Points Essais
Un ouvrage indispensable aussi bien au citoyen qu’à l'étudiant en droit et en sciences politiques. La France connaît, avec les institutions de la Ve République, une démocratie stable depuis plus de soixante-cinq ans – fait sans précédent dans notre histoire. L’incertitude politique issue de la dissolution de juin 2024 vient bousculer cette stabilité. Pour comprendre où se trouve désormais le pouvoir, par quels moyens il peut encore être exercé, connaître la Constitution et tous ses rouages est plus que jamais nécessaire. Loin des idées reçues, ce livre commente notre texte fondamental, article par article, de manière simple, claire et accessible à tous. On découvre une Constitution pleine de vigueur, de ressources, de surprises. Référence incontournable, cet ouvrage est aujourd’hui indispensable pour décrypter le moment institutionnel et politique que nous traversons. Marc Guillaume a pris le relais de Guy Carcassonne pour faire vivre cette œuvre fondamentale, enrichie d’un avant-propos inédit. Guy Carcassonne (1951-2013) est professeur de droit public à l’université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense. Marc Guillaume est vice-président du Conseil d’État. Il fut secrétaire général du Conseil constitutionnel (2007-2015) et secrétaire général du gouvernement (2015-2020).
Il reste un impensé théologique au cœur de la raison économique qui nous empêche d'agir face à la catastrophe écologique. Le désastre écologique vient de loin. En adoptant une perspective de longue durée, on peut y reconnaître l’aboutissement d’une dynamique complexe qui a modelé l’Occident au cours du second millénaire de l’ère chrétienne, au terme de laquelle l’économie est devenue le discours dominant qui oriente les pratiques et obscurcit les esprits. C’est ce qui est qualifié ici d’occupation du monde, expression qui désigne tout à la fois la conquête illimitée des espaces naturels et l’agitation des êtres qui en prennent possession. Revisitant, entre autres, les travaux de Gregory Bateson et d’Ivan Illich, cet essai propose une interprétation globale du destin de l’Occident, en vue de défendre la nécessité d’un autre rapport au monde. Médiéviste à l’École des hautes études en sciences sociales, Sylvain Piron est notamment l’auteur chez Zones sensibles de Dialectique du monstre (2015, Grand Prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois) et de Généalogie de la morale économique (2020).
Et si le bonheur tenait à la maîtrise de soi ? La tranquillité de l'âme et La retraite de Sénèque offrent des réponses intemporelles pour apaiser l’esprit et vivre en harmonie.
Une brillante interprétation de la philosophie de Spinoza : comment apprendre à vivre sa vie, plutôt que de s’évertuer à la sauver. Décider de soi, ce n’est ni devenir quelqu’un d’autre, ni devenir soi-même, mais bien plus impersonnellement devenir toute chose : réorienter son existence de telle sorte que l’ensemble des événements et des rencontres qui adviennent ne constitue plus une pluie hasardeuse de joies et de tristesses, d’espoirs et de désespoirs, mais une suite nécessaire d’accords de plus en plus joyeux, de plus en plus puissants et de plus en plus libres entre soi et son environnement. Mais comment y parvenir quand on ne croit ni en la volonté ni en Dieu, quand on ne sait ni ne peut décider de quoi que ce soit ? C’est là tout le problème de Spinoza. Et toute sa solution : apprendre à s’inventer un plan de vie où nos joies cessent d’être de simples instants volés sans lendemain pour devenir les rouages d’une machinerie spirituelle qui nous renforce à chaque pensée, à chaque sensation, à chaque rencontre. Tout le but de ce livre est de déplier une telle solution pour la rendre accessible à tous, dans le texte de Spinoza et même au-delà. Maître de conférences en philosophie à l'université Paris-Cité, Pierre Zaoui a notamment publié La Traversée des catastrophes. Philosophie pour le meilleur et pour le pire (Seuil, 2010), La Discrétion (Autrement, 2013) et Beautés de l’éphémère. Apologie des bulles de savon (Seuil, 2024).
