FeniXX réédition numérique (Louis Soulanges)
Michel Humbert, qui s'occupe de parachimie à La Courneuve, a vendu des magnétophones à Londres et des parfums à Buenos-Aires, il a fait du journalisme en Amérique du Sud et du tourisme en Scandinavie et en Afrique. La presse littéraire avait été sensible à « la cocasserie, à l'ironie parfois aigre et révoltée, parfois amusée et gentille » (Jean Cayrol) de son premier livre : « Cueillez dès aujourd'hui ». Puis, elle avait salué les poèmes de Michel Humbert : « élégants et tourmentés, lyriques et cruels » (Radio Lausanne), « ce sont des vers, aussi habiles à saisir l'instant fugitif, qu'à descendre lentement par l'entremise des mots, jusqu'aux émotions les plus secrètes » (Odette Moesch). Le court roman que Michel Humbert nous donne aujourd'hui, est une synthèse de ses deux penchants puisqu'à la poésie de l'oeuvre, s'ajoute une satire amère de certains aspects de notre temps.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ceux qui, jadis, choisissaient la carrière « coloniale », s'engageaient dans trois existences totalement différentes : un voyage autour du monde sur la route de l'Espérance. Des séjours en pays lointains, envoûtés de sortilèges, et le temps passé en France, l'enfance, les études, les congés et la retraite. Les deux premiers paragraphes furent traités par l'auteur dans « Croisière aux horizons d'antan » et « Sortilèges au temps perdu ». Voici le troisième volet de ce triptyque. Il va de la réalité au songe, puisque la vie n'est qu'un grand voyage, avec ses joies et ses peines, et ce recueil est le dernier embarquement pour les escales du souvenir.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un nouveau livre, qui ne fait que compléter les précédents du même auteur, paraît aux éditions Louis Soulanges « Le livre ouvert ». Gabrielle Romains poursuit inlassablement sa route. Première femme de l'éminent écrivain de cette vaste fresque des « Hommes de bonne volonté », elle veut, par ses précieux souvenirs, nous faire pénétrer dans l'intimité d'un Jules Romains jeune, infiniment sympathique. Elle évoque donc, avec une fervente attention et une émouvante simplicité, leur vie à deux. Ce qui fit écrire à Catherine Guglielmi, critique d'art, dans un important article de « La Sonda », revue italienne : « leur double regard, orienté dans le même sens, devait donner au terme « Nous deux » une extraordinaire exaltation créatrice ». Lisez ce livre, dont la fraîcheur, au verbe simple et direct, complète les dons de peintre de Gabrielle Romains, qui fut pianiste et est resté aussi tellement musicienne. Par ce livre, vous saurez où s'est écrit, et de quelle façon : « Cromedeyre-le-Viel », pièce unanimiste en vers libres, que Gabrielle Romains goûte tant.
Antoine Dalbéra, Second à bord du bananier « Fort-Fleur-de-l'Épée », vient de prendre le quart de minuit. Il aperçoit, dans le lointain, la pâle lueur du phare de La Désirade, première île antillaise qui apparaît au voyageur venant d'Europe. Bien des fois il a traversé l'Atlantique. Et pourtant, il ressent encore l'émotion qui l'étreignit lors de son premier voyage, quand mugirent les sirènes... C'était sur le « Colombie »... Dans sa vie de marin, il réserve toujours la préférence à la ligne des « Isles »... Il n'a pas d'attache en Guadeloupe. Tout au plus, une chaude amitié pour Rose-Aimée qu'il rencontra par hasard, un soir, à la Basse-Terre... Elle est piquante, romantique, mystérieuse... Il aime sa présence... Un accident à bord l'oblige à séjourner quelques semaines à l'hôpital de Saint-Claude... Il y retrouve Rose-Aimée ! Le docteur Tessot, Médecin-Chef de l'établissement, lui rappelle leur rencontre sur le « Colombie »... La beauté pure de sa fille Joëlle, le confort agréable de la grande terrasse du « Manoir », baignée d'ombres fraîches et de parfums filtrés, attirent Antoine.. Au cours de délicieuses promenades en compagnie de Rose-Aimée, il découvre, émerveillé, les richesses touristiques de « l'Île d'Émeraude » : plages roses et brunes, forêts profondes et mystérieuses, rivières claires et romantiques, mornes verts et riants, montagnes altières et sauvages, volcan impétueux et menaçant... Leur intimité devient plus grande... L'amour s'épanouit... journées heureuses dans l'enchantement de la nature complice... Avec une tendre curiosité, il apprend les moeurs, les traditions, l'âme de la Guadeloupe, de sa population naïve, crédule, enthousiaste... Joëlle, Rose-Aimée... De nature indécise, il ne voudrait pas choisir. Mais n'y sera-t-il pas conduit par son inclination, par les circonstances ? Des intrigues se nouent, les sortilèges des « quimboiseuses » entrent en scène... Emportera-t-il une résolution sereine sur le transatlantique qui le ramènera à sa mansarde du Vieux Nice, à sa pauvre mère, à ses anciens rêves d'enfant ? Destin simple et pathétique... La joie et l'angoisse se mêlent... Un sort brutal, injuste, terrible, compromet les projets de bonheur ébauchés. Soumission ? Lutte ? Renoncement ? Espoir ? La féerie antillaise palpite autour de cette aventure pleine de couleurs vives, de végétation délirante, de coutumes délicieusement surannées, bercée par la nonchalance du patois créole, dont les intonations sont musique...
