Romans français (H.C.)
ans une chambre où il s'est réfugié à Fiesole, un évadé parle. Il est recherché par toutes les polices du monde. Il s'appelle Fernand Pouillon. Sa réussite a été sensationnelle ; il a couvert de ses chantiers la France, l'Algérie, l'Iran. Et finalement, le CNL – sombre " affaire " – l'a plaqué au sol. Livré par la presse en pâture à l'opinion publique, il veut à son tour, sans contrainte, dire sa vérité, dire tout : ses débuts à Marseille, les étapes d'une carrière fulgurante, les hommes qu'il a affrontés, les succès qui lui ont révélé sa solitude intérieure, les avanies qui l'ont forcé jusqu'en son recreux. Le récit continue en prison : c'est le journal d'un " grand procès " où l'on découvre l'envers du décor... Depuis lors, le bâtisseur a repris son œuvre ; il a fait sortir de terre des dizaines de chantiers. Mais ceci est une autre histoire. Fernand Pouillon est décédé le 24 juillet 1986. Un demi-siècle après sa parution, les Éditions du Seuil rééditent ce grand livre de Fernand Pouillon, offrant à lire le testament d'un grand bâtisseur, un de ceux qui ont pensé l'architecture.
« Tous ces films regardés, toutes ces photos, tous ces albums, tous ces livres, non pas pour aller à New York un jour, mais un peu bizarrement pour ne pas y aller, pour préserver le secret d'une ville essentielle qui ne supporterait pas d'être tant soit peu violée par la réalité. » Inventer sa vie, la rendre plus authentique et plus forte que la réalité, c'est la proposition que nous fait Philippe Delerm. Trouver dans les cartons des brocantes, sur les murs d'une chambre, dans les recoins de sa mémoire tous les trésors qui font les vrais voyages. Les tenir bien au chaud dans la main, les admirer quand on le veut. Se réjouir de vivre si fort avec si peu de choses. Les textes courts de Philippe Delerm nous enchantent. Un grand auteur classique et familier qui nous connaît mieux que nous-mêmes.Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, l'« instantané littéraire », Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des Libraires, 1997).
En 1991, Hélène Devynck devient l’assistante de Patrick Poivre d’Arvor à TF1. Trente ans plus tard, elle brise l’omerta et raconte, avec d’autres victimes, comment un système d’impunité a protégé l’un des hommes les plus puissants de France.
Le peloton est la maison mobile des coureurs. Une maison colorée et féline qui s’étire, qui se rassemble, qui se faufile, qui dessine la route et la course. Il y a autant de façon d’habiter cette maison que de coureurs. Certains s’y reposent, d’autres s’y cachent, certains y font le ménage, d’autres vont mettre le nez à la fenêtre. Les plus hardis et les plus éprouvés s’en échappent. Mais tous, toujours, s’y rassemblent chaque petit matin. Paul Fournel, écrivain, poète, éditeur, membre de l’Oulipo, est notamment l’auteur au Seuil et en Points de Besoin de vélo, du dictionnaire cycliste Méli-Vélo et d’Anquetil tout seul.
Quels gestes vous trahissent au quotidien ? L'extase du selfie de Philippe Delerm passe au crible nos tics, nos manies et nos rituels modernes, du selfie triomphant au verre tenu sans boire.
Des lettres touchantes et parfois très drôles, une multitude de voix littéraires, des grands noms de la littérature française, qui nous parlent d'adolescence, de transmission, de ce que c'est que grandir en n'oubliant pas celui ou celle que l'on a été. Le recueil réunit les lettres d'auteur.e.s ayant participé à des ateliers d'écriture organisés par l'association le Labo des histoires avec des adolescent.e.s, et, en écho, une vingtaine des meilleures lettres d'adolescent.e.s qui ont écrit à l'adulte qu'ils vont devenir, ainsi que des lettres de personnalités invitées qui se sont également prêté à l'exercice. Une réflexion qui se dessine en creux sur nos identités en construction !La marraine (Sarah Chiche) et le parrain (Patrick Chamoiseau) du projet sont auteurs au Seuil. Les sept auteurs qui animent les ateliers sont Alex Cousseau, Amélie Sarn, Joelle Ecormier, Jean-Jacques Fdida, Denis Baronnet, Bertrand Puard et Gary Ghislain Les personnalités participant au projet sont les autrices Julia Kerninon, Clémentine Beauvais, Valentine Goby, Maria Pourchet, Anne-Fleur Multon, la chanteuse Pomme et le bédéiste Berthet One
« Je me suis réveillé un matin, et les Dieux de la mythologie grecque étaient revenus parmi nous... » Portés par le souffle de l'Iliade et de l'Odyssée, les premiers pas en littérature d'un dessinateur culte. Savant, hilarant et fantaisiste : un miroir ironique tendu à notre époque désorientée. Jul est dessinateur, auteur de Silex and the City en BD et sur Arte, scénariste de Lucky Luke et sinologue tout à la fois. Il est parvenu en quelques années à créer un univers irrésistible, aux frontières de l'humour, de l'histoire et de la critique sociale.
