LES ARGONAUTES
Le temps d'un été, deux soeurs, Mia et Lilia, retournent dans la maison de leur enfance, un refuge à l'écart du monde, pour suspendre le cours de leurs vies. L'une hésite à quitter le pays, l'autre à s'engager dans une relation qui pourrait tout bouleverser. Puis arrive leur mère, inquiète à l'idée de devenir à son tour la figure centrale de la famille, et leur grand-mère Thea, dont la fin de vie approche. Et finalement leur cousine, de retour du Japon et enceinte. Pendant un moment, quelques hommes s'invitent dans la maison envahie par la végétation, tout comme des chats errants. Des projets surgissent, des réparations, les gestes du quotidien, les souvenirs et les conversations esquissées font émerger peu à peu des décisions irréversibles. Ievguenia Kouznetsova est écrivaine, traductrice et chercheuse en médias et communication. Née dans le village de Khomutyntsi, au centre de l'Ukraine, elle partage aujourd'hui sa vie entre l'Ukraine et l'Espagne. Demande à Mietchka est son premier roman ; il a été largement salué par la critique, sélectionné pour le prix BBC Ukraine Book of the Year et distingué par une mention spéciale du Prix de littérature de l'Union européenne EUPL.
Dans le nord de la Croatie, entre la Drave et la Mura, un crime sanglant fissure l'ordre silencieux des villages, où Croates et Roms peinent à vivre ensemble. Des accusations sont lancées, les lignes se durcissent. Pourtant, très vite, la question n'est plus seulement celle de la faute, mais de ce qui, en profondeur, a pu y mener. Une femme revenue de tout. Un jeune Rom à la vie suspendue. Un réfugié hanté par sa propre perte. Un policier aux prises avec la vérité. Leurs voix s'entrecroisent, divergent, et font surgir une autre histoire : celle d'un amour contre toute attente, provocation vive dans un monde traversé par les frontières, les peurs et le rejet. Avec Tzigane, mais le plus beau de tous, Kristian Novak signe un roman européen puissant, où l'intensité des émotions révèle toute l'ampleur des fractures contemporaines. « Un de ces grands romans qui se font rares. Intrigant et provocateur, brutalement réaliste et doucement lyrique, marqué par les phobies qui l'ont engendré et qu'il engendre lui-même. » Jutarnji List (Croatie) « L'une des histoires d'amour les plus saisissantes de ces dernières décennies. » Globus (Croatie). « D'une brûlante actualité, une oeuvre engagée et provocante. » Dagbladet (Norvège) - Meilleurs romans étrangers 2021 « Un roman d'une force et d'une portée intemporelles remarquables. » Jury du prix Tportal du meilleur roman croate de l'année « Un chef-d'oeuvre. » Hrvatski Radio 3 (Croatie) Né en 1979 à Baden-Baden en Allemagne, Kristian Novak est linguiste, universitaire, ancien membre de l'équipe nationale croate est un des rares auteurs des balkans qui fait l'unanimité auprès du public de ces pays aujourd'hui profondément divisés. Après Terre, mère noire, considéré comme l'un des meilleurs romans croates des cinquante dernières années, Tzigane, mais le plus beau de tous confirme Novak comme l'une des voix majeures de la littérature européenne contemporaine.
Découvrez Chroniques d'un dieu boiteux : le dernier survivant de l'Olympe, Héphaïstos, erre à travers les siècles, entre mélancolie et ironie. Un roman poétique et drôle sur la solitude, le temps et la fin des mythes.
Plongez dans L'Heure de la vache, un roman incandescent où Pajtim Statovci explore la mémoire, la guerre et la quête de rédemption au Kosovo. Une œuvre puissante sur les traumatismes et l'espoir après la tempête.
Plongez dans Les Jeux heureux de l'enfance, un roman poignant où l'insouciance de l'adolescence se heurte à la sombre réalité de la RDA des années 1970.