Une invitation à réfléchir au sens du bonheur dans notre existence Un livre sur le bonheur dont la lecture fait un immense bien par sa simplicité d’approche et la tonalité accessible de son écriture. En 93 chapitres, très courts, Alain propose de méditer sur ce qui constitue ou ne constitue pas le bonheur à partir d’exemples issus aussi bien de la tradition philosophique que de la vie quotidienne. En voici quelques exemples : « L’art de bâiller », « Le sourire », « Discours aux ambitieux », « Le couple », « Le culte des morts », « Connais-toi », etc. Sous les abords de l’humour, de la légèreté ou de la lucidité, Alain propose une certaine philosophie de vie, une réflexion profonde : le bonheur est à savourer dans les petites choses de la vie. « Le bonheur suppose toujours quelque inquiétude, quelque passion, une pointe de douleur qui nous éveille à nous-même. » Alain
L'avenir d'une illusion " Prenons en considération la genèse psychique des représentations religieuses. Celles-ci, qui se donnent pour des dogmes, ne sont pas des précipités d'expériences ni des résultats d'une pensée, ce sont des illusions, des accomplissements des désirs les plus anciens, les plus forts, les plus urgents de l'humanité ; le secret de leur force est la force de ces désirs. " Sigmund Freud Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary Présentation, notes et bibliographie par Clotilde Leguil
" Si vraiment le fait que les pulsions veuillent restaurer un état antérieur est un caractère à ce point universel, il ne faut pas nous étonner que dans la vie psychique tant de processus s'accomplissent indépendamment du principe de plaisir. " Sigmund Freud Traduit de l'allemand et présenté par Jean-Pierre Lefebvre
« L'importance fonctionnelle du Moi s'exprime en ceci qu'il lui est concédé normalement la maîtrise des passages à la motilité. Il est semblable ainsi, par rapport au Ça, au cavalier censé tenir en bride la force supérieure du cheval, à ceci près que le cavalier tente la chose avec des forces propres, tandis que le Moi le fait avec des forces empruntées. Cette comparaison nous emmène un peu plus loin. De la même façon qu'il ne reste souvent pas d'autre solution au cavalier, s'il ne veut pas se séparer du cheval, que de le conduire là où il veut aller, le Moi a coutume lui aussi de convertir la volonté du Ça en action, comme si cette volonté était la sienne propre. »Sigmund FreudTraduit de l'allemand par Jean-Pierre LefebvrePrésentation, notes et bibliographie par Patrick Hochart
Service ou servitude Si, à la suite du mouvement #MeToo, la prise de parole des femmes s'est exprimée avec une ampleur inattendue, aujourd'hui à qui incombe concrètement tant la charge matérielle que mentale du « service domestique » ? Cette nouvelle édition de l'ouvrage précurseur de Geneviève Fraisse retrace la généalogie de la notion de service - de la domesticité au paradigme du care, de la question de l'emploi et de la hiérarchie sociale entre femmes à celle de la solidarité, du service « à la personne » à la construction d'une société commune aux deux sexes. Rendre au mot de « service » toute sa polysémie, analyser l'histoire du travail des femmes et de leur émancipation à travers une pensée de l'égalité et de la justice, telle est la grande originalité de ce livre.
Les excès du genre Honni par une droite réactionnaire qui se cherche une identité, célébré par une gauche intellectuelle qui a pourtant tardé à en entreprendre l’étude, le genre fait toujours polémique. En désaccord avec les uns et les autres, Geneviève Fraisse s’emploie à explorer la promesse conceptuelle propre à ce nouvel objet philosophique, dans la droite ligne de ses travaux sur l’émancipation des femmes et l’égalité des sexes. « Genre » est un mot en excès, car la question qu’il traite – l’égalité des sexes et la sexualité humaine – déborde toujours l’ordre établi. Il sera aussi question de Vérité, en un temps où binarité et multiplicité des sexes font face à l’exigence « queer » qui cherche à se définir. Geneviève Fraisse Directrice de recherche émérite au CNRS, philosophe, elle a publié de nombreux ouvrages sur la pensée féministe, dont La Sexuation du monde (Presses de Sciences-po, 2016), Du consentement (Seuil, 2007 ; nouv. éd., 2017) et Le Privilège de Simone de Beauvoir (2008 et Gallimard, « Folio Essais », nouv. éd., 2018).
