seront réemployés, partagés, aménagés, et adaptés aux enjeux environnementaux. Ils seront prêts pour le Vivant. Claire Flurin, est ingénieur ESTP et urbaniste. Elle est co-fondatrice de l'association Co-Liv, et créatrice et co-auteure du blog de prospection immobilière Curiosity is Keys. Fanny Costes est journaliste spécialisée sur les questions de transitions écologiques et sociales, et signataire de la Charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique.
Ce livre tient son origine du constat que les principes de l'urbanisme ne parviennent pas à résoudre la contradiction entre l'agencement des territoires qui en découle et les enjeux actuels de protection de l'environnement et de développement soutenable. Afin de comprendre l'origine de cette disjonction - dont les effets sont analysés dans cet ouvrage -, l'auteur retrace comment l'urbanisme, dès son origine, a contribué au contrôle de la société industrielle et de l'activité de ses membres, tout en intensifiant ses fonctions de production et de consommation. Il termine par une série d'orientations, envisagées afin d'échapper à ce déterminisme industrialiste et à sa nouvelle phase annoncée de la smart city. André Lortie est architecte, professeur et docteur en urbanisme. Il agit aussi comme conseil auprès des collectivités. Ses travaux de recherche concernent l'histoire et l'actualité de l'urbanisme et la contribution des architectes aux débats sur la grande ville, du XIXe au XXIe siècle, en Amérique et en Europe.
Marseille peut être demain un modèle euro-méditerranéen de résilience, d'une transition solidaire, ne pariant pas seulement sur le techno-solutionnisme mais sur des innovations locales industrielles low tech, en étant vigilante au respect de la justice sociale et du vivant. Il s'agit maintenant de le concrétiser en le transformant en récit collectif dans le but d'embarquer l'ensemble de la population vers un nouveau modèle de cité populaire et écologique. Ce nouveau récit est aussi un contre-récit face à la montée du national-populisme. Marseille, ville multiculturelle, d'accueil de tant d'exilés peut être une preuve que l'on peut vivre unis dans notre diversité ; que de nouvelles solidarités peuvent raviver une fraternité universelle évanouie autour de l'égalité réelle. Sébastien Barles est docteur en droit public et avocat.
"Pour relever ce défi de voir et de décoder la ville de 2021, il fallait un urbaniste à la culture large, car la ville n'est plus l'apanage de quelques spécialistes dont on cumulerait les compétences pour parvenir à une correcte prise en compte de celle-ci. La ville s'est diluée dans l'espace et dans le temps. D'où la nécessité de décloisonner et de croiser les compétences. Jean-Yves Chapuis a lu beaucoup, a parcouru les villes, a échangé avec leurs habitants, a mis en pratique des projets avec les élus et les experts... En un mot il n'y aura de projet urbain que si celui-ci est porté, informé et structuré par un projet humain. L'humanité profonde qui est celle de Jean-Yves Chapuis lui permet, beaucoup mieux que d'autres, de tracer les chemins de la ville de demain." Pascal Perrineau Jean-Yves Chapuis a été élu à Rennes et Rennes Métropole dans le domaine de l'urbanisme de 1983 à 2014. Il est aujourd'hui consultant en stratégie urbaine et travaille pour des métropoles : Bordeaux, Lyon, Nantes, Strasbourg ; des agglomérations Besançon, Lens/ Liévin, la CARA (Royan). Il enseigne à l'École nationale supérieure d'architecture Paris Val de Seine.