" ... J'attrape la corde lisse, je lâche le trapèze. Je ne sais pas que c'est la dernière fois que je risque ma vie, là-haut, à quinze mètres de hauteur, sans sécurité. J'enroule ma jambe autour de la corde, je commence à glisser... Dans quelques semaines, je rencontrerai un homme. Je glisse le long de la corde, un extatique sourire aux lèvres... Nous vivrons, travaillerons ensemble, il me convaincra de faire des enfants. Je glisse encore le long de la corde, je touche le sol, je salue... La somnambule a atterri. Il était grand temps que je descende sur terre. " Anny Duperey Dans son livre Le Voile noir, Anny Duperey raconte qu'elle avait presque 9 ans lorsqu'elle trouva ses parents morts, tous deux asphyxiés dans leur salle de bains. Quels avaient été les rêves de sa jeune mère, presque inconnue et si tôt disparue ? Comment nos morts vivent-ils en nous ? La puissance de leurs rêves inaccomplis peut-elle nous influencer obscurément, et mener notre vie sans même que l'on s'en rende compte ?
Il y a vingt ans paraissait Fragiles, livre à deux mains né du désir de Philippe de poser des mots sur des images que Martine avait conçues avec juste un titre : le courage, l’amitié, la peur… Il eut le succès qu’on sait. Vingt ans ont passé et l’envie de créer un album à deux est revenue. Martine conçoit des images. Philippe écrit des textes à partir de celles-ci sans que Martine ne lui ait rien dit de ses intentions. C'est d'abord une histoire de regards. Le regard de Martine sur les choses de la vie. Le regard de Philippe sur les images de Martine. Peu à peu naissent un ton, une atmosphère. Et mystérieusement les images et les textes se répondent, s’enchaînent pour tisser la trame de l’album.
Est-on sûr de la bienveillance apparente qui entoure la traditionnelle question de fin d'été : " Et... vous avez eu beau temps ? " Surtout quand notre teint pâlichon trahit sans nul doute quinze jours de pluie à Gérardmer... Aux malotrus qui nous prennent de court avec leur " On peut peut-être se tutoyer ? ", qu'est-il permis de répondre vraiment ? À la ville comme au village, Philippe Delerm écoute et regarde la comédie humaine, pour glaner toutes ces petites phrases faussement ordinaires, et révéler ce qu'elles cachent de perfidie ou d'hypocrisie. Mais en y glissant également quelques-unes plus douces, Delerm laisse éclater son talent et sa drôlerie dans ce livre qui compte certainement parmi ses meilleurs. Inventeur d'un genre dont il est l'unique représentant, " l'instantané littéraire ", Philippe Delerm s'inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tel La Bruyère et ses Caractères. Il est l'auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des Libraires, 1997).
