FeniXX réédition numérique (L'Amitié par le livre)
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
1957. Un récit percutant sur les discriminations envers les nomades en France, signé Claude Gével. Ce roman, primé par l’Académie française, mêle histoire et fiction pour dénoncer l’exclusion et l’injustice sociale.
Barnabé, amoureux transi et rêveur, se lance dans une quête folle pour conquérir Rosa, quitte à se transformer en chevalier sauveur.
Entre amour passionné et devoir familial, Fabienne, ma douceur explore les tensions secrètes d’un cœur déchiré.
Entre Calvi et les montagnes d’Alesani, Gioventù raconte l’histoire de Lilla, une jeune fille qui refuse l’amour de Jacques au moment même où il lui propose le mariage.
Adeline, séparée de Tanguy, abandonne la direction du foyer d’enfants qu’ils dirigeaient ensemble. Une rencontre inattendue avec un érudit collectionneur de manuscrits va bouleverser sa vie.
Au bord d’une source mystérieuse, un village entier se retrouve embarqué dans une aventure où fées, patois et anachronismes s’entremêlent avec humour et poésie.
Les Monards, 1940. Entre terre et mer, un jeune homme découvre l’écriture et l’amour, au rythme des tempêtes et des préjugés. Un récit vibrant, inspiré d’une vie de marin et d’écrivain.
Dans un pensionnat de jeunes filles à Poitiers, les passions secrètes et les amours interdites bouleversent le quotidien.
1976, un recueil où la poésie se fait nuit et l’inspiration, combat. Vers la nuit d’Idumée d’André Lebois explore l’acte créateur comme une veillée ardente, entre ombre et lumière.
1944, Périgord. Ève Brincourt, veuve de guerre et mère en deuil, se réfugie chez sa belle-mère, où elle sombre dans une existence sans désir.
Huit récits énigmatiques ancrés dans le Sud-Est de la France, où histoire et fiction s’entremêlent pour livrer des dénouements aussi inattendus qu’intrigants.
1943, Ariège : dix jeunes instituteurs arrachés à leur vie pour l'enfer des usines allemandes. Ils ont subi des chemins de traverse restitue leur quotidien, entre peur et espoir, dans un récit poignant et sans fard.
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Après avoir passé les premières années de sa vie parisienne au Moulin-Vert, l'auteur et sa famille s'installent dans le quartier des Batignolles, plus précisément au 9 de la rue Bridaine. Nous sommes en 1936. Curieux impénitent, le jeune garçon évoque sa famille, des Protestants modestes, puis nous promène dans tous les recoins de son immeuble, nous fait visiter, du pied de la Butte Montmartre au parc Monceau, un univers pittoresque. Nous pénétrons à sa suite dans l'école communale de la rue Truffaut, jouons avec lui dans le square des Batignolles, sourions à ses mésaventures de louveteau maladroit, partons en vacances sur la Côte picarde. Peu à peu, il s'éveille au monde qui l'entoure, un monde qui s'agite. L'année même de son entrée au Lycée Chaptal survient la guerre : guerre en dentelle d'abord, puis vraie débâcle, et durs temps de l'Occupation. Mais on est jeune, on a soif de découvrir, de s'amuser, de rêver, d'aimer. La réalité est cruelle : elle l'est pour les Juifs, pour les villes de banlieue bombardées. Le jeune homme est à l'âge des premières graves questions : religion, politique, engagement... Les combats de la Libération, l'entrée dans la vie active marqueront le passage de l'adolescence à l'âge adulte, et c'est une autre histoire. Les années Batignolles auront été l'occasion, pour le héros, de connaître sa véritable identité, et ce n'est pas le moins attachant de cette autobiographie.
L'entassement à cent par wagon à bestiaux et le rail, terrible, pendant quatre jours, sans eau, sans air, de Compiègne aux crématoires d'Auschwitz... Le bombardement de Buchenwald : 450 déportés tués (la plupart brûlés vifs) et 2.000 blessés... Le camp de Langenstein, dont on parle peu car il reste peu de témoins, où l'espérance de vie n'était que de six semaines... La route de la mort des rescapés de ce camp, dont il ne restait que quelques dizaines après 12 jours d'une marche de 320 kilomètres... Un carnet de route et des notes sur l'écroulement de l'Allemagne nazie... Ces souvenirs écrits au présent en 1945-46, l'auteur vous offre de les revivre avec lui, et avec ceux qui ont partagé cette route, notamment, parmi beaucoup d'autres : Rémy Roure (du Figaro) « Le convoi d'Auschwitz dont j'étais, m'ayant beaucoup ému et rappelé de tristes souvenirs ». Pierre Sudreau : « Mes félicitations pour cette route empruntée ensemble ». Léon Hoebeke : « Il faut avoir vécu ces anecdotes pour reconnaître qu'elles sont, hélas, trop vraies - 185 751 ». Derrac : « Le 185 438 vous félicite pour ces récits (Oh ! hélas) trop profondément vrais ». Docteur Camus : « J'ai été vivement intéressé par ton récit en tous points exacts ».