À l'occasion du 35e anniversaire de la loi du 31 mai 1990, dite « loi Besson », cet ouvrage revient sur les enjeux et les défis persistants du droit au logement en France. Si cette loi a marqué une étape cruciale dans la politique sociale du logement, ses avancées sont aujourd'hui menacées par une conjoncture qui remet en question ses fondements : baisse de la construction de logements sociaux, affaiblissement des dispositifs destinés à aider les ménages modestes, saturation des structures d'hébergement, augmentation des personnes mal logées ou sans abri et, surtout, manque de visibilité en matière d'objectif politique. À travers une analyse historique, sociologique et politique, l'ouvrage retrace la genèse de cette loi en s'appuyant sur les témoignages inédits des acteurs clés qui l'ont portée. Il met en lumière le contexte social et politique des années 1980-1990, marqué par une crise du logement et une forte volonté politique de répondre aux besoins des plus vulnérables. La réflexion s'inscrit dans une perspective longue, analysant l'héritage de cette législation et les conditions d'une nouvelle étape dans la lutte contre la précarité et le mal-logement. René Ballain est chercheur à l'Institut d'études politiques de Grenoble et contribue depuis plus de trente ans à la réalisation du rapport sur l'état du mal-logement de la Fondation pour le logement des défavorisés. Morgane Kerdodé est sociologue de formation et chargée d'études à FORS-Recherche sociale. Elle travaille depuis plusieurs années sur le mal-logement et a notamment contribué aux rapports nationaux 2024 et 2025 de la Fondation pour le logement des défavorisés. Thibault Tellier est historien, professeur des universités à Sciences Po-Rennes, spécialisé dans l'histoire urbaine contemporaine, plus particulièrement des politiques de la ville et du logement social. Didier Vanoni est sociologue spécialisé dans les questions urbaines et les politiques du logement. Il dirige le bureau d'études FORS Recherche sociale depuis 1995.
La menace climatique prend de court nos façons de vivre, nos connaissances, nos métiers, nos cultures, nos institutions, nos politiques, c'est à dire tout ce qui devrait nous permettre de l'écarter. L'objet de cet essai de tenter de décrire les biais de représentations de la réalité ; afin de reformuler la menace en termes opérationnels pour la contrer. Puis de proposer une organisation, accompgnée d'outils et desolutions efficaces, massivement reproductibles à l'échelle du temps qui reste. Jean-Michel Vincent est ingénieur-urbaniste.
"Yves Laffoucrière et Nicolas Binet ont pour eux la diversité de leurs formations et de leurs origines. Tous deux spécialistes reconnus des problématiques liées au logement et à l'aménagement des villes, ils ont pu, lors de la décennie passée, observer et vivre la rénovation urbaine d'un belvédère particulier: soit au sein d'un même espace urbain, soit dans la diversité des situations locales. Plus qu'à un récit monographique, c'est à une découverte de la complexité du sujet que nous convient ces deux experts à travers leur témoignage, là où dimensions spatiales et sociales trouvent leur convergence, dans une quête d'adaptation sans fin vécue par des cohortes successives d'habitants aux caractéristiques et aux modes de vie toujours en cours de transformation." Gilbert Emont Nicolas Binet est geographe et urbaniste.Yves Laffoucriere est ingenieur civil des Ponts et architecte.
Landes Atlantique Sud est à la croisée des chemins. La pression touristique et immobilière s'intensifie d'année en année et provoque une urbanisation émiettée qui rogne ses espaces naturels et agricoles. Pression sur l'environnement, flambée des prix du logement, centres-bourgs désertés ou désormais tournés vers la seule offre touristique..., les tensions visibles au Pays basque remontent aujourd'hui vers le Sud-Landes. Le territoire est-il alors condamné à converger vers une station balnéaire standardisée, ou peut-il encore inventer autre chose ? Croître sans s'étendre est-il réellement possible ? Les auteurs décrivent dans ce livre un autre destin possible, à l'aune des impératifs de sobriété. Guillaume Baudoin est directeur général des services, Communauté de communes Maremne-Adour-Côte Sud.Edouard Dequeker est professeur à la chaire d'Économie urbaine et responsable pédagogique du Mastère spécialisé Management urbain et immobilier, ESSEC Business School.
Que veulent les habitants ? Qu'attendent-ils de leur quartier, de leur ville ? Comment connaître les préférences d'habitants encore absents ? Ces questions s'imposent aux promoteurs quand ils deviennent « opérateurs urbains », pilotant de grandes opérations de longue durée, sous le regard des collectivités locales. L'enquête sociologique dont on fait ici le récit tente d'y répondre. Elle s'est focalisée sur les métropoles et couvre le « milieu » de la société française, hors les plus riches et les plus pauvres. Alain Bourdin, professeur des universités, est sociologue et urbaniste.Pauline Silvestre, membre de l'atelier PPLV, est docteure en urbanisme.
