Emile Durkheim
Emile Durkheim
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L'habitude est généralement définie comme une disposition acquise par des actes réitérés, ou, en d'autres termes, par la coutume... Ainsi considérée, l'habitude présente un double caractère ; d'abord, elle est une faculté de conservation ; elle fait survivre l'acte qui vient de se terminer, conserve nos efforts antérieurs tout au moins en partie. En outre, le fait ainsi conservé tend à se reproduire : c'est le second caractère de l'habitude. Elle est donc à la fois la faculté qui conserve en nous les actes passés, et la force qui tend à reproduire ces mêmes actes. Lorsqu'un phénomène psychologique est actif, l'habitude l'excite, le rend plus actif encore ; il se reproduit plus aisément, et tend davantage à se reproduire. Au contraire, si le phénomène dont il s'agit est passif, l'habitude l'affaiblira ; elle va même quelquefois jusqu'à en abaisser l'intensité au point de le rendre imperceptible. L'habitude simplifie et perfectionne les mouvements, et diminue la fatigue. Ce livre traite de l'importance de l'habitude et de ses effets sur les différentes facultés de notre esprit. À PROPOS DES AUTEURS William James, né à New York en 1842 et mort en 1910, est une figure fondatrice de la psychologie et de la philosophie américaines. Issu d'une famille cultivée, il reçoit une éducation transatlantique et maîtrise plusieurs langues. Après des études en médecine à Harvard, il s'oriente vers la psychologie et fonde le premier laboratoire américain dans cette discipline. Professeur à Harvard, il joue un rôle clé dans l'émergence du pragmatisme et du fonctionnalisme. Il s'intéresse aussi aux phénomènes psychiques. Son oeuvre majeure, "The Principles of Psychology", paraît en 1890. Émile Durkheim est né le 15 avril 1858 à Épinal, en France, et est décédé le 15 novembre 1917 à Paris. Considéré comme le père de la sociologie moderne, il a été le premier à enseigner cette discipline dans une université. Après une scolarité brillante, il a intégré l'École normale supérieure en 1879 et a étudié les sciences humaines en Allemagne. Ses travaux ont profondément influencé la sociologie et la manière dont la société est analysée.
Publié en 1895, Les règles de la méthode sociologique pose les fondements d’une science nouvelle : la sociologie. Émile Durkheim y démontre comment étudier les faits sociaux avec la rigueur des sciences naturelles.
Ce livre traite de l'histoire du socialisme à partir des travaux d'Émile Durkheim. D'abord, il expose une précieuse et classique définition du socialisme. Ensuite un exposé d'ensemble des débuts du socialisme dont aucune autre étude n'est comparable en clarté et en force. Enfin, l'opinion critique ou historique de Durkheim (par exemple à propos des origines de la sociologie) a sans doute, en elle-même, un intérêt philosophique, et vaut peut-être même un fait.
Pourquoi les sociétés modernes voient-elles le taux de suicide augmenter ? Le Suicide d'Émile Durkheim, paru en 1897, reste l'étude fondatrice qui révèle comment la cohésion sociale — ou son absence — influence ce phénomène.
Plongez au cœur de la pensée sociologique moderne avec Émile Durkheim - Oeuvres, une compilation exhaustive des écrits du père fondateur de la sociologie.
Publié en 1893, De la division du travail social reste l’un des piliers de la sociologie moderne. Émile Durkheim y explore comment la spécialisation des tâches, loin de fragmenter la société, renforce la solidarité entre les individus.
Publié en 1897, Le Suicide reste l’un des piliers de la sociologie moderne. Émile Durkheim y analyse, chiffres à l’appui, comment la cohésion sociale influence le destin des individus. Une œuvre majeure pour comprendre les crises de notre époque !
Publié en 1895, Les règles de la méthode sociologique d’Émile Durkheim pose les fondements d’une sociologie scientifique.
Et si la religion n’était pas seulement une affaire de croyance, mais le ciment invisible de toute société ?
