Fictions du Nord
À 89 ans, Bo voit sa vie basculer quand on lui enlève Sixten, son chien. Entre colère et tendresse, ce roman suédois primé explore l’amour, la vieillesse et les silences familiaux.
Plongez dans L'aquarium, un roman psychologique captivant où une jeune femme introvertie découvre une connexion inattendue avec une pieuvre.
Emelie aime la pulsation de la ville, les foules, elle enchaîne sans compter les contrats et les soirées. Mais un jour, Emelie s'effondre. La jeune professionnelle se voit contrainte de partir s'isoler dans l'arrière-pays suédois. Se croyant déconnectée de tout, elle croise le chemin d'une communauté marginale, composée de sept individus aux destins déconcertants. Entre eux, ils ont inventé un système de gouvernance et des procédés d'autosuffisance. Ils récoltent, bâtissent, dansent, se baignent, dorment blottis sous Grand-Sapin. Comment diable ont-ils abouti dans cette vie insolite ? Arrivée de l'extérieur, Emelie leur apporte une question redoutable : Sont-ils heureux ? La colonie propose, avec humour, intelligence et émotion, de faire l'expérience, par le biais de la fiction, d'une tentative d'émancipation collective. Couronné de prix littéraires prestigieux, immense best-seller traduit dans une quinzaine de langues, l'original premier roman d'Annika Norlin est un véritable phénomène en Suède.
Plongez dans Barques d'ombre, un recueil de nouvelles envoûtantes où Gyrdir Eliasson explore la solitude, l'absurde et la quête de sens.
Treize récits où Tove Jansson explore, avec une ironie tendre, les peurs et les désirs de personnages en quête de liberté.
India est en couple avec Kallas. Ils ne souhaitent pas être parents. Un soir, alors qu'ils sont en visite chez des amis au bord de la mer, trois enfants apparaissent sous la lune suspendue, dans la végétation humide de rosée. Ils se nomment Alexander, Domenico et Grimaldi, ils disent n'avoir ni papa ni maman, pas d'histoire. Les adultes les recueillent pour la nuit. Or, leur arrivée est suivie d'un immense incendie rouge et toxique qui dévaste la région. Fuyant le danger, India et Kallas emmènent les jeunes garçons chez eux, à la ville, et soudain ils forment une famille. Les jours passent dans une spirale ascendante d'amour et d'angoisse. Johanne Lykke Holm déploie dans ce roman une écriture précise et précieuse, lourde d'une tragédie à venir, comme un étrange orage sur le point d'éclater. Elle dit la tendresse que l'on peut porter aux enfants, mais aussi toute la peur qu'il y a à devenir parent et la crainte de transmettre son malheur en héritage.
Shadi et Anna sont très différentes. L'une tente au jour le jour de maîtriser son anxiété, et l'autre multiplie les fêtes et les conquêtes dans l'espoir d'oublier le décès de sa mère. Pourtant, ces étudiantes en psychologie doivent rédiger ensemble un mémoire posant cette question : peut-on traiter le deuil comme une maladie ? Leurs recherches les conduiront malgré elles à affronter Danish Pharma. Cette société pharmaceutique manipule des données statistiques afin d'accélérer la commercialisation de la Callocaïne. Annoncé comme révolutionnaire, ce médicament réduirait la tristesse spécifiquement ressentie lors d'un deuil, mais il se pourrait aussi qu'il ait de graves effets secondaires sur les mécanismes d'empathie. Devant l'aveuglement complice de la communauté universitaire, Shadi, Anna et leur professeur vont enfreindre les règles et jouer en dehors de la gamme. Un jeu qui va s'avérer très risqué. Après un premier roman autour de la psychanalyse, Anne Cathrine Bomann revient avec un habile thriller médical sur le deuil, la science et l'amour.
La jeune fille hors norme de ce livre pas comme les autres n'aime que des choses très précises : le film À ma soeur de Catherine Breillat, mâcher des Dragibus et des Fraizibus avec du chocolat au lait, Amour, gloire et beauté mais uniquement les scènes dans lesquelles apparaît Sally Spectra, jouer des tours cruels à son amant, le roman Le Diable à Cristoforo de la collection Harlequin, ou encore se toucher en toute discrétion dans le rayon enfant d'un grand magasin. Mais ce qu'elle adore par-dessus tout, c'est son frère si étincelant, séducteur invétéré chez qui elle squatte. Donc, forcément, toute sa haine se porte vers celles qu'elle appelle les possibelles : les conquêtes de son frère, prétendantes au titre de petite amie officielle. Elle fera tout pour les percer à jour et les éliminer l'une après l'autre. Ce n'est pas parce que tout le monde la trouve grosse et bizarre qu'elle laissera ces filles à la mode menacer son monde. Dans À mon frère, E. L. Karhu met en scène une inadaptée magnifique et inoubliable.
Strega est un village dans la montagne que borde un lac noir. Neuf femmes de dix-neuf ans empruntent le téléphérique qui rejoint l'Hôtel Olympic. Filles de mères travailleuses et de pères invisibles, elles ont été envoyées là par leurs parents pour apprendre à devenir des femmes au foyer, en se formant au service de clients qui ne viennent jamais. Le temps s'étire, une sororité résistante s'installe comme un rêve dans le luxe des salles vides. Liqueurs et cigarettes accompagnent l'indolence de ces jeunes rebelles qui vivent dans la lumière brillante du grand parc de l'hôtel. Puis l'une d'elle disparaît. Elle a été assassinée, toutes le pressentent, car depuis l'enfance, elles le savent, la vie d'une femme peut se transformer à tout moment en scène de crime.
Sigmar est un petit garçon à part qui, par le pouvoir de l'imagination, change les mondes, voit partout autour de lui les objets comme des animaux l'aspirateur est un poisson de pierre dans une grotte marine, les biches ornant une nappe sont perdues dans un labyrinthe. Au lit un livre à la main, dehors au jardin, sur le chemin des courses avec Bjrg, sur son chantier naval ou plongé dans le corps de l'écureuil de son dessin, les excursions de l'enfant aménagent sa solitude et capturent nos conceptions du monde réel. Devenu écureuil, il marche jusqu'à la ville. Suit-il les traces du garçon mystérieusement disparu ? Ne souhaite-t-il seulement qu'un camarade de jeu ? Sans avoir l'air d'y toucher, Gyrðir Elíasson efface les repères entre le tangible et le rêvé. Les questions se posent alors : où sommes-nous ? que sommes-nous ?