Le monde ne cesse d'être bousculé par la montée en puissance des sociétés civiles qui se révoltent contre les injus¬tices, les puissants, la manière de gouverner, mais aussi pour davantage de libertés, de démocratie et de considération vis-à-vis de notre planète. C'est à la relecture des bouleversements tunisien, marocain, puis plus récemment algérien, que nous convient les auteurs, qui interrogent et observent les faces «?cachées?» de l'expression citoyenne. «?Ce travail d'enquête et de recherche est remarquable. Il a eu l'intelligence de s'intéresser à un secteur de la société maghrébine peu connu ou plus exactement peu reconnu.?» Tahar Ben Jelloun «?Les auteurs de ce grand travail ont eu le courage de porter un regard qui sort des sentiers battus, des problématiques touchant traditionnellement à l'économie ou au politique.?» Benjamin Stora Emmanuel Matteudi, professeur des univer¬sités en urbanisme, Fatima Chahid, juriste spécialisée dans la gouvernance locale au Maroc, Martin Péricard, chef de projet à l'Agence française de développement (AFD), ont dirigé cet ouvrage. Avec la collaboration d'Arab Izarouken, Stéphanie Matteudi et Étienne Corbarieu. Emmanuel MATTEUDI est professeur des universités à l'Institut d'Urbanisme et d'Aménagement Régional d'Aix-Marseille. Martin PERICARD est spécialiste des questions d'éducation, de formation professionnelle et de jeunesse en France et à l'international. Fatima CHAHID-LAPEZE spécialiste des politique publiques, développement institutionnel et gouvernance locale pour le compte d'administrations centrales, collectivités locales et bureaux d'étude nationaux et internationaux.
La vitesse des rythmes sociaux, l'affirmation du présentisme transforment les rapports au temps des sociétés et leurs modes de fonctionnement. Prises dans un processus d'accélération généralisé, ces mutations ont des effets considérables sur la fabrique des espaces. En proposant une analyse temporelle sur différents pans de la fabrique urbaine, cet ouvrage met en lumière les divers modèles temporels de l'action publique et la diversité des pratiques existantes. Il permet de comprendre combien les acteurs locaux soutiennent ces modèles dominants, qui ne sont pas portés que par des acteurs économiques privés. Mais des modèles alternatifs se dessinent, dénonçant l'accélération sociale permanente, tentant d'ouvrir des possibilités de ralentissement, de réintroduire de la durée etc. Sandra Mallet est professeure à l'université de Reims-Champagne-Ardenne.
Une rue de Paris, à l'origine banale, appelée rue GG. L'association Arrgg, créée par des voisins, se donne pour objectif que l'ambiance locale s'en trouve améliorée. Un drôle d'urbaniste, le dénommé John Mill, accompagne le changement. La rue rendue piétonne est peu à peu plantée à même la chaussée. On organise des fêtes ouvertes à tout le monde, où se mêlent gens du cru - habitants et coiffeurs d'origine africaine - et les passants bien sûr... Un conte de fées urbain ? Plutôt un vaudeville à la limite parfois d'être une tragédie. Car un porche se révèle très vite un des acteurs, accueillant peu à peu SDF en surnombre puis vagues de migrants. C'est cette histoire vécue d'une transformation que raconte cet ouvrage, un récit passionné des moments d'enthousiasme et des écueils surmontés. Jean-Pierre Charbonneau est urbaniste, consultant en politiques urbaines ou culturelles. Il est membre fondateur de la revue Tous urbains.