Publié en 1933, Europolis est le chef-d'oeuvre de Jean Bart, figure majeure de la littérature roumaine. À travers le destin d'un petit port de la mer Noire, Sulina, autrefois prospère et désormais déclinant, l'auteur brosse une fresque mélancolique sur l'exil, les espoirs brisés et les tensions sociales. L'arrivée d'un parent d'Amérique et de sa fille, belle et pleine de promesses, vient troubler l'équilibre précaire d'une communauté rongée par l'attente et les désillusions. Roman social, maritime, profondément européen par ses thèmes, Europolis témoigne d'un monde en marge du continent, mais au coeur de ses préoccupations. Sa réédition dans notre collection L'Européenne rend justice à un classique oublié, et fait entendre une voix essentielle de la littérature d'Europe de l'Est. Jean Bart, est le nom de plume d'Eugeniu P. Botez (1874-1933), un commandant de marine, professeur et écrivain. Né à Burdujeni en Roumanie, il suit une formation militaire et navale avant d'occuper divers postes dans la marine. Il quitte l'armée en 1912, mais est rappelé pour la seconde guerre des Balkans et la Première Guerre mondiale. Dès 1919, il se consacre à l'écriture, introduisant le roman maritime dans la littérature roumaine. Son roman Europolis (1933) demeure une oeuvre majeure.
Sur la ville de Graystadt plane le ballon dirigeable du mystérieux baron Noulde, mais même le père du jeune Stern, qui passe pourtant son temps au ministère en face, semble ignorer ce qui se prépare. Enfant solitaire à la vie de famille difficile, Stern se réfugie dans un monde imaginaire dont les frontières avec le monde « réel » se brouillent lorsqu'un être étrange, mi-chat, mi-renard, l'invite à se rendre dans le bâtiment d'en face. Un bâtiment qui, la nuit, devient le ministère des Rêves. Sous des airs de bienfaiteur, le baron Noulde ne cache plus ses véritables intentions : contrôler les rêves des citoyens. Tandis que les adultes continuent de se questionner, Stern met tout en oeuvre pour sauver son père. Momtchil Milanov est né en 1986 à Sofia. En parallèle d'une carrière dans le droit international qui l'a mené jusqu'à la Cour internationale de justice, il écrit de la fiction et reçoit en 2022 le Prix Pero du meilleur premier roman pour Le Ministère des rêves.
Professeur de latin dans un lycee a Berne, Raimund Gregorius mene une vie rythmee par la routine. Mais lorsqu'une rencontre fortuite avec une femme portugaise le conduit a la decouverte d'un livre mysterieux, son existence se voit bouleversee. Le soir meme, Gregorius prend le train pour Lisbonne afin de rechercher l'insaisissable auteur, Amadeu de Prado, medecin renomme et opposant a la dictature de Salazar. Obsede par l'idee de percer l'enigme de cet homme, Gregorius part a la rencontre de tous ceux que sa vie et ses actes ont pu marquer. Autant l'histoire d'une quete existentielle qu'une ode a la beaute d'une vie pleinement vecue, Train de nuit pour Lisbonne a ete un succes mondial a sa parution. Pascal Mercier (1944-2023) est ne a Berne et a vecu a Berlin ou il a enseigne la philosophie. Il est l'auteur d'essais de philosophie et de plusieurs romans.
À l'aube du premier siècle, dans l'Empire romain d'Auguste, la jeune Junil travaille dans la librairie d'un père vénal et tyrannique. Elle fabrique des papyrus aux côtés d'esclaves qui lui apprennent à lire. Les textes d'Ovide, poète interdit et exilé par l'Empereur, lui font l'effet d'une révélation. Contrainte de fuir, la jeune femme quitte l'Empire avec trois esclaves. Leur quête de liberté les mène au coeur des terres barbares, dans des zones de conflits qui leur sont étrangers, à la rencontre de peuples qui ne connaissent pas l'écriture. La passion de Junil pour l'auteur des Métamorphoses dont elle a sauvé un rouleau de la censure la conduit jusqu'au véritable but de son périple, Ovide lui-même. Junil est une épopée étonnante et un hommage vibrant au pouvoir émancipateur des histoires. Né en 1963 en France, à Perpignan, Joan-Lluís Lluís est de culture et d'expression catalane. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages et publiant habituellement à Barcelone, il est considéré comme l'une des voix les plus originales de la littérature catalane contemporaine.
L'Empereur du Portugal (1914) est l'un des romans suédois de Selma Lagerlf les plus poignants et significatifs. Il raconte l'histoire de Jan Andersson, un paysan pauvre de la province de Värmland, dont la vie est transformée par l'amour inconditionnel pour sa fille, Klara Gulla. Lorsque cette dernière part pour Stockholm en quête d'une vie meilleure, Jan sombre peu à peu dans la folie, se persuadant qu'il est l'empereur du Portugal, un royaume imaginaire où sa fille reviendra en princesse. L'écriture grandiose de Lagerlf mêle réalité et fantaisie, soulignant la puissance de l'imagination face aux dures réalités de la vie. La nouvelle traduction d'Elena Balzamo permet de retrouver toute la subtilité et l'élégance de l'écriture de Lagerlf et un roman européen inoubliable. Selma Lagerlf, première femme à recevoir le prix Nobel de Littérature en 1909, est une figure majeure de la littérature suédoise. Née en 1858, elle a été profondément influencée par les contes folkloriques de son enfance, ce qui se reflète dans son oeuvre et a contribué à façonner l'identité littéraire suédoise.