Amour et justice La cause est entendue : c'est " amour ou justice ", mais non pas " amour et justice ". Dans le langage courant, et même à un niveau de réflexion plus élevée, quand les deux concepts sont présentés en conflit, il n'y a pas de ponts entre la pratique individuelle de l'amour du prochain et la pratique collective de la justice qui établit l'égalité et l'équité. Qu'on favorise l'une ou l'autre, l'insistance va à la disproportion. Paul Ricœur tend à démontrer ici la proportion, les liens, la tension féconde entre amour et justice qui se fait jour au moment de l' action, que l'un et l'autre revendiquent. Tous deux sont pris dans une économie du don qui déborde de toute part l'éthique dont ils se veulent les figures responsables. Une logique de la surabondance vient toujours mettre au défi une logique de l'équivalence. Paul Ricœur (1913-2005) Philosophe, un des " grands " du XXe siècle, il a consacré sa réflexion à l'analyse du sujet, de son action et de son rapport au temps.
La sociologie des organisationsLa sociologie irresponsable, incertaine, inutilisable ? Cette image est en train de changer. On découvre que le dynamisme d'une institution, d'une entreprise ne dépend pas seulement du caractère de son chef, de la conjoncture économique, de l'aide du ciel ou du tempérament national, mais d'un certain nombre de principes d'organisation. Ces principes sont exposés ici de manière accessible, illustrés par l'analyse d'une douzaine de cas français et étrangers. Il ne s'agit pas de chercher des modèles mais de dévoiler une attitude et des outils qui permettent de comprendre comment une organisation se constitue et peut se transformer.Cette initiation peut être prolongée avec profit par l'ouvrage collectif Les Nouvelles Approches sociologiquesdes organisations (Seuil, 3e éd., 2005).Philippe BernouxSociologue, docteur d'État, directeur honoraire de recherches au CNRS, il a enseigné dans une école d'ingénieurs (INSA de Lyon), à l'université, dans des centres de formation continue (CNAM-IESTO) et dans de nombreuses entreprises.6e édition revue et corrigée
Trois essais sur la théorie de la sexualité " Mais il faut alors se souvenir que quelque chose du contenu de cet écrit, l'accent mis sur le rôle de la vie sexuelle dans toutes les opérations humaines et l'élargissement du concept de sexualité qui est tenté ici ont de tous temps constitué les motifs les plus intenses de résistance à la psychanalyse. On est allé, dans le besoin de slogans sonores, jusqu'à parler de "pansexualisme', et jusqu'à lui faire le reproche inepte de "tout' expliquer à partir de la sexualité. On pourrait s'en étonner, si l'on était capable d'oublier combien les facteurs affectifs peuvent troubler et rendre oublieux. " Sigmund Freud Traduit de l'allemand par Marc Géraud Présentation, notes et bibliographie par Fabien Lamouche
Abrégé de théorie analytique (1931) (inédit). Un chapitre inédit du Portrait psychologique du Présid
