Rock & folk
Découvrez la voix méconnue de l'Espagne en lutte à travers ses chansons de révolte et d'espérance. Chantez, peuples d'Espagne lève le voile sur un mouvement musical et culturel qui a marqué toute une génération, de la Galice au Pays Basque.
Découvrez l’esprit rebelle et la passion de la moto à travers Les culbuteurs : un hommage vibrant à ceux qui transforment chaque trajet en aventure. Ce livre célèbre la liberté, la culture moto et l’audace de vivre autrement.
Robert Charlebois, icône québécoise, reste une énigme pour beaucoup. Ce livre propose un décryptage unique de son univers, entre provocation, poésie et culture québécoise.
Incroyable, méchant, drôle, subversif... Quand les stars du rock parlent, la langue de bois n'existe plus. Sexe, Dieu, morale, religion, écologie et politique. Tout est rock, c'est dans "100% Rock".
Ils ont inventé le mot « hard rock », même si le genre existait avant eux ; ils ont su, tant par leurs prestations scéniques que par leur travail en studio, lui donner une dimension qu'il n'avait jamais connue. Leur musique, comme d'ailleurs celle de la plupart de leurs congénères, prend racine dans le blues. Le fondateur de Led Zeppelin, Jimmy Page, a fait partie de l'un des plus fameux groupes anglais issus du « Blues Boom » des années soixante : les Yardbirds. C'est pourquoi une place importante est réservée à ces derniers dans le cours du présent ouvrage. Mais Jimmy Page fut aussi l'un des guitaristes de session les plus recherchés, à l'époque où les groupes pop travaillaient sur de nouvelles sonorités. On le retrouvera ainsi aux côtés des Who, des Kinks et même de Johnny Hallyday. Led Zeppelin a aujourd'hui plus de dix ans, et de nombreux albums derrière lui. Ses tournées dans le monde constituent des événements extraordinaires, déplaçant des foules de 50 à 100 000 personnes par concert. Les membres de ce groupe auront marqué les années soixante-dix, non seulement par la puissance de leur musique, mais aussi par leur désir constant de la faire évoluer, de la faire sortir des clichés où s'embourbent leurs nombreux imitateurs. Le rock de la présente décennie leur devra sans doute beaucoup.
1974 a marqué le dixième anniversaire de la fondation des « Mothers of Invention » par Frank Zappa. Pendant ces années, le groupe a gagné peu à peu une très large audience internationale. Sans jamais sacrifier à aucune mode, à aucun courant, il a conservé un ton, un style, un humour aussi, jamais égalés dans le monde de la pop-music. Ces originaux ont toujours été des critiques virulents et caustiques de leur univers : les États-Unis, et surtout Los Angeles. Leur critique se fait à plusieurs niveaux : o culturel - elle dénonce la bêtise et l'aliénation suscitées par un certain show business ; o politique - elle montre les méfaits de la corruption du pouvoir ; o global - elle s'en prend aux monstres sacrés de l'Amérique, l'argent, le sexe manufacturé, la consommation boulimique... Mais Frank Zappa n'est pas simplement un auteur de chansons : il est un moraliste, au sens de « peintre de moeurs ». Et il est aussi un musicien très sérieux, qui refuse les facilités de la pop-music sur mesure et qui va chercher son inspiration chez Edgard Varèse en même temps que chez Phil Spector ou John Coltrane. Aux yeux des Européens, c'est une chose importante ; nombre de groupes allemands - parfois même des français - se réclament principalement de Zappa. Aujourd'hui, lui et les « Mothers » ont vendu plusieurs millions de disques. Frank Zappa a dirigé avec succès des entreprises de production qui ont révélé des gens comme Alice Cooper, Captain Beefheart, ou Tim Buckley. Et l'on peut affirmer qu'il représente dans l'histoire de la pop-music un phénomène aussi important que Bob Dylan ou les Beatles.
Notre époque était en manque de « stars » et n'osait même pas se l'avouer jusqu'à ce que Michael Jackson arrive. Il vint à nous tranquillement, avec un disque sous le bras et de belles images pour l'illustrer. De tous côtés, on mit les bouchées doubles pour rattraper le manque à rêver de ces dernières années et on découvrit un vrai personnage. Personne n'a vendu plus de disques que lui, il a grandi devant un micro, il chante l'amour mais n'a jamais touché une femme, il est le plus professionnel de tous mais pleure encore en chantant, il est noir mais s'est fait « blanchir » pour être accepté, il est immensément riche et célèbre mais tout aussi immensément seul : bref, il est incroyable ! Nous avons tiré tous ces fils, pour voir, sans rien exclure mais en nous gardant bien de fournir à la fois les questions et les réponses. Une manie qui se répand contre la volonté de Michael Jackson, mis à toutes les sauces, pressuré comme un citron, et qui finira par se retourner contre lui... Michael Jackson est un chanteur, on a presque fini par l'oublier. Nous avons voulu le rappeler et, chemin faisant, le fait que sa vie qui se confond depuis vingt ans avec la musique est un vrai roman s'est imposé comme une évidence. L'histoire de ce petit garçon de cinq ans qui croyait tellement fort avoir été créé pour distraire les gens qu'il est devenu, vingt ans après, la première « star » des années 80 est une belle histoire. Et, en plus, elle est vraie ! Christian Perrot collabore à Libération, Rock and Folk et Jazz Hot.
Le 12 janvier 80 fait date dans les annales du rock français. Trust sur la scène du Pavillon de Pantin bourré à exploser. Paris découvre un groupe d'enfer, musicalement solide, qui a tout à dire, tout à donner de la vie made in HLM. Un an plus tard, c'est le premier groupe français à risquer une mise en scène à l'américaine, avec un bulldozer géant. En trois ans, Trust atteint le record d'un million cinq cent mille disques vendus ! Qui a frappé ? La jouvence du pape miracle ? Comment Bernie, Nono, Vivi franchissent-ils les barbelés de la faim aux tripes ? Comment passent-ils de la bricole à ce phénomène de société qu'ils incarnent ? Trust met toute son énergie, sa puissance au service de sa musique, il va au bout de son voyage-vérité, au bout de son talent, au bout de sa force, au bout de sa vie, jusqu'à en crever. Trust est l'image même de la banlieue-ghetto, le porte-parole des mômes sans espoir de ces cités noires. Il ne parle que de l'essentiel, sait depuis toujours que gauche ou droite ne signifie rien pour les générations du béton.