La collection "L'Évolution des Sociétés à Travers Six OEuvres Sociologiques" se propose d'explorer en profondeur les dynamiques sociales et leur transformation à travers des écrits variés en sociologie. Les textes choisis capturent une variété de styles allant du positivisme aux analyses psychologiques des foules. Chaque oeuvre incluse s'attaque aux complexités de la vie sociale humaine, décrivant avec minutie les rouages des interactions collectives et les structures sous-jacentes qui forment la société moderne. La diversité intellectuelle de chaque oeuvre contribue à dresser un panorama fascinant et complexe de l'évolution des sociétés à travers les âges. Les auteurs présentés dans cette collection, notamment Émile Durkheim, Auguste Comte, et Gustave Le Bon, sont des figures de proue dans le domaine de la sociologie. Leur travail collectif a donné naissance à de nombreux courants intellectuels influents, notamment le positivisme et la psychologie sociale. Chacune de ces voix contribue à enrichir la compréhension du lecteur sur l'évolution des structures sociétales, reliant les idées de changement social à travers les contextes historiques et culturels qui ont façonné leurs théories et leurs réflexions sociologiques. Recommander ce livre aux lecteurs, c'est leur offrir une rare opportunité d'explorer une richesse inégalée de perspectives sur un thème central à la compréhension de la société humaine. Il permet un dialogue continu entre les oeuvres qui stimule la pensée critique et encourage la compréhension des forces complexes façonnant notre monde. L'analyse de ces perspectives multiples procure une compréhension éducative enrichissante, rendant cette anthologie indispensable pour quiconque s'intéresse aux sciences sociales et à la dynamique humaine.
La collection "L'Éducation Européenne : Cinq Ouvrages Classiques sur ses Fondements" se révèle être une exploration riche et diversifiée des philosophies éducatives. S'étendant des perspectives humanistes de la période des Lumières à celles du positivisme sociologique, cette anthologie met en lumière l'évolution des réflexions autour de l'éducation en Europe. Les oeuvres choisies illustrent une diversité stylistique notable, allant de l'approche analytique de la pensée kantienne à l'analyse sociologique de Durkheim, en passant par le pragmatisme de Desloges. Chacune de ces oeuvres fondatrices offre une pièce du puzzle de l'éducation européenne, contribuant à rendre tangible une vision collective à travers des réflexions éclairées et critiques. Les auteurs présentés dans cette anthologie ne sont pas des moindres. Pierre Desloges, Émile Durkheim, Gustave Le Bon et Emmanuel Kant ont chacun influencé des courants de pensée significatifs de leur temps. En confluant dans cette collection, leurs voix académiques et radicales tracent une trajectoire intellectuelle qui transcende les époques et les contextes socio-politiques. L'esprit des Lumières, la sociologie naissante et les théories psychologiques se rencontrent pour offrir une perspective intégrée sur l'importance de l'éducation dans le façonnement de la société. Ce dialogue entre les générations et les écoles de pensée enrichit et nuance l'idée même de l'éducation. Recommander "L'Éducation Européenne : Cinq Ouvrages Classiques sur ses Fondements" relève de l'évidence pour tout lecteur désireux d'embrasser un large panorama philosophique et éducatif. Ce volume unique propose une immersion dans des traditions intellectuelles variées, abordant avec profondeur et érudition les multiples facettes de l'éducation. C'est une invitation à réfléchir sur les structures sous-jacentes à la société moderne, à travers un prisme historique et culturel fascinant. En feuilletant ces oeuvres complémentaires, le lecteur est encouragé à engager un dialogue interne, enrichissant sa compréhension personnelle du rôle de l'éducation dans nos vies, et élevant sa réflexion vers de nouveaux horizons intellectuels.