Dans un village abandonné de l'ouest de la Russie, au milieu d'une nature sauvage de plus en plus envahissante, Nadia et Lev se déchirent autour de leurs non-dits. Autrefois, ce couple de biologistes dirigeait un laboratoire et un refuge pour oursons orphelins, mais les bénévoles ne viennent plus. Depuis un certain temps, des bruits bizarres se font entendre dans le ciel, dans la forêt « comme si Dieu déplaçait des meubles ». Ces bruits n'augurent rien de bon, et déjà les souvenirs les plus sombres remontent à la surface. Tandis que Lev perd la mémoire, Nadia lutte contre la sienne. Que reste-t-il de la vie qu'ils voulaient se construire ? Sans fard, Nadia raconte son histoire. Mais peut-on lui faire confiance ? Les Grands bruits est un récit scintillant, captivant jusqu'à la dernière page. Marente de Moor, nee en 1972 a La Haye, est l'autrice de romans a succes dont La Vierge neerlandaise (Les Argonautes 2023), traduit dans une quinzaine de langues et recompense par le prestigieux prix AKO ainsi que le prix de litterature de l'Union europeenne. Elle travaillée pendant dix ans a Saint-Petersbourg en Russie en tant que correspondante. Les Grands bruits, son plus grand succès public, lui a valu le prix Jan Wolkers et le prix F. Bordewijk du meilleur roman en 2019.
Niché dans de hautes montagnes, un village arménien vit à l'insu de toute la première moitié du XXe siècle, des génocides répétés aux persécutions du régime soviétique. Ce lieu clandestin offre un refuge à tous, à condition de se plier aux lois du charismatique Harout - le seul à fréquenter le monde extérieur. Quand à l'heure du Génocide arménien de 1915 une vague de nouveaux rescapés se brise devant les portes du village, une jeune femme enceinte de son violeur ébranle Harout. Le village secret est un véritable diamant brut fait d'images archaïques et de paysages sublimes. La grande dame de la littérature arménienne Susanna Harutyunyan y conjugue le malheur de tout un peuple avec la poésie de ses légendes. Susanna Harutyunyan est l'une des écrivaines arméniennes les plus acclamées de son pays. Elle est l'autrice de huit romans, mais aussi de nouvelles, dont la plupart se déroulent dans des villages d'Arménie et évoquent l'histoire récente de ce pays. Son travail a été traduit en persan, grec, roumain, azerbaïdjanais, allemand, kazakh et anglais. En 2016, elle a remporté le Prix présidentiel de littérature pour Le village secret.
"En 1926, Constantin Avis, un sculpteur parisien plein d'espoir, arrive à New York. Invité par un galeriste influent qui lui a promis une exposition, il voit son rêve se heurter à la réalité lorsque les douaniers refusent le statut d'oeuvre d'art à son oiseau de bronze. Un procès s'ouvre, soulevant une question cruciale : qu'est-ce que l'art véritable ? Un siècle plus tard, sur la côte ligure, en Italie, Dora, une jeune écrivaine, cherche à terminer un livre sur Constantin Avis. Le destin du célèbre sculpteur dans le New York du cinéma muet s'entrelace inexorablement avec le sien, et la mène à questionner ses propres choix en tant qu'artiste, mère et amante. S'inspirant de l'emblématique procès Brancusi contre les États-Unis, Dana Grigorcea livre un roman aérien, ludique et d'une subtilité rare sur le lien indissoluble entre l'art, l'amour et la vie. « Un roman comme une danse. » Radio SWR 2 « Par des images sensuelles, des sons, des parfums et beaucoup de swing, Dana Grigorcea nous montre ce dont la littérature est capable. » St. Galler Tagblatt « Son envie de fabuler est phénoménale, son oeuvre est ponctuée d'humour. » Aachener Zeitung « Éclatant de couleurs. » Radio Bayern « Le Poids d'un oiseau en vol est un livre de poids, bien qu'il se présente comme très léger. » Berliner Zeitung « À travers une écriture raffinée et enjouée, Dana Grigorcea aborde les questions et débats qui ont toujours animé le monde des artistes, d'une manière si discrète qu'on peut lire ce roman avec un grand plaisir, sans même s'en soucier. » Neue Zürcher Zeitung " Dana Grigorcea est née à Bucarest en 1979, elle est germaniste et néerlandiste et vit avec sa famille à Zurich depuis de nombreuses années. Ses livres ont été traduites en plusieurs langues. Son roman Ceux qui ne meurent jamais a remporté le Prix suisse du livre 2022 et a été sélectionné pour le prestigieux Prix du livre allemand 2021. Dana Grigorcea est récipiendaire de l'Ordre roumain du mérite culturel avec le grade de chevalier.