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"Instit" est un des métiers (rares), depuis lequel on peut ressentir et découvrir toute la détresse humaine... Au soir de sa vie, Jane Ertyl se souvient de plus de trente années de ce merveilleux métier. Si dur, si nécessaire, si passionnant. Après des débuts dans un orphelinat de campagne, pendant la guerre, Jane devient "apprentie-instit" en région parisienne, puis "instit", puis "Madame l'instit". Souvenirs de la vie quotidienne, de ses collègues, de ses élèves... Souvenirs des drames que, trop souvent, hélas, les enfants endurent en secret... Au fil des pages, une peinture réaliste de nombreux milieux, une critique mesurée de la "machine administrative". Mais aussi une mise en valeur de l'École et des "méthodes actives" contre le conformisme et la misère humaine. Et, surtout, le profond amour de "Madame l'instit" pour son métier et "ses enfants".
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Un jour, je transgressai la loi que je m'étais assignée, poussai loin mon audace, suivis la rue d'Alésia, frôlai le mur crépi de mon école d'autrefois, m'avançai rue de Gergovie, attendri, mais non chagrin. Première à droite. Au seuil du 75, j'appuyai sur le loquet de la porte, crus entendre discuter les marchands de couleurs, contempler la petite fille des boulangers, qui lançait et relançait sa balle au-dessus d'elle en chantonnant la rengaine de toutes les petites filles : « à la balle, Charlemagne... », humer le bon café que grillait mon ami l'épicier, et même passer les chèvres et le chevrier qui, une fois l'an, jouait du piccolo et vendait ses fromages. Une cloison vitrée m'interdisait l'escalier. Il fallait montrer patte blanche pour gravir cinq étages, presser le bouton devant un nom : Mademoiselle K. Je m'en allai, tournai et retournai, pareil aux rescapés qui hantent les villages en ruine, dans ce quartier trop longtemps renié qu'habitaient forcément d'autres enfants heureux. Mes fantômes pouvaient-ils pleurer ? Bien sûr que non. C'est alors que surgit l'idée de raconter pour qui la voudrait écouter, l'histoire unique de mon Moulin-Vert.
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Après avoir exercé, dès son plus jeune âge, les professions les plus diverses, le vendéen Sigismond se retrouve - en 1940 - prisonnier en Allemagne. Trois évasions le conduisent dans de nombreuses prisons, entre autres au camp de concentration de Shirmeck après sa première capture en France. En 1944, en Tchécoslovaquie, accusé de connivences avec la Résistance locale, il est arrêté par la Gestapo, puis remis à la Wehrmacht à Weiden en prévention du Tribunal militaire. Libéré de justesse par les troupes américaines, elles l'arrêtent à leur tour le soir même, sans qu'il ait jamais su pourquoi. Puis, elles le rapatrient, en priorité, trois semaines avant les autres. Sur cette lancée originale, Sigismond poursuit son existence, qui le conduit en voyages - d'affaires le plus souvent - sur quatre continents. New-York, Istambul, Oslo, les Bahamas, Colomb-Béchar. Des aventures dramatiques ou cocasses, de Moscou à Ténérife, de La Havane à Riga, ont fait l'objet de nouvelles publiées sous le titre "Incidents de parcours", ainsi que dans plusieurs revues. Il a ainsi connu, tour à tour, la plus atroce misère et la vie facile, la faim et les restaurants gastronomiques, les auberges infectes et les palaces internationaux, les cachots sombres et humides et les vastes étendues d'eau, de sable et de neige. C'est dire que Sigismond aurait eu bien tort, ayant à sa disposition une documentation de premier ordre et vécue, de ne pas écrire ses souvenirs où se mêlent à l'envi : la peur, le danger, la fatalité, le courage, mais aussi l'humour et la naïveté. Dans Les fortes têtes, on retrouve le climat de sérénité souriante, un tantinet moqueuse, qui fait la joie du lecteur. On y trouve contée la vie agitée du captif aventureux et contestataire, mais aussi celle de ses camarades, évadés, Résistants de tout poil, saboteurs, amoureux audacieux et joyeux lurons. Tous ces réfractaires à l'ordre nazi ont fait souffler, sur l'armée prisonnière, le vent de la liberté. Un livre triste, penserait-on. Non, un livre tonique et gai.
1939-1940 : une déroute, vue d'aujourd'hui à travers les couleurs glorieuses de 1945 (et l'indifférence). Les incertitudes : la vérité vécue par les jeunes d'alors. Mais les jeunes d'aujourd'hui la voient à travers l'image déformante de notre enseignement historique. P.E. Caton 1939-1940 : une guerre perdue en 4 jours. La vérité d'après les documents diplomatiques « Le premier livre qui, pour moi, fasse sortir de l'ornière l'histoire de cette guerre. » Général Duvivier. Tout cela pendant que l'horizon, de nouveau, retentit de bruits de bottes.
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