FeniXX réédition numérique (M. Dansel)
Découvrez l’art du rire fin et décalé avec Contes d’apothicaire, où Léo Campion, héritier spirituel d’Alphonse Allais, transforme chaque anecdote en remède contre la morosité.
Il y a quarante ans, près de deux millions de soldats français (hommes de troupe, sous-officiers, officiers) étaient retenus en Allemagne parce que leur pays n'avait su, ni préserver la paix, ni préparer la guerre. Malheur aux vaincus ! La punition fut rude : 5 ans d'absence, de séparation, de privations, d'heures gâchées à un âge où l'homme s'épanouit. Dans le cadre de cette captivité, le soldat de 40 oppose aux « ferments de dispersion » sa bonne humeur, sa compréhension, son humour, bref cette aptitude à extraire du fonds commun des Français le meilleur : l'art d'une vie libre, fraternelle, civilisée. Il en emporte la conviction que le relais transmis par-delà les miradors à tous les Français sera au rendez-vous de la victoire, d'une victoire qu'il voudrait sans palmarès dans une France qui, ne laissant aux chimères que leur juste place, saurait se réconcilier avec elle-même.
Les Batignolles, Monceau, les Ternes, les Épinettes, autant de quartiers typiquement parisiens qui constituent la mosaïque du XVII arrondissement. L'histoire, celle des événements mais aussi celle de ses différentes frontières, et la vie quotidienne de ces villages d'autrefois se trouvent ici ressuscitées. De longue date, les petits métiers, les commerçants, les manufacturiers, l'aristocratie, la bourgeoisie tranquille et sans esbroufe cohabitent dans cette enclave privilégiée. Enchâssé entre les contreforts du village de Montmartre, la rectiligne avenue de la Grande Armée, le parc Monceau et Levallois, le XVIIe arrondissement, carrefour de bien des respirations sociales et culturelles, nous invite à la promenade sous les auspices de l'un de ses insatiables amoureux.
Après avoir refusé l'oraison de toutes les églises mais affirmé qu'il croyait en Dieu, Victor Hugo est mort, le 22 mai 1885. Il avait désiré le corbillard des pauvres. Ses funérailles furent grandioses et c'est la nation tout entière qui le conduisit au Panthéon. Il avait été tout d'abord monarchiste. Après quoi, prenant le parti des « misérables » et gravissant l'échelle la plus incommode et la plus périlleuse, il était devenu démocrate, républicain, avait incarné la conscience française dans son exil de vingt années, s'était proclamé socialiste et fait l'apôtre des États-Unis d'Europe. Parallèlement (« la révolution littéraire et la révolution sociale ont fait en moi leur jonction »), ce rimeur académique était devenu le fossoyeur du classicisme, le chef de file du romantisme, puis un « poète océan » sans cesse à l'écoute de la « bouche d'ombre ». La vie d'Hugo a été maintes fois narrée. Si quelques étapes en sont rappelées dans cet essai, le propos de celui-ci n'est pas biographique. Il veut plutôt son titre l'indique confirmer Hugo dans sa certitude que notre siècle serait « le lieu de ses résurrections successives », et cela non seulement en tant que poète, romancier, dramaturge ou peintre, mais aussi en tant que penseur. Aussi bien, la « religion dionysiaque de l'infini » et la « métaphysique épouvantée » de cet inspiré en qui Rimbaud reconnaissait un « voyant » alors que ses détracteurs, quand il mourut, le dirent « fou depuis trente ans », sont-elles, aujourd'hui, d'une brûlante actualité.
Une fresque de Pompéi, connue sous le nom de « Portrait de la Poétesse », représente une jeune femme qui se prépare à écrire. C'est sa lettre qui nous est présentée ici. L'aventure qu'elle est en train de vivre, les valeurs artistiques et philosophiques qui l'habitent nous sont confiées par cette aimable correspondante à l'âme sereine et à l'esprit exigeant. « Je ne méprisais pas les choses de la vie. Mais je voulais connaître leur relation avec l'absolu. L'être. L'être est, et le plus petit accident doit pouvoir s'expliquer par cette première certitude. L'être est, donc hier la grêle a saccagé les vignes. Donc il y a de la poussière sur la route de Capoue. Donc il y a une goutte d'eau sur cette feuille de laurier. »
Et si l’histoire du monde se racontait aussi par les fesses ? Le Cul à travers les âges de Léo Campion revisite avec humour et érudition la place du postérieur dans la culture, de l’Antiquité à nos jours.
Dans les coulisses de l’Éducation nationale, une poignée d’animateurs et de professeurs passionnés de théâtre ont tenté une révolution pédagogique.