Les crises liées la mobilité se succèdent. Le mouvement des Gilets Jaunes, né du refus des limitations de vitesse et de la taxe carbone, et l'immobilisation forcée d'une bonne partie de la planète en 2020, en sont emblématiques. De fait, la vitesse de déplacement du train, de la voiture, de l'avion, combinés à la révolution numérique d'internet, ont permis à la mobilité d'occuper une place centrale dans nos vies quotidiennes. Mais si voyager loin, rapidement et à bas coût exauce les rêves de liberté et de découverte d'une partie toujours plus importante de la population mondiale, la mobilité véhicule, renforce, voire produit de la fatigue, des inégalités sociales, des systèmes peu résilients et génère des problèmes environnementaux majeurs.
Une série de 40 textes-interventions, courts et enlevés, est d'une grande actualité au regard de ce que nous venons de vivre. Elle l'est aussi du fait du changement qui vient dans les municipalités. Car il traite autant de villes et de quartiers que de moments de vie urbaine, de personnages, de débats ou, avec humour et exigence, de la manière dont les politiques locales sont conduites. Il apporte également ce que toute action publique devrait intégrer : un regard sensible sur les gens et sur le monde. Jean-Pierre Charbonneau est urbaniste, consultant en politiques urbaines ou culturelles. Il est actuellement conseiller des Métropoles de Bordeaux et de Montpellier et de la Ville de Périgueux.
"L'hyperville comme interface locale connectée aux plates-formes n'est pas la « ville automatique » promise par le marketing hyperindustriel sous le nom de « smart city ». C'est un territoire apprenant d'innovation sociétale et de design territorial s'appropriant les potentialités de ce qui, en premier lieu à travers la norme http et avec la technologie du world wide web, hypertextualise les cartographies territoriales et urbaines en archipels." Bernard Stiegler Franck Cormerais est professeur à l'université Bordeaux-Montaigne, et cofondateur de la revue Études Digitales.
Alors que le pays avait su établir un consensus républicain, faisant des HLM le patrimoine de la Nation, l'incertitude s'installe sur le devenir de ce pilier des territoires, à la mission cruciale pour les plus modestes. Frédéric Paul décrit de l'intérieur cette déstabilisation alors que le Mouvement HLM était devenu l'égal des grands services publics, en dépit de contradictions et de fragilités propres à son organisation. Surtout, il propose des pistes concrètes pour redéfinir ses missions et sauvegarder un cap essentiel, celui de la solidarité. Comme l'écrit dans sa préface Cécile Duflot, ancienne Ministre du Logement, « (il) formule des propositions qui doivent alimenter l'indispensable débat, tant politique national qu'interne aux institutions HLM. » Frédéric Paul est Normalien et économiste. Il est Délégué général entre 2013 et 2018 de l'Union sociale pour l'habitat (Mouvement HLM), au terme d'une carrière entière dans le secteur, notamment comme directeur des Offices de l'Orne et de Nantes.
La crise que nous traversons signe l'échec du profit à court terme, de la paresse et du chacun pour soi. Quelles sont aujourd'hui les conditions du sursaut ? Il ne pourra y avoir de redressement sans effort. Pas d'effort sans perspective d'un destin collectif et individuel. Pas de perspective d'un destin collectif et individuel sans redressement. Autrement dit, tout se tient. Au cours des siècles passés, le progrès des libertés et des conditions sociales a été prodigieux. Mais il s'est fait au prix d'un épuisement de la Terre. À l'heure où nous devons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire, l'enjeu est de trouver un équilibre, où l'impératif et le souhait de vie en harmonie avec notre environnement préserve nos libertés et conforte le progrès social. Nourri par l'expérience du terrain, vingt-cinq ans en collectivités, au sein d'un territoire - l'Essonne - qui peut à bien des égards s'enorgueillir d'être un concentré de France, François Durovray propose à travers cet ouvrage des recettes éprouvées et des solutions originales pour aider son pays à relever les défis qu'il rencontre.