La collection "Individu et Société: Les Études Psychosociales" offre une exploration approfondie des dynamiques entre l'individu et la société à travers des essais d'une diversité stylistique remarquable. Elle rassemble une variété de perspectives théoriques et critiques qui interrogent la nature complexe des interactions sociales. Les oeuvres incluses se distinguent par leur capacité à interroger les fondements de la psychologie sociale, cherchant à mettre en lumière des aspects aussi variés que la dynamique de groupe, la conscience collective et les nuances du comportement individuel. L'intérêt majeur de cette compilation réside dans ses pièces marquantes qui transcendent les simples observations pour proposer des analyses conséquentes sur la nature humaine. Les contributeurs, Émile Durkheim et Gustave Le Bon, apportent chacun une perspective unique, fruit de leur érudition et de leurs recherches influentes. Tous deux figures majeures de la sociologie et de la psychologie sociale, ils contribuent à enrichir le débat sur le rôle de l'individu dans la société moderne. Leurs écrits, liés à des mouvements intellectuels marquants comme le positivisme et la psychologie des foules, offrent au lecteur une vue d'ensemble des tensions et compositions sociales qui façonnent la modernité. Cette anthologie est une invitation à explorer les dimensions profondes des relations sociales dans un format accessible mais intellectuellement stimulant. Elle permet au lecteur d'accéder à une diversité de points de vue qui enrichissent la compréhension du monde social. Ce volume s'adresse non seulement aux universitaires et étudiants en sciences sociales mais aussi à tout un chacun curieux des dynamiques psychosociales. En plongeant dans cette collection, le lecteur engage un dialogue intemporel et continu avec les grandes questions de notre temps autour de l'individu et de la société.
"The Elementary Forms of Religious Life: Illustrated" is a seminal work by the French sociologist Émile Durkheim, offering a groundbreaking exploration of the nature and function of religion in human societies. In this illustrated edition, Durkheim's complex theories are brought to life through visual representations, enhancing the reader's understanding and engagement with the text. Durkheim examines the fundamental elements of religious beliefs, rituals, and practices, arguing that religion is not merely a reflection of individual beliefs, but a collective phenomenon that serves to unify and regulate social life. Drawing on extensive research and comparative analysis of religious rituals from various cultures, Durkheim presents a compelling argument for the social origins and functions of religious phenomena. Through illustrations that complement Durkheim's theoretical framework, readers are invited to explore the symbolic dimensions of religious rituals and symbols, as well as the role of collective effervescence in religious experiences. This edition provides readers with a visually rich and intellectually stimulating exploration of Durkheim's influential work, making it accessible to both scholars and general readers interested in the sociology of religion.
Publication posthume d'un cours de Durkheim sur les origines du socialisme, avec une longue partie consacrée à la pensée de Saint-Simon. Sociologue et philosophe français, Emile Durkheim succéda à F. Buisson à la chaire de pédagogie de la Sorbonne en 1902. Il est l'auteur des «Règles de la méthode sociologique» (1894). Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Publié en 1895, Les règles de la méthode sociologique pose les fondements d’une science nouvelle : la sociologie.
Publié en 1893, De la division du travail social reste l’un des piliers de la sociologie moderne. Émile Durkheim y explore comment la spécialisation des tâches, loin de fragmenter la société.
Une société purement laïque est-elle possible ? Peut-on parler de religion sans être passionné ? Le religieux est-il abordable d'un point de vue non religieux ? Au moment où la laïcité est "attaquée" de toutes parts au point qu'on veuille la sanctuariser, et où le religieux s'est partout recomposé et renforcé, jusqu'au dérapage, voici l'essentiel de Durkheim sur le fait religieux, la science religieuse, la morale et la laïcité : non seulement les meilleures pages de l'imposant "Formes élémentaires de la vie religieuse", mais aussi des textes, articles et débats qui montrent combien les destins du religieux et du social sont beaucoup plus intimement liés qu'on ne le croit.
L'éducation morale est le deuxième des trois ouvrages posthumes d'Émile Durkheim (1858-1917) consacrés à l'éducation aux côtés d'Éducation et sociologie et de L'évolution pédagogique en France dont nous avons proposé une édition critique respectivement en 2022 et 2024. Dans ses cours, le père de la sociologie replace l'enseignement primaire dans sa concrétude sociale, scolaire et collective, contre une approche pédagogique abstraite, hors sol, ou au contraire purement technique. Fauconnet souligne à juste titre que l'éducation pour Durkheim doit pouvoir être traitée comme un « fait social », une « chose éminemment sociale », variable selon les contextes. Il en va de même pour la morale : « Chaque société a, en gros, la morale qu'il lui faut ». Loin de mettre au jour une relativisation inéluctable de la morale, Durkheim met en lumière son universalisation.