Abrégé de théorie analytique (1931) Un chapitre inédit du Portrait psychologique du président T.W. Wilson " Nous sommes autorisé à dire : tous les êtres sont plus ou moins névrosés. Chez certains malgré tout le compromis est si solidement fondé qu'ils peuvent supporter beaucoup de malheurs sans sombrer dans la névrose. Mais chez d'autres il suffit de très peu de déboires pour occasionner la formation de symptômes névrotiques. On peut dire pour conclure que tout Moi humain est le résultat final des efforts déployés pour trouver le compromis entre tous ces conflits, entre les conflits qui opposent les diverses aspirations de la libido, les conflits de la libido avec les exigences du Surmoi et avec les faits objectifs du monde extérieur réel. " Sigmund Freud Voici le texte, inédit en français, d'un document de travail rédigé par Freud en 1931 pour affermir la culture analytique du diplomate américain William C. Bullitt, qui préparait un ouvrage consacré au président T.W. Wilson. Il s'agit d'un bref résumé des grands principes de la psychanalyse, tels que Freud les avait alors constitués. Traduit de l'allemand par Jean-Pierre Lefebvre Présentation par Élisabeth Roudinesco
" Mon opinion est que [...] la jouissance que nous procure l'œuvre [de l'écrivain] provient des tensions dont elle libère notre âme. Ce succès est même peut-être dû pour une bonne part au fait que l'écrivain nous met dans l'état de jouir de nos propres productions imaginaires sans plus aucun reproche ni sentiment de honte. " Sigmund Freud Textes traduits de l'allemand par Bernard Lortholary Présentation, notes et bibliographie par Jean-Pierre Lefebvre
La foi au risque de la psychanalyseAprès les deux volumes de L'Évangile au risque de la psychanalyse, Françoise Dolto poursuit ici devant Gérard Sévérin sa lecture des Évangiles à la lumière de son expérience de chrétienne et de sa pratique de psychanalyste. Si Jésus apparaît comme « le maître du désir », et si la foi donne la conviction que le désir a un sens, les certitudes ne sont pas d'ordre dogmatique ni les jugements d'ordre moral : c'est dans l'ordre spirituel que Françoise Dolto replace la vérité de chacun comme la sienne propre.Françoise Dolto (1908-1988)Médecin, psychanalyste travaillant dans le sillage de Jacques Lacan, elle n'a cessé de défendre la « cause des enfants ». Elle est notamment l'auteur de Lorsque l'enfant paraît (Seuil, 1977, 1978, 1979) et de L'Image inconsciente du corps (Seuil, 1984).
Mahomet En proie au déchirement interne et à la menace de ses puissants voisins, l'Arabie se cherche. C'est en 571, si l'on en croit la tradition, que naît l'homme qui va incarner l'avenir de ce monde en gestation. La vie et le destin de Mahomet sont marqués par la rencontre entre la force des choses et la complexité psychologique de son personnage. Il fallait à l'Arabie une religion monothéiste qui ne soit ni le judaïsme ni le christianisme, un État cimenté par une idéologie adaptée aux attentes de ses habitants. De Mahomet allait naître l'Islam, tout à la fois communauté de croyants, religion et empire à dimensions mondiales, où devait se forger une civilisation nouvelle. Maxime Rodinson (1915-2004) Sociologue et orientaliste, il fut directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Sorbonne), où il a enseigné les langues sémites anciennes.