Dans ces dialogues, qui s'élèvent de Paris au printemps, et dans ces mots que l'Asie recompose, lesquels appartiennent au réel, lesquels aux rêves ? Dans les deux cas, « Orient, mur blanc » propose « de se délivrer d'un sort inutilement immortel ». Solange mesure, à la paix d'un bouddha et aux dures analyses d'un amant, les souvenirs de son séjour en Orient. Elle crée un nouvel exotisme, parce que sa démarche est celle d'une jeune génération d'écrivains. Au delà des personnages de ce livre, qui ont de quoi nous fasciner, il y a d'immenses ombres : la nature, les sens, les rites, la philosophie ésotérique. Mais la tristesse de l'époque échappe à l'absurde, et débouche sur la sérénité. « L'amour des hommes passe. J'ai connu cet amour. L'amour reste. »
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
« J'ai beaucoup aimé votre manuscrit - Raison - Élégance - Et une langue charmante. » Ainsi écrivait de ce livre un de nos Prix Goncourt (Charles Plisnier). La mort ne lui laissa pas le temps de parrainer l'ouvrage, mais la louange n'était pas mince, de la part d'un homme qui en était avare, et dont - ni les opinions ni la sensibilité - ne cadraient avec celles de l'auteur. D'autre part, dès les premiers ouvrages d'Albert Jacquemotte, les gens de métier lui avaient reconnu ce qu'ils appelaient le don d'enfance (Léon Souguenet). Ils entendaient par là non pas le don de parler aux jeunes - encore que l'auteur le possède à un degré rare - mais une particulière fraîcheur d'âme et d'images. C'est sur ce caractère d'un livre, qui tranche sur la noirceur de la littérature d'aujourd'hui, que l'éditeur voudrait, si on le lui permet, insister, convaincu qu'il est, que ce livre deviendra un classique des bibliothèques scolaires, et du livre à offrir à la jeunesse. L'oeuvre est, en principe, écrite pour les adolescents. C'est d'ailleurs une gageure d'amener ceux-ci à penser à quelques grands problèmes, en leur présentant leur propre image - le propre roman de leur enfance. Mais l'ouvrage s'adresse aussi, peut-être surtout, à tous ceux qui aiment la jeunesse et à tous ceux qui cherchent une source fraîche, toute pleine d'un amour simple de la vie. Récit plutôt que roman, que d'autres ont dit émouvant, ce livre est bâti de toutes les limpidités de l'enfance, des doutes et des écueils de l'âge trouble, des incertitudes de l'entrée dans la vie. Gripemaud reprendra son équilibre et son rôle humain, en repoussant les orgueils démesurés et factices ; en retrouvant son village pour qui il deviendra le guide éclairé et aimant, en retrouvant son vieux père qui l'attend pour mourir en paix, l'art qu'il soupçonnait à peine, la vie enfin, des plantes, des bêtes, des hommes et des ciels. L'amour n'a point de rôle dans cette jeunesse. Si la tendresse apparaît aux dernières lignes, c'est que l'heure est venue où doit s'ouvrir, pour Gripemaud, une autre page de la vie.