« L'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l'enfant un certain nombre d'états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu spécial auquel il est particulièrement destiné. » Ce volume rassemble quatre études exposant les idées maîtresses de Durkheim dont l'intérêt est toujours d'actualité quant aux problèmes abordés et par la manière à la fois raisonnable et optimiste de chercher à les résoudre. Un classique de la pédagogie et de la sociologie.
Dans ce cours prononcé en 1904-1905, créé quinze ans plus tôt, et édité par Maurice Halbwachs et Marcel Mauss en 1938, Émile Durkheim décrypte l'histoire de l'enseignement secondaire en France depuis ses origines. Cette édition critique inédite va dans le sens de la clarification et de l'homogénéisation de l'oeuvre de Durkheim, entre ses cours, conférences, articles, notices, contributions diverses, ouvrages, préfaces, thématiques, etc., trop souvent faussement éparpillés ou cloisonnés. Il existe bel et bien une véritable sociologie de l'éducation de Durkheim, par ses orientations et ses délimitations, elle-même en lien direct avec une sociologie générale. La portée de ce texte de « sociologie pédagogique » (Halbwachs) est moins pédagogique, historique, ou politique, que scientifique.
L'ambition des Grands classiques est de réunir en un volume l'essentiel de l'oeuvre d'un auteur dans une charte élégante et dans un format facilement manipulable. De la division du travail social (1893) o Les règles de la méthode sociologique (1895) Le suicide (1997) o Les formes élémentaires de la vie religieuse (1912) L'ordre chronologique des oeuvres a été privilégié pour préserver la cohérence de l'ensemble et mettre en lumière l'évolution de la pensée de l'auteur.
Ce livre est né d'une découverte exceptionnelle : un manuscrit inédit de la main de Marcel Mauss, qui permet de mettre au jour un cycle complet de leçons du sociologue Émile Durkheim sur le crime et la peine. Le XIXe est le siècle des hygiénistes : on s'affole devant l'éventuelle contagion des comportements "déviants". L'anthropologie criminelle affirme le caractère pathologique du crime et propose pour la première fois une typologie des criminels. Cette perspective positiviste, Durkheim la renverse radicalement : pour lui, c'est l'influence de la société, plutôt que les caractéristiques intrinsèques des individus, qui permet d'expliquer les différentes formes de criminalité. Les changements de modèle de société, soumis au processus d'individuation, les crises économiques et politiques, les bouleversements de la structure familiale, l'effacement des croyances religieuses sont constitués en variables clés. Durkheim est ainsi le premier à envisager le crime sans considération morale, comme la simple transgression d'une norme. Ce cours a été dispensé en 1892-1893, l'année de la soutenance de sa thèse (De la division du travail social), un an avant la parution des Règles de la méthode sociologique, et quatre ans avant Le Suicide, trois ouvrages qui se trouvent désormais éclairés sous un nouveau jour.
Ce livre est né d'une découverte exceptionnelle : un manuscrit inédit de la main de Marcel Mauss, qui permet de mettre au jour un cycle complet de leçons du sociologue Émile Durkheim sur le crime et la peine. Le XIXe est le siècle des hygiénistes : on s'affole devant l'éventuelle contagion des comportements "déviants". L'anthropologie criminelle affirme le caractère pathologique du crime et propose pour la première fois une typologie des criminels. Cette perspective positiviste, Durkheim la renverse radicalement : pour lui, c'est l'influence de la société, plutôt que les caractéristiques intrinsèques des individus, qui permet d'expliquer les différentes formes de criminalité. Les changements de modèle de société, soumis au processus d'individuation, les crises économiques et politiques, les bouleversements de la structure familiale, l'effacement des croyances religieuses sont constitués en variables clés. Durkheim est ainsi le premier à envisager le crime sans considération morale, comme la simple transgression d'une norme. Ce cours a été dispensé en 1892-1893, l'année de la soutenance de sa thèse (De la division du travail social), un an avant la parution des Règles de la méthode sociologique, et quatre ans avant Le Suicide, trois ouvrages qui se trouvent désormais éclairés sous un nouveau jour.