Khadîja, Sawda, Aïsha, Hafsa, Zaïnab fille de Khuzaïma, Hind, Zaïnab fille de Jahsh, Jowaïriya, Ramla, Saffiya, Maïmouna... Qui étaient les femmes de Mahomet, légitimes, concubines, enlevées, répudiées ou asservies ? Qui étaient ses filles ? Dans ce récit poétique et critique, mené comme un roman oriental, l'auteur raconte chacun de leurs destins. De la plus aimée à la plus calomniée, de la plus libre à la plus ignorée. Houria Abdelouahed est remontée aux sources historiques et religieuses de la tradition arabo-musulmane. Elle s'est confondue avec ces femmes, leur prêtant sa voix dans des monologues d'une grande force. Elle dresse un véritable réquisitoire contre le lien abusif entre les pratiques et croyances religieuses et la société civile. Bien entendu, elle s'attarde sur la condition féminine dans le monde musulman. " Où est la pensée sur la dignité humaine et où est la spiritualité dans l'idée d'une janna (paradis) qui commence ici-bas pour se prolonger dans des orgies de l'au-delà ? Orgies sempiternelles où la femme ne figure que comme possédée par l'homme. En fait, notre malheur a commencé bien avant Daech. "
Joseph Lepic est étonné de trouver à son domicile la femme à laquelle il a été fiancé quarante ans plus tôt et qu’il a renoncé à épouser pour devenir prêtre. Ce qu’il découvre alors le stupéfie : sur le lit de sa chambre à coucher repose un cadavre, le sien. À partir de cet instant, il a le loisir de voir et d’entendre tout ce qui se passe autour de lui, sans que personne puisse déceler sa présence. Fantôme de lui-même, il assiste, impuissant, aux préparatifs de ses propres obsèques : Joseph voit tout, aux premières loges. Tandis que des proches, sincèrement affectés, et d’autres, plus hypocrites, défilent sous ses yeux pour rendre un dernier hommage au défunt, celui-ci se remémore les amours, les amitiés, les joies et les regrets qui ont ponctué sa vie. Joseph revisite surtout les moments marquants de sa trajectoire religieuse, de sa conversion personnelle à la faveur d’une rencontre inattendue avec Jésus jusqu’à sa prêtrise. Pourquoi être devenu prêtre, « dans ce moment où le délabrement de l’Église saute aux yeux de chacun » ? Il raconte aussi ses échanges intenses avec les paroissiens, leurs secrets les plus intimes, et ses découvertes spirituelles, des plus émouvantes aux plus surprenantes… Une fois ses obsèques achevées, que va-t-il devenir ? Et Jésus, lui répondra-t-il enfin ? Thierry Bizot est écrivain et producteur de télévision. On lui doit notamment, avec Anne Giafferi, la série populaire Fais pas ci, fais pas ça. Il a publié sept romans au Seuil, dont Catholique anonyme (2008), qui a connu un grand succès, et Sauf miracle, bien sûr (2013).
Un écrivain célèbre se réveille amnésique dans un hôtel de luxe, tandis qu’un jeune ambitieux manipule sa compagne pour nourrir son roman. Deux destins liés par une intrigue aussi vertigineuse que son dénouement.
Et si votre famille n'était pas celle qu'elle prétendait être ?Nina Kircher, une sexagénaire, veuve d'un photographe mondialement célèbre, passe quelques jours dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Soudain, elle quitte la piscine où elle vient de se baigner pour suivre un homme jusqu'à son bungalow puis, sans raisons apparentes, elle le poignarde dans un enchaînement inouï de violence, avant de s'enfermer dans un mutisme complet.Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n'a d'autre choix que de plonger dans le passé d'une mère dont il ne sait presque rien. De Paris à la Suisse en passant par la Côte d'Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu'à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question...L'histoire bouleversante d'une femme décidée à prendre en main son destin. Un suspense redoutable qui vous manipule jusqu'à la dernière page.Avec des succès comme Une vraie famille, Dernier été pour Lisa ou Un autre jour, VALENTIN MUSSO s'estimposé comme l'un des meilleurs auteurs de thrillerpsychologique de sa génération. Qu'à jamais j'oublie estson neuvième roman.
Pendant une vingtaine d'années, Anny Duperey s'est passionnée pour l'art photographique, installant un laboratoire dans sa salle de bains, où elle passait des jours, et parfois des nuits, à développer ses pellicules et tirer elle-même ses images argentiques en noir et blanc. Elle commente ici, avec émotion, délicatesse et drôlerie, une centaine de ses photos préférées et inédites.
Flamanville, 1974. Ce village de la pointe du Cotentin se déchire à l’annonce de la possible construction d’une centrale nucléaire. L’usine permettra-t-elle de réveiller la bourgade de la Manche en l’engageant dans la modernité énergétique? Ou est-elle, avec la destruction des falaises et le risque nucléaire, la promesse d’un désastre écologique? Le maire, André Rouxel, ancien scaphandrier à la mine, consciencieux, pragmatique, et peut-être trop tendre, décide d’organiser une consultation citoyenne dans un souci d’apaisement. Mais c’est tout l’inverse qui se produit: il doit faire face à des alliances inattendues. D’un côté, le clan de l’édile favorable à la centrale, avec des commerçants et des ouvriers; de l’autre, celui de la châtelaine désargentée, de Jacques et Clémence Legendre, jeunes profs écolos, des pêcheurs et des agriculteurs. Et pendant ce temps… Victor Kaminski, berger mutique et marginal, loin de la fureur qui emporte les habitants de Flamanville, a fait des falaises son refuge. Un roman faisant revivre les grandes heures de la contestation anti-nucléaire, vertigineux sur les questions écologiques déjà toutes posées au début des années 1970. JÉRÔME LEFILLIÂTRE est grand reporter à Libération. Originaire du Cotentin, il a grandi dans une région qui n’a jamais cessé de débattre des dangers et des avantages du nucléaire.