La récente crise des Gilets jaunes a remis en avant la question des fractures territoriales et l'opposition entre des Villes centres qui iraient bien et une France périurbaine qui irait mal. Il faut toutefois penser la ville dans sa globalité et combiner des approches géographiques, sociologiques et juridiques du sujet métropolitain. Comment mieux relier la Ville à sa périphérie, comment faire de la Ville un acteur de l'action sociale efficient pour qu'une vraie solidarité s'exerce dans les territoires, comment garantir à tous un droit à la métropole ? Sans surjouer les oppositions, en déjouant quelques idées reçues, en observant rigoureusement les initiatives locales qui pullulent, il est possible de l'affirmer : le bonheur est dans la métropole. Xavier Matharan, magistrat, conseiller juridique des Ministres de l'Environnement (1992-1993) et de l'Aménagement du territoire (1997-1999) puis associé de grands cabinets français, décide de créer sa propre structure dédiée au droit public des affaires en 1998.
Aujourd'hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville et le taux d'urbanisation atteindra 68 % en 2050. Les pays émergents joueront un rôle majeur dans ce futur d'une urbanisation généralisée mais c'est l'Inde qui contribuera le plus à cette croissance, devant la Chine et le Nigeria. À cette date, le nombre d'habitants dans les villes indiennes sera de 800 millions, contre 377 millions en 2011, soit une fois et demie la population totale de l'Europe. Ces chiffres sont vertigineux et rendent nécessaire une appréhension fine de ce qu'est la transition urbaine de l'Inde. Trois grandes lignes de force structurent cet ouvrage : la nature du processus d'urbanisation, les effets de libéralisation économique sur les villes indiennes et la persistance de très fortes inégalités. Marie-Hélène Zérah est directrice de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), membre du CESSMA (Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) et en affectation au Centre for Policy Research (New Delhi, Inde).
"Des hommes, d'abord, des lieux ensuite, des pouvoirs enfin, et non pas l'inverse ! C'est ce que nous appelons la République des territoires. La « République des territoires » surprendra peut-être par sa formule. N'est-elle pas en apparence un oxymore ? La République ne s'est-elle pas construite historiquement contre les pouvoirs régionaux et locaux dans leurs particularismes ? Nous tenterons de prouver le contraire. La diversité est une force. Les territoires sont une richesse. Leurs citoyens et leurs représentants sont là pour faire vivre la République. Ils ont vocation à en être les alliés indéfectibles." Philippe Estèbe est urbaniste, ancien directeur de l'Institut des hautes études d'aménagement et de développement des territoires en Europe (IHEDATE) et professeur associé au conservatoire national des arts et métiers (CNAM). André Rossinot fut député, ministre, président du Parti radical et maire de Nancy. Il est actuellement président de la Métropole du Grand Nancy. Pierre Stussi est directeur général des services de la métropole du Grand Nancy.
Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Charbonneau relate, sans fioritures ni faux-semblants, les moments qui ont jalonné sa vie professionnelle. Cherchant à transmettre son expérience et à décrire sa méthode de travail, son approche participative de la concertation et son souci de faire beaucoup avec peu, il mêle analyses fouillées, comptes rendus de situations, escapades conceptuelles et agacements. Par le biais de ce rassemblement de textes d'intervention parfois très polémiques, d'articles de fond et d'éléments plus personnels, il propose un livre original, cohérent avec son approche atypique du métier d'urbaniste, approche qu'il explique par la diversité des enjeux et des niveaux de compréhension et d'action. Jean-Pierre Charbonneau est urbaniste, consultant en politiques urbaines ou culturelles. Il est actuellement conseiller des Métropoles de Bordeaux et de Montpellier et de la Ville de Périgueux.
Les démarches intercommunales et la construction européenne relèvent des mêmes problématiques. Elles se complètent et se confortent. À partir de son expérience de haut fonctionnaire et d'élu, l'auteur met en parallèle leurs dynamiques. Il évoque les notions d'intérêt commun, de frontière, d'étranger, de souveraineté, de «chez-soi» et d'ouverture sur le monde; de «clocher» et de solidarités. Les questions posées par la montée des populismes en Europe et par la quête de participation qui s'exprime dans notre pays sont pour lui assez similaires: il faut absolument retrouver le sens du «bien commun». Et nos collectivités ont une évidente vocation protectrice, qu'elles exerceront mieux si elles sont capables d'accueillir, et appellent à construire, un monde plus humain. Denis Badré fut haut fonctionnaire. Maire de Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine) pendant vingt-deux ans, et sénateur. Il est toujours chargé du budget au bureau de la Métropole du Grand Paris.