Dans ce classique de la sociologie de la connaissance, Durkheim et Mauss ne s'attaquent à rien de moins qu'au projet de réécrire la table kantienne des catégories : la maîtrise des jugements logiques qu'ils rendent possibles ne sont pas le fruit des seules forces de l'individu, mais ont une origine sociale. Cette hypothèse, ils la testent sur les concepts de genres et d'espèces, et plus généralement sur l'activité scientifique de classes. Ils entendent ainsi établir qu'en Amérique du Nord et chez les Aborigènes d'Australie, tout autant que dans le système divinatoire chinois, stratification sociale et genres naturels primitifs se font écho ; on ne saurait classer les choses sans appartenir à des sociétés structurées. On comprend le profit à tirer de ce constat pour mieux appréhender les activités scientifiques modernes.
Pourquoi les femmes se suicident-elles moins que les hommes ? Les célibataires, plus que les gens mariés ? Les personnes âgées, plus que les jeunes ? Pourquoi, contrairement à une idée reçue, choisit-on de mourir à la belle saison plutôt qu'en hiver ? C'est à ces questions et à quelques autres que tente de répondre Le Suicide (1897), monument de la littérature sociologique, et plus particulièrement le livre II, au cours duquel Durkheim établit une typologie restée célèbre, distinguant les formes de suicides : égoïste, altruiste, anomique ou fataliste. Plus encore que l'étude d'un phénomène social, Le Suicide est avant tout la mise en application de principes essentiels tirés de la méthode expérimentale. Utilisant de façon exemplaire l'outil statistique, Durkheim y jette les bases de la science du social.
Pourquoi les femmes se suicident-elles moins que les hommes ? Les célibataires, plus que les gens mariés ? Les personnes âgées, plus que les jeunes ? Pourquoi, contrairement à une idée reçue, choisit-on de mourir à la belle saison plutôt qu'en hiver ? C'est à ces questions et à quelques autres que tente de répondre Le Suicide (1897), monument de la littérature sociologique, et plus particulièrement le livre II, au cours duquel Durkheim établit une typologie restée célèbre, distinguant les formes de suicides : égoïste, altruiste, anomique ou fataliste. Plus encore que l'étude d'un phénomène social, Le Suicide est avant tout la mise en application de principes essentiels tirés de la méthode expérimentale. Utilisant de façon exemplaire l'outil statistique, Durkheim y jette les bases de la science du social.
Ce troisième volume de Textes rassemble des écrits touchant les instances d'encadrement collectif autour desquelles s'organise un aspect capital des recherches de Durkheim, sa sociologie de la famille, du droit, de la politique et de l'éducation. Le premier chapitre, qui regroupe divers articles non seulement sur la famille mais aussi sur les systèmes de parenté, l'organisation domestique, les formes élémentaires du mariage et la condition de la femme, peut être considéré comme une oeuvre indépendante. Il en va de même du deuxième portant sur l'État, la patrie et la société civile. Le troisième chapitre contient un ensemble de recherches sur les organisations sociales et les systèmes juridiques de sociétés autant archaïques qu'industrielles. Le quatrième éclaire un aspect longtemps occulté de l'oeuvre durkheimienne touchant le système d'enseignement et à la pédagogie. La bibliographie exhaustive de tous les textes et énoncés scientifiques connus de l'auteur (débats, enquêtes, lettres, analyses, cours, etc.) indique aussi toutes les republications d'une oeuvre capitale désormais entièrement accessible.