Le délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen " Les écrivains sont de précieux alliés et il faut attacher un grand prix à leur témoignage, car ils savent toujours une foule de choses entre ciel et terre, dont notre sagesse d'école ne peut encore rêver. Même en psychologie, ils ont beaucoup d'avance sur nous qui sommes des hommes ordinaires, parce qu'ils puisent là à des sources que nous n'avons pas encore exploitées pour la science. [...] Quand bien même notre examen ne nous enseignerait rien de nouveau sur l'essence des rêves, l'angle choisi nous permettra peut-être un petit aperçu de la nature de la production littéraire. " Sigmund Freud Traduit de l'allemand par Dominique Tassel Présentation, notes et bibliographie par Henri Rey-Flaud
« Nous sommes partis de la donnée fondamentale que l'individu au sein d'une masse connaît une profonde transformation de son activité psychique en raison de l'influence que cette masse exerce sur lui. Son affectivité s'intensifie dans des proportions extraordinaires, ses prestations intellectuelles sont nettement amoindries, ces deux processus allant visiblement dans le sens d'un alignement sur les autres individus de la masse [...]. Ce qui nous intéresse quant à nous à présent c'est de trouver une explication psychologique de cette transformation psychique de l'individu dans la masse. » Sigmund Freud Traduit de l'allemand par Dominique Tassel Présentation, notes et bibliographie par Patrick Hochart
Le rêve, la transe et la folieLa psychiatrie moderne et la psychanalyse ont associé le rêve, la folie et la transe mystique à des phénomènes d'hystérie. Il faut refuser une telle réduction, mais néanmoins admettre qu'avec le rêve, la transe et la folie, nous pénétrons dans un monde «autre». Les sociétés primitives ont saisi cette «altérité» et cette étrangeté, en établissant un système d'intercommunications entre les mondes et une série de relations entre le rêveur, le fou et la femme en transe, chacun d'eux étant un intermédiaire privilégié entre le monde d'ici-bas et le monde surnaturel. Nos sociétés modernes ont rompu ces communications : nos rêves ne sont plus des messages envoyés par les dieux mais des représentations de notre histoire personnelle. Le surnaturel est ainsi partout rejeté au nom des exigences d'une raison cartésienne et scientifique. Cependant, rêve, folie et transe continuent à nous surprendre : est-ce parce que nous lisons en eux la fragilité de notre raison, l'inconsistance des tabous et barrières de nos sociétés ?
" Que puis-je connaître ? ", " Que dois-je faire ? ", " Que m'est-il permis d'espérer ? " : ces trois grandes questions de la philosophie, Kant les a affrontées dans sa Critique, méthode qui marque une rupture radicale dans l'histoire de la pensée. Textes choisis et présentés par Michaël Fœssel et Fabien Lamouche Cette anthologie propose un parcours réfléchi à travers l'ensemble de l'œuvre de Kant, à la lumière de questions saillantes : – les limites de la connaissance – la métaphysique, seule vraie philosophie – la raison pratique – les formes du jugement : l'art et la vie – les aventures de la liberté Introduction générale, présentation des textes, bibliographie, chronologie.
Nouvelles relations internationales Cette édition prend le relais de Relations internationales (2 vol.) qui a constitué un classique depuis vingt-cinq ans. Elle a été repensée en rassemblant les questions régionales et mondiales en un seul volume pour mieux l'articuler autour des grandes mutations de ce dernier quart de siècle : nouvelles technologies de l'information, révolution numérique ; globalisation de l'économie ; entrée en scène des puissances du Sud ; repli ou recomposition de l'ordre américain ; chaos du Moyen-Orient et nouvel âge du terrorisme... Ces évolutions imposent une approche nouvelle qui intègre les rapports géopolitiques dans les mouvements de fond de l'histoire : transformations de l'État souverain, migrations des individus et des groupes, émergence chaotique d'une société planétaire, enjeux écologiques, quête d'une sécurité globale. Un nouveau classique ! Philippe Moreau Defarges Chercheur et co-directeur du RAMSES à l'Institut français des relations internationales (IFRI), il enseigne à Sciences Po Paris. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages sur les questions internationales, la mondialisation et la construction européenne.
Petit dictionnaire de droit constitutionnel En 300 entrées, ce Petit dictionnaire rassemble les principales définitions et les commentaires les plus pertinents, originaux et percutants de Guy Carcassonne sur la Ve République, ses institutions et innovations, les droits et libertés, mais aussi sur le PACS, la corrida, les sectes, le port du voile, le rugby, le jeu, les banlieues...Autant d'entrées, autant de définitions et d'idées pour l'avenir qui dessinent une vision originale et d'une exceptionnelle qualité. Guy Carcassonne (1951-2013) Professeur de droit public à l'université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense. Il est l'auteur d'un commentaire de La Constitution (Seuil, 12 éditions) et d'une Histoire de la Ve République (avec Olivier Duhamel et Jean-Jacques Chevallier, 14 éditions).