« Amoureuse, je ne l’ai été que de Capa. Bob ne voulait pas m’épouser, mais il m’avait délivrée. Quelle plus belle preuve d’amour ? Il m’a offert, en retour, le plus précieux cadeau de non-mariage du monde : la clé pour m’affranchir de mes servitudes.» Juin 1945. Ingrid Bergman débarque à Paris et tombe aussitôt sous le charme de Robert Capa, qu’elle croise au Ritz. Le « plus grand photographe de guerre du monde » et la star d’Hollywood vont vivre deux années de passion. À Paris, Berlin, New York et Los Angeles, une folle aventure joyeuse et tendre, qui demeurera secrète mais fera de l’actrice une femme libre à jamais. Jean-Michel Thénard est rédacteur en chef adjoint du Canard enchaîné.
C’est un lac au Canada où, le matin, seules les femmes ont le droit de se baigner. A la faveur de ce rituel, le temps d’un été inoubliable, l’auteure renoue avec une féminité jusqu’ici contrariée. Est-ce la beauté réparatrice de la nature ? Le lien avec ces femmes bavardant sur les rochers ? Tout ce qui lui faisait fait peur – partager un repas avec des inconnus, nager la tête sous l’eau, dire les choses et mener sa vie – semble désormais possible.
« Le tuba, le slip de bain, le masque, puis les jambes et la partie gauche du buste se dévoilent dans la pénombre rouge du laboratoire. La trace du souvenir d'enfance avec mon père s'imprime d'argent sur le papier photographique. C'est ma révélation. » Faiseur d'anges est un récit intime qui s'écrit au fil d'un album de famille et de photos personnelles que le lecteur ne peut qu'imaginer. Ce texte délicat fait apparaître la figure du père de l'auteur, ancien psychanalyste volubile qui noue avec son fils un dialogue poétique et troublé marqué par l'achat d'un premier appareil : Samuel sera photographe. Un photographe qui fait peu à peu du reportage un art de la révélation accordant une place de choix à tous ceux que nos sociétés consignent aux marges - exilés, pauvres, malades. Autant de destinées souvent invisibles qui font écho aux absents du roman familial. Samuel Bollendorff, né en 1974, est un photographe indépendant dont le travail a été plusieurs fois primé. Il est également auteur de films documentaires, dont Le Grand Incendie (2013) et La Parade (2017). Faiseur d'anges est son premier récit.
« Je n’ai pas l’impression d’avoir été enfant, adolescent, homme d’âge mur, puis vieux. Je suis à la fois enfant, adolescent, homme d’âge mûr, et vieux. C’est sans doute un peu idiot. Mais ça change tout. » Être riche, à chaque époque de notre existence, de tous les moments qu’on a vécus, qu’on vit, qu’on vivra encore : c’est cela, la vie en relief. Voir ses souvenirs et ses sensations non pas additionnés les uns aux autres, mais comme démultipliés, à l’infini. Vivre comme si c’était la première fois. Trouver de la beauté dans l’ordinaire des choses. Aimer vieillir, écouter le bruit du temps qui passe. Ce livre est un aboutissement : celui d’une carrière, celui d’une vie d’homme. Certainement un des plus grands livres de Philippe Delerm. Inventeur d’un genre dont il est l’unique représentant, l’« instantané littéraire », Philippe Delerm s’inscrit dans la lignée des grands auteurs classiques qui croquent le portrait de leurs contemporains, tels La Fontaine ou La Bruyère. Il est l’auteur de nombreux livres à succès, dont La Première Gorgée de bière, Je vais passer pour un vieux con ou Sundborn ou les Jours de lumière (prix des Libraires, 1997).
En 1895, les habitants de Chaudun, village des Hautes-Alpes, vendent leur terre à l’État et disparaissent. Luc Bronner retrace leur histoire, entre désastre écologique et renaissance sauvage.
Le matin où tout bascule : Adam Chapman apprend l’assassinat de Claire, son épouse. Mais le pire reste à venir. Un thriller psychologique où chaque vérité cache un nouveau mensonge, et où l’amour se transforme en cauchemar.