Deux cents ans après la grande explosion, Benedikt ne se plaint pas. Il a un travail - recopier la poésie du grand leader Fiodor Kouzmitchsk - et bien qu'il ne jouisse pas des privilèges d'un mourza, au moins n'est-il pas un serf. Il a une petite maison, avec suffisamment de souris pour préparer un repas savoureux, et il est exempt de mutations : pas de doigts supplémentaires, pas de branchies, pas de crêtes de coq. Et il a même réussi - du moins jusqu'à présent - à échapper au Slynx hurlant qui rôde dans la nature sauvage au-delà. Récit d'un monde russe dégradé, portrait grimaçant de l'inhumanité humaine d'une brillante et chatoyante inventivité, et hommage à l'art tant dans sa souveraineté que dans son impuissance... Le Slynx est le roman du moment. Tatiana Tolstoï est née à Leningrad et descend de la famille de Léon Tolstoï. Ses nouvelles et essais acerbes sur le quotidien russe l'ont consacrée comme l'un des principaux écrivains de l'ère Gorbatchev. Pendant les années 90 elle a enseigné dans des universités américains et collaboré au New Yorker et à la New York Review of Books. Puis elle a longtemps coanimé une émission télévisée hebdomadaire à Moscou. Le Slynx est son oeuvre la plus connue, il est traduit dans de nombreuses langues.
Dans chacune des douze nouvelles de Tigre, le protagoniste cultive un désir puissant : devenir celui que l'on n'est pas, être un tigre alors que nous ne sommes que d'ordinaires chats domestiques. Des bureaux et des immeubles de Riga à la jungle brésilienne, des cimetières bordelais jusqu'au milieu de l'océan, jeunes et moins jeunes sont aux prises avec leurs espoirs déçus et leurs volontés trébuchantes. Janis Jonevs, jeune auteur letton hautement reconnu, compte parmi les voix littéraires européennes les plus intéressantes du moment. Sophistiqué et audacieux, empreint d'un réalisme magique et d'un comique absurdiste inspiré du grand Boulgakov, Tigre est un hommage original à la grande imprévisibilité de notre monde, à notre désir et à notre capacité inébranlable de faire avec. Né en 1980 à Jelgava, Janis Jonevs est diplômé de l'Académie lettone de la culture. Également traducteur du français, il a notamment traduit Agota Kristof et Bernard-Marie Koltès. En 2013, son premier roman Metal devient un livre culte et positionne Janis Jonevs comme une révélation de la littérature lettone à l'étranger. Il reçoit alors le prix de littérature de l'Union européenne et le prix annuel de littérature lettone pour le meilleur premier roman. Tigre est son très attendu deuxième livre.
Kosovo, 1995: Quand Arsim rencontre Milos à l'université de Pristina, tout semble les opposer : l'un est albanais, l'autre serbe, et leurs deux ethnies s'enfoncent dans un conflit meurtrier. Pourtant, face à une société où l'homosexualité est un crime, ils s'aiment. Lorsque la famille d'Arsim doit fuir à l'étranger pour échapper aux massacres et à la guerre, Ayse, sa femme, attend leur deuxième enfant. À son retour forcé au Kosovo, il retrouve Milos brisé par les traumatismes liés au conflit. Articulé autour de la légende d'un serpent démoniaque, Bolla, le récit de cette passion contrariée et vouée à l'échec, se déploie dans une prose de grande élégance. Pajtim Statovci, le jeune prodige de la littérature finlandaise, livre un roman implacable sur le désir, la liberté et la destruction. Pajtim Statovci est né au Kosovo en 1990 et a émigré à l'âge de deux ans avec sa famille en Finlande. Professeur de littérature comparée à l'université d'Helsinki, il est l'auteur de La Traversée (Buchet-Chastel, 2021; Folio, 2022), après Mon chat Yugoslavia (Denoël, 2016; Folio, 2017). Pour son troisième roman, Bolla, il a remporté le prestigieux Prix Finlandia en 2019. Il est traduit ou en cours de traduction dans dix-sept langues.