Le structuralisme en linguistique« Notre but est de montrer comment s'est développée, depuis deux siècles environ, l'idée de structure linguistique... Nous cherchons moins à présenter une genèse réelle qu'une genèse idéale, moins à tracer une courbe qu'à marquer des étapes. L'histoire sera donc une sorte de prétexte pour essayer de clarifier, en en distinguant différentes formes de plus en plus exigeantes, l'idée de structure linguistique. »Oswald DucrotDirecteur d'études à l'EHESS, ses travaux concernent l'histoire de la linguistique, les rapports entre la langue et la logique et, surtout, le pragmatique et la sémantique linguistiques.
La littérature sur l'entreprise est surabondante, mais la réalité ne se laisse pas si facilement enfermer. L'entreprise ne se définit pas seulement par la personnalité de ses dirigeants, par la qualité de sa production, le dynamisme de ses commerciaux, l'habileté de ses financiers, de son DRH ou de son Dircom.D'où l'utilité d'un discours rigoureux et de principes d'analyse des entreprises qui prennent appui sur les différents courants sociologiques.Après la vulgarisation des théories de Michel Crozier, Ph. Bernoux propose une présentation très pédagogique des différentes méthodes ou théories qui sont utilisées actuellement pour mieux connaître les entreprises. Bien sûr, il y reprend l'analyse de Crozier, mais il expose aussi les autres écoles : l'entreprise comme système de liens sociaux, comme lieu d'apprentissage, ce qu'on appelle la théorie de la traduction, etc.En s'appuyant sur des études de cas, l'auteur de La Sociologie des organisations (nouv. éd., 2009) explique ces différentes approches et en montre le bon usage.
Le climat change, la pollution s'intensifie, la déforestation se poursuit, la pression sur les terres est toujours plus forte... Est-ce le fait d'une croissance démographique trop rapide à l'échelle de la planète ? Pour réduire la pression environnementale, suffirait-il que la population mondiale se stabilise ou décroisse ? Clairement non. Que peut-on faire alors ? De façon didactique Jacques Véron décrypte l'ensemble des questions démographiques planétaires et démonte les clichés simplificateurs, rassurants ou menaçants. Un livre pour se faire sa propre opinion sur les possibilités de (ré)concilier population, environnement et développement économique.
Textes critiquesFrançois Châtelet a été le témoin et l'acteur d'une période exceptionnelle de la vie intellectuelle française. Ce volume rassemble les principaux textes critiques que, entre 1961 et 1985, il consacra aux travaux les plus marquants de cette époque, portant un regard d'une extraordinaire acuité, enthousiaste ou corrosif, sur les oeuvres qui allaient devenir nos classiques - Sartre, Lacan, Foucault, Derrida, Althusser, Bachelard, Lévi-Strauss, Deleuze, etc. -, comme sur celles qui les irriguaient - Marx, Freud, Nietzsche ou Heidegger.À la croisée de ses propres recherches, des polémiques dans lesquelles il était engagé, des causes qu'il défendait, son « activité journalistique » s'est affirmée comme une défense de la philosophie qu'il pensait indissociable d'une critique de la philosophie. François Châtelet (1925-1985)Historien de la philosophie, philosophe politique et penseur de l'histoire, il est notamment l'auteur, au Seuil, de La Naissance de l'histoire et d'Une histoire de la raison.
La guerre civile est aujourd'hui un concept si dérangeant que les politologues et les philosophes l'ont écarté de leur champ de recherche. Dans ce livre, Giorgio Agamben s'attache à deux moments : la Grèce classique, où la guerre civile est essentielle à la cité au point que celui qui n'y prend pas part est déchu de ses droits politiques, et le Léviathan de Hobbes, qui en décrète l'interdiction. Stasis étant le terme qui, dans la Grèce antique, désignait la guerre intestine, l'auteur jette les bases d'une stasiologie, c'est-à-dire d'une doctrine de la guerre civile distincte de la théorie de la guerre entre États. Dans cette perspective, la guerre civile apparaît comme un paradigme constitutif de la politique occidentale. Giorgio Agamben Philosophe, il a enseigné à l'université de Venise. Il est l'auteur d'une œuvre considérable.