Ce premier volume de Textes constitue par lui-même une introduction générale à la théorie durkheimienne. Réunis en trois chapitres, ces écrits - dont plusieurs paraissent pour la première fois en langue française - font le point, d'abord, sur la définition objectiviste du règne social et de ses domaines, ce qui, en son temps, heurta violemment les écoles de pensée établies. Le premier chapitre comprend donc les actes des débats avec Tarde, Simmel, les bergsoniens ainsi que les principaux travaux sur l'état contemporain et l'évolution historique des sciences sociales. Le second s'organise autour de la conception durkheimienne de la sociologie comme discipline de synthèse : la confrontation avec les tenants de l'histoire événementielle ou les économistes classiques démontre l'ampleur de la révolution intellectuelle que représente, face aux disciplines traditionnelles, la mise en oeuvre du point de vue sociologique. Enfin, le troisième chapitre rassemble des documents, d'une importance capitale pour la compréhension de l'oeuvre durkheimienne, attestant l'influence que les « socialistes de la chaire », moralistes, économistes, juristes et historiens allemands ont exercée sur l'École française de sociologie.
Ce deuxième volume de Textes conduit au coeur de la réflexion durkheimienne. Les variations sur le sacré et le profane esquissent et précisent non seulement une théorie sociologique de la religion mais aussi une approche objectiviste des conditions d'existence des sociétés. Le premier chapitre renferme un ensemble de textes, interventions orales, cours et comptes rendus critiques dans lesquels l'auteur a développé cette partie fondamentale de son entreprise. Dans le second, il élabore la définition sociologique du normal et du pathologique dans les phénomènes collectifs en recourant à divers indices empiriques tels la criminalité, la divorcialité, la dénatalité, l'antisémitisme ou le suicide. Ces études de cas, relevant de la crise de civilisation que traversait la société française au tournant du siècle, introduisent l'autre grand thème de sa réflexion - illustré dans le troisième chapitre - la morale comme discipline collective, qui était la toile de fond des recherches de la première phase de son activité, comme la religion l'est devenue dans la seconde phase. Un riche choix de lettres inédites, annexé à ce volume, contribuera à éclairer les conditions dans lesquelles s'est formée la sociologie scientifique en France.
L'ouvrage constitue une anthologie commentée de textes d'Émile Durkheim. Il vise à faire mieux connaître la portée politique de sa sociologie, souvent occultée derrière son ambition scientifique. Il rassemble, pour ce faire, de courts textes ou extraits de textes consacrés à la dimension politique des faits sociaux comme de la sociologie elle-même. Les principaux textes publiés ici sont des extraits de manuscrits de cours consacrés à l'Etat, à Rousseau ou au socialisme. S'y ajoutent des articles indépendants ("L'individualisme et les intellectuels" ou "L'élite intellectuelle et la démocratie ") ; des comptes rendus d'ouvrages ou la restitution de débats, et des extraits de ses deux thèses (sur la division du travail et sur Montesquieu). Chaque extrait est accompagné de notes et d'une courte présentation visant à le resituer dans l'oeuvre du sociologue et à en éclairer la spécificité. L'ensemble est édité et introduit par Florence Hulak, et suivi d'une postface d'Yves Sintomer.
« Traiter les faits sociaux comme des choses » et poser les fondements d'une nouvelle science de la société qui, sur le modèle des sciences expérimentales, permette de mieux la décrire et l'expliquer : tel est le projet d'Émile Durkheim lorsqu'il publie Les Règles de la méthode sociologique, en 1895. Refusant l'explication du fait social par le biologique, la confusion de la sociologie avec la psychologie, théorisant l'influence du milieu social sur les individus, posant une série de règles méthodologiques, ce texte est un véritable défi lancé par Durkheim à ses contemporains. Pourquoi et comment lire encore ce grand classique aujourd'hui ? C'est la question à laquelle répond Laurent Mucchielli dans cette édition. Articulant de façon inédite les approches historique et sociologique, celle-ci s'adresse aussi bien aux historiens des sciences et des idées qu'aux enseignants et aux étudiants en sociologie. Cet ouvrage s'accompagne également d'un article de Durkheim contemporain des Règles (« L'état actuel des études sociologiques en France »), qui éclaire le contexte polémique dans lequel l'ouvrage fut écrit.