Été 1936. Janna, dix-huit ans, est envoyée en Allemagne près d'Aix-la-Chapelle. Un ami de son père, Egon von Btticher, doit l'aider à se perfectionner au fleuret. Grand maître d'escrime, von Btticher réside dans une belle propriété, le Raeren, où il organise, malgré leur interdiction, des combats de Mensur avec armes réelles. Janna cherche à percer le mystère unissant cet homme avec son père et tombe inévitablement sous le charme de son maître charismatique. Bien plus que l'histoire d'un premier amour délicieusement rendue, La Vierge néerlandaise explore l'initiation de Janna au monde adulte comme une expérience contradictoire et troublante. Et, ainsi que Janna le formule lorsqu'elle rentre aux Pays-Bas : « Je ne pouvais pas revenir en arrière. C'était un aller sans retour. » Marente de Moor, née en 1972 au Haye, est l'autrice de romans à succès dont La Vierge néerlandaise, traduit dans une quinzaine de langues et récompensé par le prestigieux Prix AKO ainsi que le prix de l'Union Européenne de littérature. Elle a vécu plusieurs années à Saint-Pétersbourg en Russie, où elle a travaillé comme correspondante. Publiée par certains des éditeurs les plus importants au monde, La Vierge néerlandaise est le premier roman de Marente de Moor à être traduit en français.
Célèbre présentateur de télé à Milan, Antonio tombe d'une échelle dans son jardin. C'est un infarctus, chaque seconde compte. Pourtant, le médecin qui intervient de justesse ne s'appesantit pas sur le temps qu'a mis Claudia, l'épouse d'Antonio, à appeler les secours pour le sauver. Claudia et Antonio se sont aimés. Mais, depuis qu'il l'a trompée, Antonio est devenu un étranger, peut-être même un ennemi. Lui est convaincu qu'il n'y a aucune raison que cela change. Mais elle ne parvient pas à lui pardonner. Barbara Frandino fait impitoyablement monter la tension entre ses personnages, ne passant à côté d'aucune de leurs faiblesses et ne les privant d'aucune occasion de se blesser l'un l'autre dans cette lente et redoutable descente aux enfers. Barbara Frandino est née en 1965. Journaliste, scénariste, productrice et autrice de documentaires, elle s'est d'abord fait connaître pour ses recueils de nouvelles et ses livres pour enfants. Elle vie à Turin et a été l'épouse de l'écrivain à succès Alessandro Baricco. Tu l'as bien mérité a été finaliste du prix John Fante pour le meilleur premier roman de 2021 en Italie.
Une jeune artiste retourne dans la petite ville de B., au pied des Carpates, où elle avait passé les étés de son enfance sous le régime communiste. Ces temps ne sont plus, mais le présent n'en est pas plus riant : ses anciennes fréquentations sont tous partis à l'Ouest, et l'usine textile abandonnée. Lorsqu'un corps mutilé est découvert dans la crypte familiale, le lien est vite établi avec Vlad l'Empaleur, alias Dracula. Tandis que les anciens cadres de B. s'affairent pour tirer profit de cette histoire de vampire, la jeune peintre fait des rencontres nocturnes avec le comte en personne. Avec humour et une légèreté splendide, Dana Grigorcea brosse le portrait d'une société post-communiste sous l'emprise du passé tout en s'inscrivant brillament dans la grande tradition du roman gothique. Née à Bucarest en 1979, Dana Grigorcea est philologue, éditrice et écrivaine. Ses romans sont salués par la critique et lui ont valu de nombreux prix, dont récemment le Prix suisse de littérature 2022 pour Ceux qui ne meurent jamais. Ils sont traduits dans de nombreuses langues. Sa nouvelle La dame au petit chien arabe, traduite par Dominique Autrand et parue chez Albin Michel en 2018, a été présélectionnée pour le Grand prix de l'héroïne du magazine Madame Figaro.