Elles sont nombreuses, les belles raisons d'habiter sur terre. On les connaît, on sait qu'elles existent. Mais elles n'apparaissent jamais aussi fortes et claires que lorsque Philippe Delerm nous les donne à lire. Goûter aux plaisirs ambigus du mojito, se faire surprendre par une averse et aimer ça, contempler un enfant qui apprend à lire en bougeant imperceptiblement les lèvres, prolonger un après-midi sur la plage... " Est-ce qu'on est plus heureux ? Oui, sûrement, peut-être. On a le temps de se poser la question. Sisyphe arrête de rouler sa pierre. Et puis on a le temps de la dissiper, comme ce petit nuage qui cachait le soleil et va finir par s'effacer, on aura encore une belle soirée. " Philippe Delerm est notamment l'auteur de Sundborn ou les Jours de lumière (Le Rocher, 1996, prix des Libraires), La Première Gorgée de bière (Gallimard, 1997) et Je vais passer pour un vieux con (Seuil, 2012).
Trois destins de femmes, un secret enfoui, une menace invisible. Ludivine, Emma et Zora vont devoir affronter leurs peurs pour percer l’énigme qui les lie. Un thriller psychologique où chaque page révèle un nouveau mensonge.
Dans le Jura enneigé, Samuel, éleveur laitier au bord de la faillite, bascule dans le trafic de drogue pour survivre. Quand une livraison tourne au drame, la vallée paisible se transforme en terrain de chasse impitoyable.
Alors qu'elle est plongée dans le dossier brûlant de la FIFA, Clémentine Paccini, jeune commissaire du 36 Quai des Orfèvres, forte tête et passionnée de gastronomie, est dépêchée en urgence en Marseille. Stupeur dans le monde du football et dans la France entière : le charismatique entraîneur de l'OM est retrouvé assassiné sur la pelouse d'un terrain d'entraînement. Au côté du directeur de l'enquête, Romain Dugrand, Clémentine va devoir jouer des coudes dans un milieu presque exclusivement masculin et pour le moins réticent à voir une femme se mêler du sport suprême à Marseille. Pourtant, rien n'arrête la jeune femme et son flair est tout aussi aiguisé que son palais. Quand d'autres meurtres se succèdent à la Commanderie, le centre d'entraînement marseillais, Clémentine va réveiller de bien douloureux secrets...
Comment en suis-je venue à écrire ? Je revois ma mère. Je l'entends. Elle avait un don inouï pour les histoires. Courtes ou longues, vraies ou fausses. C'était sa façon de conjurer la souffrance, la vie difficile. Elle m'a ainsi ouvert ces portes invisibles qui transfigurent le monde et font jaillir l'espoir. Dès ma naissance, pourtant, elle m'avait rejetée. Les circonstances. Et un secret qui faillit me détruire. Pour m'en sortir, je suis devenue sa plus fervente écouteuse. Si bien qu'un jour, dans ses histoires, j'ai voulu " mettre mon grain de sel ", comme elle disait. Elle a refusé. M'a interdite d'histoires. Je me suis rebellée. Je me suis inventé des mères de papier, des mondes rien qu'à moi. Voici le récit de cette guerre qui m'a sauvée. Un combat pour gagner son amour. I. F. Irène Frain est écrivain. Parmi ses ouvrages les plus connus : Le Nabab (Lattès, 1982), Secret de famille (Lattès, 1989), Devi (Fayard-Lattès, 1993), La Maison de la Source (Fayard, 2000), Les Naufragés de l'île Tromelin (Michel Lafon, 2009). Le Seuil a publié d'elle : Sorti de rien (2013) et Marie Curie prend un amant (2015).
1986. Une nuit d'hiver, à la veille du nouvel an, au cœur d'un vieux quartier perdu de Tokyo, dans le pavillon qu'il a fait construire au fond du jardin de sa maison, un homme pratique en solitaire la cérémonie ancestrale de la Voie du Thé. C'est un Français. Il vit au Japon depuis plus de vingt ans. Jeune diplomate nommé à l'ambassade de France, il a quitté son poste pour un métier plus lucratif, mais qui l'ennuie. Sa vie tourne désormais uniquement autour de la Cérémonie du Thé, qu'il a étudiée avec les plus grands maîtres. Il a aussi entretenu, dans les années soixante, une liaison clandestine avec une Japonaise, descendante d'une lignée prestigieuse de samouraïs, ce qui, dans la tradition nippone, la rend totalement inapprochable. Et quand la jeune femme s'est volatilisée, nul n'a songé à interroger ce Français, ni à sonder ses secrets... jusqu'à présent. Richard Collasse est né en 1953. Il est PDG de Chanel au Japon, où il vit depuis plus de quarante ans. Il est l'auteur de quatre romans, La Trace (Seuil, 2007), Saya (Seuil, 2009), L'Océan dans la rizière (Seuil, 2012) et Seppuku (Seuil, 2015).