La question du logement se pose aujourd'hui avec une acuité nouvelle dans de nombreux pays. Cet ouvrage aborde les difficultés relatives à l'accès et au maintien dans l'habitat en croisant des enquêtes conduites dans des villes des hémisphères Nord et Sud. Interrogeant la notion de « vulnérabilité résidentielle », les auteurs identifient les risques associés au mal-logement, au non logement et à l'expulsion, ainsi qu'aux déplacements contraints ou forcés. Ils décrivent les inégalités structurant les rapports sociaux résidentiels, mais aussi les ressources individuelles ou collectives permettant aux habitants de « rebondir. Il s'agit ainsi d'objectiver la complexité des vulnérabilités résidentielles contemporaines, marquées par un regain de sé
La fabrication des villes s'est toujours organisée à partir de la constitution d'un centre. Lieu des échanges, des pouvoirs et du sens (religieux, politique, identitaire), le centre rassemblait une multiplicité de fonctions et quelque chose de plus : l'innovation, l'imprévu, l'ouverture sur le monde et l'altérité, l'effervescence sociale et, dans les démocraties, le débat public. Le centre de la ville était aussi celui de la société. Aujourd'hui ces caractéristiques sont plus que jamais d'actualité et pourtant le centre s'est décomposé en une multitude de centralités. Dans une lecture urbanistique et socio-économique, ce livre s'interroge : à quoi sert le centre aujourd'hui, en particulier dans la production de différents types de valeurs ? Alain Bourdin est sociologue et urbaniste, professeur des universités à l'Institut français d'urbanisme qu'il a dirigé entre 2003 et 2011. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont, chez le même éditeur, La métropole des individus, L'urbanisme d'après crise et Métapolis revisitée.
Contrairement à l'idée dominante, Jean Carassus pense que l'État n'est pas l'acteur essentiel pour piloter le changement des conditions d'habitat, de transport, d'alimentation, de consommation et d'utilisation des infrastructures de la population. L'action est dans les territoires, qui sont à la fois lieux d'expression de modes de vie et espaces de relations entre acteurs mobilisant énergies, compétences et désirs. L'action doit concerner en priorité le coeur du système, la dizaine de grandes régions urbaines mondiales leaders de la troisième révolution industrielle, et le mode de vie des bénéficiaires de cette révolution, les groupes sociaux aisés et les couches moyennes supérieures. Jean Carassus est docteur en économie. Il enseigne et mène une activité d'expert en immobilier et bâtiment durables.
La gauche traverse aujourd'hui une crise existentielle. L'ouvrage collectif La gauche du réel - pour une refondation idéologique du progressisme rassemble des contributions individuelles représentant une diversité d'opinions, d'approches et de thèmes, autour de deux convictions communes : la nécessité que continue à exister, en France et en Europe, une gauche réformiste ou social-démocrate prête à gouverner; et l'importance que ce courant se dote, pour convaincre à nouveau et réussir une fois au pouvoir, d'une assise idéologique solide. Les auteurs des contributions individuelles contenues dans cet ouvrage ont tous entre 30 et 40 ans. Ils sont chercheurs, cadres dans le secteur privé ou hauts fonctionnaires, mais écrivent à titre personnel. Parfois engagés, ils ne sont pas des « professionnels de la politique » mais avant tout des citoyens inquiets des évolutions politiques actuelles et souhaitant redonner vigueur à un courant politique aujourd'hui en grande difficulté, la gauche réformiste.