Pour entrer dans le XXIe siècle Ce livre, publié pour la première fois en 1981 sous le titre Pour sortir du XXe siècle, solde sans concession les comptes du siècle écoulé. L'an 2000 est derrière nous, mais nous ne savons jamais ce qui arrive : comment voir, savoir, prévoir ? Que croire, qui croire, peut-on croire encore ? Nous savons désormais que nous ne sommes pas à l'aube d'un âge d'or mais au coeur de l'âge de fer, dans l'ère non des Lumières mais de la préhistoire de l'esprit. Dans ce siècle qui vient de s'achever, crise, progression, régression et révolution se sont mêlées et ont été à la source de toutes les mutations. Nous devons enfin accepter que notre mode de pensée nous aveugle plus qu'il ne nous éclaire, qu'il mutile, fragmente et dissocie le réel. N'est-il pas vital, pour entrer dans le XXIe siècle, de réviser nos méthodes de pensée et nos conceptions ?
Nous approchons de l'an 2000. Nous ne savons jamais ce qui arrive, et c'est cela qui nous arrive. Comment voir, savoir, prévoir ? Que croire, qui croire, peut-on encore croire ?Nous devons comprendre que nous sommes, non aux portes de l'âge d'or, mais au coeur de coeur de fer planétaire, non dans l'ère des Lumières mais dans la préhistoire de l'esprit humain. Que dans l'agonie du siècle, crise, progression, régression, révolution se mêlent, muent et se transmutent les unes dans les autres. Que notre mode de penser nous aveugle plus qu'il nous éclaire, en multipliant, fragmentant, dissociant le réel. N'est-il pas vital, aujourd'hui, de réviser nos croyances, nos conceptions, nos méthodes ?
" Une tradition dont la transmission ne serait fondée que sur une communication ne pourrait engendrer le caractère de contrainte qui ressortit aux phénomènes religieux. On l'écouterait, la jugerait, au besoin on la refuserait comme toute autre nouvelle venue de l'extérieur, elle n'atteindrait jamais au privilège d'être affranchie de la contrainte de la pensée logique. Il faut d'abord qu'elle ait vécu entièrement le destin du refoulement, l'état de séjournement dans l'inconscient, avant de pouvoir déployer à son retour des effets aussi puissants, forcer les masses à tomber sous son emprise fascinante, comme nous l'avons vu avec étonnement, et sans comprendre jusqu'à présent, dans la tradition religieuse. Et cette réflexion pèse assez lourd dans la balance pour nous faire croire que les choses se sont effectivement produites ainsi que nous nous sommes efforcés de le décrire, ou à tout le moins de façon analogue. " Sigmund Freud Traduit de l'allemand et présenté par Jean-Pierre Lefebvre
Géopolitique d'Israël Contraint d'évoluer depuis sa naissance dans un environnement moyen-oriental hostile et instable, Israël, ce minuscule pays, à la fois très ancien et tout nouveau, ancre sa mémoire dans des temps longs et sa géopolitique dans de grands espaces. La géopolitique du Proche-Orient est chose trop sérieuse pour laisser des idéologues la dévoyer au profit du fantasme et de la démonisation. Le présent dictionnaire, premier du genre, tente modestement de ramener Israël du champ du passionnel à celui du rationnel. Pour que chacun se forge – au-delà des mythes – sa propre conviction. Frédéric Encel Docteur en géopolitique (HDR), maître de conférences en questions internationales à Sciences-Po Paris et professeur à la Paris School of Business. Il est lauréat 2015 du grand Prix de la Société de géographie et a publié une douzaine d'ouvrages dont Comprendre la géopolitique (Seuil, "Poins Essais", 2011). François Thual Ancien conseiller aux Affaires stratégiques de la Présidence du Sénat, ancien professeur et directeur d'études à l'Ecole de guerre, il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages de géopolitique.