Saint-Julien-des-Sources, six cents habitants, son bistrot, sa supérette, ses potins. Deux étrangers installés à ses marges. L'un, Hans Glawe, peintre et sculpteur allemand célèbre dont l'œuvre hurle la violence de l'Histoire ; l'autre, Louis, dit le Blondin, aux allures de vieil hippie brûlé par la vie, et que la jeune caissière de la supérette rejoint en douce la nuit. De la fenêtre de son bureau où il écrit une étude sur Glawe, Claude Ribaute, sociologue à la retraite et dernier fils d'une famille du cru, observe sans s'y mêler le quotidien du village. Et, rayon de soleil pâle dans la monotonie des jours, Valentina, une petite fille qui ne parle pas, arrive avec sa mère et bouscule à sa manière l'ordre établi. L'étrange silence de l'enfant fait écho aux violents silences du passé. Ici, le silence crie. Auteur de nombreux romans, dont la plupart sont publiés au Seuil, Michèle Gazier a longtemps tenu la chronique littéraire de Télérama. Elle a également aidé à la découverte de grands écrivains espagnols, en traduisant des auteurs tels que Manuel Vázquez Montalbán ou Juan Marsé.
"Je me suis levé ce matin en pensant que la journée allait être bonne. Je crois que je me coucherai ce soir en me disant que je suis le plus heureux des hommes. Comment ne pas frissonner un peu à cette idée ? Je suis riche, incommensurablement riche de ce qui manque à presque tout le monde : le temps." Ce journal est celui d'un âge d'or. Choisir de vivre à la campagne loin des milieux littéraires et parisiens. Regarder par la fenêtre pousser les fleurs de son jardin, au rythme des saisons. Prendre le temps de vivre sa vie, d'admirer sa compagne, d'aimer son enfant. Écrire en pensant qu'on sera, un jour peut-être, reconnu. Philippe Delerm n'a tenu son journal qu'une seule année de sa vie. Il avait 37 ans. Bien longtemps avant l'ouragan du succès de La Première Gorgée de bière. "Je n'ai sans doute jamais été plus heureux que cette année-là."
" Chérie, je vais à Charlie " : tels sont les derniers mots que Georges m'a lancés, en ce matin du 7 janvier. Trois heures plus tard, l'attentat fera douze morts. Parmi eux, Georges, frappé par quatre balles de Kalachnikov. Quarante-sept années de vie commune fracassées. J'oscille entre insomnies et cauchemars, sidération et déni, enfermement et colère, obsédée par cette question : comment une scène de guerre a-t-elle pu se produire, en France, dans les locaux d'un journal satirique ? Puisant ma force dans le chagrin, j'ai cherché à comprendre, à travers le récit de cette journée du 7 janvier 2015 et de ses suites, où se trouvaient les failles. De cette quête, je suis sortie anéantie. Désormais, je suis celle qui va. M. W. Maryse Wolinski est journaliste et écrivain. Elle est l'auteur de plusieurs récits et romans dont Georges, si tu savais (Seuil, 2011) et La Passion d'Edith S. (Seuil, 2014).
Ma France d'après, c'est la vie sans toi. En jours, en heures, en minutes sans toi. J'avais un amour et subitement, du jour au lendemain, après, j'ai eu un chagrin. Nicolas Sarkozy n'avait pas menti, sa rupture, c'était le jour et la nuit. La nuit pire que le jour. La faute au lit, au drap, à la couette encore imbibés de toi, à ta taie atone. Depuis ton départ, ton absence prenait toute la place. Plus Sarkozy envahissait l'espace, moins je supportais ta disparition. Je m'étais légèrement fait avoir dans l'histoire. Lui tout le temps toi plus jamais. Journaliste et écrivain, Pascale Clark anime, chaque samedi sur Canal +, " Un café et l'addition ", une émission sur l'actualité. Elle est l'auteur de deux romans : Tout le monde fait l'amour en 2001 et Merci de votre attention en 2003.