Inventer des histoires, c'est ce que Matija, écrivain à succès, sait faire le mieux. Mais après un mensonge de trop, sa petite amie le quitte. Que s'est-il donc réellement passé lors de son enfance dans le petit village du Medjimurje pour que Matija ne se rappelle plus de rien ? Terre, mère noire nous entraîne au coeur des frayeurs et des songes d'une enfance à la veille des guerres de Yougoslavie, dépeignant un monde où la détresse intime répond à la cruauté d'une société qui ne cache plus ses défaillances. La seule réaction possible : une imagination sans bornes regorgeant d'humour noir. Auteur européen incontournable, Kristian Novak explore l'écart entre réalité et mémoire dans ce roman audacieux, drôle et envoûtant, véritable démonstration de son immense talent de narrateur. Kristian Novak est linguiste et professeur agrégé à l'université de Rijeka. Depuis la publication de Terre, mère noire en 2013, il est devenu un auteur star dans son pays. Le livre est sélectionné parmi les dix meilleurs romans croates des cinquante dernières années et sa traduction anglaise a été nommé pour le prestigieux Dublin Literary Award 2021. Ses romans sont adaptés pour le théâtre et le cinéma et lui ont valu les récompenses les plus importantes de son pays.
Une femme d'origine nordique s'installe à Florence où tout lui semble étranger, beau en même temps que repoussant, jusqu'à l'homme qu'elle a rencontré. Lui saura réchauffer la terre gelée en elle, se dit-elle. La prise du diable est l'histoire de ces deux-là, de leurs corps et de leurs esprits, de l'emprise qu'ils exercent l'un sur l'autre. Figure irrévérencieuse de la littérature scandinave, Lina Wolff nous offre un récit féministe aussi loufoque que d'une véracité limpide. En enfermant le lecteur dans la perspective d'une victime qui sombre dans le gouffre d'une relation dangereuse, elle dépeint la folie déguisée en normalité de notre société. Un roman plein d'autodérision sur la misogynie profonde de notre époque - si intelligent, imprévisible, et surtout si vertigineusement drôle. Née en Suède, Lina Wolff a vécu et travaillé en Italie et en Espagne en tant qu'interprète et traductrice. Son premier roman Bret Easton Ellis et les autres chiens (Gallimard, 2019) rencontre instantanément le succès. Avec son deuxième ouvrage, Les amants polyglottes (Gallimard, 2018), elle remporte en 2016 le plus prestigieux des prix littéraires suédois, le Prix August. La prise du diable (2022), son très attendu dernier roman, a été nommé de nouveau pour le Prix August.
Kurt et Maggie se sont rencontrés lors d'une soirée arrosée. Depuis, entre désir et dépit, ils s'efforcent tant bien que mal de vivre ensemble. Alors que la compagnie de bus de Kurt réalise quelques bénéfices, celui-ci cherche à investir son argent dans un grand projet. Mais son placement dans l'idée d'un ferry low-cost aura des conséquences dramatiques. Sous la plume de la jeune autrice danoise Asta Olivia Nordenhof, poétesse acclamée, cette fiction fabuleusement dense a pour point de départ la tragédie de l'incendie volontaire du ferry Scandinavian Star, en 1990. Dans une prose suggestive, nerveuse et profondément originale, De l'argent à flamber fait résonner l'âpre histoire d'amour et de violence de deux personnes modestes avec une flamboyante démonstration des dérives du capitalisme. Asta Olivia Nordenhof est née en 1988. Elle enseigne l'écriture créative à l'Académie danoise. Ses recueils de poésie sont des best-sellers au Danemark. De l'argent à flamber, le premier roman très remarqué à l'international d'une série de sept livres, a été couronné par les prix littéraires les plus prestigieux de son pays.
Moscou, soir du 6 janvier 1963. Un jeune écrivain se met à écrire sur le plus célèbre des poètes turcs, Nâzim Hikmet (1902-1963), chantre de l'amour et du communisme, afin d'en détruire le mythe. Il va à la rencontre de l'homme déjà malade et le questionne sur son enfance dorée dans une Istanbul défaite et percluse de nationalisme, et le suit jusqu'à sa mort en exil à Moscou, où il a chanté les louanges de l'ogre Staline. À travers deux révolutions, de nombreux amours, des poèmes et des trahisons, Nicolas Élias plonge le lecteur dans la vie trépidante et parfois pathétique de cet immense poète, en explorant la gloire et les abîmes de ce temps lointain où les dictateurs se souciaient encore de la poésie. Nicolas Élias, né en 1986 à Amiens, est anthropologue. Il enseigne la langue et la civilisation turque à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) à Paris, où il occupe également le poste de Directeur adjoint du département Eurasie et celui de Codirecteur scientifique des Presses de l'Inalco. Portrait du poète en salaud est son premier roman.