Ce texte témoigne de la transformation de Bordeaux entamée en 1995. De la rénovation du centre historique à la mise en oeuvre du tramway, de la reconquête piétonne au développement du vélo, de la démocratie participative à l'urbanisme négocié, de l'embellissement de la ville - désormais classée UNESCO- à la création d'écoquartiers, c'est un projet urbain qui s'est réalisé. Précurseur à bien des égards, cohérent et global .Ce livre vise à transmettre des expérimentations, des savoir-faire, propices à des évolutions, des solutions. Il raconte les freins et les accélérateurs d'un changement qui a donné à Bordeaux sa qualité de vie, faisant d'elle, la ville la plus attractive du monde -en 2016- et la moins stressante de France. Un ensemble de chantiers physiques et comportementaux, menés de front, au service d'une révolution culturelle et urbaine pour réveiller la « Belle endormie ».Écrit par un élu local, ce récit place le lecteur au coeur du pouvoir et réhabilite une fonction aujourd'hui très décriée, la politique. Il appelle humblement à un sursaut supplémentaire pour répondre par de nouvelles pratiques au défi climatique. Michel Duchène est aujourd'hui vice-président de Bordeaux Métropole.
Partout dans le monde surgissent des projets urbains qui réfèrent aux « territoires intelligents » : simple effet de mode ou signe d'une mutation profonde dans la manière d'articuler sobriété énergétique, mobilités innovantes, pratiques participatives ? En croisant les approches de spécialistes venus des horizons les plus variés (sciences et techniques, sciences humaines et sociales, communication, responsables territoriaux), cet ouvrage vise à interroger le sens de ces transformations émergentes. Comment passe-t-on du démonstrateur à la transformation des écosystèmes territoriaux ? Comment intègre-t-on les intérêts spécifiques et souvent divergents des entreprises, des acteurs politiques et des habitants ? Comment dépasse-t-on les modèles « clés en main » pour prendre en compte les besoins des populations ? A quelles conditions les nouveaux projets peuvent-ils être acceptés versus rejetés par ceux auxquels ils sont censés être destinés ? Voici quelques-unes des questions que cet ouvrage se propose d'aborder, en décryptant les enjeux soulevés par cette nouvelle utopie.
Cet ouvrage éclaire et met en perspective les débats sur l'enracinement des inégalités sociales et territoriales qui caractérisent la transformation des métropoles. L'expression « Banlieues populaires » a pris une connotation négative, désignant des lieux abandonnés par les pouvoirs publics, des lieux de « non droit », habités par des populations désaffiliées, si ce n'est « dangereuses ». Tout un imaginaire s'est ainsi cristallisé autour de cette expression. Ce livre revisite les idées reçues ou les fausses évidences en démontrant que les banlieues ne forment pas des territoires homogènes. Éclairant l'histoire des banlieues populaires et singulièrement celle de la Seine Saint-Denis, ses auteurs interrogent le présent et les futurs possibles des banlieues populaires. Cet ouvrage est dirigé par Marie-Hélène Bacqué, professeure en études urbaines, Emmanuel Bellanger, historien, chercheur au CNRS et par Henri Rey, politiste, directeur de recherche à Sciences Po.
Ce livre est un dialogue entre Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan, ville des records nationaux de pauvreté, de chômage, de criminalité, de diversités culturelles, et le sociologue Alain Tarrius, qui étudie les formes et destinées de la mosaïque cosmopolite de cette ville. La ville de Perpignan est abordée sous toutes ses coutures, "par le haut" (réseaux culturels mondialisés, développement culturel, transformations urbaines...) et "par le bas" (économies souterraines, trafics de drogues...) Un livre passionnant pour comprendre les enjeux de cette ville du Sud, mais aussi pour s'interroger de façon plus large sur l'ensemble des sujets évoqués et leur impact sur un certain nombre de communes européennes. Jean-Paul Alduy est polytechnicien, architecte ENSBA, ingénieur Général des Ponts et Chaussées, ancien Sénateur-Maire de Perpignan et Président de la Communauté d'Agglomération. Alain Tarrius est professeur émérite de l'Université de Toulouse Jean Jaurès, membre des laboratoires CNRS Migrinter et LISST, spécialiste des migrations et de la ville.